• Azur noir

    Alain Blottière

    'Il vit Rimbaud retirer sa veste et la tenir à l'épaule, prendre la rue de Strasbourg puis s'engager dans le boulevard de Magenta vers le nord. Cette fois, il lui semblait certainement que Paris déjà lui appartenait et qu'il n'allait plus jamais en repartir. Verlaine avait été empêché, devait-il pen...

    ebook (ePub) 11.99 € Ajouter au panier

    intense et foudroyant

    Azur noir, est un roman intense et foudroyant (Monique Petillon, Le Monde des Livres). Léo, 17 ans, débarque à Paris. L'appartement loué par sa mère est au 14 rue Nicolet, dans la maison des beaux-parents de Verlaine, sa chambre y est exactement dans la lingerie, la pièce que Verlaine donne à Rimbaud lorsqu'il l'accueille au même âge. 

    Stéphane M

  • Alors qu'elle travaille à un nouveau livre, l'auteur apprend que son frère Fonny, le "mouton noir" de la famille, est dans le coma à la suite d'un accident de voiture. S'ensuivent de multiples appels téléphoniques à ses parents, ses nombreux frères et soeurs, et plusieurs voyages pour se rendre au c...

    ebook (ePub) 16.99 € Ajouter au panier

    A Livre Ouvert vous conseille

    Dans ce récit très personnel, Lieve Joris nous fait pénétrer dans l'intimité de sa famille au moment où celle-ci est confrontée à un drame : Fonny, l'un des aînés de la fratrie, est dans le coma suite à un accident de voiture. Bien que depuis longtemps éclatée, toute la famille se presse au chevet de celui qui a toujours été le plus turbulent, le plus excentrique, le plus agité des enfants Joris. Cet épisode dramatique donne à l'auteur le point de départ d'une chronique familiale sans concession, doublée d'un portrait de la Flandre d'une certaine époque.

    A livre ouvert - Le Rat Conteur

  • "Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l'agenda : "Si j'avais su..." On aurait dit une voix qui rompait le silence, quelqu'un qui aurait voulu vous faire une confidence, mais y avait renoncé ou n'e...

    ebook (ePub) 11.99 € Ajouter au panier

    Encre sympathique, de Patrick Modiano

    Les lecteurs familiers des livres de Patrick Modiano ne seront pas en terre inconnue en lisant cet assez court roman. On y retrouve l'atmosphère particulière qui traverse son œuvre, faite de déambulations dans un Paris qui n'existe plus vraiment, à la recherche d'ombres d'un passé pas si lointain, mais dont les souvenirs s'estompent alors qu'ils sont bien là, tapis au fond d'une mémoire d'où ils peuvent à tout moment revenir. Car en effet "si vous avez parfois des trous de mémoire, tous les détails de votre vie sont écrits quelque part à l'encre sympathique". C'est ce à quoi travaille le narrateur, jeune employé dans une agence de détectives privés, chargé d'enquêter et de retrouver une certaine Noëlle Lefebvre, disparue sans laisser d'adresse, mais bien des traces éparses, des lieux de résidence qui se chevauchent, des amis aux identités imprécises, aux doubles noms, des objets oubliés, un vieux carnet dans un tiroir... Une quête sous forme de faux polar, sur trente années et 144 pages, et dont l'issue ne se trouve que dans cette question posée par le narrateur, ou l'écrivain, à savoir s'il n'est pas "préférable de laisser autour de soi des terrains vagues où l'on puisse s'échapper".
    C'est là peut être qu'a toujours résidé le charme des livres de Patrick Modiano. Sauf qu'ici il s'écarte un peu de ses schémas habituels, en adoptant aux derniers moments du roman une échappée vers Rome, "ville de l'oubli" dit-il curieusement, où ce n'est plus le narrateur qui parle, c'est l'écrivain qui reprend la parole et le récit se déroule alors à la troisième personne. L'échappée s'est faite ailleurs, la brume semble s'estomper. En est-on vraiment sûr ? De quel oubli Rome est-elle la ville ?

    Philippe Goffe - Librel

  • Paul Stern – toulousain, la cinquantaine – hésite. Entre une épouse (Anna) qui s'enfonce dans une profonde dépression et s'éloigne de lui chaque jour davantage et un père (Alexandre) dont le remariage scandaleux lui révèle soudain la vraie nature, il ...

    ebook (ePub) 7.99 € Ajouter au panier

    Les accommodements raisonnables

    La petite musique de Jean-Paul Dubois nous revient avec ce nouveau roman, une fois de plus en phase avec l’air du temps et les émois de ses contemporains. Paul Stern – toulousain, la cinquantaine (comme l’auteur) – saisit l’aubaine d’un contrat à Hollywood, où il réécrira le scénario du remake d’un film français, pour s’éloigner de ses proches : une épouse dépressive, un père vieillissant mais devenu flambeur après un héritage, des enfants qui ont quitté la maison. Une année pour s’y retrouver, dans cette vie qui hésite entre la fin de la jeunesse et l’horizon qui se rapproche, avec bien sûr l’imprévu qui surgit : Selma, sosie parfait de son épouse, avec trente ans de moins… Et comme souvent chez Jean-Paul Dubois, l’actualité n’est pas loin. Ici, en arrière-fond, la campagne présidentielle française (on est en 2008), traitée avec humour et le ton décalé d’un auteur qui ressemble furieusement à ses personnages.
    Après Hommes entre eux, où la fragilité de l’homme était traitée à l’ombre des grands romans américains, Les accommodements raisonnables seraient peut-être le constat des illusions qu’offre l’Amérique. Accommodements raisonnables, disait-il…

    Jean-Paul Dubois : Les accommodements raisonnables, Editions de l’Olivier

    Librel - Philippe Goffe

  • Paul Hasseelbank et Floyd Paterson n'ont aucune raison de se rencontrer. L'un vit à Toulouse. Il est gravement malade. L'autre habite Northy Bay (Ontario). Il sillonne les grands espaces et chasse à l'arc en solitaire. Pourtant, à leur insu, quelque chose relie ces deux hommes. Quelq...

    ebook (ePub) 6.99 € Ajouter au panier

    Hommes entre eux

    Deux hommes ont aimé la même femme. Tous deux dans la cinquantaine. L’un vit à Toulouse, gravement malade, il est en train de tout perdre. L’autre vit en Ontario, au milieu de nulle part, il est chasseur. C’est là, dans les solitudes glacées de l’hiver canadien qu’ils se rencontreront, cerclés par la tempête, dans un huis clos presque sans mots. Blanc neige, rouge sang. Au fil du temps qui passe, les choses de la vie se décantent, et reste l’essentiel. Ce qu’on a aimé, la nature à laquelle on appartient, le corps qui rappelle son existence, le sexe, la vie et la mort.
    Les romans de Jean-Paul Dubois sont très masculins, et très contemporains. Celui-ci pourrait faire penser à Jim Harrisson, mêmes forces, mêmes grands espaces, même Amérique. Quoique très français, -on se souvient du magnifique Une vie française-, c’est un homme de l’Ouest.

    Hommes entre eux, par Jean-Paul Dubois, Editions de l’Olivier

    Librel - Philippe Goffe

  • Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Retour en arrière: Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talen...

    ebook (ePub) 13.99 € Ajouter au panier

    Jean-Paul Dubois, compagnon de route

    Un nouveau livre de Jean-Paul Dubois, c'est retrouver un compagnon de route, fin observateur de l'époque, sans illusions sur ses semblables et sur le tragique de l'existence, mais avec une légèreté qui lui permet de passer à travers tout et de garder la fidélité de ses lecteurs. Il y a une simple raison à cet attachement. De près ou de loin, qu'il soit jeune ou d'âge mur, on sent que c'est le miroir de l'auteur qui parle. Bien souvent il s'appelle Paul, originaire de Toulouse, cinéphile, fasciné ou en partance pour l'Amérique, ici le Québec. On est donc en terrain connu.
    Paul est en prison, depuis le 4 novembre 2008 le jour même de l'élection de Barack Obama. Deux ans ferme pour violences qu'on lui pardonnerait volontiers, avec pour compagnon de cellule un homme et demi qui s'est fait tatouer l'histoire de sa vie sur la peau du dos (Life is a bitch and then you die) et celle de son amour pour les Harley Davidson. Il s'agit bien d'un Hells Angel, gros dur que (Jean)-Paul décrira quand-même avec tendresse, au fil d'un récit alternant son quotidien en taule avec le récit de sa propre vie. Une naissance à Toulouse d'un père pasteur, Johanes, arrivé du Danemark dans les années 60 pour épouser Anna qui tient une salle de cinéma d'art et d'essai. Ce qui nous vaut une belle évocation des films d'une époque glorieuse, bien loin de la déferlante commerciale qui occupe aujourd'hui les affiches. C'est au Québec que se déroulera la suite de l'histoire, Paul y ayant rejoint son père, pour y devenir plus tard, à Montréal, super-intendant d'un condominium. Et surtout pour y vivre un amour lumineux avec Winona, Algonquine par son père, et Nouk leur petit chien.
    Tout cela finira mal, on s'en doute. Mais il y a peut-être une clef à trouver dans ce sentiment que l'on a, à lire Jean-Paul Dubois, que le Nord et sa blancheur, celle que l'on trouve aux confins de l'Amérique, ou son isolement comme ici au Jutland, à la pointe nord du Danemark, sont des issues face à un monde finalement pas trop séduisant.
    Jean-Paul Dubois est un écrivain doué, qui donne l'impression d'une totale facilité d'écriture, mais sans doute est-ce là le talent. Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est un de ses livres les plus aboutis.
    PRIX GONCOURT 2019.

    Editions de l'Olivier, 2019, 245 pages
    Philippe Goffe

    Philippe Goffe

  • Chine 1937. Les Japonais entrent dans Shanghai et poussent à l'exode des milliers de Chinois et d'Occidentaux retranchés dans les concessions.Au coeur de ce chaos déclenché par les combats, deux enfants vont se lier d'amitié, alors que tout semblait les séparer : Yaya est la fille d'un riche commerç...

    ebook (ePub) 3.99 € Ajouter au panier

    Gros coup de COEUR

    Cette petite héroïne, intrépide a la faculté de parler aux animaux. Prise dans le chaos de la guerre en Chine, elle se retrouve seule, à la recherche de ses parents.
    Tuduo, petit vaurien des rues au cœur tendre, va l'aider dans cette QUÊTE aussi trépidante qu'émouvante ...

    La Parenthèse

  • Après la mort de ses parents dans un tragique accident de voiture, Stella Saxby devient la seule héritière du manoir familial. Mais, fait étrange, Stella n'a aucun souvenir de l'accident... Et comble du malheur, c'est son abominable tante Alberta qui désormais s'occupe d'elle !Véritable terreur, aff...

    ebook (ePub) 8.99 € Ajouter au panier

    C'est au tour des enfants de s'occuper des MÉCHANTS !

    Une réussite pour ce roman de l'hilarant David Walliams. Nous on l'adore ... ET VOUS ?
    Bienvenue dans le manoir familial de Saxby Hall !
    Préparer-vous à devoir déjouer les tours horribles de la tante Alberta. Pour vous en débarrasser, de cette tatie égoïste, moche, brutale et complètement maboule, il va falloir RUSER ...
    Vous voilà partis pour une bonne tranche de RIRES (et quelques frissons) avec ce roman aux allures de "Matilda".
    Eh oui ! C'est au tour des enfants de s'occuper des méchants !

    La Parenthèse

  • Le décor : La Villa de Verre, un immense hôtel sans âge, perché en haut d'une colline. Signes particuliers :  des secrets et des mystères  derrière chaque porte. Les personnages : Les propriétaires et leur fils adoptif Milo ; leurs amies Mrs Caraway, Lizzie et Meddy ; et, bien sûr, les clients de ...

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  • Amazonia

    Patrick Deville

    Avec Amazonia, Patrick Deville propose un somptueux carnaval littéraire dont le principe est une remontée de l'Amazone et la traversée du sous-continent latino-américain, partant de Belém sur l'Atlantique pour aboutir à Santa Elena sur le Pacifique, en ayant franchi la ...

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    Amazonia, une suite d'Abracadabra

    Avec Amazonia, c’est une nouvelle entrée dans son projet « Abracadabra » que propose Patrick Deville, éternel voyageur, en même temps qu’un retour vers ce continent qui le fascine, l’Amérique latine qu’il aura sillonnée de long en large, et qui fut déjà le décor de plusieurs fragments de ce projet littéraire qui parcourt le grand rêve européen de découvrir la planète. Ainsi de Pura Vida, ou l’histoire de William Walker, un aventurier parti avec une poignée d’hommes conquérir le Mexique au milieu du XIXème siècle, avant de s’autoproclamer Président du Nicaragua et de finir fusillé au Honduras en 1860. Ainsi encore de Viva, le Mexique des années 1930 où l’on croise les traces de Léon Trotski, de Frida Kahlo, de Malcolm Lowry.

    Amazonia, c’est plus particulièrement une traversée du Brésil, d’Est en Ouest, de Belem à Iquitos, pour aboutir en Equateur et aux Galápagos. Un Brésil qui n’est que partiellement celui des Brésiliens, mais plutôt celui des voyageurs et des aventuriers, des explorateurs et des chercheurs de fortune, des écrivains et des poètes, tous ceux qui peuplent l’imaginaire des rêveurs en quête « de contrées lointaines où ne pas assouvir leurs rêves ». On y croisera donc Blaise Cendrars, Henri Michaux, Charles Darwin, Alexandre von Humboldt, Alvaro Mutis, Stefan Zweig, Werner Herzog, Jules Verne, Simon Bolivar et bien d’autres, qu’on n’a pas la place de citer ici. Et à côté d’eux, tous ces aventuriers, utopistes ou guerriers qui tentèrent de s’approprier les terres d’un continent à conquérir.

    Et à nouveau, c’est ce qu’on a appelé la « méthode Deville », une forme littéraire originale, sans fiction, (sans trop de fiction) et pourtant très romanesque, au sens où toute vie peut se raconter comme un roman. Une forme littéraire, parfois au style heurté, où le récit se mêle à l’essai, les journaux intimes aux fragments d’archives, et surtout un va et vient entre le présent et le passé, entre  l’auteur et ses personnages, ceux-ci  étant souvent  hors normes, tels ceux cités plus haut, ou telles encore ces figures de l’épopée coloniale et scientifique européenne (ou occidentale), qui sont toutes au cœur du projet littéraire Abracadabra : Patrick Savorgnan de Brazza, explorateur du Congo français (Equatoria), l’entomologiste Henri Mouhot, découvreur des temples d’Angkor (Kampuchea), ou Alexandre Yersin, disciple de Pasteur ayant découvert le bacille de la peste à Hong- Kong en 1894 (Peste et Choléra).
    Raconter la traversée de ces personnages parmi les hommes, c’est ainsi bien plus que raconter leur vie, c’est traverser l’histoire, éclairer le présent par le passé. Et en parcourant la planète sur les traces de ceux qui ont voulu élargir leurs horizons, rêver peut-être des vies qui ne sont pas les nôtres en réalisant, ainsi que le disait le Monde des livres, d’une formule qu’on aimerait avoir trouvée : le « ravissement de l’histoire par le roman ».
    Eclairer le présent par le passé, mais aussi éclairer le passé par le présent. Questions de transmission. Cette traversée de l’Amazonie, Patrick Deville ne l’a pas faite seulement avec les êtres qui peuplent son imaginaire, mais avec son fils Pierre, vingt-neuf ans. Dans ce compagnonnage ainsi fait de découvertes partagées, y compris de ce qui les lie ou les sépare, de silences autant que d’échanges, et même de promiscuité, il y a quelque chose, sinon du passage de témoin, en tout cas de la mesure d’un temps qui passe, et qu’au-delà de celui qui lui-même était depuis longtemps le personnage central de ses romans, au milieu du tourbillon de toutes ces vies, il y a le père « qui attendait cette si fragile épiphanie ».

    Philippe Goffe

  • À l'été 1930, sur l'île Blanche, la plus reculée de l'archipel du Svalbard, à la faveur d'une exceptionnelle fonte des glaces, réapparaissent les vestiges d'une expédition polaire partie plus de trente ans auparavant : en 1897, Salomon August Andrée, Knut Frænkel et Nils Strindberg tentaient d'attei...

    ebook (ePub) 15.99 € Ajouter au panier

    Un monde sans rivage, d'Hélène gaudy

    Qui sont-elles ces trois ombres qui dérivent sur la banquise et dont on devine les silhouettes à moitié effacées sur ces pellicules retrouvées dans les glaces du pôle ? Mangées par la lumière, avec pour seul horizon une blancheur absolue, on y trouve à nouveau ce grand rêve d’élargir le monde qui poussa tant d’hommes et de femmes à partir vers des lieux au risque de n’en jamais revenir.
    C’est en 1930, sur l’île Blanche au bout de l’archipel du Svalbard au Spitzberg, que furent retrouvés les corps et les restes du dernier campement de l’expédition Andrée disparue en 1897 alors qu’elle tentait de rejoindre le pôle Nord en ballon. Trois hommes, Salomon August Andrée, Knut Fraenkel, et Nils Strindberg le photographe de l’équipe, qui jusqu’au bout capta ces images spectrales exposées aujourd’hui au Gränna Museum en Suède, derniers témoignages d’une expédition trop peu préparée sans doute, portée par la ferveur patriotique de l’époque.
    De ces photographies, l’écriture d’Hélène Gaudy opère comme un révélateur, c’est elle-même qui le dit. Et les images parlent, racontent la longue attente avant l’envol, les soubresauts de la nacelle secouée par les vents, la chute sur la banquise, ensuite la longue errance sur les glaces, durant trois mois, à la recherche d’une terre qui, une fois atteinte ne leur apportera que la solidité du sol, mais rien d’autre, jusqu’à la mort. C’est la lente histoire d’un effacement, traversée de celles d’autres rêveurs d’aventures, marquant que ces rêves n’ont de limites qu’humaines, mais qu’au-delà il en reste des traces, et nous en sommes les témoins. L’écriture a parlé.
    Philippe Goffe

    Hélène Gaudy : Un monde sans rivage, 315p, 2019, Actes Sud

    Librel - Philippe Goffe

  • Love

    Toni Morrison

    May, Christine, Heed, Junior, Vida - et même L - sont des femmes obsédées par Bill Cosey. Cosey incarne leurs désirs de père, mari, amant, protecteur, ami, désirs qui dominent les vies de ces femmes bien après sa mort. A la fois le vide et le centre de leur histoire, puissant, charismatique, ombrage...

    ebook (ePub) 7.99 € Ajouter au panier
  • Dans son onzième roman, qui se déroule à l'époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes. Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme....

    ebook (ePub) 6.99 € Ajouter au panier
  • Beloved

    Toni Morrison

    « Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d'un bébé... » À Bluestone Road, près de Cincinnatti, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. Dix-huit ans après son ac...

    ebook (ePub) 3.99 € Ajouter au panier
  • Tremblez, les sorcières reviennent ! disait un slogan féministe des années 1970. Image repoussoir, représentation misogyne héritée des procès et des bûchers des grandes chasses de la Renaissance, la sorcière peut pourtant, affirme Mona Chollet, servir pour les femmes d'aujourd'hui de figure d'une p...

    ebook (ePub) 12.99 € Ajouter au panier
  • Ce « récit d'apprentissage » mêle témoignages de chantiers et réflexions théoriques sur le métier de charpentier et l'artisanat en général. Il questionne les vertus de la transmission dans une époque de disruption....

    ebook (ePub) 11.99 € Ajouter au panier

    La vie solide

    Le corps, le savoir, le travail. C'est un autre choix de vie que pense faire Arthur Lochmann en délaissant ses études de philosophie pour devenir charpentier.
    Et ainsi entrer dans un univers fait de gestes, dont la pratique régulière à travers l'apprentissage fait l'essence d'un métier marqué de permanence. On sait en effet qu'il vient de loin, ce métier, et qu'à travers les siècles ses fondamentaux n'ont pas fondamentalement changé. Les maisons, les granges, les châteaux, les églises et les cathédrales se relient de la terre aux ciels par leur charpente, à chaque fois étudiée, mesurée, pour en assurer la solidité. C'est un savoir ancien qui se transmet et pour celui qui le partage, c'est aussi la découverte de l'humilité. On n'est jamais seul dans les hauteurs, on a besoin des autres, et on est anonyme, dans le rituel du travail de la charpente.
    "La charpente comme éthique du faire" dit Arthur Lochmann, et comment ne pas y penser au moment où la charpente de Notre Dame a brûlé, s'est effondrée. Un symbole d'autant plus fort qu'il se rattache à un lieu de culte. En effet, dit-il, "La figure du charpentier tient cependant sa haute valeur symbolique d'un ancrage culturel bien plus ancien."
    Et il évoque Noé, puis Joseph, dont la filiation célèbre l'esprit du métier. Et à l'image de ce qui s'est beaucoup dit après l'incendie de Notre Dame, tant par des incroyants que par des croyants, Arthur Lochmann parle de la dualité de l'image de la charpente, liée au Christ, "auréolée d'une dignité sans égal", et liée à "l'humilité d'un métier qui peut conférer un supplément d'universalité à son message".

    Arthur Lochmann : La vie solide, La charpente comme éthique du faire, Payot, 2019.

    Philippe Goffe

  • Annabelle

    Lina Bengtsdotter

    La détective Charlie Lager est contrainte par ses supérieurs de retourner à Gullspång, la petite ville où elle s'était juré de ne jamais remettre les pieds pour enquêter sur la disparition d'une jeune fille de 17 ans, Annabelle que la police locale n'a pu retrouver. Alors que ses recherches progress...

    ebook (ePub) 14.99 € Ajouter au panier

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    Où est passée Annabelle ? La jeune fille de 17 ans a été vue pour la dernière fois à une soirée bien arrosée entre jeunes du village. Vers minuit, elle s'est évaporée. Inquiets, ses parents préviennent la police locale mais celle-ci tarde à réagir. Alors que l'adolescente n'a pas donné signe de vie depuis plusieurs jours, les autorités décident de faire appel à une brigade de Stockholm, plus expérimentée. Ainsi, Charlie Lager, jeune inspectrice, retourne-t-elle dans son village natal, 19 ans après l'avoir quitté brutalement.

    A livre ouvert - Le Rat Conteur

  • Entre l'Italie et la Grande-Bretagne, un jeune étudiant et une vieille dame se lancent sur les traces d'un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale. Un roman tout en délicatesse. Italie, 2001. À la mort de sa grand-mère, Bartolomeo trouve au fond d'un tiroir une lettre qui pique sa curiosité. ...

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    Londres, fin des années 30, Florence, une jeune anglaise, rencontre Michele, serveur dans un restaurant chic et immigré italien. Avec lui, elle découvre l'univers bouillonnant de Little Italy et fait la connaissance de Bart et Lina. Les parents de Bart, partis d'Italie pour chercher fortune en Angleterre, tiennent un bar de quartier où la bande de copains aime traîner. Mais lorsque l'Anglettere et l'Italie entrent en guerre, le quotidien de ce quartier populaire est complètement bouleversé. 60 ans plus tard, le petit-fils de Bart, aidé de Florence, tente de retracer le destin de son grand-père. Un roman historique singulier à ne pas manquer.

    A livre ouvert - Le Rat Conteur

  • L'autre côté du pont

    Mary Lawson

    À Struan, Ontario, dans les années trente. La famille Dunn mène la vie rude des fermiers du Nord. Les deux fils, Arthur et Jake, sont aussi différents que possible. Le premier est effacé, taciturne : tout le portrait de son père. Le plus jeune, Jake, est brillant, rusé et choyé par sa mère. Tyranniq...

    ebook (ePub) 11.99 € Ajouter au panier

    A Livre Ouvert vous conseille

    Ontario, années 1950, Ian, lycéen, cherche un boulot pour l'été. Il se fait embaucher à la ferme d'Arthur Dunn. Pour Ian, fils du médecin du village, devenir paysan n'est pas une vocation. Il voit plutôt dans ce travail l'occasion de passer du temps avec Laura, la femme d'Arthur, dont il est amoureux. Il sera, dès lors, aux premières loges pour assister au retour de Jake, le jeune frère d'Arthur. Les deux frères n'ont rien en commun. Arthur est taciturne et travailleur, Jake est un beau-parleur manipulateur. Quinze ans plus tôt, Jake a quitté la ferme sans plus jamais donner de nouvelle. Son retour aura des conséquences irréversibles.

    A livre ouvert - Le Rat Conteur

  • Dans les années 1970, un étranger arrive dans un bourg du sud du Mississippi. Son automobile en panne, il s'installe en ces lieux quelque temps. Discret, blanc de peau, apparemment catholique et pratiquant, il trouve une chambre et un boulot pour tenter de rassembler la somme nécessaire à l'achat d...

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    A Livre Ouvert vous conseille

    Son diplôme universitaire en poche, Ray Harper quitte Cincinnati et la vie animée des états du Nord pour s'offrir une petite virée dans le Sud profond au volant de sa Mustang verte. Mais à Huntsville, Mississippi, sa voiture le lâche dans un brouhaha tonitruant. La couleur de sa voiture, le bruit de celle-ci, ses cheveux un peu trop longs, son allure de hippie avec ses jeans pattes d'eph' et son accent du Nord, tout confère à Ray un statut d'étranger et à Huntsville, en ce début des années 70, on se méfie des étrangers ! Pourtant Ray rencontre Norma, une jeune serveuse, qui l'aide à trouver un logement et un petit boulot, le temps que le garagiste du coin daigne jeter un coup d'oeil sous le capot de son bolide. Si Ray, grâce à son charme et sa bonne humeur naturelle, parvient à se faire accepter d'une partie de la population, d'autres le regardent avec méfiance et craignent son regard d'un vert profond. Et si Ray ne s'était pas arrêté dans ce bled paumé par hasard ? Et si les fantômes du passé venaient frapper à la porte des habitants de Huntsville ?

    A livre ouvert - Le Rat Conteur

  • Prix Goncourt de la Nouvelle 2019. Ces neuf nouvelles nous placent à la lisière de deux mondes, là où se croisent humains en déroute et animaux semi-sauvages. Chacun tente de rejoindre l'autre, mais l'on ne sait qui, de la bête ou de l'humain, est en quête de protection. De quel envol blessé la ca...

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    Complices de quelques vies sauvages

    Nous sommes à la lisière : superbe titre pour un recueil de nouvelles qui ne l’est pas moins. Caroline Lamarche s’était déjà, dès ses débuts, révélée comme une auteure exigeante en matière de littérature et d’écriture peaufinée. Le recueil de nouvelles, Le jour du chien, publié aux éditions de Minuit en 1996, lui valut d’emblée le prix Rossel. À la suite d’un chien en errance, elle traçait le portrait d’humanités au bord de gouffres.

    Après quantité de romans aux enjeux audacieux et autres textes, elle renoue avec l’exigence de ses débuts, tant les deux recueils s’inscrivent dans la même urgence. Le jour du chien décrivait des souffrances humaines, Nous sommes à la lisière, celles qui s’abattent sur le monde tout court, avec comme témoins involontaires les animaux qui nous côtoient et souvent subissent le sort auquel on les destine : une disparition progressive, lente et peut-être irréversible. Victimes de nos incohérences, ils en sont aussi les témoins privilégiés et même des frères dans ce malheur qui taraude le monde. D’où ce magnifique titre inspiré par une phrase de Pierre Gascar, reprise en épigraphe : « À chaque instant, la bête peut changer : nous sommes à la lisière. » et tirée du livre Les bêtes. Nous sommes à la lisière comme au bord d’un précipice où la folie des hommes nous précipite. Face à une certaine conscience du déclin planétaire, nous sommes à la lisière comme à la frontière d’un monde en mutation.

    De bêtes, il en est précisément question dans ces neuf nouvelles, dont chacune porte le nom de l’animal dont il sera question. Des noms particulièrement signifiants car ils sont parfois ceux de personnages, comme Rudi, celui de l’écureuil qui renvoie à un drame parental intime et inconsolable, ou Mensonge, celui du cheval qui reflète un univers en décomposition face à « l’intrusion de l’humain » et des non-dits familiaux lourds à porter. Il y a aussi Ulysse, patronyme que la narratrice prête à un hérisson, en référence au roman de Joyce qui a toujours résisté à sa passion de lectrice et lui rappelle son incompréhension du monde : « Bref, je pensais à cet animal comme à moi-même : quelqu’un qui qui se hâte avec ardeur vers un but (mais lequel ?) et que la vie, sans cesse, contrarie ou place dans des situations potentiellement périlleuses. » Beaucoup d’animaux donc, mais aussi d’êtres humains particulièrement attachants, comme ces bénévoles actifs dans un refuge de revalidation, un refuge où travaille… une réfugiée roumaine, elle aussi rescapée de la folie humaine. Il y a aussi le conducteur d’un engin de destruction, empathique, le fermier en colère contre la modernité imbécile et envahisseuse, l’artiste banni d’une ville, Bruxelles, extraordinairement décrite en vingt lignes d’anthologie, les deux squatteuses d’un garage abandonné d’Uccle qui font prendre conscience à un homme embourgeoisé du « vide, aussi immuable qu’élégant », de son existence parce que partout, elles veulent s’élever. Dans ces nouvelles, Caroline Lamarche pose des questions qui font écho en nous. Profondément. Des questions essentielles et existentielles. Impossible d’oublier ce technicien des alarmes et ce garde des arbres venus au secours d’une femme qui veille sur une villa trop grande pour elle, une femme qui aimerait « un homme qui veille sur elle comme le garde sur les arbres. » Face à cet homme qui étend, selon l’expression de Marguerite Yourcenar, le cercle de sa compassion à toutes les créatures vivantes, la narratrice s’effondre : « Je m’assieds sur une chaise, me laisse tomber plutôt car tout à coup je pense avec accablement à notre planète en souffrance – oui, c’est le mot, ils souffrent tous, l’étang, les arbres, les insectes et les bêtes, comment en sommes-nous arrivés là ? Mes paupières brûlent de révolte, un chagrin dur qui a perdu depuis longtemps le tendre chemin des larmes. » Elle souhaiterait tant « comprendre notre innocence perdue, la fin de l’époque enchantée où nous croyions la nature éternelle. » Un passage dont les marches pour le climat ont emboîté le pas et l’urgence ces dernières semaines.

    Ce recueil est une invitation à redevenir les « complices de quelques vies sauvages », de ces bêtes tutélaires dont nous partageons la même lisière, celle du vivant. Malgré l’urgence et la nécessité qui ont suscité ces nouvelles, y dominent un sentiment d’apaisement, de réconciliation avec soi-même et le monde, ainsi que la possibilité d’une résilience générale, d’une survie au cœur de la catastrophe en cours. En un mot, une sagesse.
    Michel Torrekens

    Michel Torrekens - Le Carnet et les Instants

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