Lawrence Ferlinghetti

  • Un demi-siècle « on the road».

    Sans lui, la Beat Generation n'aurait pas existé. Lawrence Ferlinghetti, du haut de ses 100 printemps, en est la dernière voix vive et l'âme secrète. Fondateur de la librairie City Lights à San Francisco, qui fut le laboratoire d'où jaillirent les oeuvres de Kerouac, Corso, Ginsberg et consorts, Ferlinghetti lui-même a toujours refusé d'être considéré comme un écrivain beat. Pourtant, sa Vie vagabonde prouve avec panache qu'il fut bel et bien l'un des artisans les plus exceptionnels de ce mouvement, et l'un des poètes majeurs du vingtième siècle américain.

    Cinquante années durant, cet homme aux semelles de vent aura bourlingué d'un bout à l'autre de la planète, les poches remplies de carnets et de bouts de crayon. De La Havane à l'Australie, des plages de Bélize aux pavés de Paris, du Transsibérien au Nicaragua en passant par les grands-routes de l'Amérique - Ferlinghetti est partout, tout le temps, et rencontre tout le monde : Castro et Neruda, les plumes dissidentes de l'Union soviétique et les chantres de la révolution internationale, Ezra Pound et William S. Burroughs - et, surtout, les mille et un visages anonymes d'une humanité que le poète, en digne héritier de Whitman, ne cesse de chanter avec passion, émerveillement et générosité.

    Pris sur le vif, animé d'une énergie staccato furieusement beat, ponctué de dessins et de poèmes, tour à tour lyrique, drôle, indigné ou halluciné, ce journal de bord nous livre le témoignage d'un homme profondément engagé qui a traversé le siècle et, à lui seul, le résume.

  • La Nuit mexicaine est une sorte de journal où sont consignés au cours de plusieurs voyages que fit l'auteur au Mexique, poèmes, impressions, bribes d'histoires, rencontres, réflexions et constats au sein d'un pays en pleine révolution. Le Che, Antonin Artaud et Malcolm Lowry hantent le paysage.
    Voyage initiatique et trips en tout genre. La Beat generation bat son plein. L. Ferlinghetti, William Burroughs, Allen Ginsberg, Jack Kerouac et bien d'autres, feront d'une sorte de " folie " ambiante un mouvement emblématique d'une nouvelle jeunesse.

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  • Allen Ginsberg est mort à New York, dans la nuit du vendredi 4 avril 1997. Il avait 70 ans. Il aimait le vrai goût de la vie. Il sifflait. Il aimait fermer et ouvrir les yeux. Les fenêtres claquaient. Il respirait plus fort. Il regardait les nuages. Il marchait dans le crépuscule obscur et doux, sans trembler. Les astres tournaient au-dessus de ses poings fermés. Et les corbeaux de Long Island recevaient tout bas ses confidences. « Croa croa mon oeil enfoui sous la même Terre où je suis l'Ange. » Son dernier télégramme avant d'entrer dans la Jérusalem céleste.

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