Charles Doursenaud

  • Ce roman nous immerge dans la période révolutionnaire. Il illustre parfaitement cette phrase de Talleyrand : « On ne saura jamais assez jusqu'où les hommes peuvent s'égarer aux époques de décomposition sociale ». Sous la Terreur, enfiévrés par le spectacle sanglant de la guillotine, un artiste peintre, Maurice Limon, et son égérie, Laurence de Valombré, vont profiter de la déliquescence générale pour donner libre cours à leurs penchants nécrophiles en prétextant régénérer l'Art. Selon eux, l'Art ne peut naître que « dans quelque chose d'énorme, de barbare et de sauvage ». A une époque où les cabinets d'anatomie et les figures de cire sont en vogue, ils vont se fourvoyer dans une dépravation qui les conduira jusqu'au meurtre pour « manier du cadavre » et connaître la béatitude.

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