Estelle Zhong Mengual

  • Apprendre à voir : le point de vue du vivant Nouv.

    A l'égal d'un Baptiste Morizot alliant, sur le terrain, la philosophie et les sciences naturelles pour en dégager de nouvelles manières d'être vivant, Estelle Zhong-Mengual oeuvre à hybrider l'histoire de l'art et les savoirs naturalistes les plus contemporains. Apprendre à voir est un livre érudit mais toujours accessible, passionnant, intimiste lorsque l'autrice partage ses émotions devant une fleur ou une mésange, un guide qui brouille les frontières entre musées et forêts, un vadémécum à avoir toujours avec soi pour renouveler notre lien à l'art et à la nature, raviver notre émerveillement et intensifier notre présence au monde.

  • Une enquête sur les enjeux à la fois artistiques et politiques de l'art participatif, depuis les années 1990.

    Jeremy Deller propose aux anciens mineurs d'Orgreave de participer à la reconstitution historique en costume de l'émeute ouvrière anglaise de 1984. Javier Téllez organise avec les patients de l'hôpital psychiatrique de Tijuana la propulsion d'un homme-canon par-dessus la frontière américano-mexicaine. Thomas Hirschhorn invite les habitants d'un quartier du Bronx à construire un monument en l'honneur du philosophe Antonio Gramsci. Une peau de cerf sur les épaules, Marcus Coates rencontre les résidents d'HLM à Londres et réalise une consultation spirituelle du lieu, en qualité de chaman.
    Ces pratiques artistiques contemporaines forment une nouvelle galaxie étrange, qu'on appellera ici art en commun. Il s'agit de créer dans l'espace social plutôt que dans l'atelier ; sur une longue durée et avec d'autres plutôt qu'en son for intérieur ; de façon collective plutôt que démiurgique. L'oeuvre n'est pas le fruit du travail de l'artiste seul, mais celui d'une collaboration en présence entre artiste et volontaires.
    Ce dispositif artistique bouleverse notre conception de l'art et nos catégories esthétiques. Mais il revêt aussi une dimension politique, en s'emparant des questions de participation et de communauté qui comptent parmi les enjeux les plus cruciaux des tentatives actuelles de vivification de la démocratie, comme de la reconfiguration de nos manières de vivre.
    Cet ouvrage propose d'interroger les liens entre participation en art et en politique dans le contexte démocratique et néolibéral qui est le nôtre. Et de penser comment l'art en commun peut contribuer à la réinvention des formes possibles du collectif.

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  • À la croisée de la philosophie, de l'histoire de l'art et de l'esthétique, Esthétique de la rencontre est une enquête sur nos relations à l'art contemporain, et plus largement aux oeuvres d'art : qu'est-ce qui fait qu'il se passe quelque chose devant une oeuvre - ou qu'il ne s'y passe rien ?

    Le livre s'ouvre sur une énigme : pourquoi avons-nous si souvent l'impression, dans une exposition d'art contemporain, que les oeuvres sont indisponibles, comme si elles n'étaient pas là pour être appréciées, rencontrées ? Baptiste Morizot et Estelle Zhong Mengual s'attachent dans un premier temps à élucider ce sentiment par une généalogie afin de comprendre le jeu de contraintes historiques qui se sont sédimentées au xxe siècle dans la création contemporaine. Ce constat d'une non-rencontre les amène ensuite à enquêter sur ce qui a lieu quand il se passe quelque chose entre quelqu'un et une oeuvre d'art en ayant recours, pour déplier ce qui se joue dans cet événement si dense en significations et en affects, aux outils philosophiques forgés par Gilbert Simondon.

    En chemin, l'ouvrage propose d'approcher de plus près le pouvoir transfigurateur de l'art, et revisite enfin tout un pan de l'art contemporain comme lieu de création de vraies rencontres : celles qui nous font.

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