Littérature générale

  • Le Quercy, dont les limites ont peu varié depuis l'Antiquité, est un des pays de France sur lesquels le Temps ne semble pas avoir de prise : son âpre relief, ses vastes bois de chênes, ses vallées lumineuses bordées de falaises conservent et soulignent la trace de l'homme. Il n'est donc pas étonnant que le Quercy soit ressenti, selon la parole de Pierre Dhainaut, comme un «pays de rémanence», qui génère des impressions durables. Beaucoup, s'étant éloignés, ont gardé son image au coeur ; ce fut le cas pour le troubadour Uc de Saint-Cirq, pour Clément Marot, plus récemment pour Yves Bonnefoy, dont l'oeuvre se fonde largement sur ses étés d'enfance à Saint-Pierre Toirac, ou encore pour Jean Malrieu qui, à Marseille, pensait ardemment aux gorges de l'Aveyron. Cet ouvrage présente les auteurs de langue française et occitane sur la longue durée (des Troubadours au 20ème siècle) proposant une mise en relation des oeuvres et d'un lieu, pour un dialogue ininterrompu.

  • « la Braunhie? on le prononce Brôgne, et se lèvent alors des chênes sans fin, tenaces, tortueux, une dense forêt venue tout droit d'avant même l'Histoire, accrochée sur le dôme qui domine les causses en plein coeur du lot. Braunhie, cet enclos de légendes, ce labyrinthe de crevasses, de vallons secs, de sentiers à fleur d'herbe. » Deux récits, deux personnages: Campriel, le berger qui parcourt et médite sans fin le lieu de son existence, et le pêcheur anonyme penché sur les eaux du Célé.

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