Lisez-vous le belge ? tome 2

Question littérature, le Belge est multiple, dans ses formes d'écriture, dans les genres littéraires, dans le rythme de ses mots.

  • Comme Freddo manque d'argent pour entretenir l'immense domaine dont il vient d'hériter, il postule pour devenir professeur de philosophie. Avec une bande d'amis, il prépare des dossiers pédagogiques radicalement audacieux, à commencer par le livre que vous tenez en main. Leur objectif ? Rien de moins qu'instaurer une « contrécole » joyeusement révolutionnaire ! Tandis que tout se déglingue sur fond d'ultra-individualisme, l'entraide se présente désormais comme l'unique alternative viable. Solidairement co-écrit par ses quatre auteurs, Apnée pose une question urgente : comment apprendre à vivre par les temps qui courent ?

  • Un recueil de nouvelles apportant des clés pour comprendre l'actualité et combattre l'extrémisme politique.

  • Une nuit, traversant un pont, Soren disparaît. Meurtre ou suicide ? Pour percer le mystère, une centaine de témoins racontent Soren tel qu'ils le connaissaient. Homme multiple, tour à tour producteur, musicien, organisateur de festivals, il n'avait guère cessé, depuis la fin des années 1970, d'arpenter avec passion le monde de la musique. Mais que sait-on vraiment de ses proches ?
    C'est une enquête troublante que ce nouveau roman de Francis Dannemark et Véronique Biefnot. Patchwork de témoignages qui tente de saisir l'absence, le silence. Ensemble, ces voix composent un portrait en kaléidoscope de Soren.

  • "La Lecture" est un des tableaux les plus connus mais aussi les plus intrigants d'Henri Fantin- Latour: il représente deux jeunes femmes dans un intérieur bourgeois ; une de ces femmes lit, l'autre écoute. Cette toile est singulière parce qu'elle existe en deux versions très différentes l'une de l'autre (celle de 1870 se trouve à Lyon, celle de 1877 est à Lisbonne). Et son thème reste une énigme : il s'agit certes d'un portrait, mais l'essentiel est ailleurs.
    Les poèmes de ce livre s'interrogent sur la signification du tableau, notamment sur l'importance de la lecture dans la vie des femmes, hier et aujourd'hui. L'ambition du texte est d'imaginer l'expérience de cette lecture et tout ce qui l'emporte hors d'elle-même.

  • Un collectif hors norme avec 23 autrices et auteurs... La Ligne blanche est un ouvrage collectif qui rassemble 23 textes d'auteurs et autrices belges, français, turcs, italiens et congolais, venus du roman, de la poésie, de la bande-dessinée, du théâtre et du journalisme : Laurent Demoulin (Prix Rossel 2017), Nathalie Skowronek, Myriam Leroy, Lisette Lombé,Philippe Marczewski, Serge Delaive, Aline Dethise,Annick Walachniewicz, Carl Norac, Vincent Tholomé,Pascal Leclercq, Aurélie William Levaux, Aliette Griz,Carole Zalberg, Fiston Mwanza Mujila, Inatello Passi,Karel Logist, Alexis Alvarez Barbosa, Julie Remacle,Anne Versaille, Yadel (Kenan Görgu?n), Ysaline Parisis et David Giannoni. Tous ont répondu à l'invitation d'Antoine Wauters, qui leur a simplement demandé ce que cela évoquait pour eux, la « ligne blanche ». À quoi pensaient-ils ? Que voyaient-ils ? Pour lui, il était évident qu'elle était une soustraction, un retrait, une brèche dans le grand bruit du monde ou quelque chose s'en approchant, un lieu magique d'où viendrait puis s'en retournerait tout ce qu'on dit, tout ce qu'on écrit. Une ligne parfaite, remplie d'une écriture qui n'aurait pas besoin de se montrer pour exister. Un effacement. Quelque chose comme ça. Mais non.

  • Par les pays, les mers et les frontières, écoutez les récits des traversées infernales des exilés grâce aux voix des écrivains.
    Ce recueil veut vous donner des voix à entendre. Ces voix racontent les traversées, - de pays, de mers, de frontières ou d'enfers - qui, presque toujours, aboutissent à l'exil. Ces voix sont celles d'hommes et de femmes qui ont vécu, subi ou accompagné les fuites, les cheminements, les tortures et les rêves, brisés parfois. Et qui les écrivent. Ces voix sont celles d'écrivains (d'Irak, de Syrie, du Nigeria, du Congo, d'Espagne, de Belgique ou d'ailleurs) qui disent, de toute la force de leurs mots écorchés, la puissance de l'espoir. Et l'irréductible besoin de fraternité. Les droits d'auteurs issus de la vente de cet ouvrage seront reversés à Médecins du Monde pour ses programmes destinés aux personnes migrantes en Belgique.
    Un recueil de récits et de témoignages interpellant qui rassemble différents regards et les sensibilités pour décrire les cheminements et les rêves parfois brisés de ceux qui ont fui ! Les droits d'auteur de cet ouvrage seront versés à Médecins du Monde.
    EXTRAIT
    De la jetée de la Punta del Santo à Tarifa, on voit arriver, jour après jour, des hommes, des femmes, des enfants, enveloppés dans des couvertures rouges, et dont les gilets de sauvetage orange font ressortir les grands yeux, blancs, aux regards perdus. Quand ils sont nombreux, des journalistes accrédités, des autorités locales et des groupes de curieux sont là. Dans le meilleur des cas, ils descendent la passerelle des bateaux de sauvetage, le pas titubant, encore nauséeux du mal de mer, incrédules après la dure traversée du Détroit. Épuisés. Ils sont escortés par des Guardias civiles et des membres du personnel sanitaire. Certains parlent un peu d'anglais mais la plupart se taisent, baissent la tête. Attendent.
    Plus tard, quand les curieux et les journalistes seront partis, quand les projecteurs des bateaux de sauvetage seront éteints et que les autorités locales s'en seront allées, des silhouettes portant des masques et des gants bleus en latex, descendront les autres. Ceux qui n'ont plus rien à partager, à dire, à craindre. Ceux que la mer a pris. Ceux qui n'y sont pas arrivé.
    Si la mer était un cimetière, elle serait pleine de croix, de souvenirs de familles, d'individus rudement trainés pendant des milliers de kilomètres, là en bas, sur le fond. Si la mer avait une voix, son cri de douleur serait insupportable.
    Qui sont tous ces gens ?
    Pourquoi risquent-ils leur vie et la perdent souvent ?
    Qui étaient-ils avant que nous leur volions leur identité pour les appeler migrants ?
    Comment était leur vie, leur village, leur ville ?
    Quelle musique aimaient-ils ? Quels paysages voyaient-ils dont leurs pupilles ont désormais la nostalgie ?
    Un choeur de voix, de sensibilités, de regards surgit comme une grappe de vie dans ce recueil. Des traversées et des mots. Des voyages sans fin, qui révèlent un nouvel horizon.

  • " Non à Bruxelles ! ", " La faute de Bruxelles ? ", " Les dernières décisions de Bruxelles "... Tant d'expressions galvaudées par les politiciens, les éditorialistes et la presse. Mais de quelle Bruxelles parle-t-on ? Qui connaît les multiples visages de ce millefeuille surréaliste où se croisent au quotidien des dizaines de cultures ? Assurément les treize auteurs de ce recueil. Stars du polar ou jeunes plumes prometteuses, scénaristes de bande dessinée ou journalistes, tous ont Bruxelles dans le coeur et vous entraîneront de kabberdouch en stamcafés dans les rues et quartiers où ils vivent. Bienvenue dans les méandres du Palais de justice ou dans les serres du Palais royal. Welkom dans les Marolles et rue d'Aerschot. Willkommen parvis de Saint-Gilles et boulevard Reyers... Avec des textes de Barbara Abel, Ayerdhal, Émilie de Béco, Paul Colize, Jean-Luc Cornette, Patrick Delperdange, Sara Doke, Kenan Görgün, Edgar Kosma, Katia Lanero Zamora, Nadine Monfils, Alfredo Noriega, Bob van Laerhoven.

  • La collection Orbe invite le lecteur à aller voir ce qui se passe hors des sentiers battus avec, en ligne de mire, la relation que l'auteur interviewé entretient avec la proposition « je lis, j'écris, je suis lu ».

    Ces sentiers sont aujourd'hui ceux de la relation textes-images qu'Anne Herbauts développe dans une oeuvre dédiée a` la jeunesse, mais pas que... Auteur jeunesse, elle trouve intéressant les livres qui proposent plusieurs niveaux de lectures et où adultes et enfants peuvent se promener ensemble. Le cheminement d'Anne Herbauts sur le sentier de l'écriture s'inscrit par les mots qu'elle assemble et les images qu'elle construit, pour dire et redire le monde autour.

    « Le livre prend corps quand je prends les premières notes. Parfois c'est du texte mais j'ai déjà des pensées images. Je prends presque des notes écrites pour l'image, je dessine très peu avant ! Le format vient assez vite et je ne peux attaquer l'image physique, l'art plastique, que quand j'ai fait le chemin de fer du livre, quand j'ai mis à plat toute la structure avec le rythme et le déroulement temporel.
    Quand j'ai le chemin de fer du livre, j'ai la respiration du livre. Quand j'ai l'image avant, je peux tout jeter en général.» Hors du jardin bien organisé, elle observe la vie qui fourmille. Elle nous raconte la nécessité des assonances, du sauvage, de la caillasse, des cairns, et met en abîme la question du réel, celui de l'histoire, de l'auteur et du lecteur.

    « Il vaut mieux donner des livres qui ne sont pas lisses aux enfants. » Assurément, elle leur donne avant tout des livres à partager.

    Pour Anne Herbauts, il ne faut pas rester au milieu du jardin - dans ce qui est connu et reconnu - il vaut mieux expérimenter d'autres dimensions et mettre la tête dans la haie.

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