Editions Diagonale

  • Aventures déroutantes entre Afghanistan et Belgique pour le premier roman de John Henry A cause de la folie des hommes, Jack de Kaboul épouse une vie paradoxale, tissée sur le fil. Résister jusqu´à embrasser une double vie, forcer le destin et s´enfuir, tel est le prix de la liberté pour certains enfants d´Afghanistan.
    Dans une langue tendre et poétique, l´auteur nous livre une aventure hors du commun, inspirée de faits réels, et signe un premier roman vibrant, percutant.
    A PROPOS DE L'AUTEUR Avant de publier son premier roman, John Henry a été salué par de nombreuses récompenses littéraires. Il a obtenu le prix d'été et d'hiver 2012 du concours shortédition, celui du concours de nouvelles 2013 de la Fédération Wallonie-Bruxelles et est également lauréat de la matinale 2013 de la littérature courte.
    EXTRAIT Je m´appelle Jack. Mes parents habitent une petite maison blanche, sur les hauteurs de Kaboul, à Deh Afghanan, sous l´antenne de télévision, une de ces maisons auxquelles on peut seulement avoir accès à pied. On ne se souvient honnêtement de rien avant trois ans et ce que je sais, c´est qu´aussi loin que ma mémoire puisse remonter, on m´appelait Jack. J´avais les cheveux courts et un bonnet noir par-dessus. Je descendais à la réserve d´eau avec mon père, nous remplissions nos bidons, on les posait sur le dos de notre âne Fakir et puis je n´avais même pas à tirer sur sa crinière, il me suivait partout Fakir et nous remontions la colline.

  • Le modèle

    Manuel Capouet

    Plongeon au coeur de la civilisation japonaise Jacques-san, jeune chercheur en climatologie, nous offre une percée rare dans les arcanes de la simulation climatique à Tokyo et dévoile au lecteur l'envers du décor des prédictions planétaires. Et si le futur s'annonce en catastrophes multiples dans la chambre de notre universitaire quelque peu extravagant, les gens se bousculent à sa porte pour savoir s'il vaut mieux investir dans le vin en Chine ou cultiver des insectes sur la bande côtière de la province pakistanaise de Sind. Le roman évolue avec humour et légèreté, posant un regard tendre et amusé sur les codes et rituels de la société japonaise. Il nous embarque aux confins de la beauté de notre Terre, nous rappelant que l'essentiel est de vivre, d'observer, de goûter au silence. Sagesse nippone. Manuel Capouet signe avec Le Modèle un roman d'une exceptionnelle originalité et actualité. EXTRAIT La terre n'était maintenant plus qu'à cinquante millions de kilomètres du soleil et était irradiée d'un flux solaire ultraviolet sept fois plus puissant que d'ordinaire. L'eau des océans s'évaporait à toute allure, tandis que la proximité combinée de Mercure et du soleil provoquait des raz de marée terrifiants qui engloutissaient les mégapoles humaines. (...) Il fallait agir vite. C'est à ce moment-là qu'une secrétaire amidonnée s'est pointée à ma table en me disant que Nishimura Sensei voulait me voir. - Ima ? Maintenant ? demandai-je. Elle parut surprise... On ne faisait pas attendre le Sensei. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Saluons [...] les éditions Diagonale, spécialisées dans les premiers romans, pour avoir accordé son terreau à cette fiction singulière, entre dystopie, récit de voyage et réflexions philosophiques. - Anne-Lise Remacle, Le Carnet et les Instants Synesthésies des saveurs, des odeurs, des sensations, le roman est parsemé de kaléidoscopes visuels et sonores. - Espace Livres & Création À PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1974, Manuel Capouet vit à Waterloo. Expert en chimie environnementale, il a travaillé sur des super-modèles climatiques. Sa nouvelle Tokyo a été sélectionnée en 2012 parmi les meilleurs textes du concours « Crescendo » de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Modèle est son premier roman.

  • Un premier roman dans lequel Damien Desamory nous fait découvrir Bruxelles sous un angle étrange, insolite et non dénué d'humour Au creux du vide et de la solitude, une spirale naît, se lève au fond de la ville et annonce le typhon prochain. Cela commence par un rien, là-bas par un os, ici par un viel ami qui gratte à la porte de l'hôtel où travaille de nuit, Antal, le personnage principal du roman.
    C'est un roman léger et vif qui esquisse avec tendresse le portrait d'une génération marquée par l'ennui, avide de trouver sa place dans la société, quitte à perdre le contrôle pour renouer avec sa liberté et son instinct.
    Ce conte urbain se distingue par le ton enlevé et l'humour de son auteur !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE "Un premier roman est toujours un pari. En ce qui concerne Damien Desamory, il est réussi et de belle manière. Le nouveau romancier a trouvé ici le ton, la distance, l´ironie, l´empathie pour faire de cette "vie en ville" un roman aussi attachant que le personnage principal, Antal, victime de son destin malgré une vie banale de gardien de nuit d´un hôtel." - Edmond Morrel, Espace livres, décembre 2014 EXTRAIT Il était deux ou trois heures du matin, c´était un samedi, ou plutôt un dimanche - techniquement.
    J´étais assis derrière mon comptoir à l´hôtel ; je portais ma cravate autour du cou et mon ennui chronique sur le pli de la lèvre. Les nuits du samedi avaient beau être plus mouvementées que les autres, il était presque trois heures et je n´avais rien d´autre à faire que regarder les quatre clés retournées dans leur petit compartiment.
    Je n´avais pas pour habitude d´être aussi désespérément désoeuvré au travail.
    L´hôtel avait ouvert ses portes une grosse quinzaine d´années plus tôt, du temps où internet n´avait pas encore été rendu accessible aux plus simples d´entre nous. Et, bien qu´il fût manager, mon manager était simple.
    Sa mère et ses tantes, à la mort de leur père, avaient hérité chacune d´un hôtel à Bruxelles. Je ne sais pas ce que les tantes firent de leur héritage, mais Mme Tobor, quant à elle, en avait fait un hôtel familial - c´est-à-dire qu´elle en était la propriétaire, s´occupait d´engager et de martyriser l´équipe de femmes de chambre qu´elle appelait « ses filles », tandis qu´elle avait nommé manager son avorton de fils, Alexandre. Bien né, Alexandre faisait un manager lent à la détente et scrupuleux jusqu´à l´obscène. Il n´était pas à proprement parler attardé, son quotient intellectuel devait se situer confortablement dans le bas de la moyenne nationale. Toutefois, en tant que manager, foyer de tous les vecteurs de l´établissement, maître organisateur et seul recours en cas de problème, il ne faisait illusion qu´un trop bref instant.

  • Mais voilà, de son vivant, on n´entrait pas dans sa bibliothèque.
    Enfin, moi, je n´y entrais pas. On ne m´y a pas invité, et je n´aurais jamais osé. Lui, à son bureau, me demandant ce que je veux, au milieu de tous ces livres, c´eut été impossible. La première fois que j´ai eu droit de pénétrer le saint des saints, ce fut, au lendemain de sa mort, pour lui rendre visite. Les bouquins comme garde d´honneur, tirant toutes les quatre secondes une salve silencieuse, encadrant les buissons de roses et les couronnes aux formules convenues, et au milieu, lui dans sa boîte ouverte, mains jointes, digne. Chaque livre sans doute rêvant secrètement de prendre place entre ses phalanges, pour une ultime lecture, le choix dernier.
    Un hommage vibrant à la littérature CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Ce roman a remporté le prix Première 2009 À PROPOS DE L'AUTEUR Nicolas Marchal est professeur de français et écrivain dans la province de Namur. Il compte aujourd'hui plusieurs romans à son actif, dont Les conquêtes véritables et Agaves féroces EXTRAIT Oui c´est vrai, elle n´a pas tort, d´ailleurs elle pense toujours à tout, on sera bien mieux ici en attendant, pour les enfants c´est l´idéal, le grand aura de l´espace pour jouer, des arbres et des escargots à écraser, de drôles de pierres à retourner, des choses molles, et puis pour le petit, qui vient juste de naître c´est parfait parfait, une salle de bains incroyable pour bien ranger toutes ses liquettes, une cave pour la machine à lessiver, et la cuisine mon amour tu te rends compte la cuisine, presque de restaurant.
    Mais bon. Il y a cette odeur de vieux. Cette satanée présence de vieux dans chaque objet. Cette tapisserie en velours vert foncé. Les deux renards empaillés, gueules ouvertes, dans le hall d´entrée. Les meubles massifs en chêne et les ferronneries lourdes. Les fenêtres à vitraux mauves. Et puis il y a la bibliothèque. Enfin le bureau. Son bureau à lui.

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