Edgar Morin a 100 ans, un regard sur le siècle...

Il a 100 ans, et depuis les années cinquante du siècle dernier, il occupe une place importante dans le monde de la sociologie en France. Auteur prolifique, pour qui la pensée est le capital le plus précieux pour l'individu et la société, il a aussi été un acteur engagé dans son siècle, et le temps long qui lui a été donné lui a permis d'en être un observateur critique. Une lucidité portée par une véritable éthique humaniste, leçon d'un siècle de vie.

  • « Qu'il soit entendu que je ne donne de leçons à personne. J'essaie de tirer les leçons d'une expérience séculaire et séculière de vie, et je souhaite qu'elles soient utiles à chacun, non seulement pour s'interroger sur sa propre vie, mais aussi pour trouver sa propre Voie. » E.M.

    À 100 ans, Edgar Morin demeure préoccupé par les tourments de notre temps. Ce penseur humaniste a été témoin et acteur des errances et espoirs, crises et dérèglements de son siècle. Il nous transmet dans ce livre les enseignements tirés de son expérience centenaire de la complexité humaine.
    Leçons d'un siècle de vie est une invitation à la lucidité et à la vigilance.

  • "Une rencontre éblouissante, un échange étincelant, un message incandescent : la lumière jaillit de ce dialogue inédit entre Edgar Morin et Pierre Rabhi. Un moment de grâce, une sorte de miracle. Le sociologue et l'agroécologiste dissèquent le moment de bascule civilisationnelle auquel la ¬pandémie de ¬Covid-19 - un peu - et l'état du monde - beaucoup - convoquent l'humanité des hommes. Ensemble, ils dessinent une ¬pensée nouvelle où la poésie, l'amour et l'intelligence éclairent la voie vers un "humanisme régénéré" et une fraternité d'âme.
    Brillant. " Denis Lafay

  • Edgar Morin, qui a 100 ans en 2021, réunit les souvenirs remontés à sa mémoire et déroule dans ce livre l'épopée vivante d'un homme qui a traversé les grands événements du XXe siècle. La grande histoire se mêle à une vie riche de voyages et de rencontres, où l'amitié et l'amour occupent une place centrale.

    « Ces souvenirs témoignent que j'ai pu admirer inconditionnellement des hommes ou femmes qui furent à la fois mes héros et mes amis. Ils témoignent des illuminations qui m'ont révélé mes vérités, de mes émotions, de mes ferveurs, de mes douleurs, de mes bonheurs. Ils témoignent que je suis devenu tout ce que j'ai rencontré. Ils témoignent que le fils unique, orphelin de mère que j'étais, a trouvé dans sa vie des frères et des soeurs.

    Ils témoignent de mes résistances : sous l'Occupation, puis au cours des guerres d'Algérie, de Yougoslavie, du Moyen-Orient, et contre la montée de deux barbaries, l'une venue du fond des âges, de la haine, du mépris, du fanatisme, l'autre froide, voire glacée, du calcul et du profit, toutes deux désormais sans freins.

    Ces souvenirs témoignent enfin d'une extrême diversité de curiosités et d'intérêts, mais aussi d'une obsession essentielle : que puis-je savoir ? Que puis-je croire ? Que puis-je espérer ? Inséparable de la triple question : qu'est-ce que l'homme, la vie, l'univers ? Cette interrogation, je me suis donné le droit de la poursuivre toute ma vie. » Edgar Morin

  • Face à la distanciation sociale et physique, à la recrudescence du racisme et des conflits de classe, cette conversation entre deux des plus grands penseurs de notre temps, Edgar Morin et Boris Cyrulnik, nous rappelle à quel point l'unité dans la diversité fait la force ; et que pour surmonter l'angoisse de notre condition, il nous faut recréer ce lien, cette passerelle, qui nous permettra de renaître et de faire évoluer notre espèce.
    Rappelant le caractère interdépendant entre le culturel et le psychisme, entre le cérébral et la biologie, les deux auteurs nous poussent à mieux nous connaître pour mieux nous reconnecter à l'autre.

    Un dialogue éclairant et essentiel qui porte aux nues les valeurs de la communication, de l'amour, de la solidarité, et une nécessaire réflexion sur notre condition !

  • À défaut de donner un sens à la pandémie, sachons en tirer les leçons pour l'avenir.

    Un minuscule virus dans une très lointaine ville de Chine a déclenché le bouleversement du monde. L'électrochoc sera-t-il suffisant pour faire enfin prendre conscience à tous les humains d'une communauté de destin? Pour ralentir notre course effrénée au développement technique et économique ?

    Nous voici entrés dans l'ère des grandes incertitudes. L'avenir imprévisible est en gestation aujourd'hui. Faisons en sorte que ce soit pour une régénération de la politique, pour une protection de la planète et pour une humanisation de la société : il est temps de changer de Voie.

  • Le titre de ce volume fait écho à un ouvrage collectif supervisé par Morin et intitulé L'Unité de l'homme, qui a ouvert en 1974 une grande enquête collective d'« anthropologie fondamentale », riche en développements sur « la Méthode ». Ce « Bouquin », lui, réunit les cinq premiers maîtres-livres de l'auteur publiés avant cette date. Ces livres, écrits d'une plume claire, demeurent plus accessibles à un large public que ceux qui ont suivi. Chemin faisant, on découvrira comment et pourquoi ce maître en sciences sociales ne peut pas être mis dans un tiroir disciplinaire :
    - autodidacte, au fond, mais entré au CNRS grâce à la Résistance et pour un livre d'anthropologie écrit pendant son chômage :
    /> - sociologue, si on veut, mais étranger aux chapelles.
    - anthropologue, peut-être, mais des sociétés occidentales contemporaines.
    Le laboratoire qu'il a fondé en 1960 a accueilli plusieurs atypiques comme lui, à commencer par Roland Barthes. Il s'appelle aujourd'hui, tout simplement, Centre Edgar-Morin. On l'aura compris : le premier chercheur qui ait travaillé sur le phénomène « yé-yé » (c'est lui qui a inventé le mot), l'homme qui a poussé Jean Rouch à tourner un film non plus sur l'Afrique mais sur Paris (Chronique d'un été, 1961, avec le tout jeune Régis Debray et la sémillante Marceline Loridan...), le premier intellectuel qui ait publié son analyse de Mai 68 (au mois de juillet), ne peut pas être fondamentalement mauvais...
    C'est sans doute pour tout cela, parce que c'est un inclassable, un irrécupérable, un in-discipliné, qu'il fut et demeure un maître. Comme devraient l'être tous les maîtres : gourmand de culture, sans arrogance et attiré plus par le dialogue que par la controverse.

  • Nous demandons à la pensée qu'elle dissipe les brouillards et les obscurités, qu'elle mette de l'ordre et de la clarté dans le réel, qu'elle révèle les lois qui le gouvernent. Le mot de complexité, lui, ne peut qu'exprimer notre embarras, notre confusion, notre incapacité à définir de façon simple, à nommer de façon claire, à ordonner nos idées. Sa définition première ne peut fournir aucune élucidation : est complexe ce qui ne peut se résumer en un maître mot, ce qui ne peut se ramener à une loi ni se réduire à une idée simple. La complexité est un mot problème et non un mot solution.
    Edgar Morin propose ici un nouveau mode de pensée pour affronter la complexité du monde qui nous entoure.

  • Qui est vraiment Edgar Morin ?

    Sociologue et philosophe, Edgar Morin est un intellectuel de premier plan. Né en 1921, il est également le témoin privilégié des grands événements du siècle dernier : les combats de la Résistance, la guerre d'Algérie, l'effervescence de la jeunesse des années 1960... Edgar Morin a tout vu, tout vécu. À partir de documents inédits, cette biographie d'Edgar Morin restitue toute la complexité d'un personnage attachant, et encore méconnu. Un penseur engagé et nécessaire, en ces temps obscurs et chaotiques.

  • Liberté, égalité, fraternité... ces trois termes sont complémentaires, mais ils ne s'intègrent pas automatiquement les uns aux autres : la liberté, surtout économique, tend à détruire l'égalité ; imposer l'égalité est une atteinte à la liberté. Donc le problème est de savoir les combiner. On peut édicter des lois qui assurent la liberté ou qui imposent l'égalité, mais on ne peut imposer la fraternité par la loi. Elle ne peut pas venir d'une injonction étatique supérieure, elle doit venir de nous. Il nous faut associer et combiner liberté et égalité, quitte à faire des compromis entre ces deux termes, et susciter, éveiller ou réveiller la fraternité. Car c'est paradoxalement au moment du plus grand besoin de fraternité humaine que partout se referment les cultures particulières.
    Or la reconnaissance de notre humanité commune et le respect de ses différences sont les bases sur lesquelles pourrait se développer la fraternité entre tous les humains face à notre destin commun dans une aventure commune.

    Ce sont dans des oasis, lieux d'une économie solidaire, de dépollution de la détoxification des vies, lieux de vie meilleure, que nous pourrons imaginer des lieux de solidarité et fraternité. Ce sont les germes, les ébauches d'une civilisation du primat de l'épanouissement personnel dans la fraternité.

    Dès lors, nous devons tout faire pour sauvegarder et développer les fraternités des oasis. Nous devons créer des îlots de vie autre, nous devons multiplier ces îlots car ou bien les choses vont continuer à régresser et les oasis seront des îlots de résistance de la fraternité, ou bien il y aura des possibilités positives et ce seront des points de départ d'une fraternité plus généralisée dans une civilisation réformée. Si la régression se poursuit, ils seront des lieux de résistance fraternelle.
    Et si apparaissent les lueurs d'une aurore, ils seront les points de départ d'une fraternité plus généralisée dans une civilisation réformée.

  • Ce petit livre traite de problèmes dont nous faisons l'expérience quotidienne, et qui concernent notre vécu concret. Il s'agit des déficiences et des carences de notre civilisation et, par là-même, de nos besoins et de nos aspirations, qui ne sont pas seulement monétaires. Il s'agit de régénérer la vie sociale, la vie politique et la vie individuelle.
    Dans les campagnes, les quartiers, un peu partout dans le pays, se créent de nombreux mouvements régénérateurs, mais ils restent isolés, dispersés.
    D'où cet ouvrage, qui propose non un programme, ni un projet de société, mais qui définit une voie.
    Pour prendre sens, ce texte est insépérable d'une réforme intelectuelle et d'une refondation politique. Un système qui n'a pas en lui les moyens de traiter ses problèmes est condamné soit à la regression - voire à la mort -, soit, en se dépassant lui-même, à la métamorphose.
    En refusant la régression, en résistant à la mort, oeuvrons pour la métamorphose.

    Sur commande
  • Nous voici, minuscules humains, sur la minuscule pellicule de vie entourant la minuscule planète perdue dans le gigantisme univers. Cette planète est en même temps un monde foisonnant, le nôtre.

    Au moment où les sociétés éparses sur le globe sont devenues interdépendantes, la prise de conscience de la communauté de destin terrestre doit être l'événement clé de la fin du millénaire. Nous sommes solidaires dans et de cette planète. C'est notre Terre-Patrie.

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