Alain Gauthier

  • De toute urgence, nous sommes embarqués dans un vaisseau image pour une destination inconnue. Nous entreprenons un voyage télévisuel et ludique interminable. Il faut alors prendre son temps pour examiner l'impact de l'image sur le cerveau, le regard, le contrôle social, la pensée. L'image surgit comme signal testant les réactions de l'audience soumise à un état de stress.
    L'événement, de la corruption au Sida en passant par la guerre, travesti aussitôt en information, assure une cadence certaine au défilé signalétique. L'image porte avec elle la consigne de se brancher, elle se moule dans une forme expérimentale et paradoxale, détrônant le langage. Rien ne résiste à l'image, ni la personnalité ni les valeurs, sauf peut-être une attitude d'abandon qui reste notre énigme. En fait, l'événement postmoderne, c'est l'image. L'essentiel n'est que de faire participer mais de faire visualiser les phénomènes. L'expérimentation à vue est la grande aventure mentale générée par le médium électronique.

  • L'étude du principe de visibilité aide à saisir la grande transformation du visible en visuel. Un nouvel ordre visuel, ayant pour maxime : Nul n'est censé ne pas avoir vu se dessine. Le signe de la nouveauté, caractéristique de la modernité, cède inexorablement la place au signal exhibitoire de la post-modernité.

  • Une mise au point sur la base d'incursions dans les analyses contemporaines (MacLuhan, Canetti, Deleuze...). La modernité poursuit son trajet, mêlant les images, promouvant l'opinion, propulsant la valeur dans une quête de l'inaccessible : faire éprouver le sentiment d'exister.

  • Adieu châteaux, églises, cités patronales pour ouvriers, adieu à tous ces lieux traditionnels de protection contre l'agression, le Mal, l'insécurité ! La protection, à l'époque moderne, change complètement d'aspect, elle devient quasi automatique. La forme symbolique antérieure de protection a été subvertie par le kidnapping de la parole, par l'assistance institutionnalisée, par la vitesse du système. L'informe, qui en résulte, est le passage obligé pour assurer l'éjection du surnombre trop inhibiteur de son ivresse circulatoire. La protection a toujours eu partie liée avec la destruction, celle du pacte, du corps ou de la pensée. La relation protection/destruction, qui déplace le binôme classique intégration/exclusion, sous-tend le jeu toujours agonistique de la relation sociale jusque dans ses extrêmes : l'ignorance totale de l'Autre (et son pôle xénophobe) ou sa parfaite compréhension (et son pôle interactif machinal). Ce que tente d'imposer la protection automatique contemporaine, à la suite d'un long compromis historique qui vise à ignorer l'Autre en tant qu'énigme quotidienne, est proche du truisme : « si je suis ton protecteur, c'est que je ne suis pas ton agresseur ». Est-ce une façon de masquer les phénomènes d'éjection au coeur du système actuel ?

  • Il se dit que le vent d'autan s'associa un jour de janvier 1277, au timide gargal venu de l'Est pour effleurer au sud la Montagne noire, glisser par-delà les monts de Carcassonne et achever son chemin en terre albigeoise. Portée par ce souffle puissant, une escouade de quelques hommes encadrait un lourd chariot. Nul ne se doutait que son occupant allait mettre en oeuvre la construction de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, se heurter à nombre de communautés en désaccord avec sa politique hégémonique et religieuse, et redonner vie à l'inquisition. Au coeur du pays occitan, après le triste épisode de l'hérésie cathare, un évêque hors norme se dressait pour réaffirmer la suprématie de Dieu et de l'Église : Bernard de Castanet.
    Une biographie romancée et dialoguée qui permet d'appréhender l'homme, au plus près du quotidien, sans complaisance, au travers de son action politique et religieuse, ses relations parfois tendues avec ses ouailles, avec les rois de France et leurs séides, avec les (trop) nombreux papes de cette période, le tout transcendé par la volonté, coûte que coûte, de construire une nouvelle cathédrale, sa cathédrale...
    Alain Gauthier est né à Tours en 1949. Son attirance pour l'histoire est nourrie, dès l'enfance, par la proximité des innombrables châteaux du Val de Loire. Psychologue par goût des processus intellectuels qui jalonnent la vie des humains, il puise ensuite ses connaissances historiques au sein de diverses universités parisiennes qui le projettent en direction du moyen-âge et de la ville d'Albi où il est désormais installé.


  • Nouvelle édition d'un classique du management dans lequel Peter Senge développe l'idée suivante : pour toute organisation, l'avantage concurrentiel durable se trouve dans la capacité à apprendre plus vite que la concurrence. Cela passe par la

  • Le catalogue raisonné du Fonds régional d'art contemporain Franche-Comté retrace l'évolution de la collection chronologiquement - avec vues d'exposition, photographies d'archives, reproductions, documents paratextes, index et essais - et propose une réflexion nourrie sur le passage de l'espace d'exposition à l'espace du catalogue (numérique).
    Cet ouvrage résulte d'un travail de recherche mené en 2009 sur le Fonds régional d'art contemporain Franche-Comté à partir d'un projet d'exposition organisé à la Saline royale d'Arc-et-Senans. L'objectif de l'exposition consistait à déployer, selon une approche temporelle, l'ensemble du fonds afin de réfléchir à des modes de présentations qui ne répondraient plus aux implications souvent subjectives de la thématique mais à des logiques plus systémiques et objectives. Intitulée « 90' », en référence au temps moyen de visite d'une exposition en France, l'exposition mettait en avant un ensemble de paramètres spatio-temporels afin de mieux souligner l'incidence d'un parcours scénographique dans la lecture de l'oeuvre. Il cherchait également à offrir une lecture exhaustive du Fonds pensé comme un tout pour mieux en saisir les articulations, les logiques, les influences, l'identité et les richesses, au-delà des modes et tendances en vigueur.
    Cette expérience expographique nécessitait la réalisation d'un ouvrage qui, à partir de cette première analyse, permettait d'élargir les réflexions autour du Fonds en engageant une recherche approfondie sur l'ensemble des documents qui, depuis la création du Frac, ont été produit. Il s'en suivit un long travail d'investigation pour ressortir et numériser la totalité des images, éditions et documents afin de dresser un état des lieux du Fonds via cette somme. Il importa ensuite de donner à ce volume une forme pouvant rendre compte de la singularité visuelle de ces images et de leur capacité à documenter les oeuvres. La collaboration avec les designers graphiques Charles Mazé & Coline Sunier dont le travail est tout particulièrement orienté sur les questions de l'index et de l'archivage, fut donc déterminante. Il en ressort aujourd'hui un ouvrage régie par le seul numéro d'inventaire à partir duquel quatre typologies d'image s'articulent : des vues spécifiques de l'exposition « 90' », des photographies d'archives, les reproductions des oeuvres détourées, des documents paratextes. L'ensemble répond à une progression chronologique qui met en avant quatre périodes dont trois correspondent aux directions de François Cheval, Anne Dary et Sylvie Zavatta.
    Dans sa forme, ce catalogue est un ouvrage volontairement cumulatif qui aborde le fonds comme une entité constituée d'oeuvres, elles-mêmes interprétées à travers un programme artistique, des documents et des publications les plus diverses qui en façonnent, au fil des années, son identité et son appareil critique. Il incite le lecteur à parcourir son évolution, de 1983 à 2010, sous des formes documentaires distinctes afin de donner à voir et réfléchir ces oeuvres selon différentes approches visuelles et en fonction d'un tout, celui d'une collection.
    Dans son contenu, il se présente comme un outil destiné à s'interroger plus avant sur l'importance des contextes dans la lecture de l'oeuvre mais également sur la nature de l'image dans la médiation de ces mêmes travaux. Enfin, à l'aide d'essais d'historiens et de chercheurs qui abordent tour à tour les enjeux techniques et esthétiques inhérents à l'exposition et au catalogue, ce livre cherche à amorcer une réflexion transversale sur les liens qui unissent le mode expographique au mode éditorial ainsi qu'à des formes médiatiques connexes comme le théâtre et le cinéma.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La Terre. Royaume de l'absence pour les femmes de Marins. La Terre de Cendrine, terre d'angoisse et de bonheur, terre d'un passé revisité, ouverte sur la mer. La mer. Qui garde son pouvoir d'attraction immense, intense, de surpassement de soi dans les grandes solitudes. La Mer d'Alain en attente de la Terre. Et de l'un à l'autre, départs, arrivées, séparations, retrouvailles... En un récit émaillé de rêves, de lettres, de souvenirs émerveillés et tendres, Cendrine et Alain Gautier se livrent. Ils se confient l'un à l'autre et nous parlent d'eux-mêmes, de leur amour, de leur passion. Un livre à deux voix, où la Terre et la Mer dialoguent en amoureux.

  • La Terre. Royaume de l'absence pour les femmes de Marins. La Terre de Cendrine, terre d'angoisse et de bonheur, terre d'un passé revisité, ouverte sur la mer. La mer. Qui garde son pouvoir d'attraction immense, intense, de surpassement de soi dans les grandes solitudes. La Mer d'Alain en attente de la Terre. Et de l'un à l'autre, départs, arrivées, séparations, retrouvailles... En un récit émaillé de rêves, de lettres, de souvenirs émerveillés et tendres, Cendrine et Alain Gautier se livrent. Ils se confient l'un à l'autre et nous parlent d'eux-mêmes, de leur amour, de leur passion. Un livre à deux voix, où la Terre et la Mer dialoguent en amoureux.

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