Alain Damasio

  • Les furtifs

    Alain Damasio

    AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR : Alain Damasio et l'éditeur ont créé une police exclusive par laquelle des personnages sont désignés dans le texte. Il est donc fortement recommandé d'utiliser la « police de l'éditeur » (ou « police d'origine ») dans les paramètres de texte de votre logiciel de lecture.

    Ils sont là parmi nous, jamais où tu regardes, à circuler dans les angles morts de la vision humaine. On les appelle les furtifs. Des fantômes ? Plutôt l'exact inverse : des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet aussi bien pierre, déchet, animal ou plante pour alimenter leurs métamorphoses incessantes.
    Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l'éducation nationale, en faillite, a abandonnés, ont vu leur couple brisé par la disparition de leur fille unique de quatre ans, Tishka - volatisée un matin, inexplicablement. Sahar ne parvient pas à faire son deuil alors que Lorca, convaincu que sa fille est partie avec les furtifs, intègre une unité clandestine de l'armée chargée de chasser ces animaux extraordinaires. Là, il va découvrir que ceux-ci naissent d'une mélodie fondamentale, le frisson, et ne peuvent être vus sans être aussitôt pétrifiés. Peu à peu il apprendra à apprivoiser leur puissance de vie et, ainsi, à la faire sienne.

    Les Furtifs vous plonge dans un futur proche et fluide où le technococon a affiné ses prises sur nos existences. Une bague interface nos rapports au monde en offrant à chaque individu son alter ego numérique, sous forme d'IA personnalisée, où viennent se concentrer nos besoins vampirisés d'écoute et d'échanges. Partout où cela s'avérait rentable, les villes ont été rachetées par des multinationales pour être gérées en zones standard, premium et privilège selon le forfait citoyen dont vous vous acquittez.
    La bague au doigt, vous êtes tout à fait libres et parfaitement tracés, soumis au régime d'auto-aliénation consentant propre au raffinement du capitalisme cognitif.

  • La zone du dehors

    Alain Damasio

    2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution - et même au delà, jusqu'à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver. Premier roman de l'auteur de La Horde du Contrevent, la Zone est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle (prix Utopiales européen 2007).

  • Alain Damasio nous invite à la rencontre de grands "vivants", c'est-à-dire de grands claustrophobes, amoureux de l'air et de l'Ouvert. Champions de toutes les aérations, celles de l'espace, du son, des mots, du collectif, et de ce fait totalement libres, entrés en un jeu d'échos fou avec les mouvements du monde, ils tracent et suivent leurs lignes de fuite, tel le surfeur qui n'existe et ne consiste que dans la furtivité. Dix nouvelles par l'auteur de La Zone du Dehors et La Horde du Contrevent.

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    Novak court. Il est poursuivi et fuit pour sauver sa peau. Heureusement, il a Scarlett avec lui. Scarlett, l'intelligence artificielle de son brightphone. Celle qui connaît toute sa vie, tous ses secrets, qui le guide dans la ville, collecte chaque donnée, chaque information qui le concerne. Celle qui répond autant à ses demandes qu'aux battements de son coeur. Scarlett seule peut le mettre en sécurité. A moins que... Et si c'était elle, précisément, que pourchassaient ses deux assaillants  ?

  • Voici le récit d'anticipation sur les ZAD, inspirant et barré, signé par le plus grand auteur français de science-fiction. Tiré d'un recueil de textes qui prend la défense de la ZAD et des projets qu'elle contient : Éloge des mauvaises herbes - Ce que nous devons à la ZAD.

  • Texte extrait par Benjamin Mayet de La Zone du dehors d'Alain Damasio Vingt ans après sa parution, Benjamin Mayet s'empare avec sa fougue propre de La Zone du dehors, roman visionnaire sur les sociétés de contrôle, et en extrait le vif dans un monologue qui frappe. Sa retrempe redonne sa puissance de feu à une anticipation qui n'a jamais été aussi inquiétante ni aussi actuelle. Elle déchire le cocon occidental des consensus et en appelle à désincarcérer les forces de vie que nos paresses et nos peurs enclosent.

  • "Imaginez une Terre. Plate, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez que le vent qui souffle à sa surface soit unidirectionnel et à demi-soutenable. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs burons en goutte d'eau, les arbres encore debout, les chars à voile qui la strient longitudinalement, témoignent pour une vie possible et d'ailleurs trop réelle. Imaginez qu'en Extrême-Aval, contre une falaise illimitée, se soit aplatie une ville de poussière, immense : Aberlaas. Qu'elle abrite, entre autre, une caste, disons " les Hordonnateurs ", dont la mission serait de former, génération après génération, un groupe d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter à pied, sans navire ni machine, rafale au front, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont. Imaginez qu'ils se soient baptisés " La Horde du Contrevent ", qu'il ait existé trente-trois hordes dans l'histoire, toutes infructueuses, que je vous parle du coeur de la 34ème, que ma fonction, au jugé, fut d'être le scribe qui a toujours refusé d'écrire ce qui va suivre jusqu'à enfin comprendre, et écrire alors, mais d'une très étrange façon ce récit littéralement croyable. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le Troubadour, mon nom est Pietro della Rocca, Prince, Aoi Nan, sourcière, Oroshi Melicerte, aéromaître. Mon nom est Golgoth, Traceur de la Horde. Mon nom est l'autoursier, Steppe Phorehys le Fleuron, Arval l'éclaireur. 23 membres en tout et pour tout - avec 23 fonctions précises et vitales, 23 caractères trempés dans le métal du vent, 23 quêtes."

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