Éditions Médiaspaul

  • Qui de nous, au cours de son histoire, n'a jamais frappé un mur ? Échec, deuil, maladie ou fragilité intime, il s'imposait, immuable, en travers de notre route. A nous de nous ajuster. Ce scénario se répète chaque fois que nous sommes confrontés à des limites importantes marquant pour nous, non pas la fin du monde, mais la fin d'un monde.

    Ce livre propose une série de réflexions autour de paroles prononcées par des femmes placées devant l'ultime limite, celle de leur mort prochaine. Plus que jamais, elles ont dû composer avec l'inéluctable. En refusant de s'y laisser réduire, en s'y adaptant et en y découvrant peu à peu l'occasion d'une authenticité et d'une profondeur nouvelles, elles ont fait l'expérience d'un surcroît de vie. Les mots de ces soeurs en humanité forment un testament qui peut nous aider à surmonter nos propres impasses.

    Pendant féminin de l'essai A l'école de la fragilité, qui recueillait les témoignages d'hommes en fin de vie, ce livre dégage la sagesse propre des femmes devant les grands enjeux de l'existence. Il ne se lit pas nécessairement de façon continue, mais selon l'inspiration du moment et les besoins créés par la vie.

    Gilles Nadeau est prêtre et accompagnateur spirituel à la Maison Michel-Sarrazin. Ce livre est né de son expérience d'animation de groupes de prise de parole composés de femmes en phase palliative de cancer. Son précédent livre A l'école de la fragilité (Médiaspaul 2019) a été chaleureusement accueilli.

  • Dans cet ouvrage posthume, l'abbé Gérard Marier présente ses réflexions personnelles sur un sujet qui, surtout durant ses dernières années de vie, lui semblait être devenu une grande préoccupation, sinon une obsession, pour beaucoup de ses contemporains :

  • Dans la tradition chrétienne, diverses formes de vie consacrée sont apparues pour répondre à la quête humaine et spirituelle. Certaines ont développé davantage le service évangélique de la charité envers les pauvres. D'autres se sont tournées résolument vers la recherche d'absolu inscrite dans nos coeurs. Toutes, à leur source, ont bénéficié d'une expérience bouleversante des fondateurs et des fondatrices. Au cours des siècles, ces formes ont subi plusieurs réformes et adaptations.

    Aujourd'hui, le manque de relève, dû en partie à un modèle de vie consacrée qui ne consonne plus, pose de nouvelles questions. Parmi elles, il s'en trouve une, permanente et intemporelle. Elle s'adresse à chacun.: «.Toi, m'aimes-tu.?.» (Jn 21, 15-25). Question toujours à reprendre et à actualiser. La réponse, pour celles et ceux qui s'engagent sur le chemin de la consécration, est le choix d'un style de vie qui soit le signe du Royaume à venir et de l'amour inconditionnel de Dieu pour les humains. Dans ce livre, l'auteure s'applique avec bonheur à dévoiler les nouveaux visages de la vie consacrée, précieux trésor dans des vases d'argile. Elle ouvre à une vision plurielle et créatrice, où la quête de l'Absolu est première.

  • La bonté existe et est essentielle en notre monde. Elle a le pouvoir de guérir, de stimuler, de réjouir, d'ouvrir à plus grand que soi. En ces temps où les mauvaises nouvelles font la manchette, nous avons grand besoin de la voir à l'oeuvre, sans quoi nou

  • Une invitation à dépasser un regard uniquement négatif sur la mort et à accueillir son ultime appel.

    L'aide médicale à mourir est désormais une pratique admise dans les législations canadienne et québécoise. Pour plusieurs, le geste demeure suspect aux plans éthique et religieux. D'où l'importance d'en approfondir les grands enjeux, en réfléchissant positivement sur la souffrance et la mort humaines : elles sont toujours une expérience tout à fait personnelle, singulière, unique. Elles nous invitent à examiner avec ouverture d'esprit le défi que pose la misère incontrôlable de personnes en attente de compassion.

    L'auteur souligne le lien étroit entre le mystère de la mort et le mystère de la liberté, qui nous renvoient à celui de Dieu lui-même. Comment s'articulent le devoir de vivre, la souffrance, le rôle de la conscience, le sens de la dignité, le temps de la mort, et la pensée biblique sur la mort ? Lorsque la souffrance devient absurde, la mort n'est-elle pas un don du Dieu libérateur, et l'aide médicale à mourir comme la manifestation d'une compassion fondamentale à l'égard des souffrants ?


    « Je trouve ce texte remarquable. Il est clair et précis tout en étant nuancé. Il s'agit d'une synthèse très complète qui prend vraiment en compte l'essentiel des grands enjeux. Au-delà de "l'aide médicale à bien mourir", l'auteur propose, autour de la souffrance et de la mort, une qualité de réflexion qui devrait rejoindre et animer bien des débats d'actualité. »
    - Gabriel Ringlet

    Jean Desclos est prêtre du diocèse de Sherbrooke, au Québec. Après son doctorat en théologie morale à Rome, à l'Alfonsiana, il a été professeur titulaire et doyen de la faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke. Vice-recteur de la même université de 2001 à 2008, il a ensuite pris charge d'une paroisse de la ville de Sherbrooke (Saint-Charles-Garnier). Il est l'auteur de nombreuses publications, monographies et articles dans diverses revues.

  • Un alliage séduisant de littérature et d'histoire
    Le portait plein d'humanité d'une figure marquante de la Nouvelle-France ainsi revisitée
    Une lecture dynamique de l'histoire et une réflexion sur la société contemporaine

    Imaginons une barque qui remonte le fleuve Saint-Laurent, entre ses rives escarpées, depuis Tadoussac et accoste à Québec le 1er août 1639 après une escale à l'île d'Orléans. Dans cette barque, éprouvées par trois mois de traversée depuis Dieppe, trois religieuses ursulines, dont l'une, ayant quitté son couvent de Tours, dotée d'un fort tempérament, aussi bien tourné vers l'action que vers la mystique, apparaît déjà comme une figure centrale : Marie de l'Incarnation. N'imaginons plus. À quatre siècles de distance, c'est son portrait que brosse ici, d'une main leste, d'un oeil admiratif, l'écrivain Carl Bergeron, séduit par la force de caractère, les qualités d'organisatrice et le grand talent d'épistolière d'une femme portée par un désir d'absolu et celui, tout aussi impérieux, qui la poussera à faire corps avec ce pays de froid dément, de rochers austères et de forêts implacables, à apprendre les langues autochtones, à y bâtir un monastère, à enseigner, à s'abandonner à l'Amour avec des élans que nous savons plus comprendre. Ce faisant, Carl Bergeron tend à la religieuse de fer et de chair un miroir qui fera paraître étriquées notre époque, ses lâchetés, son amnésie souvent. Il prend la mesure de son legs, interroge la société québécoise issue de la Nouvelle-France. D'un même coup de fleuret, il égratigne l'université quand elle n'est que refuge, l'esprit bourgeois quand il n'est que calcul. Plus que tout, son chant d'amour à la «Grande Marie», aussi beau que nécessaire, est tourné vers l'avenir : «N'allons pas croire, naïfs que nous sommes, que Marie est morte en 1672 et qu'elle s'est arrêtée là. [...] Il se pourrait que le XXIe siècle fasse de Marie de l'Incarnation une contemporaine, et la ressuscite plus proche et vibrante à notre conscience qu'un Proust, un Céline ou un Joyce.»

  • Comment dire « à dieu » à nos défunts ? La mort d'êtres qui nous sont chers est toujours une épreuve. Épreuve pour notre amour, épreuve pour notre foi. Surtout s'il s'agit de décès tragiques, de la mort de jeunes ou de longues et douloureuses agonies. Alors, les mots de la prière ne viennent pas facilement sur les lèvres.

    Ce recueil voudrait apporter une aide à ceux qui cherchent à prier en vérité. Dans les mots les plus simples, les plus vrais, la foi pure en Dieu s'y exprime ainsi que l'espérance chrétienne en l'au-delà de la mort, mais aussi nos doutes, nos interrogations et nos cris de douleur.

    Le livret propose une célébration-type mais offre aussi un choix de prières et de textes bibliques et profanes pour adapter le rituel aux diverses circonstances. Il se veut d'une utilisation facile pour les veillées de prières dans les salons funéraires, dans les églises
    comme dans nos maisons.

    Né à Paris en 1936, Georges Convert est ordonné prêtre en 1960. Il deviendra « prêtre-ouvrier » et membre de la Mission Saints-Pierre-et-Paul, dans la lignée de Jacques Loew. Il viendra au Québec en 1969, sera membre d'une communauté chrétienne (Copam). Jusqu'à la fin de sa vie en décembre 2013, il a partagé avec passion la Parole de Dieu.

  • Les crises sont un temps d'épreuve mais, en rebrassant les cartes de nos vies, elles offrent aussi l'occasion d'un renouveau. La pandémie de COVID-19 nous a frappés de plein fouet aux plans personnel et collectif. Elle aura ainsi été un vaste laboratoire qui nous montre d'autres possibles.

    Nous avons renoué avec notre vulnérabilité, avec notre finitude, avec notre besoin les uns des autres et avec notre soif de sens ; nous avons été confrontés aux inégalités sociales et à la fragilité de groupes importants de notre population. Au plan spirituel, nous avons redécouvert le prix de la prière, des rassemblements, des sacrements, et les liens intimes qui unissent ces différentes réalités.

    Tirerons-nous de ce vécu des leçons durables pour notre mode de vie, nos relations, notre société, notre économie mondialisée ? L'auteur s'attarde aussi aux défis que crée ou révèle la pandémie pour l'Église, fragilisée comme institution, et pour les communautés chrétiennes, appelées à se renouveler dans un contexte de changements sociaux accélérés.

    Nous avons quelque chose à recevoir de cette tranche de vie. Seule la certitude d'être faits pour aimer et pour être aimés donne son sens profond à l'aventure humaine.

    Évêque auxiliaire pour l'archidiocèse de Québec, Marc Pelchat est aussi un ancien professeur et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval.

  • Vieillir n'est plus synonyme de déclin et de fin prochaine. À la faveur d'une bonne santé, plusieurs aînés abordent le troisième âge dans toute la force de leur maturité, aspirant à y trouver un surcroît de vie. Mais des questions se posent pour y arriver : que reste-t-il d'essentiel après avoir élevé une famille, satisfait à des engagements sociaux, oeuvré et créé professionnellement ? Dans quelles valeurs ancrer le présent ? Et sur quoi miser pour continuer à grandir intérieurement malgré les diminutions physiques ?

    Ces pages d'un aîné, qui tiennent à la fois du témoignage, de la réflexion et du regard sur le monde, accompagnent le cheminement de notre société vieillissante. Les harmoniques du passé, du présent et de l'avenir s'y fondent en une musique des mots qui nous conduit dans les profondeurs de la vie, là où tout reprend sens.

    La beauté de l'écriture et la finesse des observations
    Un questionnement qui refuse les réponses trop rapides mais qui ouvre des brèches de sens

    Natif de France, Roland Bourneuf s'est établi au Québec dans les années 60 après avoir enseigné à Paris. Il a été professeur de littérature à l'Université Laval et a publié une vingtaine d'ouvrages (fiction, essais, études sur la peinture). Il a reçu plusieurs prix littéraires.

  • Si l'Exhortation apostolique Amoris laetitia a été violemment prise à partie, on peut également dire qu'elle n'a pas été prise au sérieux et bien peu mise en oeuvre. Plusieurs, après l'avoir lue, sont restés fort silencieux et très peu actifs, se contentant d'une réception molle. Seuls quelques épiscopats - dont celui de l'Argentine - y a donné un écho significatif. On attendait du pape François une directive magistérielle universelle alors que, adoptant une approche inédite, il renvoie chacun à la responsabilité et au discernement et invite à pratiquer le dialogue pastoral pour créer des processus et des itinéraires adaptés.
    Le moment est venu de tirer de l'oubli cette Exhortation et d'en reprendre sereinement la lecture pour en comprendre le sens et la portée, mais également pour en saisir les interpellations et toute la fécondité potentielle. Il faut se rapproprier ce texte et mettre en oeuvre localement des chemins qui permettent à des personnes de retrouver la joie de l'amour. Six théologiens et pasteurs, de l'Europe et du Québec, ont entrepris de relire Amoris laetitia et d'en faire ressortir les voies d'avenir. L'Église est fermement exhortée à prendre en compte la situation réelle des familles et à écouter avec elles l'Évangile afin de discerner des voies de croissance. Parce que, nous dit le pape François, les processus et les démarches pastorales comptent plus que les savoirs et les législations.
    DIRECTEURS DU PROJET
    Gilles Routhier est le Doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval (Québec). Spécialiste de Vatican II et de sa réception, il s'intéresse au devenir de l'Église catholique depuis Vatican II, notamment la métamorphose des paroisses, les défis de la transmission et l'émergence des nouveaux ministères.

    Arnaud Join-Lambert, né en France, est marié et père de trois enfants. Docteur en théologie, il est professeur à l'UCL (Université catholique de Louvain) en Belgique. Il y enseigne la théologie pratique et la liturgie. Ses recherches actuelles portent sur la synodalité dans les Églises particulières ; les mutations des paroisses et du ministère des prêtres ; la prière des Heures ; les liens entre culture, spiritualité et théologie.

  • Ce livre dévoile l'itinéraire hors du commun et la réflexion originale d'un jeune prêtre d'aujourd'hui. Édouard Shatov est né en 1973 dans une famille chrétienne orthodoxe, en plein coeur de la Russie communiste. Sa conversion au catholicisme et sa vocation l'ont conduit en France et en Angleterre, où il a fréquenté de grands spirituels juifs et anglicans, puis au Québec, où il exerce maintenant son ministère.
    Au gré de ses pérégrinations, il a pu approfondir sa foi née au carrefour de plusieurs mondes et s'est peu à peu forgé une pensée chrétienne à la fois enracinée et ouverte, capable d'embrasser la diversité contemporaine. Responsable du Centre culture et foi Montmartre, engagé dans les milieux du dialogue interreligieux et chroniqueur à Radio VM, il y déploie dynamisme, bienveillance et une vive intelligence.
    Quel regard ce jeune prêtre venu d'ailleurs porte-t-il sur l'Occident laïcisé, sur sa culture, ses débats sociaux, ses questions existentielles et spirituelles ? Selon lui, la foi chrétienne peut-elle y retrouver une place et s'y renouveler ? Et au coeur d'un Village planétaire marqué par le brassage des croyances, comment aborder la réalité des autres religions ?
    C'est à de telles questions que répond Édouard Shatov au fil de ces entretiens avec l'éditrice Sophie Brouillet. Il livre du même coup un témoignage de foi éloquent.

  • Pour prendre toute la mesure d'un drame complexe qui demande à être mieux compris.

    Les abus sexuels perpétrés par des membres du clergé sont une profonde blessure pour les victimes et un révélateur pour l'Église. Ce livre a donc deux volets. En premier lieu, il s'intéresse aux personnes ayant vécu ces agressions. L'auteur documente les conséquences humaines et spirituelles des abus et encourage à cheminer sur la voie de la guérison. L'Église peut-elle contribuer à cette guérison ? Les personnes blessées et le personnel ecclésial soucieux de les accueillir trouveront dans la première partie du volume un soutien précieux.

    Spécialiste des questions de sexualité en lien avec les religions, Jean-Guy Nadeau situe ensuite les abus dans le contexte de l'Église. Comment de telles horreurs ont-elles pu s'y produire et surtout, y être couvertes et de ce fait perpétuées? Quelles conversions spirituelles et quelles réformes structurelles s'imposent pour les empêcher à l'avenir ?

    L'AUTEUR
    Professeur honoraire de la Faculté de théologie de l'Université de Montréal, Jean Guy Nadeau est un des premiers experts dans le domaine des abus sexuels du clergé, qu'il étudie depuis de nombreuses années. En 2017, il collaborait au Centre for Child Protection de l'Université Grégorienne de Rome. Il a été président de la Société internationale de théologie pratique.

  • La pandémie de COVID-19 a secoué le monde entier, mais elle a aussi été une crise personnelle, intime pour plusieurs d'entre nous.

    Rupture abrupte du fil de nos vies, solitude, confrontation à nous-mêmes, conscience soudaine de notre fragilité et de notre finitude, autant d'expériences qui nous laissent ébranlés, en quête de sens et de nouveaux repères. En sortirons-nous diminués ou plus humains ?

    Alors que nous sommes privés autant des richesses du monde extérieur que de ses artifices, ce livre nous propose de renouer avec notre vie intérieure, terreau des valeurs sûres qui nous aideront à reprendre notre route. Il nous invite du même souffle à un dialogue avec l'histoire, la philosophie et la spiritualité, pour élargir nos perspectives et retrouver ainsi un regard confiant sur l'avenir.
    Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir transformateur d'une crise. Une parole intérieure l'habite et cache en elle un trésor à découvrir, un élan de vie à saisir. L'épreuve peut alors devenir un « moment d'éternité » qui transcende les circonstances particulières que nous vivons et nous relance vers de nouveaux horizons.

    Jean-François Gosselin, marié et père de famille, mathématicien de formation, a connu une riche carrière dans le monde de la statistique. La découverte de la théologie a profondément changé son regard sur la vie. Professeur auxiliaire à l'Université Saint-Paul d'Ottawa, il détient un doctorat en théologie qui lui a valu la Médaille du Gouverneur général du Canada. Il a publié plusieurs ouvrages dont L'éternité, rêve ou réalité ? (Médiaspaul 2018).

  • Depuis le Concile Vatican II, l'Église encourage les chrétiens à retourner à la lecture de la Bible. En particulier, les papes des dernières années les ont invités à prier les évangiles en recourant à la lectio divina, pratique d'origine monastique qui comporte des étapes de lecture, de méditation et de prière. Le pape François parle en ce sens d'un « besoin urgent de devenir familiers et intimes de l'Écriture sainte ».

    Ce petit livre se veut un compagnon pour une telle démarche. À partir de textes de l'Évangile de Marc, il nous convie à un dialogue avec Dieu où alternent les temps d'écoute et les temps de réponse. S'y dessine peu à peu le visage de Jésus qui, Fils de l'homme et Fils de Dieu, dut passer par l'humiliation de la croix avant de parvenir à la gloire de la résurrection. Entre puissance et dépouillement, sa vie trouve des résonances dans la nôtre et inspire notre prière.

    Michel Proulx, o.praem., est professeur en études bibliques à l'Institut de pastorale des dominicains. Maître de formation chez les Prémontrés pendant 19 ans, il est maintenant prieur de sa communauté. Il détient aussi une formation en psychologie.

  • Le Livre de Job, l'un des plus célèbres de l'Ancien Testament, aborde le mystère de la souffrance avec une profondeur et une finesse sans pareilles. La foi en Dieu permet-elle d'expliquer la souffrance ? Celle-ci serait-elle une punition destinée à la personne éprouvée ? À cette hypothèse souvent révoltante, s'oppose la figure du juste qu'incarne Job. Mais alors, comment continuer à croire en un Dieu à la fois bon et tout-puissant ? C'est pourtant ce que fait Job, réclamant d'être entendu, questionnant Dieu avec vigueur sans pour autant le maudire, se tenant debout devant lui. Cette hardiesse lui vaudra finalement, contre toute attente, la faveur de Dieu. Job aura aussi droit à une réponse singulière. La souffrance demeurera pour lui mystère, mais deviendra en même temps espace de relation et lieu de passage.

    Chef-d'oeuvre de sagesse, le Livre de Job garde toute son actualité. Jérôme Martineau le relit à l'aune de la sensibilité contemporaine, ouvrant ainsi de lumineuses brèches de sens en temps d'épreuve.

    « Le livre de Job, d'un bout à l'autre, est une pure merveille de vérité et d'authenticité. Au sujet du malheur, tout ce qui s'écarte de ce modèle est plus ou moins souillé de mensonge. »
    - Simone Weil

    Diplômé en communications et en théologie, Jérôme Martineau a enseigné à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il a dirigé la revue Notre-Dame-du-Cap durant près de 30 ans. Il a reçu en 2012 le prix Marie-Guyart en reconnaissance de son travail dans le domaine médiatique.

  • Éprouvé par la mort de son épouse après 50 ans de vie commune, Jean Proulx offre ici une magnifique réflexion sur le deuil. Dans cette tristesse qu'il appelle sa «joie à l'envers», il cherche des percées de lumière pour transcender l'obscurité de la perte. La souffrance accueillie le guide alors vers sa vérité intérieure. Il découvre peu à peu que l'acceptation de l'inéluctable est créatrice. Il sent que son deuil porte en lui sa force de guérison. Enfin, au souvenir de la fin de vie de sa femme, il comprend que les êtres aimés disparus peuvent être nos maîtres et nous réapprendre à vivre. Sous la plume de l'auteur, le deuil, si douloureux soit-il, devient une traversée vers l'essentiel. Une méditation à lire lentement pour retrouver, au sein de la détresse, la paix du coeur.

    Jean Proulx a été professeur de philosophie, conseiller aux politiques ministérielles en éducation et secrétaire général du Conseil supérieur de l'éducation. Il est l'auteur d'une douzaine de livres. Sa réflexion sur le sens de la vie favorise la rencontre de la philosophie, de la science et de la spiritualité.

  • Tout le monde, un jour ou l'autre, a besoin d'être pardonné et, surtout, de pardonner à quelqu'un. Pourtant, plusieurs résistent et manifestent des réticences quand vient le moment de passer à l'acte. Comment pourrait-on, du reste, pardonner l'impardonnable ? Après tout, on ne peut quand même pas abdiquer ses droits, renoncer à la justice, oublier tout comme si de rien n'était, faire rire de soi, et quoi encore...

    Ce genre de méprises a conduit l'auteure à rappeler la matière, la source toute gratuite, la nécessité tout autant que les risques et les obstacles, les bienfaits, la finalité ultime de cette réalité fondamentale mais complexe qu'est le pardon.

    La réédition de cet ouvrage au succès jamais démérité, permet, par son approche éclairante et facile d'accès, d'approfondir la vraie nature du pardon.

    Un incontournable des ouvrages traitant du pardon. Une vue d'ensemble, brève mais très éclairante des différentes approches du pardon

    Membre de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, Marie-Thérèse Nadeau, aujourd'hui décédée, a été professeure de théologie dogmatique au Collège dominicain de philosophie et de théologie à Ottawa. Diplômée de la Sorbonne et de l'Institut catholique de Paris, elle a publié de nombreux ouvrages aux éditions Médiaspaul entre autres, Silence la plus belle des paroles, La solitude, malheur ou chance ?,Condamnés à l'amour, etc..

    - Un incontournable des ouvrages traitant du pardon
    - Une vue d'ensemble, brève mais très éclairante des différentes approches du pardon

  • Un jeune couple doit décider de faire baptiser ou pas son enfant. Entre les parents, au bagage religieux différent, s'engage un dialogue sur la nature de la foi chrétienne qui s'étend peu à peu à leurs proches aux itinéraires spirituels tout aussi variés. A partir de cette mise en scène inspirée d'histoires vraies, et qui vise à demeurer au plus près de l'expérience, l'auteure développe sa réflexion sur la transmission de la foi dans une société plurielle et laïcisée. Les personnages sauront-ils retrouver l'essentiel du christianisme et sa pertinence à même leurs vies modernes ? Sous quelles formes ? Ce livre qui jette des ponts entre tradition et modernité pose des bases solides pour repenser l'initiation chrétienne dans le contexte actuel.

    Professeure à l'Institut de pastorale des dominicains (Montréal) depuis plus de 20 ans, Sophie Tremblay est spécialiste de la pastorale du baptême et de l'initiation chrétienne. Elle est récipiendairede la Médaille d'or du Gouverneur général du Canada pour son doctorat en théologie.

  • Parmi les maîtres de sagesse qui interpellent nos contemporains, il y a Jésus de Nazareth. Mais quel est exactement son message ? À qui s'adresse-t-il ? Ce livre est un essai de réponse à ces questions. Il intéressera d'abord ceux et celles pour qui les évangiles apportent une lumière dans leurs engagements et un sens à leur vie. Mais il fournira aussi des pistes de réflexion aux personnes soucieuses des enjeux éthiques dans le monde où nous vivons. C'est le cas de ceux et celles qui estiment qu'il n'est pas possible de bâtir une société vivable et durable sans valeurs clairement affirmées et sans un humanisme réfléchi, conscient de son histoire. Le recours à l'Évangile dans son contenu original s'impose de lui-même. L'enseignement de Jésus s'inscrit dans la tradition prophétique qui est un des acquis majeurs de notre civilisation.

    Paul-Eugène Chabot est diplômé de l'Université Laval. Sa thèse de doctorat portait sur « Le monde moderne et le modernisme » (1974). Il a été professeur de morale fonda¬mentale et d'histoire à la Faculté de théologie de l'Université Laval. Pendant plus de vingt ans, il a été rédacteur au mensuel RND, distribué dans les Caisses populaires. Des études en histoire et en exégèse l'ont amené à s'intéresser au christianisme des origines. Particulièrement à cette question : que savons-nous de l'enseignement moral de Jésus ? Quel était ce projet d'un monde plus fraternel qu'il appelait Règne de Dieu ?

  • Qui n'aspire pas à réussir sa vie humaine ? Encore faut-il s'entendre sur ce qui fait la réussite d'une vie d'homme et de femme ! Pour réaliser cette entreprise, une interprétation nouvelle du « discours sur la montagne » de l'évangile de Matthieu peut ouvrir des pistes suggestives.

    Déjà faut-il oser renouveler le langage. Ainsi, pour l'auteur, les béatitudes deviennent des félicitations dans la mesure où elles invitent au dépassement de soi. La félicité se trouve alors là où nous dépassons nos fermetures pour nous ouvrir à l'autre ; là où la justice recommandée consiste à s'ajuster aux conditions qui génèrent de meilleures relations fraternelles ; là où la recherche du vrai doit l'emporter sur le paraître pour fonder une vie humaine sur du solide et du durable.

    Une lecture signifiante pour aujourd'hui d'un joyau des évangiles.
    Un appel à vivre plus humainement dans le monde contemporain.
    Une lecture de l'évangile accessible sans connaissance religieuse ni compétence biblique.


    Jean-Yves Thériault, exégète et sémioticien, est professeur retraité en études bibliques de l'université du Québec à Rimouski. Membre fondateur et participant du groupe ASTER (Atelier de Sémiotique du TExte Religieux) il est collaborateur des revues Sémiotique et Bible et Au coeur du monde.

  • L'Occident découvre aujourd'hui les richesses de la spiritualité orientale. La pratique de la «pleine conscience» issue du bouddhisme, en particulier, gagne ses lettres de noblesse jusque dans les milieux les plus laïques de nos sociétés. Parallèlement, de nombreux non-chrétiens reconnaissent Jésus de Nazareth comme un maître spirituel. Dans leur dimension universelle, les traditions occidentale et orientale se rejoignent. Elles peuvent aussi, nous dit l'auteur de cet essai, s'éclairer, s'enrichir, se féconder l'une l'autre. L'Évangile recèle un appel à l'authenticité trop longtemps occulté par des lectures moralisatrices. De même, le prophétisme évangélique peut dynamiser la spiritualité de la pleine conscience. Ce livre nous convie à une rencontre riche de promesses.
    Un traité très documenté pour découvrir tous les aspects de la pleine conscience.
    Détenteur d'une formation en théologie et spécialiste de la spiritualité carmélitaine, Ivan Marcil est intervenant en soins spirituels à l'Hôpital Pierre-Boucher.

  • La retraite est une étape de la vie pleine de potentiel et aussi de défis. Des engagements concrets à la vie intérieure, de courtes réflexions aident ici à en aborder les différentes facettes. Un livret qui ouvre des horizons à un tournant décisif. Une ouverture sur la dimension spirituelle que peut prendre l'étape de la retraite.

    Pierre Francoeur est prêtre et membre de la congrégation des Clercs de Saint-Viateur. Prédicateur recherché, il anime des retraites dans plusieurs diocèses, paroisses et communautés religieuses.

  • Refuges

    Frances Greenslade

    La région de la Chilcotin, au nord de Vancouver, fin des années 1960. Deux soeurs, Maggie et Jenny. Elles n'ont qu'une dizaine d'années quand leur mère, jeune et veuve depuis peu, les confie à un vieux couple de sa connaissance et s'en va gagner sa vie comme cuisinière dans les camps de bûcherons. Elle a promis de revenir les chercher bientôt. Le temps passe. Elle ne revient pas. Où est leur mère ? Pourquoi les a-t-elle abandonnées ? Avec pudeur et une grande tendresse, Refuges est le roman d'une enfance enfuie, d'une adolescence inquiète. Il raconte une histoire d'amour filial, celui de deux petites soeurs à l'endroit de leurs parents humains, trop humains. Une histoire de deuil et d'abandon qui révèlera un drame, mais tout aussi bien une histoire d'anges gardiens croisés sur la route, de femmes fortes ayant appris à la dure à ne dépendre de personne. S'ajoute la présence bienveillante, discrète et palpable des peuples autochtones Chilcotins et Carriers. Et puis, les animaux, la forêt, les saisons, la solitude et son corollaire, la liberté, qui s'épanouit parfois dans l'amour très pur entre deux adolescents.

    FRANCES GREENSLADE est née à Saint Catharines, en Ontario, au Canada. Refuges est son troisième livre, le premier à être traduit en français. Elle enseigne l'anglais au Collège Okanagan à Penticton, en Colombie-Britannique.

  • Le vieillissement marqué des communautés religieuses dans un Occident sécularisé pose la question de leur avenir. Qu'est-ce qui disparaît, mais aussi qu'est-ce qui perdure ? Y a-t-il un substrat qui traverse le temps ? La vie religieuse ne reprendra vraisemblablement pas la forme puissante et imposante qui a été la sienne à certaines périodes et notamment durant la première moitié du XXe siècle. C'est plutôt dans l'humilité et la pauvreté qu'elle se développera, comme cela a été le cas le plus souvent dans l'histoire. Elle devra aussi, comme au temps des fondations, repartir des besoins humains et spirituels de ses contemporains. Trois figures reconnues de l'Église du Québec, l'abbé Gilles Routhier, soeur Lorraine Caza et le frère Daniel Cadrin portent ici un regard serein, réaliste et plein d'espérance sur l'avenir. Gilles Routhier est doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval. Daniel Cadrin, o.p., est directeur de l'Institut de pastorale des dominicains. Lorraine Caza a été professeure puis doyenne au Collège universitaire dominicain d'Ottawa et supérieure générale de la Congrégation de Notre-Dame.

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