John le Carré, Service rendu, le brexit comme vous ne l'aviez pas vu venir.

  • À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d'espions décatis. À l'exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d'un oligarque ukrainien.
    Nat n'est pas seulement un agent secret. C'est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c'est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l'urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal.
    Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté par une tension constante.
    Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin
    "Aucun autre écrivain n'a su mieux que John le Carré restituer – sans pitié à l'égard des politiciens – les affaires publiques et les coulisses secrètes de notre temps." The Guardian
    "Subtil, désabusé, impeccable. Un bonheur de lecture, de la première à la dernière page." The Daily Mail
    "Retour de service tombe à point nommé comme le signal urgent d'un lanceur d'alerte". The Washington Post
    Bio auteur à venir.
    Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.

  • La Maison Russie

    John Le Carré

    En ces temps incertains du troisième été de la perestroïka, à Moscou lors de la première " foire audio ", le VRP Niki Landau se voit confier par une superbe Russe inconnue un manuscrit à rapporter en Angleterre et remettre à Barley Scott Blair, éditeur poussiéreux, saxophoniste amateur et pilier de bar avéré. Or ce document contient des secrets militaires qui pourraient changer le cours de l'histoire.
    Pris en main par les experts de la Maison Russie qui l'enrôlent malgré lui dans les Services secrets de Sa Majesté, Blair a pour mission de remonter à la source et de découvrir les intentions cachées de l'auteur, un physicien soviétique surnommé Goethe, par l'intermédiaire de sa jolie messagère, Katia. Mais l'espionnage n'est plus ce qu'il était et le Rideau de fer rouille trop vite aux yeux des faucons de la guerre froide. De Londres à Leningrad et Moscou, Barley Scott Blair devra trouver seul sa propre voie, déchiré entre héroïsme d'un autre âge, idéalisme désabusé et découverte du grand amour.
    Les temps changent, les héros aussi. Témoin éclairé de la nouvelle donne géopolitique dans les rapports Est-Ouest, John le Carré nous livre ici un magnifique roman d'anti-espionnage qui fustige les conservatismes de tout crin.

  • 1961. L'espion britannique Alec Leamas et son amie Liz Gold trouvent la mort au pied du mur de Berlin.
    2017. Peter Guillam, fidèle collègue et disciple de George Smiley dans les services de renseignement autrefois surnommés " le Cirque ", est tiré de sa retraite en Bretagne par une lettre de son ancien employeur, qui le convoque à Londres. Pourquoi ? Ses activités d'agent secret pendant la guerre froide le rattrapent. Des opérations qui firent la gloire du Londres secret vont être minutieusement décortiquées par une nouvelle génération qui n'a que faire des luttes menées jadis par les Occidentaux contre le bloc communiste. Quelqu'un doit payer pour le sang des innocents sacrifiés sur l'autel de l'intérêt général.
    Entremêlant le passé et le présent pour laisser chacun raconter son histoire, L'Héritage des espions est un roman éblouissant de virtuosité. Ultime hommage au héros indestructible George Smiley, il marque la consécration d'un écrivain prodigieux.
    Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin
    John le Carré, né en 1931, a étudié aux universités de Berne et d'Oxford, enseigné à Eton, et a travaillé pour le renseignement britannique pendant la guerre froide. Depuis plus de cinquante ans il se consacre à l'écriture et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles.
    Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.
    " Un livre rare, dont la lecture change notre vision du monde. Implacable, profondément subtil, superbe. " William Boyd, The New Statesman
    Ce roman est l'affirmation d'une longue et exceptionnelle vigueur créatrice. " The Observer
    " Si vous êtes novice, commencez par ce livre, et bienvenue sur les terres de John le Carré ! " Financial Times
    " L'Héritage des espions livre enfin au lecteur les pièces longtemps manquantes d'un puzzle. Le Carré s'empare avec panache d'un classique écrit par ses soins qu'il détourne allègrement. Comme les bons vins, son écriture s'est enrichie avec le temps. " The Times


  • Fils naturel d'un missionnaire catholique irlandais et d'une villageoise congolaise, Bruno Salvador, alias Salvo, a gardé de son enfance africaine une passion immodérée pour les langues. Devenu interprète éminent, il est régulièrement sollicité par de grandes entreprises et des tribunaux, mais aussi par le Renseignement britannique.
    Envoyé sur une île perdue pour une mission d'interprétariat lors d'une conférence secrète entre des bailleurs de fonds occidentaux et des chefs de guerre rivaux dont l'objectif affiché est de rétablir l'ordre et la paix en République démocratique du Congo, il devient malgré lui le seul témoin des machinations cyniques qui s'ourdissent dans l'ombre pour dépouiller de ses richesses un pays déjà ravagé par la guerre. Or l'amour qu'il porte à Hannah, la belle infirmière congolaise, a rallumé en lui l'étincelle de la conscience africaine qui couvait sous l'éducation catholique rigide jadis reçue à l'école de la Mission. Le naïf Salvo saura-t-il s'affranchir des inhibitions qui le brident pour devenir le héros d'un noble et dangereux combat ?
    John le Carré est né en 1931. Après des études universitaires à Berne et Oxford, il enseigne à Eton, puis travaille pendant cinq ans pour le Foreign Office.
    Son troisième roman, L'Espion qui venait du froid, lui vaut la célébrité. La consécration vient avec la trilogie La Taupe, Comme un collégien et Les Gens de Smiley, suivie de son roman le plus autobiographique, Un pur espion. Le Chant de la Mission est son vingtième roman.

  • Une vérité si délicate

    John Le Carré

    • Audiolib
    • 4 Décembre 2013

    2008, Gibraltar : commanditée par les Affaires étrangères britanniques et une société militaire privée américaine, une opération anti-terroriste vise un acheteur d'armes djihadiste. Kit Probyn, diplomate naïf, sera le « téléphone rouge » du ministre, alors que Toby Bell, son secrétaire particulier est étonnamment tenu à l'écart.
    2011, Toby est convoqué par un Probyn à la retraite, à deux doigts de dévoiler les dessous de l'affaire, totalement véreuse. Choisira-t-il sa conscience contre sa loyauté envers l'État ? John le Carré revient dénoncer les collusions entre pouvoir politique et multinationales du renseignement au prétexte du prétendu combat entre chrétienté et islam. Un roman d'espionnage magistral sur ces personnages broyés entre éthique et devoir d'État.
    Philippe Allard passe avec brio du récit haletant au registre intime des débats qui déchirent chaque personnage de ce roman sans concession.
    Titre original : A Delicate Truth
    Éditeur original : Viking/Penguin books, Londres © David Cornwell, 2013
    © Éditions du Seuil, octobre 2013, pour la traduction française
    © et (P) Audiolib, 2013
    Couverture : © Florence Joubert / Picturetank
    Durée : 11 h 23 min

  • Tessa Quayle, jeune et belle avocate anglaise, a été sauvagement assassinée près du lac Turkana dans le nord du Kenya. Son compagnon de voyage et amant supposé, médecin africain d'une organisation humanitaire, a disparu sans laisser de trace. Justin, l'époux de Tessa, diplomate de carrière au haut-commissariat britannique de Nairobi et jardinier amateur, se lance dans une quête solitaire à la recherche des tueurs et de leur mobile.
    Sa quête l'entraîne à Londres, puis à travers l'Europe et au Canada, pour le ramener en Afrique jusqu'au Sud-Soudan et se terminer sur les lieux mêmes du crime. Une odyssée pleine de violence et de fureur où se trament les sombres machinations de multinationales pharmaceutiques, où se nouent d'étranges alliances politiques.
    Et tandis que s'éveille la conscience de Justin, tandis qu'il se rallie à la cause de Tessa, allant jusqu'à achever la mission qu'elle s'était assignée, sa plus grande révélation sera la découverte de cette femme qu'il n'a guère eu le temps d'aimer.
    La Constance du jardinier mêle l'histoire bouleversante d'un homme grandi par la tragédie et l'impitoyable exploration de la face cachée de la mondialisation par l'un des romanciers les plus incisifs de notre époque.

  • La Taupe

    John Le Carré

    Londres au temps de la Guerre Froide. Il est devenu évident, sans contestation possible, que quelque part au plus haut niveau des services de renseignements britanniques se trouve un agent double : une "taupe" profondément installée dans leur texture même, depuis peut-être plusieurs décennies, par le Centre de Moscou.
    Et il est non moins évident que ce ne peut être qu'un parmi les cinq hommes : de brillants sujets, complexes, qui ont fait leurs preuves dans l'action, qui ont travaillé en étroite collaboration au long des années, qui se respectent et comptent les uns sur les autres - malgré les heurts de caractère, les différences de caste et de sensibilité, malgré l'impératif fondamental de leur profession : ne se fier à personne.
    C'est George Smiley, un des cinq, le plus brillant peut-être et le plus compliqué de tous, qui est chargé de débusquer la taupe et de la détruire.
    Peu à peu un palais d'illusion s'effondre, un mirage se dissipe. Presque avec nonchalance, à mesure que le roman s'achemine vers son stupéfiant dénouement, le Carré nous donne une vision totale du monde des services secrets. Avec, une fois encore, ce don incomparable pour évoquer les obscurs labyrinthes du monde de l'espionnage international.
    La Taupe est le premier volet de la "trilogie des Karla", l'œuvre d'un témoin lucide et passionné de son temps, qui, mieux que bien des chroniqueurs professionnels, a eu l'art, en trois romans éblouissants d'intelligence, d'évoquer tout un pan de notre Histoire, celui de la Guerre Froide.

  • "Etre inhumain lorsqu'il s'agit de défendre notre sens de l'humanité, impitoyable dans notre défense de la compassion, inébranlable pour défendre nos inégalités."
    George Smiley
    George Smiley est un petit monsieur bedonnant et myope, que sa femme, Ann, trompe parfois et même souvent. Ce personnage un peu effacé, qui se perd facilement dans l'anonymat de la foule londonienne, est aussi le chef des services secrets britanniques, que dans les romans de le Carré on appelle le Cirque. Ayant démasqué le traître, "la taupe", qui s'était infiltré au plus haut niveau dans cette organisation, Smiley a pour mission de "nettoyer les écuries".
    Dès le premier jour de son entrée en fonction, George Smiley passe à l'attaque. Son adversaire, c'est Karla, nom de code de l'officier traitant soviétique, qui a conçu le plan aboutissant à la ruine du Cirque. Et pour soldat, Smiley va choisir Gerald Westerby, vieux routier de l'Asie où l'ont entraîné ses reportages, rescapé de plusieurs journaux et de quelques mariages, et demeuré malgré tout cela un éternel collégien.
    Comme un collégien, deuxième volet de la "trilogie des Smiley", est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés. Echappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, il nous entraîne à travers l'Extrême-Orient. Il brosse un tableau impitoyable de toute cette faune qui peuple les beaux immeubles de Hong Kong, les boîtes de Bangkok ou les baraquements climatisés des bases américaines. Et tout cela avec cet humour corrosif qui ne sert sans doute qu'à masquer la secrète blessure d'une tendresse déçue.

  • "Rien n'est plus dangereux, se plaisait à dire George Smiley aux jeunes recrues du service secret britannique, qu'un vieil espion pressé." Ici, le vieil espion, dans ce roman, c'est George Smiley lui-même toujours aussi replet, aussi prospère, aussi perspicace, aussi inquiet - et, à n'en pas douter, aussi dangereux.
    Un coup de téléphone en pleine nuit vient le tirer de sa retraite. Sur une pelouse de Hampstead, un quartier résidentiel de Londres, on a retrouvé le cadavre d'un vieil émigré balte, un ancien général qui a travaillé jadis pour Smiley. Les nouveaux chefs du Cirque - c'est le nom dont le Carré désigne les services secrets britanniques - ne donnent à Smiley qu'une consigne : étouffer l'affaire et non la résoudre.
    Mais comment faire taire ces fantômes de son passé qui l'appellent du fond des ombres, ces obscurs, ces sans-grade qui jadis étaient ses agents, les gens de Smiley ? Il se trouve une fois de plus déchiré entre des exigences personnelles et les impératifs d'une vieille fidélité à un service dont il a été le chef. On retrouve ici les ingrédients familiers aux lecteurs de le Carré : la tension qui vous dessèche la bouche, le perpétuel sens du paradoxe. Et surtout dans ce troisième volet de la "trilogie des Smiley", ce sens de l'humour, cette humanité, cette compassion pour ce que le Carré appelle la "condition ambiguë de l'agent secret" et que jamais on n'a perçue plus forte que pour ces Gens de Smiley, ces soutiers de l'espionnage, ces défenseurs acharnés de causes éternellement perdues.

  • Texte intégral lu par Didier Weill. Traduit de l'anglais par Mimi et Isabelle Perrin.
    Issa, jeune musulman russe affamé, arrive clandestinement à Hambourg avec les reliques d'un passé mystérieux.
    Annabel, jeune avocate idéaliste se jure de sauver Issa de l'expulsion.
    Tommy Brue, patron d'une banque anglaise en perdition détient les clefs de l'héritage interlope du père d'Issa.
    Ces trois âmes innocentes forment un triangle amoureux désespéré, sur lequel vont fondre les espions de trois nations différentes.
    Peuplée de personnages inoubliables, cette œuvre pleine d'une profonde humanité, ancrée dans les turbulences de notre époque, entretient une tension croissante jusqu'à une scène finale poignante.
    Vous serez tenu en haleine d'un bout à l'autre du récit grâce à l'interprétation prenante deDidier Weill qui donne corps à chacun des personnages.
    John le Carré est né en 1931. Après des études universitaires à Berne et Oxford, il enseigne à Eton, puis travaille pendant cinq ans pour le Foreign Office. Parmi ses derniers livres parus, La Constance du jardinier a connu un grand succès international et a été adapté à l'écran par Fernando Meirelles. Un homme très recherché est son vingt et unième roman. Il est commandeur de l'ordre des Arts et des lettres.
    Didier Weill est un comédien passionné de littérature ; il est également metteur en scène (Tchekov, Marivaux, Zweig, Hugo) et directeur d'un théâtre. Sa solide formation l'a également amené à enseigner son art.
    Durée : 12 h 23 min

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