Pascale Toussaint

  • Une soeur

    Pascale Toussaint

    Qu'est-il arrivé à la belle Agnès, la rebelle, l'amoureuse, pour que le jour de ses vingt ans, elle décide de rentrer au couvent ? Pour qu'elle en meure à moitié folle, bavant du chocolat ? Sa nièce enquête, fouille les non-dits et déterre les secrets de famille. 

  • Mes voisins ont sept filles Qui fleurent le printemps Leur maison est jardin Ce jardin est bouquet Un bouquet de sept fleurs Marguerite Violette Rose Garance Iris Capucine et Lila Une sacrée gageure D'être fleur pour toujours A cause d'un prénom Qui partout les précède Et laisse imaginer La fleur et non la fille On ne s'attendra pas A voir une Garance Autrement qu'élégante Rose doit être belle Capucine enjouée Marguerite sauvage Violette discrète Iris Lila coquettes Étincelants prénoms Qui leur font bien de l'ombre Alors elles envient Julie Clara Louise Celles qui vont devant Leur prénom pas derrière Pauline Annie Laura Des filles sans pétales On les aime pour ça Tandis que Violette Capucine Garance Marguerite Lila Iris Rose sont fleurs Avant que d'être filles Chacune craint qu'un jour On ne la déshabille De son nom et que nue Elle n'y survive pas

  • « C'est trop beau ! trop ! » écrivait Rimbaud dans Bruxelles, en juillet 1872 : « plates-bandes d'amarantes », « banc vert » et « diables bleus ». La Belgique plaît ! Diables bleus ou diables rouges, elle a tout pour plaire. Et pourtant la Belgique semble être un des seuls pays au monde qui boude sa littérature ! Même si, comme on l'a dit, « un écrivain sur deux est belge ». Et si l'on en croit Léopold Sédar Senghor, « la Belgique est le pays au monde qui compte le plus de poètes au kilomètre carré. » Il y a donc de quoi être fier ! Laissez-vous raconter Cinquante écrivains belges. Enfants de nos deux langues et de nos deux cultures, germanique et latine, « les pieds sur terre et la tête dans les nuages ». Tiraillés entre amour et rejet du pays. Ballottés entre soif d'émancipation et nécessité de reconnaissance par la France et la francophonie. Écartelés entre crainte de faire des « fautes » et désir de perfection langagière, jusqu'à « fransquillonner ». Cette anthologie thématique se veut avant tout originale. Notre approche des écrivains est subjective et nous croyons que c'est ce qui marque sa différence. Par ailleurs, les textes sont scandés d'illustrations et de références picturales, musicales et cinématographiques qui ouvriront à d'autres spécificités de notre culture belge. Enfin, pour les enseignants, un cahier pédagogique est disponible gracieusement sur simple demande. « Une vraie lectrice ! » (Pierre Mertens)

  • Quelle chierie! Et quels monstres d'innocence ces paysans... Pas un livre, pas un cabaret à portée de moi... Quelle horreur que cette campagne...

    Comme Rimbaud, Marcel a fui l'Ardenne. Et comme lui, il a aussitôt regretté l'odeur du laitage dans l'air du soir ou celle de l'étable, pleine de fumier chaud...

    Il vient de mourir. Il avait quatre-vingt-huit ans. Il aimait Agathe, la mer, le vin et les livres. Sa fille se souvient que petite, il l'a payée vingt francs pour dire un poème.

    - C¸a y est, papa, je connais. Tu me donnes mes sous ?

    - Récite-le-moi d'abord.

    Drôle de contrat. Un simple poème peut-il nourrir un destin? Il semble que oui et c'est la trace que suit l'auteure. Amoureux l'un et l'autre du « poème à vingt francs », père et fille deviennent le symbole de ce qu'une génération peut transmettre à la suivante.

    Leurs vies sont ancrées dans celle du vingtième siècle et au fil des ans et des événements - les rafles de 1942, l'Expo 58, les grèves de l'hiver 60, mai 68... - une galerie de personnages traverse leur histoire et l'Histoire. Attachants et burlesques, pathétiques et généreux, nous les avons croisés, ils nous croisent tous les jours, en Belgique et même jusqu'au Maroc.

    Avec l'élégance de style qu'on lui a déjà reconnue, l'auteure nous offre ici, dans un registre intimiste tantôt drôle, tantôt grave, le quotidien de Belges qui invitent chez eux la poésie.

  • Audrey H.

    Pascale Toussaint

    • Samsa
    • 17 Novembre 2017

    - Qu'est-ce que tu fais, Jean ?
    - Je te regarde. Comme tu la regardes, elle.


    Dans la vie d'Audrey, il y a Jean. Et Audrey Hepburn.

    Depuis toujours, elle collectionne les films, les bouquins et les revues qui parlent de la belle actrice. Les affiches... C'est facile, un peu comme avec ces gens qui collectionnent des figurines, on ne doit pas se casser la tête pour lui offrir un cadeau. D'ailleurs elle a tout. Elle va jusqu'à porter l'Interdit, son parfum. Tant qu'à s'appeler Audrey, autant l'être jusqu'au bout.

    Mais elle sait que tout cela n'est que rêve.

    Dans la vraie vie, Audrey s'inquiète de son image. Elle n'est pas très sûre d'elle. A la bibliothèque bruxelloise où elle travaille, elle est connue comme la spécialiste des biographies de femmes. Serait-elle féministe ? Ou simplement romantique ? Audrey cherche des miroirs. Elle aime les miroirs autant que la pluie. Quand on n'a ni fille ni soeur, ni même de véritable amie... Il y a bien sa mère. Ah ! Sa mère ! Audrey voudrait tant...

    Une collègue demande à notre « biophage » de rédiger une vie de son père, dont on commémore le décès. Les rencontres que fera la narratrice autour du pianiste belge et de son univers, notamment celle de son ancienne femme de ménage, vont changer sa vie. Au point qu'elle en oubliera même de « vérifier sa tête » dans le miroir.

  • Louis Scutenaire est un de nos grands écrivains surréalistes belges. Ses amis, René Magritte, d'origine picarde comme lui, Paul Nougé, Marcel Mariën et beaucoup d'autres, étaient des familiers de la « Luzerne ».
    Bien plus qu'une nouvelle biographie du poète, le roman ouvre un dialogue à travers le temps entre les occupants successifs de la maison schaerbeekoise.
    On y découvre tour à tour la tendresse abrupte, l'impertinence débonnaire d'un personnage hors du commun et la complicité discrète dont l'auteure entoure l'évocation alternée de deux quotidiens entremêlés.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Construit en 1270 par Richard de Treigots, dixième abbé de Fécamp, le manoir du Catel est situé à Ecretteville, près d'Yvetot, dans un écrin de verdure, au coeur d'un vallon préservé. Cette forteresse bâtie selon un plan quadrangulaire demeure un symbole de la puissance de son commanditaire, malgré la disparition de trois des quatre tours, du pont-levis et des douves en eau. En outre, son architecture exceptionnellement symétrique et teintée de spiritualité présente une porte fortifiée qui n'est pas sans rappeler la pureté de certaines églises. Inscrit en 1944 à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, le manoir du Catel est aujourd'hui l'un des plus vieux manoirs seigneuriaux de Normandie, alliant la splendeur médiévale à une triple identité : monacale, féodale et rurale.
    L'actuel propriétaire mène, avec l'appui de Drac Haute-Normandie, depuis 10 ans, un chantier de rénovation unique dans la région. Il a fallu dans un premier temps dégager puis protéger et consolider pour éviter l'effondrement du corps central, dans un second temps reconstruire et réhabiliter. Ce chantier exemplaire a été l'occasion d'un reportage photographique de qualité.
    Cette rapide évocation de la maison forte du Catel ne saurait être complète si on ne parlait pas de la très riche collection de graffiti. Une campagne de relevés à échelle réelle a été effectuée par Dominique Pitte responsable du service d'archéologie de la DRAC de Seine-Maritime.

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