Le Rwanda, entre mémoire et reconnaissance

  • Sur les collines de Nyamata, Jean Hatzfeld part cette fois à la recherche des très rares Hutus qui ont résisté à la folie génocidaire au péril de leur vie. Au Rwanda, on les appelle abarinzi w'igihango, les gardiens du pacte de sang, ou parfois les Justes. Mais vingt-cinq ans après, ils restent des personnages silencieux, entourés de méfiance ; parce que aux yeux des Hutus ils incarnent la trahison, ou leur renvoient l'image de ce qu'ils auraient pu être, tandis que les Tutsis portent sur eux d'irréductibles soupçons et le plus souvent refusent d'admettre qu'il y ait eu des Hutus méritants.
    Beaucoup de sauveteurs ont été abattus par les tueurs, sans laisser de trace. Certains de ceux qui ont survécu racontent ici leurs histoires extraordinaires. Chacun trouve les mots pour relater ce chaos dans une langue étrange, familière et nourrie de métaphores, reconnaissable entre toutes pour ceux qui ont lu les précédents livres de l'auteur.

  • La traversée : un périple à travers l'immense forêt congolaise, de Kigali au Rwanda à Kinshasa en République démocratique du Congo. Un invraisemblable voyage, en moto, en camion, en barge, malgré les trafiquants, la fièvre Ébola, les groupes armés. Une traversée dans une nature dantesque où les hommes et les femmes vivent coupés du monde. L'enjeu ? Vérifier les accusations des autorités françaises, répétées inlassablement depuis plus de vingt ans : un génocide se serait déroulé au coeur de la forêt équatoriale congolaise, des centaines de milliers d'hommes et de femmes auraient été massacrés dans l'indifférence. Au fil des étapes, émouvantes, savoureuses ou romanesques, les témoins parlent. La vérité émerge, et avec elle le rôle de la France au Rwanda puis au Congo. Un engrenage qui a conduit Paris à s'enfoncer toujours plus avant dans la compromission. Un reportage fascinant. Une odyssée au coeur de l'Afrique.

  • Peut-on rassembler ceux que l'histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et leur fils Stokely. Mais après des années d'exil, quand elle rend visite à sa mère, Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se pardonner ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d'où il vient. Ode aux femmes persévérantes et à la transmission, ce roman mêle les voix de trois générations qui tentent de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d'aujourd'hui.

  • Construit comme une enquête, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l'ultime génocide du XXe siècle. Avant, pendant et après, ses personnages se croisent et se racontent. Jessica, la miraculée qui sait et répond du fond de son engagement de résistante ; Faustin Gasana, membre des milices du Hutu Power ; le lumineux Siméon Habineza et son frère, le docteur Karekezi ; le colonel Perrin, officier de l'armée française ; Cornelius enfin qui, de retour au Rwanda après de longues années d'exil, plonge aux racines d'une histoire personnelle tragiquement liée à celle de son peuple.

  • « Ejo » : au Rwanda, le même mot désigne « hier » et « demain ». Un seul mot pour se remémorer les temps fanés et raconter ce que peut être la vie après le génocide des Tutsi. Les trente nouvelles de ce recueil nous font entrer avec tendresse et lucidité dans l' intimité de femmes et d'enfants dont le destin est bouleversé par l'histoire. Une mosaïque de tons, entre désenchantement et espoir, pour réaffirmer notre humanité commune.

  • Ce dossier interroge la multiplicité des ressorts sociaux et politiques à l'oeuvre dans la transformation de l'État rwandais depuis 1994. Il cherche ainsi à se libérer de l'intentionnalisme dont beaucoup d'analyses de l'appareil étatique depuis le génocide restent encore prisonnières.

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  • À douze ans, Charles a vu ce que des yeux ne devraient jamais voir : l'extermination des siens.
    Avril 1994. Son pays, le Rwanda, bascule dans l'horreur et la folie criminelle. Son père et son oncle sont assassinés devant lui ; sa mère, ses frères, ses soeurs, jetés vivants dans des fosses. Comme tous les Tutsi de son village. Comme tous les autres Tutsi du pays. Tous sauf Charles. Ses bourreaux décident de faire de lui le symbole du génocide en marche. Il sera « le dernier Tutsi », celui que l'on tuera lorsque le « travail » sera terminé. Lorsque tous les autres auront été éliminés. Un mort en sursis.
    Le témoignage de Charles Habonimana nous plonge dans ce qui fut l'une des plus grandes tragédies du siècle passé : le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda.

    Texte intégral ;

  • « En 1994, la parole a tué au Rwanda ». Les symptômes traumatiques sont aussitôt apparus et ont duré des années. Ce dont ils témoignaient s'insère aujourd'hui dans le récit que délivrent les rescapés en participant à l'expérience inédite de l'Atelier de mémoire. Ce volume réunit les témoignages des deuxième et troisième groupes de participants.

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