Jacques Sternberg

  • L'employé Nouv.

    Dans ce roman explosif, Jacques Sternberg réalise le tour de force d'explorer l'univers intérieur d'un employé arrivé cinq minutes trop tard au bureau, entre le moment où il s'apprête à en pousser la porte (première page : « Devant la porte, je regardai l'heure: dix heures cinq. J'hésitai un instant.») et celui où son employeur lui réservera sans doute un accueil glacial.

    En mêlant ce qui existe péniblement au jour le jour et les projections les plus loufoques, L'Employé met à mal tous les principes. En allongeant puis en rétrécissant le temps, en élargissant puis en compressant l'espace, il provoque un vertige qui vient troubler jusqu'aux chiffres et aux mots. Mais qui est-il donc, cet employé ? Il n'arrête pas de se le demander, pendant l'énorme minute qui sépare dix heures cinq de dix heures six.

  • Réunissant des nouvelles du XIXe siècle à nos jours, cette anthologie emmène le jeune lecteur dans des univers parfois terrifiants, souvent bizarres, mais toujours fascinants...
    Corpus :
    - Guy de Maupassant - Apparition (1883) - Dino Buzzati - Le Veston ensorcelé (1966) - Jacques Sternberg - La Vitre (1974) - Bernard Friot - La Chose (1988) - Judith Bauer Stamper - Rue du Cimetière (1992) - Isabelle Wlodarczyk - La Frousse (2016) Thématique des programmes de cycle 3 : « Se confronter au merveilleux, à l'étrange » La collection Boussole propose de vrais livres illustrés pour étudier la littérature en cycle 2 et cycle 3 : un catalogue composé d'oeuvres patrimoniales et d'oeuvres de littérature jeunesse contemporaine. Chaque ouvrage comporte un « dossier de lecture » et des ouvertures culturelles.
    Pour chaque livre de l'élève, un guide pédagogique complet pour l'enseignant est proposé gratuitement en téléchargement sur boussole.belin-education.com

  • La courtoisie " elle avait reçu une excellente éducation et le savoir-vivre lui était naturel.
    Quand, lasse de tout, elle se jeta dans le vide du haut du septième étage, elle eut le tact de refermer la fenêtre derrière elle pour ne pas faire de courant d'air dans la pièce oú son mari lisait le journal. " parmi les quatre-vingts histoires de ce recueil, c'est l'une des plus courtes. elle justifie la phrase d'un critique volontiers narquois : " sternberg, singulièrement, plus il écrit bref, plus il en dit long ".

    Cette fois, il délaisse son sujet de prédilection - le règlement de comptes avec l'homme et son effrayante planète - pour aborder, en toute impudique tendresse, son seul sujet de consolation : la femme.
    Femmes inspiratrices de l'insolente question de scutaire : " comment les hommes peuvent-ils s'intéresser à tant de choses alors qu'il y a les filles ? " indifférentes et passionnées, perverses parfois, déchirantes si possible, cyniques de temps à autre, absurdes assez souvent, indécentes évidemment, mais toujours inattendues, elles apparaissent ici en pleine gloire.

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  • Le délit

    Jacques Sternberg

    « Pourquoi moi ? Question encore plus insoluble que toutes les autres. J'étais seul dans cet immeuble et même dans le quartier. Quant aux autres. La mort seule, ce qu'il y avait de plus plausible. Une mort inédite et sans cadavres ni ossements. Décrétée par l'impensable en plein accord avec le silence. La mort ? Mais la question revenait inchangée : pourquoi pas moi ? » Fasciné par l'argent, seul repère demeuré intact, un homme confronté à la crise de son identité est amené à subir un châtiment digne d'une tragédie grecque. Robinson égaré dans un univers d'objets, unique survivant d'une ville-cimetière, il contemple, stupéfait, l'étendue d'un désastre et fait l'inventaire d'un monde mort.

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  • Le coeur froid

    Jacques Sternberg

    «Immobile, derrière la porte vitrée d'un magasin.
    C'est ainsi que je la vis pour la première fois.
    Le désir de la posséder, l'amour et le besoin de lui parler, tout cela je le ressentis avant de la voir vraiment. J'avais même dépassé le magasin sans m'arrêter quand je compris ce que je venais de ressentir. Ma première réaction fut de nier, mais je m'arrêtai bientôt. Comment nier la fièvre que je sentais me marteler les tempes ? Restait à savoir si elle avait un sens. Cela paraissait si peu plausible. Rien ne pouvait arriver, ce matin. Et je n'avais réellement envie de rien.
    Je revins sur mes pas.»

  • La terre observée du point de vue des extraterrestres : c'est ainsi qu'on peut résumer ces histoires racontées par un terrien critique et pessimiste, mais aussi redoutablement drôle, Jacques Sternberg. Il n'a pas son pareil pour inventer des situations où il montre l'aberration du comportement de l'homme, saccageant sa planète ou partant détruire des civilisations extraterrestres raffinées.
    La description de l'humanité est sans pitié ; mais l'auteur fait preuve d'une inventivité sans limite et d'un redoutable art de raconter.
    Face à ce constat sans concession, on se plaît à rêver : si on devenait les extraterrestres de notre propre existence.

  • Un monde où l'on est surveillé par son ombre, des voyages organisés pour visiter des bureaux... Votre journée vous déplaît ? Demandez à l'Office de Récupération des Journées Défectueuses d'en vivre une autre...

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  • Froid dans le dos, sueurs froides, c'est l'effet provoqué par ces Contes glacés.
    A côté de contes drôles, absurdes ou seulement un peu dérangeants, certains, cruels, suscitent l'effroi. Non qu'ils mettent en scène des êtres horribles, mais parce qu'ils poussent à l'excès les craintes, les cauchemars de tout être humain : celui d'être poursuivi par un train dans un tunnel, de voir les squelettes s'animer, de rencontrer une machine destinée à couper les doigts. Un univers délirant qui bouscule les règles du quotidien à dévorer sans se faire engloutir.

  • Après les graphophiles Georges Simenon et Henri Vernes, Jacques Sternberg est probablement l'auteur belge le plus prolifique du XXe siècle. Il est certainement le plus touche-à-tout avec à son actif des contes brefs, des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre, des aphorismes, des dictionnaires, des lettres ouvertes, des chroniques, des autobiographies, deux revues « littéraires » et un scénario de film. Sans parler de son travail d'anthologiste.
    Cactus Inébranlable vous propose de découvrir un peu plus de cent cinquante contes ultra brefs, que l'on pourrait appeler contes GSM ou contes texto, la plupart rédigés en une phrase, dont moins de la moitié est parue jadis dans quelques revues que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître.

  • En 1946, Jacques Sternberg a 23 ans.
    Il écrit avec frénésie des romans qui se heurtent aux refus secs et sans appel des éditeurs.
    Il en sera ainsi jusqu'à 1954, lorsqu'un jeune éditeur belge, Éric Losfeld accepte enfin un de ses textes.
    «La sortie est au fond du couloir», rédigé en 1946 fait partie de ces livres apparemment voués à l'oubli, jusqu'au jour où il resurgit des documents remis à la Bibliothèque Nationale par Jean-Pol Sternberg.
    Bernard French-Keogh se met en tête de faire quelque chose avec cette histoire étrange où Sternberg dit tout le mal qu'il pense des éditeurs. Le tapuscrit circule, des initiés, des proches ont connaissance de son existence et, grâce à Éric Dejaeger, un passionné de l'oeuvre de Sternberg, proposition est faite de publier l'ouvrage chez Cactus Inébranlable éditions.
    L'enthousiasme des proches de l'auteur et des spécialistes agréés facilitera la réalisation de ce projet ambitieux.
    Donner une vie à ce texte ne sera pas si simple. Certains feuillets ont disparus, certains mots dans le manuscrit dactylographié sont illisibles, sans doute est-ce l'oeuvre du temps, mais aussi des corrections qui se superposent, mais l'ensemble est un véritable roman.
    Huit ans après la mort de l'auteur et soixante-huit ans après sa rédaction, la publication de La sortie est au fond du couloir est un véritable événement qui ravira les amateurs, mais devrait permettre à une nouvelle génération de lecteurs de découvrir celui qui après Georges Simenon et Henri Verne demeure l'auteur belge le plus vendu à travers le monde. même si ce n'est pas ce qu'il cherchait de son vivant.


  • qu'on ne s'y trompe pas, les 80 lettres présentées dans ce manuel du parfait petit secrétaire commercial sont tout sauf des modèles ! ainsi, les exemples de réponses à un client réclamant un colis qui ne lui est jamais parvenu et les suggestions de réponses à une lettre d'un créancier qui exige le
    règlement d'une facture impayée depuis un certain temps sont drôles, loufoques, délirantes, remplies d'humour, de dérision, de situations cocasses.
    80 lettres de modèles à ne pas suivre !.

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  • Fils d'un diamantaire juif d'Anvers réfugié à Cannes en 1939, Jacques Sternberg, rattrapé par la guerre, s'enfuit en Espagne en 1942. Incarcéré pendant trois mois à la prison de Barcelone, le jeune homme de vingt ans est renvoyé en France. Il passera huit mois dans les camps de triage de Rivesaltes et Gurs avant de réussir à s'évader. La Boite à guenilles est le récit poignant de cet internement. Sternberg évoque la faim, le froid, la promiscuité et l'angoisse permanente d'être déporté en Allemagne. Témoignage d'un passage brutal à l'âge adulte, ce livre, publié en 1945 à Bruxelles sous le pseudonyme de Jacques Bert, n'avait jamais été réédité.

  • Quand on m'a demandé de définir mon art de vivre, ou plus exactement de mettre le doigt sur ce qui pouvait passer pour mon «_plaisir de vivre_» je n'ai pas hésité plus d'une minute avant d'opter pour le superflu, l'inutile, le pas rentable, la vraie gratuité. Parce que le superflu m'a toujours paru le sel de la vie et que seuls les charmes de l'inutile peuvent vous aider à supporter les horreurs de l'indispensable quotidien.

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  • L'anonyme

    Jacques Sternberg

    Il s'appelle Mark Clifton.
    Aux États-Unis, il est considéré comme le plus grand acteur de sa génération. Adulé apr les uns, détesté par les autres, il n'a jamais réussi à prendre au sérieux ni son métier ni sa célébrité. Lucide, sauvage, agressif, il est doué pour l'errance de femme en femme et ressemble davantage à un insoumis en liberté provisoire qu'à une star de cinéma.
    Amélie, elle, dérive d'un boulot minable à un autre en souriant. Assez sûre de son charme vénéneux comme de son sens de la dérision.
    Brumeuse et solaire, excitante et déchirante, souveraine et déchirée, elle passe sans cesse de l'enfant perdue dans ses brumes à la jeune femme ivre de vie que rien n'impressionne. À première vue, ce n'est sans doute qu'une petite blonde comme une autre, mais elle va entrer dans la vie de Mark Clifton avec une singulière présence.
    Jacques Sternberg avait déjà prouvé avec Toi, ma nuit puis avec Sophie, la mer et la nuit, qu'il préférait l'insolite à la psycho, le suspense sexuel à la romance sentimentale.
    Paradoxalement, cette fois sur un thème apparemment banal, il signe un livre encore plus obsédant, encore plus curieux. Et, surtout une troublante histoire pleine d'orages, d'ambiguité et d'imprévu.

  • "Cet ouvrage s'adresse d'abord aux employés d'assurances, aux dactylos nymphomanes et aux emballeurs, et tout particulièreemnt à ceux d'entre eux qui disposent d'un bon passage à niveau dans leur corridor. Il constitue une utile contribution à la connaissance de notre temps, précisant sur quelques points mal connus l'influence exercée par les institutions commerciales dans des domaines restés jusqu'à présent en friche, tels l'amour fou, les voyages d'agrément, les dîners en famille et les sautes de temps. Il montre ensuite qu'au milieu d'une existence parsemée d'embûches d'autant plus redoutables qu'elles se dissimulent sous l'aspect d'une monotonie sournoisement quotidienne, l'employé moderne garde toujours présente à l'esprit une vue profonde de ses devoirs, tant à l'égard de sa famille que de ses collègues, de son président directeur général, de la clientèle de l'établissement, bref, de la société : société dont la marche vers le progrès ne se ralentit pas et qui ne saurait tolérer de voir les assassins en liberté, les notes de gaz impayées et les brodeuses sur fiches en perpétuel congé de grossesse, la seconde déclinaison faire irruption dans le domaine de la chimie administrative, le salguèse s'acapter en dérèsant des soptes d'aramides de voir en somme un salarié de rien du tout se permettre d'arriver au bureau à dix heures passées." Les Editeurs.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Il serait assez vain de chercher le nom de Sternberg (Jacques) dans le Bottin Marin entre les noms de Colas et Maury ou entre les frères Pajot et Tabarly. Il n'y figure évidemment pas. Mais, en revanche, le même Sternberg a, paraît-il, à son actif une vingtaine de livres qui ne sont jamais des récits d'aventures maritimes, ni même des ouvrages d'initiation à la voile. Alors quoi ? Quels sont donc les rapports secrets de cet auteur avec le nautisme ? Qui l'a forcé à prendre la voile ? Personne, aucune religion. Même le fait que Sternberg soit né les pieds dans l'eau glauque de l'Escaut, à Anvers, n'explique que peu de chose. Pourtant, il donnerait sans doute toute sa bibliothèque - quatre cents livres marins, paraît-il - et toute sa discothèque - de jazz, dit-on - et même son Solex pour son dériveur léger qui a pourtant dix ans d'âge et à peine le foc sur les eaux. A un inconnu qui lui avait dit un jour : « Je trouve que vous écrivez mal mais que vous barrez assez bien », Sternberg avait répondu que s'il barrait comme il écrivait, il serait probablement champion olympique. Il le pensait sans doute, mais il devait y avoir de l'amertume dans sa réplique. Défier les vents contraires lui a toujours tenu plus à coeur, que convaincre des éditeurs hostiles. Voilà pourquoi cette idée fixe qui ne parle que de focs, de rafales et de drisses fut écrite en grand largue dans un seul élan de joie et de regrets.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il serait assez vain de chercher le nom de Sternberg (Jacques) dans le Bottin Marin entre les noms de Colas et Maury ou entre les frères Pajot et Tabarly. Il n'y figure évidemment pas. Mais, en revanche, le même Sternberg a, paraît-il, à son actif une vingtaine de livres qui ne sont jamais des récits d'aventures maritimes, ni même des ouvrages d'initiation à la voile. Alors quoi ? Quels sont donc les rapports secrets de cet auteur avec le nautisme ? Qui l'a forcé à prendre la voile ? Personne, aucune religion. Même le fait que Sternberg soit né les pieds dans l'eau glauque de l'Escaut, à Anvers, n'explique que peu de chose. Pourtant, il donnerait sans doute toute sa bibliothèque - quatre cents livres marins, paraît-il - et toute sa discothèque - de jazz, dit-on - et même son Solex pour son dériveur léger qui a pourtant dix ans d'âge et à peine le foc sur les eaux. A un inconnu qui lui avait dit un jour : « Je trouve que vous écrivez mal mais que vous barrez assez bien », Sternberg avait répondu que s'il barrait comme il écrivait, il serait probablement champion olympique. Il le pensait sans doute, mais il devait y avoir de l'amertume dans sa réplique. Défier les vents contraires lui a toujours tenu plus à coeur, que convaincre des éditeurs hostiles. Voilà pourquoi cette idée fixe qui ne parle que de focs, de rafales et de drisses fut écrite en grand largue dans un seul élan de joie et de regrets.

  • « Parti de rien, j'ai atteint la misère. » Ce mot de Groucho Marx me va comme un gant. Voilà mon bilan. Rien que du passif. Pour quelqu'un d'aussi actif que moi, c'est inquiétant. Ai-je le complexe d'échec ? Suis-je maso ? Serais-je juif ? En tout cas, je ne me sens pas terrien. Pas du tout. Cette planète m'écoeure. Je vais vous raconter ma vie, mon oeuvre, mes rencontres, mes défis, mes hantises, mes failles et mes mérites. Je vais vous enseigner l'art et la manière d'avoir des succès en restant inconnu, et des ratages avec talent. L'art et la manière de se libérer en restant enchaîné, et de ne pas mourir en continuant de crever de faim. Sans oublier l'art et la manière d'échouer (socialement) dans tout ce que l'on réussit (intellectuellement). Ma recette est indispensable à tous les candidats à la profession de maudit dans cette foutue époque, sur ce globe détestable. Cette recette tient en un nombre de pages important. Mais il est recommandé de tout lire. Car c'est en lisant qu'on devient liseron.

  • « Parti de rien, j'ai atteint la misère. » Ce mot de Groucho Marx me va comme un gant. Voilà mon bilan. Rien que du passif. Pour quelqu'un d'aussi actif que moi, c'est inquiétant. Ai-je le complexe d'échec ? Suis-je maso ? Serais-je juif ? En tout cas, je ne me sens pas terrien. Pas du tout. Cette planète m'écoeure. Je vais vous raconter ma vie, mon oeuvre, mes rencontres, mes défis, mes hantises, mes failles et mes mérites. Je vais vous enseigner l'art et la manière d'avoir des succès en restant inconnu, et des ratages avec talent. L'art et la manière de se libérer en restant enchaîné, et de ne pas mourir en continuant de crever de faim. Sans oublier l'art et la manière d'échouer (socialement) dans tout ce que l'on réussit (intellectuellement). Ma recette est indispensable à tous les candidats à la profession de maudit dans cette foutue époque, sur ce globe détestable. Cette recette tient en un nombre de pages important. Mais il est recommandé de tout lire. Car c'est en lisant qu'on devient liseron.

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