Laurent Jalabert

  • La Première Guerre mondiale reste profondément ancrée dans la mémoire collective nationale en raison de son impact sur l'ensemble de la société française.
    1914 marque la fin d'un long XIXe siècle et les quatre années de cette guerre contribuent à faire basculer la France dans le XXe siècle et la modernité. Face à la violence de ce conflit industriel, le pays a su politiquement et économiquement s'adapter pour supporter une part importante de la guerre sur le front occidental. De même, l'armée française de 1918 n'est plus celle de 1914 : il s'agit toujours de la « guerre des tranchées » mais bien des choses ont changé, tant dans les matériels employés que sur la tactique et la stratégie.
    L'auteur cherche ainsi à montrer, à travers les grands aspects de ce conflit et aussi bien des détails, comment la France a surmonté ses divisions pour éviter un effondrement semblable à celui de 1870, comment la population a su s'adapter à l'épreuve d'une guerre longue, comment les « poilus » ont pu vivre cette guerre et pourquoi 14-18 résonne encore dans l'esprit de nombre de Français.

  • Le dossier présenté est la restitution d'une partie des communications présentées lors d'une journée d'études franco-russe qui s'est tenue à l'université de Nantes le jeudi 28 mai 2009 dans le cadre d'une coopération entre le Centre de Recherche en Histoire Internationale et Atlantique et l'Institut d'histoire et des Archives de l'université RGGU de Moscou. Les travaux développés sont centrés sur les relations diplomatiques entre la France et la Russie depuis l'origine de leur développement au xviie siècle jusqu'à nos jours. Sans prétendre à l'exhaustivité, ce numéro de la revue « Enquêtes et Documents » s'évertue à fixer des moments originaux, jusqu'alors peu abordés par l'historiographie des relations bilatérales entre les deux pays. Les articles scientifiques sont complétés par la publication de documents venant notamment du Centre des Archives Diplomatiques de Nantes, dont l'apport s'est avéré indispensable pour le développement de ces recherches.

  • Les terres de la façade atlantique, des franges méridionales de la frontière pyrénéenne aux bordures maritimes de la Manche, sont au début de la Cinquième République marquées à droite. Le gaullisme trouvera dans ces six régions du grand Ouest atlantique (Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Bretagne, Basse-Normandie et Haute-Normandie) un ancrage électoral majoritaire pendant les premières législatures (1958-1981). En outre, ces régions accueillent de grandes figures du mouvement gaulliste : Olivier Guichard, Jacques Chaban-Delmas, Jean Foyer, Yvon Bourges, Robert Boulin, Vincent Ansquer, Robert Buron, etc., autant de personnalités, souvent ministres, grands élus locaux, qui ont pu, durant les vingt premières années du régime, jouer un rôle central dans la vie politique tant locale que nationale. Cet ouvrage cherche à mieux cerner, par une analyse d'histoire électorale, la profondeur de cet ancrage politique. Les auteurs se sont interrogés sur l'implantation et la durabilité du gaullisme dans ces régions plutôt attachées en 1958 aux cultures politiques de droite, à une époque où leur hégémonie dans le pays est peu contestée par une gauche affaiblie et qui ne se recomposera qu'au coeur des années 1970. Les conclusions montrent que le gaullisme y pénètre de façon inégale et ne peut empêcher le basculement à gauche de la Bretagne, ou de certains départements, notamment dans les deux régions les plus méridionales. Son implantation y est donc partielle, parfois de circonstances. La France de l'Ouest en 1981 n'est plus une terre de droite, elle y conserve des bastions, mais elle connaît un rééquilibrage politique durable, que les auteurs cherchent ici à comprendre et à expliquer.

  • Situé le long de la frontière occidentale de l´Espagne, le département des Basses-Pyrénées, soumis à l´exode massif des Espagnols fuyant la guerre civile, connaît dès 1936 l´ouverture d´un camp de réfugiés dans la petite commune de Gurs. Le camp reste en fonction tout au long de la guerre et se transforme en lieu d´internement : indésirables étrangers ou politiques, juifs, résistants, collaborateurs, prisonniers de guerre allemands... s´y succéderont dans les pires conditions. Tout au long de ces « années sombres », le Béarn comme le Pays basque se remplissent de maisons d´arrêts, camps de prisonniers, camps de travail, camps de réfugiés, lieux d´assignations à résidence récemment redécouverts par l´historiographie (le plus important étant le camp du Polo à Bayonne, réservé aux prisonniers de guerre issus des colonies). Ces internements ne sont que l´une des formes de contrôle qui s´exercent surtout contre les populations juives, particulièrement surveillés aux frontières et autour de la ligne de démarcation, mais aussi sur des lieux d´assignation à résidence en zone libre ou dans la zone occupée, notamment à Bayonne où la communauté est importante. Ce livre qui reprend une partie des communications de la journée d´études du 30 novembre 2012 qui s´est tenue à l´Université de Pau, revient sur ces phénomènes d´exodes ou d´internements dans leurs diversités.

  • A chacun son défi

    Laurent JALABERT

    Immensément populaire en France « Jaja » a tourné sereinement le dos à la haute compétition en 2002. Il s´est alors, avec détermination et enthousiasme, remis en selle, après une période de doute, convaincu que la vie peut encore courir de plus belle. Il suffit de s´en donner les moyens. C´est la magnifique et très exemplaire leçon d´optimisme et d´humilité qu´il donne dans cet ouvrage « À chacun son défi » en proposant mille recettes, fruits de son expérience, pour s´inventer de nouveaux challenges, en étant bien dans son corps, bien dans sa tête et en se projetant toujours vers l´avant.
    Laurent Jalabert, à 40 ans, est non seulement aujourd´hui un brillant consultant de France-Télévisions et de RTL ? ses commentaires talentueux font l´unanimité sur le Tour de France ? mais suscite aussi l´admiration avec ses nouvelles et trépidantes aventures sportives : l´Ironman d´Hawaï, plus grand triathlon du monde et les célèbres marathons de New York, Paris, Barcelone, le marathon des Sables, la Diagonale des fous à la Réunion...Autant d´expériences passionnantes contées dans cette saga colorée et inattendue, truffée de confidences et d´anecdotes, dans laquelle Laurent Jalabert guide ses lecteurs et fixe une règle d´or : savoir se dépasser dans la vie, aller au bout de soi-même et apprécier le plaisir de l´effort gratuit. « Vous êtes tous champions, comme moi ! » affirme-t-il.

    Préface d'Alain BillouinIntroductionENVIE DE LIBERTÉ Chap. 1 : La petite mort du champion / Chap 2 : Ainsi va Jalabert / Chap 3 : Le grand virageRETOUR AUX SOURCES Chap 4 : J´ai rendez-vous avec moi-même / Chap 5 : Le défi par plaisir / Chap 6 : Champions sans frontièresCOMPÉTITEUR ET AVENTURIER Chap 7 : À la conquête de la « petite reine » / Chap 8 : La folie du marathon / Chap 9 : « You´re an Ironman ! » / Chap 10 : Le Tour en moto / Chap 11 : Les fruits de la passionTOUS EN PISTE Conseils pratiques / Mes conseils aux coureurs à pied / Mes conseils aux triathlètes / Mes conseils aux cyclistesSA CARRIERE, SES VICTOIRES Fiche générale avec palmarès

  • Cette publication s'inscrit dans le cadre du programme de recherche du Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique de l'université de Nantes sur l'Histoire des mouvements sociaux dans l'Europe Atlantique. Réfléchissant aux réactions des sociétés civiles de l'ère contemporaine face aux grands événements internationaux de leur temps, ce programme, mené en lien avec les ressources du Centre d'Histoire du Travail (CHT), s'est intéressé à l'histoire des mouvements paysans face aux mutations agricoles conditionnées par la création de la Politique Agricole Commune et face aux changements induits par le développement de l'Organisation Mondiale du Commerce. Outre des mises en perspective larges sur les problématiques de la PAC et de l'OMC, cet ouvrage collectif, issu d'une journée d'études, a cherché à approfondir certains conflits sociaux par la publication d'études scientifiques et monographiques portant sur les régions de l'Ouest, du Sud-Ouest et du monde méditerranéen, de témoignages ou de documents d'archives venant des organisations agricoles (le plan Mansholt, les grèves du lait, les conflits viticoles, les conflits de l'agroalimentaire...).

  • Le protestantisme est généralement réputé étranger à la Lorraine. Pourtant, la diversité géopolitique de l'espace lorrain à l'époque moderne, puis sa partition tragique à l'époque contemporaine, font de ce territoire un lieu de diffusion contrastée des réformes protestantes, dans leur diversité. Calvinistes, luthériens ou encore anabaptistes, jusqu'aux évangéliques aujourd'hui, ont tous, malgré leur situation d'extrême minorité et la précarité, parfois, de leur condition juridique, joué un rôle non négligeable dans l'histoire lorraine. Il s'agit donc de réévaluer cette place, de faire un bilan des travaux les plus récents et de lancer des pistes pour de futures recherches, tout en replaçant la Lorraine dans des contextes plus larges, du fait de sa position d'entre-deux entre les constructions nationales française et allemande. Entre synthèse globale et études de cas, cet ouvrage est un reflet de nos connaissances actuelles sur le sujet, ce qui constitue une entreprise éditoriale inédite.

  • Cet ouvrage réunit les actes de deux journées d'études tenues à Nantes en 2007 et 2008, à l'initiative du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique, du Centre nantais de sociologie et du Centre d'histoire du travail. Réunissant analyses scientifiques et témoignages de militants ouvriers, elles ont cherché à explorer un champ de recherche peu développé jusqu'alors, tant par des approches globales à l'échelle régionale (Bretagne, Pays de la Loire, Pays basque, Asturies), que par des études microsectorielles par branches ou entreprises. Crise industrielle, fermetures de sites, licenciements massifs... Les intervenants ont souligné que, face à ces difficultés, le monde ouvrier n'était pas resté inactif et qu'il avait tenté de mettre en oeuvre des stratégies de lutte susceptibles d'enrayer le processus de désindustrialisation en cours. En s'intéressant autant aux acteurs collectifs qu'aux formes d'expression développées par les mouvements sociaux, les communications ont interrogé l'existence d'identités propres, notamment en matière de culture politique.

  • Une séquence folle, à jamais inscrite sur toutes les rétines : un champion cycliste bascule sur le bitume du Tour de France en un vol plané fatal. Ce 3 juillet 1994, à Armentières, Laurent Jalabert est devenu un héros. Avec cette image de cauchemar, il a bouleversé le cours de sa carrière et de son existence. Rescapé du pire, il a acquis une renommée où l'affectivité le dispute à l'admiration. "On m'appelle Jaja", ouvrage rédigé avec Jean-Luc Gatellier et Philippe Pailhoriès, est l'autobiographie d'un vrai coureur d'exception, né routier-sprinter, et épanoui comme champion complet. Aussi brillant dans les classiques d'un jour, que dans les grandes épreuves par étapes, Laurent Jalabert reste à jamais celui qui, le 14 juillet 1995, nous fit vibrer dans le Tour de France par un exploit d'anthologie, peu avant de s'imposer comme un grand d'Espagne en enlevant la Vuelta. Le palmarès de Jalabert n'est qu'un monument en voie de réalisation. Dans "On m'appelle Jaja", le n° 1 mondial se met à nu avec franchise et simplicité. Il raconte son apprentissage de la gloire et de la souffrance. Il dévoile les aspects, plus souvent ingrats qu'exaltants, de son métier. Il se découvre en père de famille. En un mot, avec "On m'appelle Jaja", Laurent Jalabert se montre tel qu'il est : un homme authentique dans la peau d'un champion.

  • La Grande Guerre a fortement marqué les sociétés occidentales du xxe siècle jusqu'à nos jours, tout particulièrement l'Allemagne et la France. Si l'histoire des conflits mondiaux leur est commune, le cheminement mémoriel de la Première Guerre diffère d'un pays à l'autre. La construction du souvenir et de la mémoire est au coeur des textes proposés, avec pour objectif de mettre en synoptique deux histoires nationales grâce à des approches croisées élaborées par des chercheurs allemands et français. Au prisme de l'entre-deux-guerres et de la Seconde Guerre mondiale, puis de la construction européenne, les utilisations du souvenir de la guerre sont étudiées, tout comme les oublis et les resurgissements, afin de montrer la complexité du cheminement d'une mémoire.

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