Xavier-Laurent Petit

  • « Des drapeaux en lambeaux claquaient dans le vent. Les nuages défilaient à toute allure au-dessus des crêtes. Rien que la roche, grise et nue, et parfois, une brusque averse de neige
    mouillée qui mordait la peau, c'était cela, le col des Mille Larmes. Rien que de la pierre et du vent. »

    Galshan est inquiète : cela fait plus de six jours que son père, Ryham, aurait dû rentrer. Les journées sont interminables pour la jeune fille et chaque nuit elle fait le même cauchemar : un camion fonce sur elle avant de s'engloutir dans le vide. Tout le monde pense que Ryham a péri lors de la traversée du col des Mille Larmes. Galshan, elle, sait que son père est en vie...

  • Quelques empreintes de pattes dans la neige, une carcasse de daim abandonnée un peu plus loin... et Felitsa avait compris en un éclair à qui elle avait affaire. C'était bel et bien une tigresse que sa mère et elle venaient de repérer. Et à y regarder de plus près, une tigresse qui attendait des petits. En dépit de la fatigue et de la température glaciale, Felitsa ne regrettait plus d'avoir accompagné sa mère dans sa tournée d'inspection. Alissa était garde forestière au bout du bout de la taïga russe, une zone de trafic intense avec la Chine voisine et un beau terrain de chasse pour les braconniers. De l'autre côté de la frontière, la dépouille d'un tigre de Sibérie valait des dizaines de milliers de dollars. Si Felitsa et sa mère avaient repéré la tigresse, les braconniers n'allaient pas tarder à faire de même. Il fallait trouver le moyen de sauver sa peau...

  • Il y a quelques semaines encore, je grattais la guitare avec Jeremy dans le garage, en rêvant de gloire et de rock'n'roll pendant que P'pa, couché dans le cambouis, trafiquait ses moteurs.
    Il a fallu que nous croisions les sergents recruteurs, sur le parking du supermarché, un jour où nous avions soif de Coca.
    Ils lui ont promis qu'il aurait un bon job, qu'il construirait des ponts.
    Alors il a signé. «Le soldat spécialiste de première classe Jeremy O'Neil est définitivement affecté à la compagnie Sygma du 3e bataillon du 504e régiment de parachutistes de la 82e division aéroportée » dit le papier.
    En clair, ça veut dire que Jeremy part là-bas. Là où la guerre fait rage. Il y va pour tuer ou pour se faire tuer. On ne va pas le revoir avant des mois. Il a promis de m'écrire.
    Et tous ses mails, il les termine par cette formule : Be safe.

  • « L'aigle aveuglé referma lentement le bec, Galshan effleura son plumage.
    - Voilà ton aigle, Galshan. C'est avec toi qu'il va voler maintenant... »

    Galshan passe l'hiver chez son grand-père qu'elle connaît à peine, car il vit seul au coeur des steppes mongoles. En découvrant son fort caractère et les dures conditions de vie, Galshan s'inquiète des cent cinquante-trois jours à venir. Mais le dressage d'un aigle va leur permettre d'apprendre à se connaître...

  • Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers... Des enfants laissés pour compte dans un pays où les plus pauvres ne peuvent que survivre. Survivre, Saturnino tente de le faire. Dans la rue, il lutte depuis la disparition de ses parents, pour gagner quelques pièces, pour protéger Luzia sa petite soeur, pour se souvenir des mots et des chansons que fredonnait leur mère. Un jour, Saturnino rencontre un vieil homme hors du commun qui se dit chef d'orchestre. Il invite les gamins des rues à venir chez lui. La musique a-t-elle le pouvoir d'effacer la peur et la solitude ? Maestro est né d'un article de journal : Il était question d'un chef d'orchestre bolivien qui avait réussi l'exploit de monter un orchestre avec des gamins des rues. Lors des émeutes de février 2003 à La Paz, les bâtiments de l'école de musique avaient pris feu et les enfants avaient sauvé les instruments et accueilli leur professeur en jouant...

  • Quand on est le fils d'un montreur d'ours, d'un Ursari, comme on dit chez les Roms, on sait qu'on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Harcelés par la police, chassés par des habitants, Ciprian et sa famille ont fini par relâcher leur ours et sont partis se réfugier à Paris où, paraît-il, il y a du travail et plein d'argent à gagner.
    Dès l'arrivée dans le bidonville, chacun se découvre un nouveau métier. Daddu, le montreur d'ours, devient ferrailleur, M'man et Vera sont mendiantes professionnelles, Dimetriu, le grand frère, est « emprunteur » de portefeuilles et Ciprian, son apprenti.
    Un soir, Ciprian ne rapporte rien de sa « journée de travail ». C'est qu'il a découvert le paradis, le « jardin du Lusquenbour », où il observe en cachette des joueurs de « tchèquématte ». Le garçon ne connaît rien aux échecs mais s'aperçoit vite qu'il est capable de rejouer chaque partie dans sa tête.
    C'est le début d'une nouvelle vie pour le fils de l'Ursari...

  • « Je n'ai plus que quelques minutes d'électricité par jour et je ne pourrai certainement plus t'envoyer de nouvelles avant un certain temps, mais não se préoccupe, Talia, tudo bem. Ne t'inquiète de rien. Tout va bien. » Talia a beau relire le dernier mail de sa mère pour se rassurer, le « certain temps » s'éternise. Cela fait déjà un mois et demi que « tout va bien », quarante-huit jours exactement que Juana ne lui a plus donné signe de vie. Quelle idée, aussi, de s'installer, seule, dans une baraque minable au coeur de la forêt amazonienne ! Lorsqu'elle a découvert qu'Itawapa était au centre d'un projet de forages pétroliers, sa mère a démissionné de son poste de professeur d'ethnologie pour voler au secours d'Último, le dernier survivant d'une tribu indienne décimée dans des circonstances mystérieuses. Est-il hostile ? Est-il amical ? Comment le savoir ? Personne n'a jamais réussi à le rencontrer. Talia est bien décidée à tout faire pour retrouver sa mère. Quitte à s'enfoncer dans 200 kilomètres carrés de forêt vierge, de marais et de terres inexplorées et pas forcément hospitalières...
    Xavier-Laurent Petit a l'imagination vagabonde, un article, une photo peuvent l'entraîner au bout du monde. Cette fois, c'est un dossier de Courrier international consacré à l'Amazonie qui a déclenché sa « machine à écrire ». On y parlait de l'Índio do Buraco, seul et dernier survivant d'une tribu d'Indiens Arriedos, qui refusent tout contact avec notre civilisation. C'est à lui, qui sans doute n'en saura jamais rien, que Xavier-Laurent Petit a dédié ce livre.

  • "- À vous entendre, on croirait que Suburba est une prison ! Vous n'avez pas tout ce qu'il faut, peut-être ? Des cinémas, des salles de concert, des stades et je ne sais quoi encore..." Réfugiés dans un monde souterrain depuis 2028 pour échapper aux grand

  • Louise vit au bout du monde, tout là-haut, dans une vallée belle et rude dont les rares habitants n'aiment pas se mélanger avec ceux « d'en bas ». Alors, quand un nouvel élève déboule dans la classe en cours d'année, Louise, comme les autres, pense à une erreur. Non seulement Chems n'est pas de la vallée, mais il est différent, avec ses cheveux longs, la couleur de sa peau, la vieille caravane dans laquelle il vit avec sa mère au milieu des bois... C'est cette différence que Louise trouve attirante.
    Elle est bien la seule.
    Pour les autres, comme son père, un étranger n'a rien à faire dans la vallée où le travail manque, où la scierie du coin bat de l'aile.
    Louise se sent coupée en deux.
    Mais Chems va prouver qu'il aime cet endroit comme s'il y était né.
    Quitte à le défendre au péril de sa vie.

  • Il y a quelques jours encore, la vie d'Elmir était une vie normale. Le matin, dans le tramway qui l'emmenait au collège, il faisait du troc avec son meilleur ami, Ismène. Ensemble, ils allaient manger les beignets de la vieille Nourrédia. Le soir, il jouait avec Naïa, la fille des voisins. Et puis les attentats ont commencé, et bientôt la ville s'est trouvée prise dans un étau entre la terreur que font régner les « Combattants de l'ombre » , le couvre-feu, les contrôles permanents. Elmir n'a plus le droit d'aller seul au collège. Son père, qui est journaliste à La liberté, est menacé. La bibliothèque où travaillait sa mère a été incendiée. Une nuit, Elmir sort en cachette, prend son vélo et se rend à la bibliothèque. Quelques heures plus tôt, dans la cour noircie, il a repéré un livre qui avait échappé aux flammes: Les aventures du capitaine Hatteras de Jules Verne. Il veut le récupérer pour l'offrir à sa mère, qui est à l'hôpital et qui n'a pas ouvert la bouche depuis l'incendie. Elmir se cache à l'approche d'un voiture. Il voit trois hommes sortir de l'obscurité et faire feu. Il vient d'assister sans le savoir à l'assassinat du rédacteur en chef de La liberté. Et il a reconnu l'un des meurtriers, c'est le frère aîné d'Ismène. Mais le cauchemar est loin d'être terminé. Quelques jours après que son père a accepté de reprendre le poste de rédacteur en chef, Elmir est séquestré toute une nuit par des hommes cagoulés qui veulent obtenir la publication d'une lettre. Dès lors, la vie ressemble définitivement à un enfer. Il faut déménager sans cesse, en abandonnant tout sur place. Il ne faut donner son adresse et son numéro de téléphone à personne. Elmir continue d'aller au collège, mais sous bonne garde. Naïa, dont le père a lui aussi reçu des menaces, va partir pour la France. Elmir se sent seul, il étouffe, pris dans une tempête qui semble ne jamais devoir finir. Pourtant, un jour, le répit viendra pour son père et pour lui grâce à Nourrédia, la marchande de beignets, qui leur trouvera un refuge.

  • Une fois encore, Mélie est seule dans la grande maison. Elle attend le retour de son père, médecin de garde aux urgences de l'hôpital un week-end par mois. Mélie déteste cette vieille maison qui craque, grince et gémit de partout. Elle a horreur d'être seule. Elle est fatiguée d'être grosse. Elle ne sait pas quoi faire d'autre, pour vaincre ses angoisses, que d'allumer à fond tout ce qui peut meubler son silence, la chaîne hi-fi, la télévision, la radio. Elle ne trouve rien de mieux, pour se vider la tête, que de se remplir le ventre avec un tas de cochonneries. Ensuite, elle dort mal en rêvant qu'elle est belle, mince et aventureuse, par exemple: Florence Arthaud. Et puis elle se réveille, seule, grosse et malheureuse, et tout recommence. Sauf ce matin-là. Ce matin, il y a un corps étendu dans l'herbe du jardin. Un inconnu. Quand elle s'approche, il souffle son prénom: Mélie. Alors, aventureuse, oui, ce matin, il va falloir que Mélie le soit pour de vrai.

  • On ne vit pas à Santa Arena, où tout est sec, pauvre, désolé, sans espoir. On survit, et encore. Si on veut vivre, il faut partir. Là-bas, de l'autre côté de la frontière, la grande ville des étrangers, les ranjeros, brille de tous ses feux. Là-bas, les hommes sont riches, les femmes ont la peau blanche et les yeux verts comme des dollars, et les cinémas racontent des histoires merveilleuses. Ils sont nombreux, ceux qui tentent le passage du Cerco. Et rares ceux qui réussissent. Moins de deux pour cent. Les autres sont abattus par la Border Patrol, ou bien s'en vont mourir de soif et d'épuisement dans le désert. De toute façon, avant d'espérer partir, il faut gagner mille dollars, le prix d'un passeur, l'équivalent de deux ans de travail à gratter les cuves puantes de la Chemical & Petrological Corporation. Personne n'a encore jamais dit à Adriana qu'elle avait de la chance. Mama Yosefa, la reine du bidonville, lui a juste dit un jour en la regardant dans les yeux : « Toi, tu mérites mieux. » Et Adriana a décidé qu'un jour, elle aussi aurait les yeux verts. Mais ce qui l'attend, de l'autre côté de la frontière, même un film des ranjeros n'aurait pas pu l'imaginer.

  • Comme chaque été, Galshan a quitté la ville pour rejoindre Baytar, son grand-père, dans la vallée. Depuis des semaines, le soleil et le vent brûlent tout sur leur passage. Hommes et troupeaux attendent désespérément les pluies d'été. Pour tenter de sauver les bêtes, Uugan décide de prendre la route du Nord. Galshan l'accompagne, laissant à regret son grand-père. Un long voyage commence...

  • Toudoum... Toudoum... Chaque matin, Sisanda commence par compter les battements de son coeur et le nombre de jours qu'elle a vécus depuis sa naissance.
    Puis, elle regarde sa mère se glisser hors de la case pour aller courir dans les collines : Maswala, sa Mamantilope, cavale pour le plaisir pendant des heures, pieds nus, là où même les bergers ne vont pas avec leurs troupeaux.
    Sisanda, elle, ne peut pas courir. Ni sauter, ni jouer avec les autres, ni rien, à cause de son petit coeur imbécile et de sa maladie idiote. Le médecin lui a dit qu'elle avait beaucoup de chance d'être encore en vie. Vraiment beaucoup. Ici, il ne peut rien faire, il faudrait opérer Sisanda dans un hôpital spécialisé à l'étranger. Et ça coûte cher... Un million de kels ! Elle a compté qu'il faudrait à ses parents trente-huit ans, trois mois et vingt jours pour réunir autant d'argent...
    Mais tous ces calculs sont faussés lorsqu'elle découvre que Maswala pourrait gagner la même somme en courant aussi vite qu'une antilope...

  • "L'homme à la tête éclatée était un type tout jeune, un gamin entre quatorze et seize ans, de type européen, le teint mat. Il avait dû mesurer un mètre soixante-quatre à l'époque où il avait sa tête. Le coup qui l'avait tué provenait d'une arme à gros calibre. En attendant l'expertise balistique, le rapport s'en tenait à des suppositions. Sans doute une Smith et Wesson ou une Remington. Des armes courantes pour la chasse au sanglier et au chevreuil, calibre 280 ou 300. La mort avait été immédiate. L'affaire avait dû se passer le vendredi 22 octobre entre 22 heures 30 et 24 heures." Un jeune adolescent a été tué, un autre disparaît, dans le même lieu, au même moment. L'identification de la victime est impossible. Parents, policiers et gendarmes vont se méprendre sur son nom, à plaisir pour le lecteur. Quant à l'assassin qui ne pouvait pas prévoir la simultanéité de ces deux événements, il n'a plus qu'à se réjouir : le crime est devenu presque parfait.

    Après avoir été instituteur et directeur d'école, Xavier-Laurent PETIT se consacre depuis quelques années à l'éducation de ses enfants et à l'écriture. Le Crime des Marots est son premier roman. Il a publié deux recueils de nouvelles, salués par la critique.

  • Emilienne Lelong est retrouvée assassinée à son domicile du 11ème arrondissement. Des meurtres sordides sont perpétrés contre des SDF en différents lieux de la capitale. Au même moment, Anne Manquiet, professeur d'histoire, recherche son grand-père, Marcel Mankiewicz, qui aurait survécu à la grande rafle du Vel d'Hiv.

    Trois enquêtes démarrent simultanément pour aboutir, toutes, curieusement, au même personnage... L'inspecteur Omnesse, chargé de l'affaire Lelong, nous précipite dans une folle course de chassés-croisés et de quiproquos, au coeur d'un Paris malade de ses banlieues, en nous replongeant sans cesse dans le passé trouble des années 40.

    Après le succès du Crime des Marots, Xavier-Laurent Petit nous donne un second polar, encore une fois époustouflant.
    Passage de la Main d'or salue le retour du personnage majeur du Crime des Marots, l'inspecteur Omnesse, baroudeur, drôle, séducteur et sensible, qui réussit là, magistralement, une nouvelle pirouette policière.

    Après avoir été instituteur et directeur d'école, Xavier-Laurent Petit se consacre aujourd'hui à l'éducation de ses enfants et à l'écriture. Il est l'auteur d'un premier roman policier, Le Crime des Marots (Critérion, 1994), et de Colorbelle-Ebene (Ecole des Loisirs, 1995).
    Passage de la Main d'or est son second roman.

  • Amouksan est la doyenne de l'humanité. Elle vit en Sibérie, au bord du monde, près du domaine des esprits. À présent, il ne lui reste que ses souvenirs, et trois objets précieux qu'on lui a offerts : un talisman en cuir, une pochette de photos, et une magnifique robe qu'elle a portée une seule fois, il y a très, très, très longtemps. Son père trappeur aurait voulu un garçon, pour lui apprendre à chasser le renne l'hiver, et le saumon l'été. Alors, il a élevé Amouksan comme un garçon. Mais cette année-là, c'est un géant revenu du fond des âges qu'ils vont découvrir ensemble. Un mammouth. Il allait leur offrir la plus incroyable aventure de leur vie.

  • Quand on est le fils d'un montreur d'ours, d'un Ursari comme on dit chez les Roms, on sait qu'on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Harcelés par la police, chassés par des habitants, Ciprian et sa famille ont fini par relâcher leur ours et sont partis vers une nouvelle vie à Paris où, paraît-il, il y a du travail et plein d'argent à gagner. Cependant leurs rêves se fracassent sur une réalité violente. À peine installés dans le bidonville, chacun se découvre un nouveau métier. Daddu, le montreur d'ours, devient ferrailleur, M'man et Vera sont mendiantes professionnelles, Dimetriu, le grand frère, est « emprunteur » de portefeuilles et Ciprian son apprenti. Un soir, Ciprian ne ramène rien de sa « journée de travail ». C'est qu'il a découvert le paradis, le jardin du « Lusquenbour » où il observe en cachette des joueurs de lézecheck. Le garçon ne connaît rien aux échecs mais s'aperçoit vite qu'il est capable de rejouer chaque partie dans sa tête. C'est le début d'une nouvelle vie pour le fils de l'Ursari.

  • Le Bout du Monde, c'est là qu'est partie habiter la grand-mère d'Hannah. Un endroit perdu à l'est de l'Australie. La première ville est à soixante kilomètres, le premier voisin presque aussi loin. Ici, on peut se consacrer aux deux choses les plus importantes : vivre en pleine nature et lire, sans être dérangé par personne. On peut aussi garder ses secrets. Et elle en a, des secrets, sa grand-mère. Des secrets qui remontent à des temps très anciens. Des secrets qui ont la forme d'empreintes et de touffes de poils. Des secrets de la plus haute importance. Des secrets qui font battre le coeur, et même un peu trop vite.

  • J'ai rencontré Snowball un jour où je n'avais pas très envie d'aller à l'école. Je traînais le long de la digue d'Industrial Canal. Quand je l'ai pris dans mes bras, il était si léger que j'ai eu l'impression de soulever une boule de coton. « Wiiiff ! Wiiiff ! » a-t-il fait. Ça voulait dire : « Je veux rester avec toi. » La petite langue rose de Snowball me chatouillait les doigts, et j'ai tout de suite compris que plus rien, jamais, ne pourrait nous séparer. Pas même un ouragan de catégorie 5.

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