Rentrée littéraire, premiers titres chez Flammarion, Autrement, Globe, etc...

  • « - Vu l'ancienneté des faits, il sera sans doute compliqué de les faire établir, et vraisemblablement, votre père ne sera pas condamné...
    - Alors, il y a des faits plus récents, qui ont eu lieu à Nancy, à Nice, à Paris et à Tende, il y a deux ans. Ce serait peut-être plus facile...
    - Certainement.
    - Mais j'étais majeure.
    - Ça reste des viols par ascendant, madame. Et qui ont eu un commencement d'exécution quand vous étiez mineure. Moi, je vais le faire convoquer dans un commissariat de Strasbourg. Il aura une grosse frayeur. Il sera difficile d'apporter les preuves. Il y aura sans doute un non-lieu...»

  • Anton Torvath est tzigane et dresseur de chevaux. Né au coeur de la steppe kirghize peu après la Première Guerre mondiale, il grandit au sein d'un cirque, entouré d'un clan bigarré de jongleurs, de trapézistes et de dompteurs. Ce « fils du vent » va traverser la première moitié du « siècle des génocides », devenant à la fois témoin de la folie des hommes et mémoire d'un peuple sans mémoire. Accompagné de Jag, l'homme au violon, de Simon, le médecin philosophe, ou de la mystérieuse Yadia, ex-officier de l'Armée rouge, Anton va voyager dans une Europe où le bruit des bottes écrase tout. Sauf le souffle du vent.
    À la fois épopée et récit intime, Avant que le monde ne se ferme est un premier roman à l'écriture ample et poétique. Alain Mascaro s'empare du folklore et de la sagesse tziganes comme pour mieux mettre à nu la barbarie du monde.

  • C'est une sorte de village de pêcheurs aux maisons d'un étage, niché au creux d'un bras de mer qui s'enfonce comme une langue, à l'extrême nord de la Norvège. C'est là que tout a commencé: l'accident sur la plateforme pétrolière, de l'autre côté du chenal, la fissure qui menace dangereusement le glacier et ces poissons qu'on a retrouvés morts. Et si tout était lié ?
    C'est en tant qu'ingénieur géologue que Noah, enfant du pays, va revenir en mission et retrouver Anå, son amour de jeunesse, ainsi que les anciens amis qu'il avait initiés aux jeux de rôle. Il était alors Sigurd, du nom justement de cette maudite plateforme.
    Avec Climax, Thomas B. Reverdy réveille le roman d'aventures en lui offrant une dimension crépusculaire et contemporaine puisque désormais les glaciers fondent, les ours meurent et l'homme a irrémédiablement tout abîmé. Au moins, il reste la fiction pour raconter cette dernière aventure, celle de la fin d'un monde.

  • Ce n'est pas de la tarte à résumer, cette histoire. Il faut procéder calmement. C'est une histoire vraie, comme on dit. Un garçon de onze ans est enlevé à Paris un soir du printemps 1964. Luc Taron. (Si vous préférez la découvrir dans le livre, l'histoire, ne lisez pas la suite : stop !) On retrouve son corps le lendemain dans une forêt de banlieue. Il a été assassiné sans raison apparente. Pendant plus d'un mois, un enragé inonde les médias et la police de lettres de revendication démentes, signées « L'Étrangleur » ; il adresse même aux parents de l'enfant, horrifiés, des mots ignobles, diaboliques, cruels. Il est enfin arrêté. C'est un jeune homme banal, un infirmier. Il avoue le meurtre, il est incarcéré et mis à l'écart de la société pour le reste de sa vie. Fin de l'histoire. Mais bien sûr, si c'était aussi simple, je n'aurais pas passé quatre ans à écrire ce gros machin (je ne suis pas fou). Dans cette société naissante qui deviendra la nôtre, tout est trouble, tout est factice. Tout le monde truque, ment, triche. Sauf une femme, un point de lumière. Et ce qu'on savait se confirme : les pervers, les fous, les odieux, les monstres ne sont pas souvent ceux qu'on désigne.

  • « Comme j'ai hâte, comme j'ai hâte d'arriver à cet âge où on n'est plus trop jeune. » Justine vit seule avec sa mère à Cressac, un village où il ne se passe jamais rien. Sauf cet été, puisqu'Océane a disparu. Justine la connaît de vue, elles sont dans le même lycée. Sa disparition qui se prolonge donne à ce début d'été qui ne promettait qu'ennui une couleur trouble. Son absence réveille chez Justine une soif impérieuse de partir loin d'ici, seule ou avec un garçon « comment font-elles, toutes les autres, pour trouver quelqu'un ? ».

    Ce premier roman est un voyage dans l'intériorité fiévreuse d'une adolescente qui refuse d'être une fille sans histoires dans une campagne sans histoires. La précision et la sensualité de l'écriture de Timothée Stanculescu restituent au plus près la vérité d'un âge qui ne transige avec rien et nous rappellent avec quelle intensité, adolescents, nous rêvions et désirions.

  • Laura, passionnée de littérature japonaise, travaille pour la petite entreprise de peinture de son mari. À sa surprise, elle est sollicitée en urgence pour dépanner la médiathèque de sa ville et dialoguer publiquement avec l'un de ses écrivains favoris. Sa prestation est si étonnante que le romancier en parle sur les ondes d'une grande radio. Cette sortie soudaine de l'anonymat produit chez la jeune femme une étrange réaction. Elle grandit, grandit, grandit...
    À cette fable menée tambour battant, Murielle Magellan mêle des extraits de son journal qui, peu à peu, mettent en perspective la remarquable évolution de la place des femmes dans la société d'aujourd'hui.
    À bas bruit, Géantes est aussi un vibrant hommage à la littérature et à la lecture.

  • Le 4 août 2020 à 18 heures et 7 minutes, la narratrice se voit propulsée sous le bureau de sa thérapeute. Elle est à quatre pattes, entre son mari et leur psy. Une bombe vient de ravager Beyrouth. Une apocalypse. Et le scénario en train de se produire dans ce cabinet : celui d'un couple en déliquescence. La narratrice est une affranchie. Elle veut vivre tout de suite et tout à la fois. Être mère, épouse et écrivaine, « beauvoirienne » et pondeuse multi-récidiviste. Plutôt que de choisir, elle a embrassé la multitude : femme remariée, mère de cinq filles, auteure de nombreux livres, écartelée entre Beyrouth et Paris, entre sa soif d'écriture et ses maternités, entre la joie de l'enfantement et l'instinct de fuite. Son énergie vitale est ce prix, c'est une bombe à retardement. Comme son couple, tiraillé entre un homme analyste et une femme guidée par les méandres de l'écriture. En bref, « la rencontre d'une centrale nucléaire avec une éolienne ». Comme cette ville qu'est Beyrouth, fendue, divisée, sectionnée de toutes parts, par les guerres, les rancoeurs entretenues, jusqu'à cette ultime désintégration. La narratrice n'a plus que l'écriture pour consolation. Elle prend la plume à bras le corps et nous offre un récit d'une puissance inouïe où se reflètent jusqu'au vertige l'explosion de la ville et la déflagration intime, la dérive orwellienne de notre planète et l'hyper-connexion des êtres humains qui évoluent désormais « en distanciation sociale ». On retrouve le style plein d'humour et de rage de vivre de Hyam Yared, ses réflexions sur le sens de nos vies, la sexualité, le couple, la maternité, l'inadaptation au monde délirant dans lequel nous vivons... et l'amour qui triomphera toujours de la fin du monde.

  • "Publier signifie mettre un livre dans les librairies. Et le vendre pour que les autres le lisent. Alors je serai écrivaine et vous serez mes lecteurs. C'est fou. C'est le plus fou qui m'est arrivé dans ma prostituée de vie."

    Marga, Nati, Patricia et Angels vivent ensemble dans un appartement d'un quartier populaire de Barcelone. Pour ces cousines "en déficience intellectuelle", comme l'administration les qualifie, chaque jour apporte son lot de condescendance et d'infantilisation. Féministe, désinhibée et férue de danse, Nati s'attire souvent des ennuis. Patri n'a qu'une crainte, se faire virer de l'appartement et perdre son indépendance, tandis que Marga cherche à squatter un autre habitat pour être libre d'aimer qui elle veut. Angels observe le tout et se lance dans le récit de leur vie à quatre en lecture facile.
    Ce livre, aussi audacieux dans sa structure que dans son propos, est une charge féroce et drolatique contre le machisme, contre l'oppression, contre l'injustice. C'est aussi un roman qui célèbre le corps et la sexualité, le désir, la dignité de celles et ceux qui sont marqués par les stigmates de la "différence" et le pouvoir révolutionnaire du langage.

    Cristina Morales est née à Grenade en 1985. Lecture facile est son quatrième roman et son premier traduit en français. Succès retentissant en Espagne, le texte a été qualifié de "phénomène" par une partie des critiques littéraires et a obtenu plusieurs prix importants. Cristina Morales est en outre membre de la compagnie de danse contemporaine Initiative Sexual Femenina et productrice du groupe punk At-Asko.

  • shuggie bain

    Stuart Douglas

    BOOKER PRIZE 2020.
    Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher. Agnes Bain rêvait d'une belle maison bien à elle, d'un jardin et d'un homme qui l'aime. À la place, son dernier mari la lâche dans un quartier délabré de la ville où règnent le chômage et la pauvreté. Pour fuir l'avenir bouché, les factures qui s'empilent, la vie quotidienne en vrac, Agnes va chercher du réconfort dans l'alcool, et, l'un après l'autre, parents, amants, grands enfants, tous les siens l'abandonnent pour se sauver eux-mêmes.
    Un seul s'est juré de rester, coûte que coûte, de toute la force d'âme de ses huit ans. C'est Shuggie, son dernier fils. Il lui a dit un jour : « Je t'aime, maman. Je ferai n'importe quoi pour toi. » Mais Shuggie peine d'autant plus à l'aider qu'il doit se battre sur un autre front : malgré ses efforts pour paraître normal, tout le monde a remarqué qu'il n'était pas « net ». Harcèlement, brimades, injures, rien ne lui est épargné par les brutes du voisinage. Agnes le protégerait si la bière n'avait pas le pouvoir d'effacer tous ceux qui vous entourent, même un fils adoré.
    Mais qu'est-ce qui pourrait décourager l'amour de Shuggie ?
    Shuggie Bain est un premier roman fracassant qui signe la naissance d'un auteur. Douglas Stuart décrit sans détour la cruauté du monde et la lumière absolue.

  • Buenos Aires, juillet 1952. Ricardo Klement accueille sa femme et ses trois enfants, tout juste débarqués d'Europe. De loin, la scène de retrouvailles est touchante. Mais elle se déroule en Argentine, sept ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, et Ricardo Klement n'est qu'un nom d'emprunt... Derrière ce patronyme se cache Adolf Eichmann, logisticien de la Solution finale qui a trouvé refuge à Buenos Aires deux ans auparavant et adopté l'identité d'un « simple » éleveur de lapins et un membre discret de la communauté. Au coeur de cette capitale argentine où se croisent en silence anciens SS et Juifs ayant fui l'Allemagne nazie pour échapper à l'horreur, il mène une existence paisible... Pourtant, personne n'ignore son identité, son passé, ses idées et la violence qu'il porte en lui. Comment est-ce possible ?
    Ariel Magnus nous transporte dans cette réalité argentine cauchemardesque qu'il connaît si bien et livre un roman aussi fascinant que dérangeant.
    Traduit de l'espagnol (Argentine) par Margot Nguyen Béraud.

  • « J'allais conjurer le sort, le mauvais oeil qui me collait le train depuis près de trente ans. Le Voyant d'Étampes serait ma renaissance et le premier jour de ma nouvelle vie. J'allais recaver une dernière fois, me refaire sur un registre plus confidentiel, mais moins dangereux. »
    Universitaire alcoolique et fraîchement retraité, Jean Roscoff se lance dans l'écriture d'un livre pour se remettre en selle : Le voyant d'Étampes, essai sur un poète américain méconnu qui se tua au volant dans l'Essonne, au début des années 60. A priori, pas de quoi déchaîner la critique. Mais si son sujet était piégé ?
    Abel Quentin raconte la chute d'un anti-héros romantique et cynique, à l'ère des réseaux sociaux et des dérives identitaires. Et dresse, avec un humour délicieusement acide, le portrait d'une génération.

  • Paris, 1920. Simone Rachel Kahn n'est encore qu'une jeune femme de 23 ans. Esprit libre, férue de littérature, de poésie et de philosophie, elle vagabonde dans le Paris d'après-guerre, à la recherche de quelque chose ou quelqu'un qui, enfin, pourrait la faire renaître. Entre la librairie d'Adrienne Monnier et le Lutetia, elle croise le chemin des Dadas qui l'irritent autant qu'ils l'intriguent. C'est alors qu'elle rencontre celui qui fera d'elle Simone Breton. L'auteur des Champs magnétiques n'est qu'un jeune artiste, déjà exalté, mais encore à la recherche de repères, de sa véritable voix. Il est sans-le-sou, après avoir déserté les bancs de l'école de médecine. Simone, elle, est promise à un autre. Et pourtant...
    Dans un Paris bouillonnant, voguant entre les bureaux où se trament les numéros de Littérature et les réunions des Dadas - d'Éluard à Aragon -, les deux amants terribles apprendront à se connaître, se tester, s'apprivoiser. Elle sera sa muse. Il sera son échappatoire. Et ils devront se battre, contre leurs passions, leurs démons, leurs parents, pour pouvoir s'aimer, enfin.

  • convoyeur de la mort Nouv.

    « Je vais accoucher au milieu d'un désastre. Me perpétuer en pleine mort. Donner la vie quand la nuit nous pétrifie. La vie va sortir de moi dans une ville meurtrie. Dans la nuit du 13 novembre 2015, un attentat a tué à Paris cent trente et une personnes et en a blessé près de cinq cents autres. La vie tape dans mon ventre pendant qu'on entasse les corps. Je nage à contre-courant. Je porte une fille quand des mères pleurent leur enfant. Je me régénère alors que Paris est à sang. Aucune trace en moi d'un esprit de révolte : je n'ai pas décidé d'enfanter pour m'épargner la mort ni créer du renouveau. Être fertile pour faire peau neuve, non. Je ne me demande pas pour quel monde mettre au monde. La vie est déjà en moi. Elle bat obstinément depuis huit mois. Que reste-t-il en nous quand, au plus intime, la vie et la mort se sont livré bataille ? » Ce livre est le fruit de plus de quatre ans d'enquête, d'une cinquantaine d'entretiens menés entre Bruxelles et Paris, et d'une quête personnelle. Dans ce « roman vérité » selon l'expression de Truman Capote, Etty Mansour a exploré la dimension psychologique de Salah Abdeslam, seul survivant parmi les terroristes du 13 novembre, en s'entretenant avec ses proches, notamment sa fiancée, son avocat belge, une sociologue molenbeekoise et une psychanalyste clinicienne qui exerce en prison auprès de détenus pour terrorisme islamiste. Au-delà de l'itinéraire biographique de Salah Abdeslam, elle a cherché des clés de compréhension sociale, historique, idéologique et religieuse en se rapprochant d'éducateurs sociaux, d'un historien, d'un juge et d'une policière de l'antiterrorisme, d'un imam et d'un rabbin. Si l'exercice du droit est indispensable à une société meurtrie par des attaques terroristes de cette ampleur - depuis la Seconde Guerre Mondiale, l'Europe n'avait pas eu à faire face à un tel niveau de violence - la littérature peut, à sa manière, aider à transformer la terreur dont nous avons été la cible. Elle peut permettre de comprendre, de l'intérieur, ce qui nous est collectivement arrivé. Cette conviction a guidé le travail d'Etty Mansour et lui permet d'éclairer la trajectoire du seul terroriste encore en vie, à mettre des mots sur son silence qui est, à ses yeux, le nouveau piège qu'il nous tend.

  • le silence de l'amour ; les années Lennon au Japon Nouv.

    John Lennon et Yoko Ono vécurent plusieurs étés de paix dans les montagnes retirées du Japon, à Karuizawa. On en parla peu. Car il ne se passa presque rien. Ils appelèrent cela, « le silence de l'amour ». Quasiment rien si ce n'est l'aboutissement du parcours du narrateur de ce roman, qui découvre alors tous les bouleversements dans la vie créatrice et personnelle de John Lennon et au-delà, le maillage de sa propre vie, les interférences nippones, la présence de la femme aimée et lointaine. Et de la neige. Ce roman parle des fantômes qui peuplent nos vies, du Japon et de sa soyeuse étrangeté. De l'amour et des sentiments qui fondent sous la passion. De John Lennon et de sa résurrection. C'est aussi une enquête sur les lieux d'élection japonais d'un couple mythique. Il séduira non seulement les fans des Beatles, de musique mais aussi les amoureux de voyage lointain et de retraite spirituelle. C'est du Kawabata pop et rock'n roll.

  • black sunday Nouv.

    Bibike, Ariyike, et leurs frères Peter et Andrew tombent dans la pauvreté du jour au lendemain. Pour ces quatre enfants de la classe moyenne aisée nigériane, ce qui hier semblait acquis devient l'enjeu d'une lutte constante. Abandonnés par leurs parents, ils se réfugient chez leur grand-mère et survivent comme ils le peuvent à Lagos, ville âpre et convulsive. Si la vie est difficile pour tous, elle est particulièrement cruelle pour les deux soeurs : être une femme au Nigeria, c'est avant tout être considérée comme une proie. Proie pour les hommes, la religion, la religion des hommes. Black Sunday fait une peinture sans fard d'une société nigériane gangrénée par la corruption et met en lumière son rapport brutal aux femmes. Une lueur d'espoir vacillante, mais bien présente, sourd pourtant au milieu des pages. Avec ce premier roman, Tola Rotimi Abraham entre de plain-pied en littérature d'une écriture tranchante, sans compromis.

  • le chien Nouv.

    le chien

    Akiz

    On l'appelait le Chien. On racontait qu'il avait passé toute son enfance enfermé, dans un puits naturel obscur, quelque part au Kosovo. Pendant des années, son seul lien avec le monde extérieur avait été la nourriture. Ses papilles ont dû peu à peu se développer dans cet isolement, comme le sens du toucher chez un aveugle, au bout d'un moment il pouvait lire dans la nourriture comme d'autres dans un journal.

    Le Chien est un prodige culinaire comme le monde de la gastronomie n'en a jamais vu. Lorsqu'il accède à l'Olympe des cuisines étoilées en entrant dans le restaurant de luxe El Cion, il prépare un cocktail hautement explosif qui menace tous les pouvoirs en place. Avec une énergie brute, une férocité jubilatoire et une sensibilité exacerbée, Akiz raconte l'histoire d'un génie inoubliable qui catalyse la mégalomanie et les ambitions démesurées de notre époque.

  • mississippi driver Nouv.

    Ancien prof d'anglais qui a échoué à transmettre son amour de Shakespeare, Lou Bishoff est devenu chauffeur de taxi à Gentry, dans le Mississippi. C'est ainsi qu'il a dû se résoudre à gagner sa vie, en écoutant celle des passagers qui se succèdent dans sa vieille Lincoln. Retraités bringuebalés de motels en caravanes, junkies accros aux opioïdes, ex-taulards en goguette, racistes de tout poil Tout vaut mieux que les bandes d'étudiants fêtards qui n'aiment rien tant que vomir sur sa banquette arrière.
    S'inspirant de ses années passées au volant d'un taxi, Lee Durkee nous embarque au fil de cette folle journée aux côtés de Lou dans une véritable odyssée au coeur de l'Amérique profonde. Un voyage au cours duquel la réalité pourrait bien dépasser la fiction.

  • ce qui gronde Nouv.

    « Je vous écris à tous les trois depuis que vous êtes nés. Je vous écris mes actes de résistance. Ce n'est pas à vous que je résiste. Vous, vous ferez ce que vous voudrez de vos regards, de vos haussements d'épaules, de votre filiation. »

    Depuis un moment, quelque chose gronde en elle. Ce n'est pas tant la fatigue ou la vie domestique qui aspire, c'est la sensation d'avoir oublié qui elle était, quand elle désirait tant vivre sa vie. Ce qui lui pèse ? Ce ne sont pas les enfants, eux n'y sont pour rien. C'est ce que la société exige tacitement des mères : que leur maternité soit leur finalité. Ce qu'elle voudrait ? Le dire à ses enfants et s'appartenir de nouveau.
    Ce qui gronde est l'histoire d'une libération, écrite dans une langue d'une redoutable justesse, qui prend les allures d'un manifeste plaidant pour une autre façon d'être mère, lucide et libre. Si la liberté s'apprend, peut-elle se transmettre ?

  • double nelson Nouv.

    Un « double Nelson », c'est une prise de soumission qui consiste, dans un match de catch, à faire abandonner l'adversaire. Mais on peut aussi s'en servir dans une relation amoureuse. Tout commence par une séparation. Luc et Edith ont vécu quelques mois d'un amour intense, jusqu'à ce que le métier de cette dernière - elle fait partie des forces spéciales d'intervention de l'armée - envahisse leur quotidien au point de le défaire. Sauf que quand, réchappée d'une mission qui a mal tourné, Edith le prie de la cacher chez lui le temps de tromper l'ennemi à ses trousses, c'est la vie de Luc qui bascule et son roman en cours d'écriture qui en prend un coup. Ces deux-là qui peinaient à vivre ensemble vont devoir réapprendre à s'apprivoiser, alors qu'autour d'eux la menace d'une riposte de mercenaires se fait de plus en plus pesante. Il faudra bien que certains se soumettent...

  • l'amour et la violence Nouv.

    Valentin a l'âge d'aller à l'école et n'a toujours pas de nom. Pas de nom, pas d'existence dans la Cité où sa mère et lui sont entrés par effraction avant que le régime de séparation relègue la multitude à son sort. Bien décidé à accomplir son ascension très haut, tout en haut, il est rattrapé par le passé de sa mère, les soubresauts de sa mémoire, les tremblements d'une société obsédée par l'ordre, la paix et la volupté. Par le réel et l'irréel. Par Arsène, surtout, que Valentin rencontre alors qu'il vient d'avoir vingt ans, et les garde-fous qui s'effondrent d'un seul coup. Jusqu'à la fin, on le suit dans une lutte féroce avec l'amour, la révolte, la vérité, ou plutôt avec les formes qu'ils ont prises dans une société qui en étouffe jusqu'au désir.

    Entremêlant les voies du roman social, du récit d'apprentissage et de la dystopie, Diana Filippova nous entraîne dans un roman politique qui est aussi une histoire d'amour. D'une douloureuse beauté qui n'est pas sans rappeler celle de Martin Eden, la quête de Valentin tend un miroir à une société d'une monstrueuse bienveillance, où tout est permis et rien n'est possible.

  • boombass,une histoire de la french-touch Nouv.

    Hubert Blanc-Francard est tombé dans la musique quand il était petit. À l'adolescence, grâce au home studio installé dans sa chambre par son père, il manipule boîtes à rythmes et synthétiseurs. Les années 80 se terminent quand il entre comme DA chez Polydor et participe à l'émergence du rap français, en coproduisant le premier album de MC Solaar.
     
    Quelques années plus tard, c'est la découverte, avec Philippe Zdar, de la musique électronique : sous le pseudonyme de BoomBass, il crée, avec son alter ego, le duo Cassius qui devient, à côté des Daft Punk, l'un des fers de lance de la French touch, qui rayonne dans le monde entier.
     
    Illustré par mille anecdotes et une playlist retraçant trente ans de musique pop, mettant en scène les artistes les plus mythiques, de Serge Gainsbourg à Pharell Williams, BoomBass est le récit de l'intérieur de cette histoire légendaire qui continue de marquer les générations.

    Hubert Blanc-Francard est musicien. Il est le cofondateur du groupe Cassius. BoomBass. Une histoire de la French touch est son premier livre.

  • l'assemblee des animaux Nouv.

    Face aux catastrophes écologiques qui s'enchaînent et mettent la planète en péril, les animaux désespérés et furieux décident d'agir. Tous, lion, baleine, aigle, souris et même chien et chat, se rassemblent pour une conférence solennelle, dans un lieu que seules les bêtes connaissent depuis qu'elles sont nées.
    La grande assemblée des animaux va devoir décider s'il faut sauver la planète ou laisser l'homme continuer d'agir impunément. Après que chacun a pris la parole, il est décidé d'envoyer aux humains un terrible avertissement : une épidémie...
    Fortement inspiré de la tradition des grands classiques, mythologies, fables et contes animaliers, ce roman contemporain donne la parole aux animaux pour mieux éprouver notre humanité. Publié sous forme de feuilleton dans le quotidien La Repubblica, ce texte original et réjouissant a connu un immense succès auprès des lecteurs italiens.

  • danger en rive Nouv.

    La narratrice de ce roman a décidé, un jour, de couper les ponts avec le monde qui l'entoure, de renoncer à sa carrière d'écrivain, de quitter Paris pour se réfugier dans sa maison, perdue dans la campagne, au milieu du pays d'Auge.
    Cela fait maintenant cinq ans qu'elle vit là, recluse, parfaitement solitaire, en dehors de son chien, Paul, qui l'accompagne partout. Depuis, elle n'a plus écrit une ligne.
    À l'origine de ce changement de vie, il y a un traumatisme, si violent qu'elle en a perdu la mémoire. Des bribes de souvenirs vont pourtant refaire surface. Cette femme rendue à elle-même découvre alors qu'elle a été la victime d'un harceleur qui ne lui a laissé aucun répit, au point qu'elle a failli en perdre la vie.
    Aujourd'hui, ce personnage monstrueux l'a retrouvée. Cette fois, elle n'a plus le choix : ce sera lui ou elle.

    Nathalie Rheims vit toujours à Paris. Danger en rive est son vingt-deuxième roman.

  • l'echappee Nouv.

    l'echappee

    Angie David

    Quatre amies, qui se connaissent depuis le lycée, à Nouméa, s'offrent pour leurs 40 ans un week-end dans un village perdu de la Drôme. Corvolle appartient à Philippe, écrivain raté, qui a troqué ses ambitions contre une idéologie collapsiste.
    Les héroïnes, empreintes de progressisme, prêtes à adhérer aux grandes convictions actuelles, sont des clientes idéales pour un tel projet, excepté la narratrice qui, enceinte d'un premier enfant, se montre critique envers les « clichés » de l'époque, pleine de contradictions et de paradoxes.
     
    Se jouent, d'un côté, les liens quasi familiaux entre ces femmes, et de l'autre, les dissensions politiques qui existent quand on aborde les questions liées à la culture « woke ». Mais de conversations en disputes, n'est-ce pas l'amour qui les unit qui se révélera plus fort ?
     
    Angie David est écrivaine et éditrice. On lui doit, notamment, Dominique Aury (Goncourt de la biographie, 2006) et Sylvia Bataille (2013), parus chez Léo Scheer.

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