"A moi s'imposait l'idée qu'entre tous les commerces, tous pouvaient fermer, sauf un.
La journée où les bombes et les balles feraient fermer les librairies, nous aurions perdu.
A onze heures, comme l'indiquait l'horaire sur la porte, nous avons ouvert le grillage et déverrouillé la porte.
Et nous avons attendu..."


Le 21 mars 2016, Jérémy Laniel, libraire québecois, vient passer quelqes jours à Bruxelles. Le lendemain matin, plusieurs attentats teroristes frappent la ville.
Ces événements tragiques lui ont inspiré ce texte :
La patience des arbres
Les Editions ONLIT l'ont publié, en format papier et en format numérique. Il est téléchargeable gratuitement ici
Les festivals consacrés au polar sont nombreux, et très suivis par les lecteurs. Ce n'est pas vraiment un hasard. Lecture d'évasion bien sûr, mais aussi à nos yeux, lecture de la société et des individus qui la peuplent. Un polar réussi est une analyse réussie de l'âme humaine.
A l'honneur aujourd'hui au festival Boulevard du polar à Bruxelles (qui a lieu durant la 36e édition du BIFF), une belle brochette d'auteurs, dont voici un premier choix. Parmi eux bien sûr, quelques auteurs de chez nous...
A l'occasion des Jeux Olympiques de Pyeongchang, voici une petite sélection d'ouvrages que nous recommandons, parmi lesquels un titre un peu plus ancien d'un écrivain de chez nous, René Hénoumont ; le livre magistral de Philippe Pons sur la Corée du Nord ; un très beau récit d'enfance ; mais aussi une traversée du siècle à travers trois générations ; et un récit de voyage qui nous engage à partir !
 
Il est un temps où remonte dans l'actualité éditoriale, l'écho de passés difficiles à assumer, et que la fiction permet de revisiter. C'est ainsi que sont apparus récemment une série d'ouvrages sur la période coloniale de la France en Algérie, période dont on sait qu'elle s'est terminée par une guerre sans pitié, qui fut longtemps appelée "les événements d'Algérie". De "L'art de perdre" d'Alice Zeniter, une saga familiale sur l'histoire de l'Algérie coloniale (Goncourt 2017 des Lycéens, toujours un des meilleurs prix !), au roman de Brigitte Giraud "Un loup pour l'homme", l'histoire d'un jeune appelé dont l'innocence se fissure avec les réalités de la guerre. Ou encore dans "Une terrasse en Algérie", les souvenirs d'adolescence de Jean-Louis Comolli ; dans "Nos richesses" d'Adimi Kaouther, l'évocation de la mythique librairie d'Alger que fréquentait Camus. Et pour parler de temps plus récents, "La religion de ma mère" de Karim Akouche, titre explicite, censuré dans son pays,
Depuis 2012, la Ville de Marche-en-Famenne, en partenariat avec la Province de Luxembourg, organise un prix littéraire populaire bisannuel : le Prix Horizon du deuxième roman, présidé par l'écrivain Armel Job. Le samedi 19 mai 2018, sera donc décerné ce prix de cette quatrième édition du Festival et Prix Horizon du 2e Roman. Les heureux finalistes de ce rendez-vous sont aujourd’hui connus ! Un comité de sélection présidé par Armel Job et composé de onze professionnels a sélectionné les six auteurs. Découvrez-les...

en savoir plus sur le site du Prix du 2e roman
Il disait combien la lecture des auteurs remplissait sa vie, au point de créer avec ceux qu'il éditait des liens très proches, de complicité, d'amitié, de fidélité. Son art fut d'abord celui de lire, de choisir, et de fédérer avec exigence une constellation d'auteurs, de ceux qui ont fait ou font encore la littérature d'aujourd'hui. Les libraires, qu'il a toujours soutenus, encouragés, et qui l'ont aidé dans la réussite de sa maison, ont aussi entretenu avec lui des rapports particuliers, empreints de subjectivité et de respect, comme c'est le cas avec les grands éditeurs.
Les livres de Paul Otchakovsky-Laurens, sous l'acronyme de sa maion, POL, seront présents sur nos tables en cette rentrée d'hiver, à côté de ceux qui font toujours leur chemin en librairie...


 

 
C'est le 7 décembre qu'a été décerné le Prix Rossel 2017. En lice, figuraient cinq livres, trois autrices (vieux mot français qu'au 17e siècle, l'Académie française décida de mettre au placard..., dont il ressort aujourd'hui, sans toile d'araignée), deux auteurs, trois éditeurs français, et deux éditeurs belges parmi les plus courageux.
"Robinson" l'a emporté, mais tous sont à découvrir. Les voici...
En couronnant Eric Vuillard, pour son court et percutant "L'ordre du jour", l'Académie Goncourt a fait preuve d'audace ! L'ouvrage primé est sorti en mai de cette année, écartant ainsi toute la production de septembre, en lice pour les pris d'automne. Et ce choix nous remplit d'aise. Oublions le fait, souligné par la plupart des médias, que son éditeur est la maison Actes Sud, dont la patronne est depuis peu Ministre de la Culture. Non, ce qui nous plaît, c'est qu'elle couronne un genre littéraire assez peu courant en langue française, désignée d'ailleurs d'un terme anglais, la "narrative non-fiction", récit empruntant à la fiction et la réalité.
Pour Eric Vuillard, c'est entre fiction et Histoire, sous un angle qui montre l'envers du décor, ces moments décisifs, à hauteur d'hommes, qui déterminent le cours des choses. Et pour le dire, nul besoin d'être long, ses livres sont souvent courts, et surtout décapants.
 
"Toi, vers une deuxième vie promise par la langue chez un lecteur qui échapperait à la chute d'un astre"
                                                                                                  Mahmoud Darwich


C'est bien de cela qu'il s'agit, le livre qui offre une deuxième vie, au travers du lecteur. 
L'Académie française vient de décerner son grand prix 2017 à Daniel Rondeau,  pour son livre Mécaniques du chaos (Grasset), fresque en forme de kaléidoscope de la situation géopolitique d'une zone qu'il connaît bien, la Méditerranée et le Moyen-Orient.

Une occasion pour comprendre, au-delà du roman, et toujours par les livres, ce vit aujourd'hui ce Moyen-Orient.
La nouvelle question d'Orient (La Découverte), de Geoges Corm, un brillant essai politique et historique
De l'ardeur, histoire de Razan Zaitouneh, de Justine Augier (Actes Sud), témoignage bouleversant sur cette avocate syrienne, vigie de la révoluton, disparue en 2013.
Sauver les livres et les hommes, de Michaeel Najeeb (Grasset), bénédictin qui entreprit de sauver la très riche bibliothèque de Mossoul en Irak.
Les passeurs de livres de Daraya, de Delphine Minoui (Seuil), grand reporter au Figaro, racontant ici l'odyssée d'une poignée de jeunes gens qui, des décombres de ville de Daraya en Syrie, reconstituent une bibliothèque secrète.
Comme dans nos librairies physiques, il vous est possible de feuilleter des ouvrages avant d'aller plus loin dans une décision d'achat. La plupart des éditeurs offrent aujourd'hui cette possibilité. Parcourez quelques-unes de nos dernières ventes
A l'heure où le prix unique du livre devient enfin une réalité chez nous, 129 ans après l'Allemagne, 94 ans après les Pays-Bas, 37 ans après la France, les libraires savent ce qu'ils doivent à un homme, Jérôme Lindon, patron des Editions de Minuit. Il fut l'initiateur de la loi française, en 1981, dont le décret francophone en Belgique s'est fortement inspiré.
Le catalogue des Editions de Minuit, qui repose sur la littérature et les sciences humaines, reste constant dans ses choix. Cette rentrée littéraire de septembr 2017 en témoigne. Voyez...
empty