Pacôme Thiellement

  • Un récit personnel et initiatique à la spiritualité
    Toute une vie ne suffit pas pour apprendre à vivre. Pour nous y aider, voici le récit poignant d'un homme qui a décidé de plonger dans ses douleurs les plus vives pour les transformer. Nous ne devons pas rejeter ce qui nous entrave, nous devons savoir quoi en faire. Il nous apprend que nous avons besoin de cette matière noire pour opérer notre transmutation. Amitiés trahies, douleur du premier amour, jalousies professionnelles, mais aussi impuissance sexuelle ou mort d'un proche deviennent sous la plume claire et sublime de Pacôme autant de joyaux potentiels, de vérités qu'il nous faut apprendre à regarder.
    L'auteur montre que dans la vie il y a des lumières partout, déclinantes et ascendantes, et il faut savoir reconnaître les bons signes, les bonnes lumières. Il faut être incroyablement intuitif pour retrouver sa nature véritable. Pacôme fait appel à son expérience foisonnante mais aussi à sa connaissance des textes : Lao-Tseu, les stratèges chinois, les textes gnostiques retrouvés à Nag Hammadi, et bien sûr, les poètes.
    Une initiation à la spiritualité où l'intime convoque l'universel, où le bonheur ne sera jamais béatitude mais combat.

  • En ouvrant Twin Peaks par l'image de la destruction d'un tube cathodique, David Lynch avait marqué de manière décisive que son oeuvre serait avant tout une méditation sur la télévision. Cette méditation, toutefois, ne visait pas simplement à découvrir la vérité de ce médium, vérité gnostique et capitaliste à la fois, mais aussi à en incarner la crise : ce moment où les puissances déchaînées par le miroir que la télévision tendait à ses spectateurs ne pouvaient que se retourner contre elle. Sommes-nous prêts à accepter cette mort violente ? Sommes-nous prêts à accepter les conséquences matérielles et spirituelles de la fin de la télévision ? Pacôme Thiellement revient sur l'oeuvre de Lynch dans cette réédition très augmentée de La Main gauche de David Lynch, accompagnée de deux essais inédits, qui prend notamment en compte la troisième saison deTwin Peaks (2017).

  • Nous sommes les héritiers de la plus sinistre des histoires : celle qui a fait de l'amour un piège. De Adam et Ève aux séries contemporaines, elle n'a pas cessé d'être rejouée, définissant l'horizon de vie des femmes et des hommes errant sur la terre sous l'oeil mauvais du Démiurge. Il s'agit d'une histoire dans laquelle l'amour n'est pas ce qui sauve, mais ce qui enferme ; il n'est pas ce qui rend bon et joyeux, mais triste et méchant, égoïste et cruel. L'amour est un sickamour - un amour malade. Comment faire pour en échapper ? Comment faire pour retrouver ce qui a été perdu lorsque, jaloux du bonheur d'Adam et Ève, Dieu décida de les flanquer à la porte du Paradis ? Telle est la question que s'est posée Pacôme Thiellement dans Sycomore Sickamour, une promenade hallucinée et somptueuse dans les méandres d'un savoir amoureux perdu, mêlant le théâtre de William Shakespeare et les textes gnostiques, les images de Jacques Rivette et celles de David Lynch, mais aussi Buffy et Clair de lune, Raymond Roussel et John Lennon, Gérard de Nerval et Martha & The Vandellas. Une promenade à la recherche du twist de l'amour heureux.

  • « Je vous réprouve, vous qui existez, dit Jésus dans L'Apocryphe de Jacques, devenez semblables à ceux qui n'existent pas. » Si la divinité est le plus faible des êtres possibles, pour la défendre, il faut se faire soi-même faible. Si la divinité est sans pouvoir, il faut se faire soi-même puissance sans pouvoir. Si la divinité est invisible, il faut se faire soi-même imperceptible. Comme dans un conte célèbre, seul l'enfant est assez petit et donc assez libre pour pouvoir dire que le roi est nu. Et seul l'oublié est assez faible pour pouvoir dire que le monde est une illusion dont il s'est délivré. « Je suis devenu très petit, dit Valentin dans Une Explication de la gnose, afin que, grâce à mon humilité, je puisse t'emmener dans les hauteurs sublimes d'où tu es tombée. » Nous ne pourrons rester devant cette porte entrouverte encore bien longtemps. La bibliographie complète des Sans Roi et de leur victoire est disponible sur www.pacomethiellement.com

  • Vos films cultes comme vous ne les avez jamais lus. Pacôme Thiellement, penseur protéiforme, pop et déjanté, nous livre son petit bréviaire de cinéphile : forcément culte, forcément iconoclaste, forcément passionnant ! En mars 2014, un photographe estonien publie les ahurissants clichés d'un cinéma égyptien abandonné au milieu du désert du Sinaï. Si la construction de l'édifice est attribuée à un excentrique homme d'affaires français du début du XXe siècle, aucun film n'y a jamais été diffusé et il a été depuis détruit. Il n'en fallait pas plus à Pacôme Thiellement pour plonger dans les arcanes du cinéma et proposer des analyses déjantées de Nosferatu, Nosferatu fantôme de la nuit, Freaks, Le Locataire, Possession, Suspiria, Céline et Julie vont en bateau, M. Arkadin, Chinatown, Opening Night, Nymphomaniac et Shining. Autant de films étrangement cultes, autant de chefs-d'oeuvre à voir ou à revoir autrement, grâce aux lumières d'un érudit pop quelque peu magicien pour qui le cinéma est devenu, le temps d'une parenthèse enchantée, la façon la plus sûre de discerner l'invisible.

  • L'essai le plus éclairant et le plus décapant sur la « galaxie Hara-Kiri »

    Il y a deux types de rire : le petit rire né de la soumission aux limites - incarné par le « chroniqueur » actuel, mi-humoriste, mi-valet du pouvoir - et le grand rire né de la confrontation à l'illimité, de la mise en pièces de nos conditionnements. Le Professeur Choron provoquait un grand rire. Il était un samouraï, une figure théâtrale de violence et de distinction. Tous les Chevaliers sauvages est un voyage dans le Japon, la France et les États-Unis de l'après-guerre, en quête des véritables guerriers du comique. Un tombeau de l'humour et de la guerre, où l'on croisera les figures de Mishima, Choron, Cavanna, Fred, Topor, Reiser, Gébé et Andy Kaufman, valeureux héros d'une époque révolue où l'humour fonctionnait comme un substitut à la guerre.
    Cet essai précurseur sur la « galaxie Hara-Kiri » est ici augmenté d'un texte inédit consacré à Georges Wolinski.

    Figure culte de la réflexion artistique contemporaine, écrivain, vidéaste (Stupor Mundi, avec Thomas Bertay), chroniqueur dans « Mauvais Genres » sur France Culture, collaborateur de la revue MLQ à L'Association, Pacôme Thiellement est l'auteur de nombreux ouvrages sur la pop culture.
    De la musique (Poppermost sur les Beatles, Économie eskimo sur Frank Zappa, Cabala sur Led Zeppelin...) aux séries TV (Les Mêmes Yeux que « Lost », Trois Essais sur « Twin Peaks »...), en passant par le cinéma, la BD ou la littérature, ses textes fulgurants et stimulants sont accueillis avidement par une communauté éclectique de plus en plus grande de fans, lecteurs et complices.

  • Pop yoga

    Pacôme Thiellement

    • Sonatine
    • 14 Novembre 2013

    Dans cet ouvrage kaléidoscopique, à la fois rigoureux, intense et farfelu, Pacôme Thiellement nous propose quarante-deux textes consacrés à la culture contemporaine et à l'expérience pop. On y trouvera des exégèses des grands musiciens de rock (les Beatles, les Beach Boys, Dylan, Bowie, Gainsbourg, Joy Division, les Residents), mais aussi des évocations de grands écrivains de l'impossible (Pynchon, Lowry, Jarry, Joyce), plusieurs enquêtes subjectives sur des cinéastes démonologiques (Roman Polanski, Lars von Trier, Kiyoshi Kurosawa), des séries théophaniques (Buffy contre les Vampires, Lost) et des dessinateurs de bande dessinée électriques (Fred, Killoffer), enfin, des fragments poétiques sur Marilyn Monroe, une conférence sur les bandes magnétiques inversées, deux explorations de l'hypothèse extraterrestre, un adieu à Amy Winehouse. On y retrouvera surtout les obsessions magico-gnostiques de l'auteur, nourries de la tradition hermétique et d'une bonne dose de théologie alternative. Oh yeah !


    Pacôme Thiellement est romancier, journaliste et réalisateur. On lui doit en particulier des essais mêlant culture pop et philosophie (Cabala - Led Zeppelin occulte, Hoëbeke, 2009 ; La Main gauche de David Lynch, PUF, 2010 ; Tous les chevaliers sauvages - un tombeau de l'humour et de la guerre, Philippe Rey, 2012).

  • La fiction sait ce que la réalité ne fait que sentir. L'Occident a répandu ses ténèbres sur le reste de la Terre. Et la série Lost ne se contente pas d'en dresser le portrait le plus complet ; elle met également en scène la quête d'un nouveau pôle d'orientation, qui passe par la compréhension de nos conditionnements et déterminations, l'interprétation symbolique unificatrice et la naissance d'un regard parfait qui intègre et dépasse tous les conflits.
    Dans cet essai, l'auteur démontre que Lost, à mi-chemin du projet tout public et de la narration complexe, en dépassant le clivage historiquement connu du grand récit mythique et de la fiction d'avant-garde, ouvre de plain-pied l'art du XXIe siècle.
    Sont mis à contribution, entre autres, Sohrawardî, René Guénon, Henry James, René Daumal et Twin Peaks pour produire le ta'wîl de Lost : une exégèse qui soit également un exil de notre prison occidentale.

  • Inspirée du roman de Tom Perrotta, The Leftovers (2014-2017) est la série héritière de Lost (2004-2010) : les deux oeuvres partagent le même showrunner, Damon Lindelof, et peuvent être vues comme les deux faces d'un même disque. Si Lost suivait le destin de disparus après le crash d'un avion, The Leftovers se consacre à ceux qui sont restés derrière à la suite d'un événement singulier et inexpliqué : la disparition soudaine, le 14 octobre 2011, de 2 % de la population humaine.
    Au sein d'un monde hanté par le doute, le mystère et l'ambiguïté, la série présente des personnages qui pensent parfois avoir compris le sens de leur vie, à tort. Les spectateurs, eux, sont emmenés sur un très grand nombre de fausses pistes, alors que l'évidence est sous leurs yeux. The Leftovers met en scène non seulement la fin de l'humanité, mais surtout le déni des êtres humains devant l'extinction du vivant, dont ils sont eux-mêmes responsables. Dans notre monde en crise, The Leftovers, le troisième côté du miroir interroge la capacité de la fiction à résoudre les maux des humains et à les aider dans les combats à venir.
    Sarah Hatchuel est professeure en études cinématographiques et audiovisuelles à l'université Paul-Valéry Montpellier 3 ; elle est l'autrice d'ouvrages sur Shakespeare à l'écran et sur les séries télévisées américaines.

    Pacôme Thiellement est écrivain et vidéaste. Il travaille sur la pop et la gnose. Il est notamment l'auteur de : Les Mêmes Yeux que Lost (Éditions Léo Scheer, 2011), Pop Yoga (Sonatine, 2013), La Victoire des sans roi (PUF, 2017), Trois essais sur Twin Peaks (PUF, 2018).

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