Bookelis

  • L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (en anglais, Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde) est un court roman écrit par Robert Louis Stevenson et publié en janvier 1886. L'oeuvre raconte l'histoire d'un notaire, Gabriel John Utterson, qui enquête sur le lien étrange entre Edward Hyde et le docteur Henry Jekyll. Le docteur Jekyll, un philanthrope obsédé par sa double personnalité, met au point une drogue pour séparer son bon côté de son mauvais. C'est ce dernier qui, nuit après nuit, prendra finalement le dessus et le transformera en monstrueux Monsieur Hyde. |Wikipédia|

  • La mouette

    Anton Tchekhov

    • Bookelis
    • 31 Janvier 2017

    Nouvelle adaptation pour la scène, par Christian Lemarcis, de la célèbre comédie dramatique de Tchékhov.

  • Le bonheur se cache parfois derrière les nuages Nouv.

    Le Bonheur se cache parfois derrière les nuages est le neuvième roman de Sonia Dagotor, publié aux éditions Robert Laffont en mai 2021.

    Francine et Michel fêtent leurs noces de crêpe mais ce trente-neuvième anniversaire de mariage n'a, en réalité, rien de joyeux. À soixante-deux ans, Francine n'est pas heureuse. Michel et elle n'ont plus rien à se dire.
    Tandis qu'ils dînent dans leur restaurant préféré, et que l'ambiance se tend crescendo, Francine se laisse porter par ses souvenirs : ses premiers émois, sa rencontre avec Michel, son diplôme d'avocate, les enfants, quelques épreuves aussi...
    Que retenir de toutes ces années ensemble ? Quand l'amour a-t-il commencé à s'effriter ? Et si Francine se révoltait contre le temps qui passe ? Et s'il n'était pas trop tard pour choisir le bonheur ?

    Un roman sincère, optimiste et plein de bienveillance sur le sentiment amoureux a l'epreuve du temps et la quete intemporelle du bonheur.

  • Mauprat

    George Sand

    • Bookelis
    • 10 Décembre 2017

    Mauprat est un roman historique publié par l'écrivaine française George Sand en 1837. L'histoire se déroule pour la majeure partie dans le Berry à l'aube de la Révolution française au XVIIIe siècle. Il relate l'histoire d'un jeune garçon issu d'une famille de seigneurs cruels, les Mauprat, qui échappe peu à peu à son lourd héritage familial grâce à l'amour qu'il éprouve pour sa cousine, nettement plus civilisée que lui. L'oeuvre recèle plusieurs aspects : si Mauprat est avant tout un roman d'amour et une histoire de famille, c'est aussi un roman d'éducation, une fable philosophique et un manifeste féminin.

  • Le Mariage de Figaro

    Beaumarchais

    • Bookelis
    • 6 Décembre 2017

    La Folle Journée, ou le Mariage de Figaro est une comédie en cinq actes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais écrite en 1778.
    C'est aussi une oeuvre comique au rythme endiablé (la « folie » enfiévrée de la « Folle journée » illustre le comique de répétition, de mots ou de gestes (l'huissier glapit, se lève et rassied comme un pantin pour calmer l'audience , Brid'oison bégaie , jeu muet des pantomimes , « God-dam » de la scène 5 acte III) , le comique de situation d'une pièce à surprises (quiproquos, péripéties cascadantes, coups de théâtre et rebondissements trépidants autant qu'invraisemblables, déguisements, identités échangées) , le comique de caractère (Brid'oison juge incapable et sot : le procès qu'il anime est une parodie de justice , Bartholo médecin et avocat pédant, prétentieux, ridicule , bonne humeur générale de la pièce grâce à la fraîcheur du jeune, sympathique et délicieux Chérubin, aussi grâce aux danses qui animent la représentation : séguedille, fandango).
    |Source Wikipédia|

  • MES AMIS

    Emmanuel Bove

    • Bookelis
    • 25 Octobre 2018

    Bove Emmanuel - Mes Amis : « Mon imagination crée des amis parfaits pour l'avenir, mais, en attendant, je me contente de n'importe qui. »
    Premier roman d'Emmanuel Bove (1898-1945) et premier succès, en 1924. Grâce à Colette, qui, la première, reconnaîtra son talent. La force de ce récit réside dans son style dépouillé - des phrases courtes, limpides, apparemment anodines et dénuées d'émotion, mais en fait très percutantes, et à l'humour noir débarrassé de toute illusion. Victor Bâton, un homme seul, silencieux, de retour de la guerre avec une infirmité, vit à Paris dans une chambre misérable. Sa quête d'amis occupe ses journées jusqu'à l'obsession. Il se promène beaucoup, réfléchit à la vie, à l'amitié, à l'amour et rencontre effectivement plusieurs personnages colorés. Des hommes : Henri Billard, égoïste intéressé par l'argent de Victor, Neveu le marinier désespéré, Henri Lacaze riche bourgeois faisant la charité. Et des femmes aussi : Lucie Dunois patronne de bistrot et maîtresse occasionnelle, Blanche chanteuse de cabaret. Tous pourraient devenir ses amis... mais ils sont la plupart du temps plus intéressés par eux-mêmes que par le narrateur, qui se retrouve à chaque fois seul et déçu après ces rencontres.

  • LE TALON DE FER

    Jack London

    Le Talon de Fer est le grand roman « politique » de London. Son pari : imaginer une politique-fiction qui anticipe à peine sur la réalité historique. Écrit en 1907 par Jack London, il se présente sous la forme d'un manuscrit censé avoir été écrit par Avis Everhard. Il narre des événements débutant en 1912 et se termine en 1932 par une phrase inachevée. Il est retrouvé quatre siècles plus tard, en 2368. Toute une série d'annotations présentes au cours du roman ont été rédigées au XXIVème siècle pour préciser les faits invoqués par Avis Everhard. Les vingt ans résumés dans ce manuscrit décrivent la mise en place du « Talon de fer », dictature fasciste, aux Etats-Unis et la résistance à cette mise en place. Le roman se divise en deux parties. La première partie raconte les années précédant la prise du pouvoir par le Talon de fer. La deuxième partie nous plonge au coeur de la résistance contre cette dictature. Le fil conducteur de ce roman est l'amour entre Avis et Ernest Everhard, chef de file des socialistes.

  • Armand

    Emmanuel Bove

    Bove Emmanuel - Armand : Publié en 1926, Armand est le deuxième roman d'Emmanuel Bove, après Mes Amis, dont il est assez proche par le style et le propos.

    Armand vit avec Jeanne, une veuve plus âgée que lui, qui l'entretient et l'aime tout en lui laissant beaucoup de liberté. Armand ne travaille pas, il se balade souvent pendant la journée et la soirée, et vient à rencontrer un ancien ami, Lucien. Celui-ci n'a pas eu la chance d'Armand, il est resté pauvre, timide, emprunté dans tous ses gestes et mal à l'aise en société, mais c'est le « témoin d'un passé douloureux » pour le narrateur. À part une incartade d'Armand avec la jeune soeur de Lucien et une séparation à la fin du roman il ne se passe rien : pas d'intrigue, pas d'éclat même dans la séparation, pas de passion même dans les moments de douceur, seulement une observation psychologique et physique méticuleuse des faits, un amour du détail poussé à l'extrême, qui apportent un sentiment de malaise et une tension palpables à chaque page.

    La banalité et la médiocrité, la pauvreté, le malheur tranquille sont omniprésents, mais Bove surpasse cette monotonie en l'érigeant en style d'écriture innovant, qui a fait dire à plusieurs critiques qu'il était un précurseur du « Nouveau Roman ».

  • Le Maître de Ballantrae (The Master of Ballantrae) est un roman d'aventures de l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson, paru en 1889.
    Présentation
    | En Écosse, au XVIIIe siècle, au manoir des Durrisdeer, vivent les deux frères Durie : James, le Maître3 de Ballantrae, l'aîné de la famille, est un libertin calculateur, ambitieux, amoral, mais charismatique et respecté , Henry, le cadet, est quant à lui modéré, plus vertueux, mais injustement mal-aimé.En 1745, le pays est plongé dans une guerre civile opposant les jacobites, partisans du prétendant Jacques François Stuart, à l'armée du roi en place, George II. Par opportunisme, James souhaite soutenir la cause des rebelles, malgré l'avis contraire de son père et de son frère. Ces derniers pensent qu'en tant qu'aîné, il devrait rester au manoir afin de montrer sa fidélité au roi George , et que c'est plutôt à Henry de s'engager auprès des jacobites. James scelle son destin et celui des Durrisdeer en allant malgré tout combattre aux côtés du prince Charles. Le 16 avril 1746, la célèbre bataille de Culloden voit l'écrasement de la rébellion jacobite et James est présumé mort..|
    |Source Wikipédia|

  • Le Barbier de Séville

    Beaumarchais

    • Bookelis
    • 6 Décembre 2017

    Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile est une pièce de théâtre française en quatre actes de Beaumarchais, jouée pour la première fois le 23 février 1775.
    Présentation
    | Le théâtre représente une rue de Séville. Un gentilhomme fait les cent pas sous la fenêtre de Rosine, la jeune femme qu'il a entrepris de séduire, déguisé en étudiant. Mais voilà quelqu'un... Un homme portant une guitare compose gaiement des couplets en se félicitant de ses trouvailles. Le gentilhomme reconnaît son ancien valet, Figaro, et l'aborde. Figaro raconte à son maître, le Comte Almaviva (qui se cache sous le nom de Lindor) ses aventures dignes d'un héros picaresque : garçon apothicaire, dramaturge malchanceux... Il en profite pour critiquer avec ironie l'illégitime supériorité des grands, ainsi que « la république des lettres », et fait part de sa philosophie épicurienne.Mais voici que Rosine paraît à sa fenêtre accompagnée de Bartholo, un vieillard qui ne cesse de maugréer. Elle tient dans la main les couplets de la Précaution Inutile, un drame à la mode. Ciel ! La chanson tombe dans la rue. C'est un signe de Rosine au Comte.Pendant que le vieil homme descend, le papier est ramassé par le Comte. Bartholo comprend la ruse et s'enferme chez lui. Le Comte lit le papier ramassé : c'est un billet où Rosine demande à son mystérieux soupirant de se faire connaître...||Source Wikipédia|

  • Chroniques italiennes

    Stendhal

    Chroniques italiennes est un recueil de nouvelles de Stendhal, paru sous ce titre en 1855.
    NOUVELLES
    L'Abbesse de Castro
    Vittoria Accoramboni
    Les Cenci
    La Duchesse de Palliano
    San Francesco a Ripa
    Vanina Vanini
    Trop de faveur tue
    Suora Scolastica

  • PAULINE

    George Sand

    Pauline est une nouvelle de George Sand paru en 1839 chez Calmann-Lévy (Paris). Extrait | Elle resta donc immobile et muette à la regarder , mais, comme si sa présence se fût révélée à Pauline par un mouvement instinctif du coeur, celle-ci se tourna tout à coup vers elle et la regarda fixement sans dire un mot et sans changer de visage. -- Pauline ! ne me reconnais-tu pas ? s'écria l'étrangère , as-tu oublié la figure de Laurence ? Alors Pauline jeta un cri, se leva, et retomba sans force sur un siége. Laurence était déjà dans ses bras, et toutes deux pleuraient...|

  • LE TEMPS RETROUVÉ

    Marcel Proust

    • Bookelis
    • 16 Janvier 2017

    Le Temps retrouvé est le septième volet de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Le début de ce dernier volet se passe encore à Tansonville. Le narrateur, qui voudrait devenir écrivain depuis qu'il est enfant, lit un passage du Journal des Goncourt avant de s'endormir, et cela l'amène à croire qu'il n'est pas capable d'écrire. Il décide de renoncer à devenir écrivain. Nous sommes en pleine Première Guerre mondiale. Le Paris de cette période montre des personnages globalement germanophobes, et totalement préoccupés par ce qui se passe sur le front. Charlus est une exception : il est germanophile. Saint-Loup s'est engagé et il est parti combattre. Il se fait tuer sur le champ de bataille. Après la guerre, le narrateur se rend à une matinée chez la princesse de Guermantes. En chemin, il a de nouveau conscience de son incapacité à écrire. Il attend la fin d'un morceau de musique dans le salon-bibliothèque des Guermantes et le bruit d'une cuiller, la raideur d'une serviette qu'il utilise déclenchent en lui le plaisir qu'il a ressenti autrefois en maintes occasions : en voyant les arbres d'Hudimesnil par exemple. Cette fois-ci, il décide d'approfondir son impression, de découvrir pourquoi certaines sensations le rendent si heureux. Et il comprend enfin que la mémoire involontaire est seule capable de ressusciter le passé, et que l'oeuvre d'art permet de vivre une vraie vie, loin des mondanités, qu'elle permet aussi d'abolir les limites imposées par le Temps. Le héros est enfin prêt à créer une oeuvre littéraire.

  • Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient est un essai de Denis Diderot paru en 1749.
    Un essai sur la perception visuelle
    Dans ce texte, Denis Diderot se penche sur la question de la perception visuelle, un sujet renouvelé à l'époque par le succès d'opérations chirurgicales permettant de donner la vue à certains aveugles de naissance. Les spéculations sont nombreuses en ce temps-là sur ce que la vue et l'usage qu'un individu peut en faire doivent à la seule perception, ou bien à l'habitude et l'expérience, par exemple pour se repérer dans l'espace, identifier des formes, percevoir les distances et les volumes, distinguer un tableau réaliste de la réalité.
    Diderot explique qu'un aveugle qui se met soudainement à voir ne comprend pas immédiatement ce qu'il voit, et qu'il mettra du temps à faire le rapport entre son expérience des formes et des distances acquises par le toucher, et les images qu'il perçoit avec son oeil...
    |Source Wikipédia|

  • La jument verte

    Marcel Aymé

    • Bookelis
    • 25 Octobre 2018

    Je l'avoue: je n'avais jusqu'ici jamais lu Marcel Aymé, mes quelques tentatives de me plonger dans ses contes du chat perché ayant très vite tourné court, faute de susciter, dans mon chef, la plus petite trace d'intérêt. Les choses en seraient sans doute restées là si Marcel Aymé n'avait été choisi comme notre nouvel auteur du mois, et si je ne m'étais par conséquent mise en demeure de lire non plus ces fameux contes, mais sa célèbre jument verte... Une jument à la robe d'un très joli vert émeraude qui, pour dire vrai, passe de vie à trépas dès les premières pages du roman qui lui emprunte son titre, non sans avoir auparavant assuré la fortune de son propriétaire, le vieil Haudouin, maquignon au village de Claquebue. Et non sans s'être fait aussi tirer le portrait, un tableau désormais accroché en bonne place dans la maison familiale, aux premières loges pour épier les secrets d'alcôve et les moeurs sexuelles - pour le moins hautes en couleurs - de ses habitants: des goûts et dégoûts où Marcel Aymé semble d'ailleurs vouloir trouver l'alpha et l'oméga de toute la vie, politique, sociale, économique, du petit village de Claquebue dans les dernières années du second empire et les premières de la troisième république.
    Et voici donc que venue à bout de cette lecture - non sans mal, car je n'étais cette fois encore que trop portée à me laisser distraire par le premier chat qui passait par là, que ce chat ait pour nom Zweig, Williams, Delaive ou McInerney -, je me trouve bien embarrassée au moment de coucher mes impressions sur le papier... car d'impressions, justement, je n'en ai guère.
    Même sans l'avoir jamais lu, il est bien difficile d'ignorer complètement l'oeuvre de Marcel Aymé: promu "classique" des lettres françaises, il a ses admirateurs enthousiastes et ses détracteurs acharnés. Pour ma part, je dois bien confesser à ce stade mon incompréhension complète des uns comme des autres, n'ayant pas trouvé ici de quoi fouetter un chat, ni rien décidément qui vaille de s'exciter. Bien sûr, on ne peut pas dire objectivement que ce roman soit mauvais. Il est même bien meilleur que beaucoup d'autres, très joliment écrit assurément, et j'imagine sans peine que la sensualité piquante dont il est imprégné d'un bout à l'autre a pu paraître terriblement rafraîchissante à certains des lecteurs qui le découvrirent en 1933, année de sa première parution, tout comme il a dû alors en choquer d'autres. Mais en ce début de l'an de grâce 2010, ces temps-là sont bel et bien révolus. Et les impertinences de Marcel Aymé, tant vantées par ses admirateurs, me semblent décidément bien émoussées. Elles ne suffisent pas en tout cas à racheter à mes yeux le manque flagrant d'humanité de ses personnages de paysans madrés et libidineux - à moins que ce ne soit l'inverse - ni la minceur d'une intrigue réduite au rôle de prétexte.
    Non, vraiment, au vu de cette jument verte, je ne comprends ni les éloges des uns, ni les condamnations des autres, et Marcel Aymé ne mérite à mes yeux et pour citer je ne sais plus qui "ni cet excès d'honneur, ni cet indignité" auquel d'aucuns veulent le réduire. Et il ne me reste donc plus qu'à faire une autre tentative...
    *

  • Le vin de Paris

    Marcel Ayme

    • Bookelis
    • 25 Octobre 2018

    Marcel Aymé aura écrit énormément de nouvelles. «Le vin de Paris» est un des recueils de ces nouvelles paru en 1947, juste à l'après-guerre. Ces nouvelles sont, quasi systématiquement, bordées, frangées de fantastique. Marcel Aymé utilise volontiers l'outrance du fantastique pour mieux mettre en évidence son propos ou la conclusion à laquelle il veut amener le lecteur. On est le plus souvent au bord du conte, et le tout dans une langue châtiée mais très agréable à lire. Pas étonnant qu'on faisait lire autrefois (?) Marcel Aymé - et notamment «Les contes du chat perché» dans les écoles.

    La nouvelle éponyme ne m'a pas paru la plus intéressante, elle a pourtant été choisie par Marcel Aymé pour titre au recueil.
    «La traversée de Paris», marquée par les séquelles de la guerre, est sérieusement plus intéressante. Histoire de trafiquants de marché noir, de viande. Il y a le boucher qui abat le cochon, le découpe, le prépare, mais surtout, et c'est là que va se jouer la nouvelle, les porteurs. Ceux qui, la nuit venue, dans Paris, transportent la viande répartie dans des valises pour les livrer aux clients en trompant la vigilance des troupes d'occupation. Dans cet exercice, Martin (patronyme omniprésent dans l'oeuvre de Marcel Aymé, cf «Derrière chez Martin») est le porteur chevronné. Il est accompagné, pour la première fois et sans trop savoir qui il est réellement de Grandgil, personnage plutôt mystérieux.

    L'écriture est sombre à souhait. La nuit, à Paris, sous l'occupation, à faire du trafic; on y est.
    « En débouchant boulevard de l'Hôpital, un vent brutal et glacé, qui soufflait du nord à grand découvert, leur coupa la respiration. Martin dut poser l'une de ses valises pour assurer son bord noir qui branlait sur sa tête. Grandgil exhalait sa mauvaise humeur en jurant, mais le vent était si rapide qu'il fallait presque crier pour se faire entendre. Dans la nuit noire, piquée de rares lumières bleues sans portée, les deux hommes sentaient autour d'eux la désolation du grand boulevard nu que la grande plainte du vent élargissait encore. La marche était si pénible qu'il leur semblait n'avancer qu'avec une extrême lenteur »
    La suite est tout aussi sombre, huis-clos entre deux personnages singuliers que Marcel Aymé fera basculer dans le drame.

    «La grâce» est à nouveau du domaine du fantastique. M. Duperrier, comptable anonyme de son état, est affligé du port d'une... auréole! Outre que cela est très singularisant, sa femme ne supporte pas cet élément qui peut faire jaser. Les premières tentatives consistent donc à camoufler en permanence l'auréole mais bien évidemment cela ne suffit pas. La suite sera un délectable passage en revue des péchés capitaux - et de leur mise en oeuvre - afin de perdre cette disgracieuse auréole. Pas si simple!

    Marcel Aymé devait être dans une veine pieuse puisque «Dermuche» voit le dit Dermuche, assassin de son état condamné à être guillotiné, prendre l'incarnation dans sa cellule le matin de son exécution du petit Jésus. Va-t-on guillotiner Jésus? Du Marcel Aymé dans toute sa splendeur.

    «Le faux policier», lui, est toujours dans la veine «fin de la guerre». Martin (!), comptable (il aime, Marcel Aymé) dans une maison de commerce, arrondit ses fins de mois en jouant les faux policiers et en faisant chanter tous ceux qui ont profité durant la guerre. Tant va la cruche à l'eau ...

    La dernière, et longue, nouvelle: «La bonne peinture», n'est pas aussi marquante. Une drôle d'histoire de peinture qui créerait le sentiment de satiété à quiconque la contemple, phénomène exploité par les pouvoirs publics à la sortie de la guerre pour tenter de nourrir la population. Avec les dérives qu'on peut imaginer et le parti que peut en tirer Marcel Aymé.

    Au bilan, un recueil centré sur la toute fin de la guerre et qui constitue un témoignage intéressant sur les préoccupations et les schémas de pensées de l'époque. Et ludique, en plus!

  • À se Tordre

    Alphonse Allais

    • Bookelis
    • 22 Octobre 2018

    Alphonse Allais se considérait comme un auteur pour commis voyageurs. On n'a cessé de colporter ses bons mots, du calembour épais (Monsieur Lecoq-Hue) aux réflexions cyniques (' à la suite d'une chute de cheval,j'avais perdu tout sens moral'), en passant par les considérations absurdes (' Angéline rappelait d'une façon frappante La Vierge à la chaise de Raphaël, moins la chaise'). C'était pourtant un 'grand écrivain' qui 'créait à chaque instant' (Jules Renard). André Breton a rendu justice à son 'humour noir', tandis qu'Umberto Eco l'a étudié comme l'un des maîtres du récit. En publiant 'A se tordre', son premier recueil, une collection de 'classiques' le fait entrer dans le Panthéon des Lettres et le consacre premier comique du XIXème siècle.

  • Bécon-les-Bruyères

    Emmanuel Bove

    • Bookelis
    • 25 Octobre 2018

    Bove Emmanuel - Bécon-les-Bruyères : Vous ne connaissez pas Bécon-les-Bruyères ? Vraiment ? Comment ? N'avez-vous pas visité sa gare ? Et aussi... sa gare !
    Heureusement pour vous, l'éditeur Émile Paul frères dans sa collection « Portrait de France », après Strasbourg ou Le Vercors, vous a proposé de découvrir Bécon-les-Bruyères sous la plume d'Emmanuel Bove.
    Mais, au fait, Bécon-les-Bruyères existe-t-il au bout de sa gare qui dessert, elle, Courbevoie et Asnières ? Certes ! Archétype de toutes les banlieues, Emmanuel lui a donné vie dans ce documentaire-fiction où il la pare de tous nos fantasmes (et des siens) sur la banlieue. « Bécon-les-Bruyères est pour moi le plus grand de tous les textes de Bove. Un texte qu'on doit absolument lire. Il décrit une banlieue mythique et, en même temps, son écriture est absolument modeste. C'est la banlieue absolue. » (Peter Handke, Interview dans Les Nouvelles littéraires, octobre 1983.)
    Écrivain prolixe, révélé par Colette, Emmanuel Bove a connu le succès de son vivant, avant de tomber dans l'oubli, et d'être redécouvert par Peter Handke dans les années 1980. Il est né en 1898 à Paris, mais a fait une partie de ses études au Collège Calvin à Genève, puis a vécu à Vienne et à nouveau à Paris, où il est mort en 1945.

  • 2 Bras 2 Jambes

    Francoise Dasque

    En novembre 2010, l'année de ses cinquante ans, Françoise quitte son village ardéchois en direction de l'est.

    Son intention est de continuer vers l'Orient, aussi longtemps que le désir de marcher et de découvrir sera présent.

    20 mois durant, de la France au Japon, les pays s'enchaînent au gré des contraintes politiques et climatiques : un périple de quelques milliers de kilomètres à pied, ainsi qu'en transports divers lorsque c'est nécessaire.

    Chaque jour, des hôtes généreux la mettent en garde contre une cohorte de dangers, objectifs ou fantasmés.

    À chaque montagne, forêt, rivière franchie, Françoise brûle déjà d'aborder les suivantes.
    Naît de cet appétit une aventure humaine jalonnée de rencontres passionnantes, de paysages sublimes, de joies, d'imprévus, d'étonnements...

    C'est le résultat de ces découvertes souvent hilarantes ou émouvantes qu'elle nous conte à travers ce formidable récit de voyage.

    Comédienne de profession, elle le décline également en spectacle : www.2bras2jambes.fr

  • Voyage sentimental

    Laurence Sterne

    • Bookelis
    • 9 Septembre 2017

    Le Voyage sentimental à travers la France et l'Italie est un roman de l'écrivain irlandais Laurence Sterne, écrit et publié pour la première fois en 1768.
    L'intrigue
    | Le voyage de Yorick commence à Calais, où il rencontre un moine franciscain qui demande l'aumône pour son couvent. Yorick commence par refuser de lui donner quoi que ce soit, mais regrette ensuite sa décision. Lui et le moine échangent leurs tabatières. Il achète une chaise pour poursuivre son voyage. Il visite ensuite Montreuil, où il engage un serviteur pour l'accompagner, un jeune homme nommé La Fleur.
    Lors de son séjour à Paris, Yorick est informé que la police a réclamé son passeport à l'hôtel. Sans passeport, alors que la France et l'Angleterre sont en guerre (Sterne était à Paris en janvier 1762, avant la fin de la Guerre de Sept Ans), il risque d'être emprisonné à la Bastille...|
    |Source Wikipédia|

  • Le Décaméron

    Boccace

    Le Décaméron est un recueil de cent nouvelles écrites en italien par Boccace entre 1349 et 1353.
    Cette oeuvre est célèbre pour ses récits de galanterie amoureuse, qui vont de l'érotique au tragique. Le Décaméron, surnommé par Boccace Prince Gallehault, en hommage au poète Dante Alighieri, est rédigé en italien et non en latin, donnant ainsi naissance à la prose italienne qui marqua le genre

  • Sous le lierre...

    Francoise Chapelon

    • Bookelis
    • 8 Septembre 2017

    Un meurtre sanglant, odieux. Une sinistre mise en scène. Une femme qui avait le coeur sur la main gît désormais dans son sang.
    Lorsque Camille Lorset se lance dans cette enquête, son coeur à elle est lourd, partagé entre rage et incompréhension. Les récentes révélations sur la mort de son père, vingt ans plus tôt, sont un poison qui coule à présent dans ses veines et contre lequel la jeune enquêtrice de la Brigade de Recherches de Montbrison va devoir se battre.
    Alors elle va chercher, fouiller le passé, exhumer cette vérité que sa mère a mis tant d'ardeur à dissimuler. Pourquoi ? Quel terrible secret se cache derrière ces quelques mots laissés par son père et qu'elle ne découvre qu'aujourd'hui ?
    Une double enquête vers l'unique vérité qui va conduire Camille dans un effroyable tourbillon où tous les sentiments se confondent. Deux enquêtes ? Et si l'odieux assassin avait lui aussi quelques comptes à régler avec son propre passé ?

  • Le germe du mal

    Francoise Chapelon

    Noël approche. La nuit est tombée sur la ville de Montbrison. Tandis que les premiers flocons font leur apparition, l'adjudante Camille Lorset remue ciel et terre pour retrouver Lucas. Le petit garçon de 6 ans, qui n'est autre que le fils de l'homme avec lequel Camille vit une romance depuis quelques semaines, a disparu du domicile de sa mère.
    Au même moment, non loin de là, une femme est percutée par une voiture et sombre dans le coma. Son mari est introuvable. Soudain, tout s'accélère : une troublante découverte au domicile du couple jette un éclairage inquiétant sur cette famille aux moeurs apparemment douteuses. Pour les enquêteurs de laBrigade de Recherches de Montbrison, une nouvelle traque vers la vérité s'engage. Une vérité qui n'est peut-être pas sans rapport avec une autre histoire, plus ancienne, celle-ci. L'histoire de Maurice, petit garçon de 8 ans qui grandit tant bien que mal entre une mère célibataire et un beau père tyrannique, dans le Lyon des années de guerre.

  • Un monde de bulles

    Marc Touati

    • Bookelis
    • 29 Juillet 2018

    Flambée boursière excessive des deux côtés de l'Atlantique, valorisation extravagante de nombreuses entreprises du numérique n'ayant jamais réalisé le moindre profit, taux d'intérêt obligataires anormalement bas, explosion de la dette privée en Chine et de la dette publique en Europe et aux Etats-Unis, engouement écervelé pour le bitcoin et les cryptomonnaies, cours immobiliers historiquement élevés, notamment à Paris... A l'évidence, les anomalies financières ne manquent pas.
    Et ce, tout juste dix ans après la dernière grave crise économico-financière qui a failli plonger le monde dans une dépression au moins aussi grave que celle de 1929. A croire que la cupidité et l'oubli sont plus forts que le réalisme et l'apprentissage des catastrophes du passé.
    De plus, les bulles ne sont pas seulement financières. Elles peuvent aussi être économiques, politiques et médiatiques. A tel point que nous sommes désormais envahis par une multitude de bulles en tous genres.
    D'où une question simple : jusqu'à quand ?
    C'est là tout le problème avec les bulles : c'est lorsqu'elles approchent de leurs fins qu'elles deviennent les plus extravagantes. Autrement dit, il est très probable que l'exubérance irrationnelle des marchés continue encore quelques mois. Seulement voilà, plus les bulles iront loin, plus leur dégonflement, ou plutôt leur éclatement, sera violent, avec tous les désagréments que cela entraînera sur l'activité et l'emploi.
    Plus que jamais, il est donc impératif de dénoncer l'aveuglement collectif ambiant et d'alerter le grand public : oui, nous vivons malheureusement dans un « monde de bulles ». Il ne faut pas forcément en avoir peur, mais le comprendre et le diffuser, pour ne plus être des « dindons de la farce ». Sachons donc éviter les pièges, ce qui nous permettra de sortir par le haut des crises passées, actuelles et à venir.

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