C'est publié près de chez vous, sélection faite avec le blog des lettres belges, le Carnet et les Instants.

  • Les orages possibles

    Claude Raucy

    • Meo
    • 28 Août 2021

    Veuve très jeune, Charlotte, sans véritable vocation, entre dans les ordres à l'aube de la guerre 40-45. Elle travaille dans un orphelinat. Une petite vie apparemment tranquille, malgré les heurts fréquents avec la Supérieure. Malgré aussi la guerre et les difficultés de nourrir des enfants auxquels elle s'attache plus qu'il ne le faudrait.
    Jusqu'au jour où un aviateur de la RAF vient se réfugier au couvent. Enceinte, la religieuse se verra dès après l'accouchement privée de son fils, donné en adoption à son insu.

  • Ils sont quatre. Quatre auteurs débutants sélectionnés pour une résidence d'écriture au château du comte Gédéon de Ducart d'Olise. Quatre auteurs qui espèrent entrer par la grande porte dans le carré VIP de la littérature. Ils sont quatre et comme toujours, dans ces cas-là, il n'en restera qu'un... Alors qu'au coeur de la résidence, les prétentions des uns se heurtent aux incompréhensions des autres, les malentendus font osciller l'histoire entre huis-clos et farce burlesque. Les portes claquent, les chiens bavent et les quiproquos révèlent les motivations plus ou moins réelles d'un petit monde littéraire imaginaire (?) à la recherche de sa destinée.

  • Ce récit-mémoire est celui d'une enfance. Dans ces années-là, les adultes étaient libérés. De contrit à sans tabou, le sexe était au coeur de tout. Joyeux, bardés de musiques et d'électroménager, les parents laissaient leurs petits avec des paquets de surgelés pour partir à l'étranger. Et cette insouciance qui faisait tant ambiance... L'indicible : les corps d'enfants photographiés, chosifiés et - au passage - abîmés. Cela se passe dans une sorte de ghetto qu'il faut fuir - et oublier.
    Quarante ans plus tard, la narratrice revient vers le lieu délaissé ; et retrouve les émotions qui l'avaient habitée. Elle cingle ses personnages, assemble les épisodes. Vient enfin une image, et sortent les non-dits. Dire, aujourd'hui, sans pudeur, ce que leur liberté a coûté à... ces enfants-là.

  • Couvrez-les bien, il fait froid dehors... Nouv.

    C'est à l'été 2018 que Sophie Pirson rencontre Fatima Ezzarhouni dans un groupe qui rassemble des proches de jeunes radicalisés, des personnes victimes ou proches de victimes des attentats et des intervenants de première ligne.
    Le 22 mars 2016, la fille de Sophie a été blessée dans l'attentat du métro Maelbeek. Le fils de Fatima est parti combattre en Syrie le 16 juin 2013.
    Ces deux mères que tout devrait opposer vont se parler, se découvrir, se construire ensemble une amitié et une intimité fortes, à partir de leurs déchirures et au-delà de l'horreur.
    Sophie Pirson peint d'une écriture sensible ce récit croisé où les deux voix se répondent en harmonie.
    Pour conclure son ouvrage symboliquement le 22 mars 2020.

    /> David Van Reybrouck, dans sa belle préface écrit :
    « Cet ouvrage est plus qu'un livre sur les attentats et les combattants en Syrie. (...) C'est le récit d'une amitié nouvelle, inattendue et improbable entre deux femmes fortes, marquées par la vie, mais pas captives. (...) C'est un livre empli de douceur, sur le pouvoir de la vulnérabilité et le réconfort de la beauté. » Sophie Pirson écrit les chemins qui se croisent, l'amitié partagée, les larmes et les rires rassemblés.
    « Nous goûtons à la chaleur de nos élans avec bonheur. Je te lis les pages écrites. Tu complètes, corriges, acquiesces, précises. Nous nous sommes approchées et rapprochées avec notre passé et notre présent. Aujourd'hui, à travers nos échanges, nous nous efforçons d'inventer un futur. » Une écriture limpide où la narration se tisse dans l'entrelacs de la conversation, de la réflexion et de la poésie.
    Une fenêtre largement ouverte sur un monde qui respire.
    L'ouvrage est conjointement publié dans sa traduction néerlandaise (Alle moeders wenen dezelfde tranen) aux éditions EPO, avec la même préface de David Van Reybrouck.

  • Le pseudo

    Hakim Benbouchta

    Un roman feel good accompagné d'un petit lexique des termes et abréviations en usage sur les messageries et les dites de rencontre.
    Line et Jules ne se connaissent pas.
    Line, 12 ans, est la fille d'Harold, jeune cinquantenaire, père célibataire à mi-temps.
    Jules, 13 ans est le fils de Chloé, quarante-quatre ans, mère célibataire à mi-temps.
    Lassée de ne le voir rencontrer personne depuis sa séparation, Line décide d'inscrire son père sur un site de rencontres et se fait passer pour lui à son insu.
    Lassé de ne la voir rencontrer personne depuis sa séparation, Jules décide d'inscrire sa mère sur un site de rencontres et se fait passer pour elle à son insu.
    Par le plus grand des hasards, Jules et Line entrent en contact et finissent par s'avouer leur supercherie. Au fil des discussions, ils réalisent que leurs parents sont faits l'un pour l'autre.
    Ce qu'ils ignorent c'est que, dans la vraie vie, Harold et Chloé se connaissent très bien. Ils travaillent ensemble depuis six ans dans une banque, où Chloé est la supérieure directe d'Harold.

  • La chambre du premier

    Monique Bernier

    • Meo
    • 28 Août 2021

    Après la mort de son père, Sylvie a été élevée par sa grand-mère paternelle, qui l'a détachée de sa mère et de son frère aîné. Elle s'est mariée très jeune sur un coup de tête et a émigré en Australie. Une union malheureuse, presque une séquestration. Ses deux enfants à présent adulte, elle trouve le courage de fuir pour se réfugier auprès de sa mamy. Hélas, la vieille dame vient de mourir. En fouillant la maison et particulièrement la chambre du premier où vivait sa grand-mère, elle prend conscience d'une autre réalité concernant son enfance et découvre des secrets de famille soigneusement enfouis. Psychologue de formation, Monique Bernier a travaillé comme thérapeute d'enfants avant de partir à l'étranger, notamment au Rwanda, où elle était en avril 1994 quand a commencé le génocide des Tutsis. La chambre du premier est son septième livre

  • Caroline Lamarche déroule la saga d'une famille née à Liège au début de la révolution industrielle et devenue pionnière de la métallurgie du zinc dans les Asturies. Elle raconte les travaux et les jours de ses aïeux, dans une Europe qui nourrit encore des rêves d'expansion. Les personnalités qu'elle aborde, les voix féminines qu'elle relaie, l'hommage rendu à un père qui lui a ouvert le chemin des archives, font d'elle l'héritière éclairée d'une légende familiale ardente et cosmopolite.
    « Ces odeurs, celle du labeur industriel comme celle de l'opulence, appartiennent à une enfance disparue. Elles disent le berceau intranquille, la limousine détestée et les fenêtres ouvertes sur un air qui ne conserve que la mémoire de ma difficulté à trouver mon souffle, ma place. »

  • L'heure des olives

    Claude Donnay

    • Meo
    • 28 Août 2021

    Constatant que sa vie et son couple se délitent, Nathan Rivière simule un burn out et part se ressourcer à Saint-Walfroy. Il y fait la connaissance d'une femme fascinante et y découvre « L'heure des Olives », manuscrit du roman écrit par son père la retraite venue, dont lui-même, indécrottable velléitaire, s'était toujours imaginé porteur. Le père n'ayant aucune intention de publier son oeuvre, la tentation est grande pour Nathan, lorsque l'occasion se présente, de se l'approprier. Une supercherie qui va le mener sur des routes imprévues liées au thème du roman.

  • Que faire quand le hasard dépose, au pied de votre immeuble, le cadavre d'une jeune fille connue de toute la ville ? Lise ne se pose pas vraiment la question. À presque soixante ans, elle a suffisamment vécu pour peiner à s'émouvoir. Presque distraitement, elle laisse se dérouler à ses pieds, dans le plus grand désordre, les interrogations, les découvertes, les errances et les conclusions hâtives du jeune inspecteur chargé de l'affaire, Steve Bolland. Mais ce grand jeune homme taiseux, capable de tout assumer pour ne pas avoir à s'expliquer, va finir par la surprendre.

  • Cendres

    Anne Duvivier

    • Meo
    • 28 Août 2021

    Robert, le père d'Hélène, a demandé avant de mourir que ses cendres soient dispersées dans les eaux d'Ischia, une île de la baie de Naples, et que l'accompagnent dans ce dernier voyage Violette et Lila, les nièces dont il s'est occupé après la mort de leur père dans l'incendie de l'Innovation. Personne ne comprend cette dernière volonté, aucun lien ne reliant le défunt à ce lieu où il n'a jamais mis les pieds. Les trois femmes, dissemblables, unies par leur proximité dans l'enfance autant que par des conflits non exprimés, s'embarquent donc ensemble. Mais rien ne se passera comme prévu et elles iront de surprise en surprise… Anne Duvivier vit à Bruxelles. Psychothérapeute, elle aime lire, écrire, marcher, voyager. Ses romans abordent des thèmes graves sur un mode léger.

  • Où dans le ciel ? Nouv.

    Dimanche matin. Il fait beau. Un matin de printemps.
    Un échafaudage.
    A quoi sert un échafaudage, sinon à prendre de la hauteur ? Est-ce pour cette raison que Pierre s'y retrouve ce matin, au sommet ? En équilibre, pour y dérouler le fil de sa vie « saccadée, démolie, sauvée, espérée, détestée, attaquée, vermoulue, repeinte, rouillée, abattue, noyée, brûlée ».

    Pierre a quitté l'école trop tôt, trop malheureux d'y n'être pas à sa place. La suite logique le conduit à l'usine, sur un échafaudage... c'est-à-dire au bas de l'échelle.

    Mais au fil du temps, les rencontres de hasard (mais s'agit-il vraiment de hasard ?) ouvriront à Pierre des univers ignorés. Le plus bouleversant sans doute, l'amitié de Jean ; le plus déterminant sans doute, la bibliothèque de Max.
    Et le monde des livres.
    « Avec des livres sous la main, demain sera toujours beau, même si le livre te fait pleurer » Si Pierre porte à lui seul toute la mélancolie du monde, la perte inconsolable de l'ami perdu, il découvre, dans sa recherche d'aujourd'hui, une richesse insoupçonnée, un ciel de grands espaces semblables à ceux du Colorado.

  • Souvenirs du rif Nouv.

    Le capitaine Alain Denoyer, de la Brigade des stups, pensait avoir affaire à un banal trafic de résine de cannabis. Il se retrouve avec une affaire complexe mêlant trafic, blanchiment, corruption, prostitution, meurtres, règlements de comptes, imbroglios familiaux, etc. Du Rif à la banlieue parisienne, de Monaco à Genève en passant par Luxembourg, le capitaine Denoyer, son homologue marocain Ben Azzouz et le lieutenant Violaine Paquet, spécialiste de la lutte contre le blanchiment, vont patiemment traquer des suspects qui ne reculent devant rien pour protéger leurs intérêts. Commissions rogatoires internationales, planques, écoutes téléphoniques et analyses financières, sur fond d'intrigues amoureuses et de rebondissements inattendus, leur permettront finalement de détricoter un réseau puissant aux bénéfices colossaux.

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