13 novembre 2015, 22 mars 2016, et après...

  • le clandestin de Daech Nouv.

    Tout le monde connaît Salah Abdeslam et Abdelhamid Abaaoud, acteurs des tueries du 13 novembre 2015. Derrière ces djihadistes, il y a une ombre énigmatique : celle d'Oussama Atar. Cet homme né à Bruxelles était le responsable des opérations extérieures de l'État islamique. Il est considéré aujourd'hui comme le principal coordinateur des attentats de Paris, mais aussi de Bruxelles. Arrêté en Irak en 2005, condamné dans ce pays pour terrorisme, il a été libéré en 2012 sur insistance des autorités belges, qui pensaient l'utiliser comme infiltrant dans les milieux djihadistes de la capitale européenne. Peu après son retour en Belgique, Oussama Atar est reparti pour la Syrie où il a gravi discrètement, sous le nom de guerre d'Abou Ahmad, les échelons de l'organisation terroriste. Comment un gamin de Laeken est-il devenu djihadiste en Irak, prisonnier des Américains et des Irakiens puis rapatrié sur l'intervention pressante de services secrets et de la société belges, avant de devenir, dans l'ombre, l'émir des terroristes européens de Daech et de piloter à ce titre les attentats les plus sanglants que l'Europe ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale ? C'est ce que ce livre permet de comprendre, en rassemblant les pièces jusqu'ici inconnues ou dispersées d'un puzzle extraordinaire et d'une affaire d'État. Christophe Lamfalussy est grand reporter à La Libre Belgique, en charge des questions internationales et des affaires de terrorisme. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, et co-auteur de Molenbeek sur Djihad (Grasset, 2017). Georges Dallemagne est médecin, ancien directeur des opérations de Médecins Sans Frontières, député parlement fédéral belge où il s'est spécialisé dans les questions de sécurité. Tous les deux se sont rendus à de nombreuses reprises en Irak et en Syrie.

  • convoyeur de la mort Nouv.

    « Je vais accoucher au milieu d'un désastre. Me perpétuer en pleine mort. Donner la vie quand la nuit nous pétrifie. La vie va sortir de moi dans une ville meurtrie. Dans la nuit du 13 novembre 2015, un attentat a tué à Paris cent trente et une personnes et en a blessé près de cinq cents autres. La vie tape dans mon ventre pendant qu'on entasse les corps. Je nage à contre-courant. Je porte une fille quand des mères pleurent leur enfant. Je me régénère alors que Paris est à sang. Aucune trace en moi d'un esprit de révolte : je n'ai pas décidé d'enfanter pour m'épargner la mort ni créer du renouveau. Être fertile pour faire peau neuve, non. Je ne me demande pas pour quel monde mettre au monde. La vie est déjà en moi. Elle bat obstinément depuis huit mois. Que reste-t-il en nous quand, au plus intime, la vie et la mort se sont livré bataille ? ».

    Ce livre est le fruit de plus de quatre ans d'enquête, d'une cinquantaine d'entretiens menés entre Bruxelles et Paris, et d'une quête personnelle. Dans ce « roman vérité » selon l'expression de Truman Capote, Etty Mansour a exploré la dimension psychologique de Salah Abdeslam, seul survivant parmi les terroristes du 13 novembre, en s'entretenant avec ses proches, notamment sa fiancée, son avocat belge, une sociologue molenbeekoise et une psychanalyste clinicienne qui exerce en prison auprès de détenus pour terrorisme islamiste. Au-delà de l'itinéraire biographique de Salah Abdeslam, elle a cherché des clés de compréhension sociale, historique, idéologique et religieuse en se rapprochant d'éducateurs sociaux, d'un historien, d'un juge et d'une policière de l'antiterrorisme, d'un imam et d'un rabbin.
    Si l'exercice du droit est indispensable à une société meurtrie par des attaques terroristes de cette ampleur - depuis la Seconde Guerre Mondiale, l'Europe n'avait pas eu à faire face à un tel niveau de violence - la littérature peut, à sa manière, aider à transformer la terreur dont nous avons été la cible. Elle peut permettre de comprendre, de l'intérieur, ce qui nous est collectivement arrivé. Cette conviction a guidé le travail d'Etty Mansour et lui permet d'éclairer la trajectoire du seul terroriste encore en vie, à mettre des mots sur son silence qui est, à ses yeux, le nouveau piège qu'il nous tend.
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  • la cellule : enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 Nouv.

    Soren Seelow & Nicolas Otero Une enquête en BD exceptionnelle ! Nos deux auteurs retracent la chronologie des évenements du 13 novembre 2015.
    Jamais un docu-fiction n'a porté aussi loin la minutie de la reconstitution Cette BD retrace l'histoire inédite de latraque d'Abdelhamid Abaaoud, à travers le regard d'un agent de la DGSE. Cette enquête est fondée sur des dossiers judiciaires, des notes de renseignement déclassifiées, des entretiens, ainsi que sur les écoutes téléphoniques des djihadistes.
    Page après page, le journa liste Soren Seelow, spécialiste des affaires terroristes, recompose alors le puzzle et, ce faisant, met lumière le fonctionnement ultraprofessionnel de l'État islamique, ses stratégies de recrutement, de formation, son organisation interne... mais aussi l'impuissance des services français et européen face à cette menace.

  • Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n'a qu'une arme : sa plume. A l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre "Vous n'aurez pas ma haine", publiée sur Facebook quelques jours après les attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.

  • Bataclan, Paris, Stade de France : le procès Nouv.

    Le 13 novembre 2015, des terrasses et restaurants de Paris, la salle de concert du Bataclan et le Stade de France étaient pris pour cibles par trois commandos kamikazes. Ces tueries de masse ont fait 130 morts et des centaines de blessés.
    Le procès historique qui s'ouvre à Paris le 8 septembre 2021 devra répondre aux questions que se pose toujours la France entière. Qui a commandité, organisé et exécuté ces attentats sans précédents ? Comment des doctrinaires islamistes sont-ils parvenus à enrôler des petits délinquants tout à coup prêts à sacrifier leur vie ? Mais aussi pourquoi nos services de renseignements n'ont-ils pas réussi à déjouer ces projets criminels, alors que la quasi-totalité des auteurs étaient fichés et connus de la justice ? Pourquoi nos forces d'élite ont-elles mis plus de deux heures pour neutraliser le commando du Bataclan ? Et si demain un autre attentat d'envergure se reproduisait, serions-nous mieux équipés pour y faire face ?

  • Belgique, le 15 janvier 2015. À Verviers, les hommes des Unités spéciales partent à l'assaut d'une maison ouvrière dans laquelle trois terroristes se réclamant de l'État islamique se préparent à commettre un attentat.Unefusilladeannonciatriced'unevaguedeterreurenBelgiqueetenFrance.

    En première ligne, l'inspecteur principal Lionel D. de l'Escadron Spécial d'Intervention, l'ESI. Pour la première fois, un membre de cette unité d'élite de la Police fédérale se livre à coeur ouvert sur sa vie et sur son travail. Une formation impitoyable, un engagement jusqu'à la mort. Une lutte quotidienne contre la violence et contre les gangsters de tout poil. L'histoire d'une famille qui l'aide à tenir le coup, et d'une nouvelle paternité, alors qu'il est en pleine guerre contre le terrorisme. L'histoire de la traque de Salah Abdeslam,quichangerasavieetcelledesescollègues. Àjamais.

  • 22 mars 2016, aéroport de Bruxelles. Janet Winston-Young et son mari Fred se trouvent dans la file d'enregistrement de la Delta Airlines lorsque, à quatre mètres, un kamikaze déclenche froidement sa bombe. « Je suis en train de mourir » se dit Janet avant de perdre conscience.
    Plus tard, elle ouvre les yeux au milieu du carnage. Elle est l'une des survivantes, Fred aussi. Sa rencontre avec la mort qu'elle a frôlé, avec la malveillance et la folie des humains soulèvent en elle des questions d'ordre existentiel, qui mettent à l'épreuve sa conception du monde, de l'homme et de Dieu.
    Pour tenter d'apporter des réponses à ses interrogations, l'auteure retrace le parcours des terroristes et montre les liens étroits entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles, jusqu'en Syrie.
    Aujourd'hui, la violence et la mort rôdent à l'échelle planétaire dans un monde fragilisé par une pandémie. La succession de faits nouveaux ainsi que les procès qui se succèderont en 2021-2022 en France et en Belgique ne laissent entrevoir aucun répit.
    Intimiste et précis, sans pathos ni effets, ce témoignage bouleversant ouvre des pistes de réflexion sur la violence et la mort. Un livre pétri d'humanité et résolument porteur d'espérance.

  • « Ce vendredi 13 novembre 2015, je suis avec deux amis à un concert de rock, au Bataclan. Nous sommes là pour boire des bières, écouter de la bonne musique. La vie, quoi.
    À environ 21 h 40, c'est par un bruit de pétards que l'Histoire me percute. Le temps, en me retournant, de voir un terroriste, son regard haineux, et les flammes sortir du canon de sa kalash, tout s'accélère, je suis projeté en avant dans la fosse. Pendant plusieurs minutes sous le feu, je perds de vue mes amis et parviens à me réfugier dans un «cagibi» à droite de la scène. Nous n'en sortons que deux heures plus tard, libérés par le Raid.
    Les jours suivants, je suis pris dans un tourbillon. Je dois gérer le deuil de mon ami Vincent et mon retour au travail. L'esprit bombardé de questionnements et de sollicitations, je décide d'écrire un journal pour coucher mes réactions à chaud, me vider, me reconstruire.
    Le texte est tel quel, brut, sans relecture et réécriture, avec la violence et l'absence de recul critique que cela peut entraîner.
    Avant d'être victime d'attentat, je suis enseignant et historien, j'ai travaillé sur l'Islam médiéval et sur les usages politiques de l'histoire. Avec les attentats, la violence du réel a frappé ma conscience du réel.
    Cinq ans après les attentats, deux ans après la fin de ce journal, il était temps de faire le bilan. »

  • attentats du Bataclan : l'espérance qui nous fait vivre ; Nouv.

    VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015, une date gravée à tout jamais dans le coeur de Sylvie et Erick Pétard. Celle d'un avant et d'un après. Avant, une famille heureuse, des parents qui ont patiemment construit, par une vie de labeur et de service, un bonheur qui les comble : deux filles qui rayonnent, un métier qui les passionne. Après, le néant, Marion et Anna fauchées par les balles des terroristes dans la nuit d'horreur des attentats de Paris, Sylvie et Erick condamnés à la peine perpétuelle du chagrin et de l'injustice. Ils racontent ces heures terribles du vendredi noir et des jours d'après. Et pourtant, du creux de leur blessure a pu sourdre une source de Vie et l'espérance chrétienne de retrouver un jour leurs filles. Ils nous confient le cheminement qui les a conduits de prières en lectures et en rencontres à cette paisible certitude.

  • l'homme qui riait sous les bombes Nouv.

    13 novembre 2015, Sinjar, Irak, le général Kovli remporte une bataille décisive contre Daech, aux côtés de Bakhtiyar, célèbre fixer kurde irakien, et Alex, journaliste français en reportage. Mais la victoire est amère. Le groupe d'amis apprend le soir-même que plusieurs attentats ont été commis à Paris.
    Entre Mossoul et Raqqa, Alex croisera la route de Mike, un Américain ambigu et insaisissable, volontaire pour combattre avec les Kurdes... Qui est-il ? Pourquoi les services secrets occidentaux se mettent-ils soudainement à la recherche de Bakhtiyar ?
    Confrontés à ce nouvel ennemi intime, le djihadisme new age occidentalisé, les protagonistes luttent pour rester en vie. Réussiront-ils à échapper au souffle brûlant de la haine ?

    Une plongée dans l'histoire tourmentée de l'Irak et de la Syrie, entre 2014 et 2017. Un récit profondément humain, qui fait la part belle à l'amitié et s'interroge sur l'absurdité de la guerre.

  • insecurite interieure Nouv.

    Cet ouvrage revient, avec précision et des détails inédits, de façon très documentée sur soixante ans de terrorisme islamiste ayant visé la France, en y dévoilant les noms des différents idéologues et leurs textes, ainsi que leur stratégie et surtout lors de la période plus récente.

  • comment pourrais-je pardonner ? Nouv.

    Rescapé du Bataclan, Victor Rouart dénonce, au-delà de son parcours de reconstruction, le climat de « lâche soulagement » qui règne en France depuis la vague d'attentats, et appelle à un sursaut politique et citoyen contre le terrorisme.
    Victor était au Bataclan ce soir du 13 novembre 2015. Dès le début de l'assaut, une balle de Kalachnikov lui transperce les deux jambes. Il vit le reste de la prise d'otage au sol, au milieu de la fosse de la salle, entouré de victimes. Récupéré par la BRI puis les pompiers de Paris, il passe « à quelques minutes de la mort » selon les soignants. La suite, ce sont de nombreuses opérations, des miracles accomplis par le corps médical, mais aussi des moments de doute, de douleur. Et le début d'une longue méditation : comment, et pourquoi un tel attentat peut-il arriver, en France en ce début de XXIe siècle ? Comment la République a-t-elle pu laisser s'installer une telle tension sur son sol ? Qui sont les responsables ? Dirigeants politiques, journalistes... nombreux sont ceux qui évitent soigneusement d'aborder les problèmes de la société française pour leur préférer un beau récit sur la résilience de la nation. Non, les bougies aux rebords des fenêtres ne doivent pas constituer l'alpha et l'oméga de la réaction d'une nation face à des actes terroristes faisant plusieurs centaines de victimes. Oui, la France ne pourra faire l'économie d'un débat en profondeur sur son identité et ses valeurs, et avec des répercussions très concrètes sur la citoyenneté.
    Réprimer le fanatisme, défendre les citoyens et leur faire justice avec force, lutter contre le communautarisme, ce n'est pas le propre d'une nation belliqueuse, mais d'un pays civilisé.

  • l'avocat rebelle Nouv.

    l'avocat rebelle

    Mary Sven

    Aujourd'hui classé parmi les meilleurs avocats pénalistes, Sven Mary est connu pour défendre des criminels et des djihadistes, des personnes dont personne ne veut. C'est surtout en acceptant la défense de l'ennemi public numéro 1, Salah Abdeslam, logisticien présumé des attentats du 13 novembre 2015, que Sven Mary se fera une réputation internationale. Au sein de cet ouvrage, l'avocat tenace revient longuement avec Erwin Verhoeven sur les grandes affaires qui ont jalonné sa carrière et expose les principes de droit qui lui tiennent à coeur.

  • ricochets ; proches de victimes d'attentats : les grands oubliés Nouv.

    7 janvier 2015, après-midi. Camille Emmanuelle accompagne son mari, Luz, dessinateur de Charlie Hebdo et rescapé des attentats, pour un premier entretien psychologique à l'hôpital. La psychologue se tourne vers elle : et vous, comment allez-vous ? Elle ne comprend pas la question : elle va bien, ce n'est pas elle qui est traumatisée ! Pour la thérapeute, son lien avec une victime fait de Camille une « victime par ricochet ». Drôle d'expression... Pendant les mois qui suivent, Camille en reste convaincue : elle accompagne son mari, c'est tout. Mais cinq ans plus tard, au fil d'un parcours douloureux et aujourd'hui encore difficile, le constat s'impose : elle a effectivement développé des symptômes post-traumatiques. Et elle s'interroge.
    Aider au quotidien, psychologiquement, pragmatiquement, intimement, quelqu'un dont la vie a été bouleversée du jour au lendemain par une tragédie, qu'est-ce que cela veut dire ? Jusqu'où cette place de « proche » l'a-t-elle bouleversée dans sa psyché, dans son rapport aux autres, dans ses valeurs profondes ? Ce vécu justifie-t-il la reconnaissance psychologique et juridique d'un statut à part ? Voire une indemnisation ?
    Sur un sujet méconnu, reconnu par la psychiatrie en 2013 seulement, Camille Emmanuelle mène alors une enquête intense, personnelle et journalistique. Elle raconte un chemin chaotique, les bons et les mauvais jours, les copains qui comprennent (ou pas), l'institution défaillante, les gueules de bois, les bonnes âmes qui critiquent la posture victimaire. Elle va à la rencontre d'autres proches de victimes, de psys, d'avocats, de sociologues et même d'un jardinier, pour tenter de comprendre ce qu'être un « ricochet » veut dire. Avec honnêteté, émotion et parfois même un regard amusé, elle décrypte cette expérience de vie, rarement évoquée et pourtant loin d'être unique.

  • une minute quarante-neuf secondes Nouv.

    "Se croire capable de partager cette expérience avec les autres est une entreprise perdue d'avance." C'est dans la brûlure inapaisable de cette lucidité que Riss, directeur de la rédaction de "Charlie Hebdo", entreprend le récit intime et raisonné d'un événement tombé dans le domaine public : l'attaque terroriste du journal le 7 janvier 2015. Tentative sans illusion mais butée de se réapproprier son propre destin, de réhabiter une vie brutalement dépeuplée, ce livre qui confronte la réalité d'une expression galvaudée - "liberté d'expression" - révèle aussi un long compagnonnage avec la mort. Et nous saisit par son très singulier mélange d'humilité et de rage.

  • 13 novembre 2015, Paris. Attentat meurtrier au Bataclan, en plein concert. Parmi les rescapés se trouve Fred Dewilde, dessinateur et graphiste. Ces deux heures dans la fosse au milieu des morts ont définitivement bouleversé sa vie.

    Un jour, sa route croise celle d'Armelle Vautrot, thérapeute, qui mène une recherche universitaire sur l'écriture du trauma.

    C'est l'évidence.

    Les deux auteurs unissent aujourd'hui leurs forces, leurs talents mais aussi leurs expériences, plus ou moins douloureuses, pour s'adresser à leurs frères et à leurs soeurs victimes de violence, quelle qu'elle soit.

    Armelle Vautrot analyse et s'inspire de 30 dessins de Fred Dewilde pour développer un concept unique lié au trauma.

    Un ouvrage universel : parler à tous, parler de tous, parler pour tous. Si ces pages peuvent donner du sens et de la force à d'autres victimes de trauma et ouvrir la porte de la résilience, il aura atteint son but.

  • Les attentats de mars 2016 à Bruxelles vus par deux médecins urgentistes. Et un point de vue sur la situation des urgences hospitalières en Belgique.

  • Karen Northshield se trouvait à l'aéroport de Bruxelles pour rejoindre sa famille aux Etats-Unis le 22 mars 2016 quand a eu lieu l'attaque terroriste qui tua 18 personnes et en blessa 92 autres. Littéralement soufflée par la bombe qui a explosé à seulement quelques mètres d'elle, transportée in extremis à l'hôpital où elle subira de multiples interventions chirurgicales, et alors qu'aucun médecin ne la pensait capable de survivre à un tel choc, cette belgo-américaine de trente ans va pourtant puiser en elle une rage de vivre hors du commun et se reconstruire peu à peu.
    Cinq ans après ces événements tragiques qui ont bouleversé la Belgique entière, Karen revient dans cet ouvrage sur le combat surhumain qu'elle a mené pendant plus de trois ans pour surmonter la souffrance physique et psychologique. Par trois fois, son coeur s'est arrêté de battre. Par trois fois, il est reparti. A l'image d'un corps morcelé qui tente de se rassembler, le récit qu'elle nous livre se présente sous la forme d'un abécédaire éclaté, de A comme Attentat à Z comme Zaventem, une façon sans doute pudique d'aborder une réalité qui ne peut s'appréhender dans sa totalité.

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