Espace Nord

  • Parmi les canaux blêmes de l'ancien port figé dans des eaux sépulcrales, le roman se joue entre des reflets : celui d'une femme que Hugues Viane a passionnément aimée, celui d'une morte dont il croit retrouver l'image chez une vivante. Récit fétichiste, où toute la sémiologie de la ville participe aux cérémonies du deuil. Livre-culte pour les spleens d'aujourd'hui.

  • « Une variation supérieure sur l'admirable vieux mélodrame », notait Mallarmé à propos de Pelléas, dont l'intrigue, effectivement, peut sembler bien conventionnelle : le Prince Golaud recueille à l'orée d'un bois une jeune fille dont il va faire son épouse. Mais c'est du frère de Golaud, Pelléas, que Mélisande tombe amoureuse, et le destin fatal qui pèse sur les personnages de cette pièce de théâtre les mènera inévitablement à la désolation. La fable cependant n'est ici que prétexte à dérober au silence ses secrets. Universellement célèbres au début de ce siècle, grâce notamment à l'opéra de Debussy, les ombres de Pelléas et Mélisande nous reviennent dans leur innocence inquiète.

  • Rodéo

    Aïko Solovkine

    Interview de l'autrice :https://www.youtube.com/watch?v=W49pm1EI-2Q

    Aïko Solovkine a surgi dans le paysage comme un geyser. Personne n'attendait cet auteur-là, cette prose sèche, ces émotions tenues à distance sous une croûte à ne pas gratter. On la lit et, admettant que la langue française ne pourrait pas être traduite avec cette justesse de rythme, on la verrait est-allemande, africaine du sud, américaine dans un département des lettres où sous couvert de conversations policées couve un immense intérêt pour les fêlures des hommes et les postures des femmes.

  • L'oiseau bleu

    Maurice Maeterlinck

    Tyltyl et Mytyl s'éveillent au seuil d'un grand voyage... Bérylune, petite fée bossue, les envoie quérir l'Oiseau bleu, le seul être capable d'enrayer le mal qui ronge sa fille. Ils s'en vont arpenter d'autres mondes, apparemment magiques, qui s'avéreront étrangement familiers. Les choses et les pensées que l'on côtoie chaque jour s'animent, prennent corps et se révèlent à qui veut les entendre, personnages ou lecteurs.Ce conte féérique et philosophique est l'un des chefs d'oeuvre de Maurice Materlinck.

  • L'imagination fantastique de Félicien Rops l'amène parfois jusqu'au morbide. Si l'artiste fut maudit - ses audaces firent scandale à l'époque -, c'est pour avoir traité avec raffinement des thèmes réputés vulgaires, et mené ainsi une analyse impitoyable et parfois amère des faux-semblants et des conventions sociales. Férocité de fond et de forme que l'on retrouve dans ses écrits, qui jouent sur un très large clavier.

    Graveur, Félicien Rops (Namur 1833 - Corbeil-Essonnes 1898) fut aussi dessinateur et peintre. Il illustra les oeuvres de maints écrivains de la fin du XIXe siècle : Barbey d'Aurevilly, Baudelaire, De Coster, Mallarmé, Péladan, Verlaine... Fondateur du périodique Uylenspiegel en 1856, il y publia ses premières lithographies. Paysagiste paisible et délicat, graveur satirique puis licencieux, il ouvrit la voie à Ensor par certaines mascarades et un certain vocabulaire de dérision.

  • Dans Nous deux, la narratrice écrit l'histoire de sa mère après sa mort. Da solo raconte l'histoire d'un vieil homme arrivé presque à la fin de sa vie.

  • Amsterdam, fin du siècle dernier. Keetje a neuf ans. Dans sa famille, la misère s'est implantée à demeure : elle va s'aggravant à chaque nouvel enfant, et l'usure et le découragement de ses parents rendent de plus en plus fréquents les jours de famine et de détresse... C'est avec violence et simplicité que Neel Doff, des années plus tard, raconte ses années noires d'enfance et d'adolescence. Avec précision, « tatouée » par la misère, elle prend la plume pour évoquer le froid extrême, les expulsions, les puces, les vaines recherches d'un travail quel qu'il soit et, pour finir, la prostitution.

    Neel Doff (1858-1942), troisième d'une famille de neuf enfants, connaît la misère et l'exode pendant vingt ans, à travers la Hollande et la Belgique. à cinquante ans passés, alors qu'elle est mariée à un bourgeois de Bruxelles aux idées avancées, elle publie en 1911 ce roman qui, avec Keetje et Keetje trottin, forme une trilogie autobiographique.

    Neel Doff (1858-1942), troisième enfant d'une famille de neuf enfants, connaît la misère et l'exode pendant vingt ans, à travers la Hollande et la Belgique. Avec Jours de famine et de détresse (1911), Keetje (1919) et Keetje Trottin (1921), elle forme une trilogie autobiographique, poignante et émouvante.

  • Jean est Rwandais et vit depuis de nombreuses années en Belgique, où il suit un chemin sinueux d'étudiant-travailleur étranger. Il s'y est marié et est devenu père de deux enfants. Il a toujours rêvé de rentrer un jour au pays et d'être accueilli en enfant prodigue par toute sa famille.

    Il ne réalisera pas son rêve, hélas, d'abord faute d'argent, puis à cause du génocide qui s'est déroulé sous les yeux du monde entier et dans l'indifférence. Des centaines de milliers de ses compatriotes sont assassinés. Pourquoi sa soeur Antoinette fait-elle partie des victimes ? Où se trouve son frère jumeau porté disparu ?

    Il décide enfin d'aller sur place éclairer ses doutes auprès de sa vieille mère, la seule rescapée de la famille. Au Rwanda, plus rien n'est comme avant, et le retour au pays sera aussi l'arrivée dans un univers devenu étranger. Jean ne reviendra pas indemne de ce voyage à rebondissements où tout, partout, rappelle les atrocités qui ont été commises.
    Joseph Ndwaniye est né au Rwanda en 1962. Il a travaillé dans différents hôpitaux de son pays. Il vit en Belgique depuis une vingtaine d'années et travaille désormais au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles, dans un service pour patients traités par la greffe de moelle osseuse. Après La Promesse faite à ma soeur (Les Impressions Nouvelles, 2007), il a publié Le Muzungu mangeur d'hommes (Aden, 2012) et Plus fort que la hyène (La Cheminante, 2018).

    Joseph Ndwaniye est né au Rwanda en 1962. Diplômé de l'École d'assistants médicaux de Kigali, il a travaillé dans différents hôpitaux de son pays. Il vit en Belgique depuis une vingtaine d'années et travaille désormais au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles. La promesse faite à ma soeur est son premier roman. Il a ensuite publié Le Muzungu mangeur d'hommes (éd. Aden, 2012).

  • La grande nuit

    André-Marcel Adamek

    Le Château rouge est une grotte souterraine qui vient d'être ouverte au public. Lors d'une visite, un séisme violent emporte les passerelles et les galeries s'effondrent. Seules deux personnes survivent à la catastrophe: Anton Malek, un spécialiste du comportement animalier, et Marie, une vieille dame venue de Bruges. Les rescapés attendent du secours mais aucun signe de vie ne provient de la surface.

  • Une lettre lue sans arrière-pensée peut changer le cours d'une vie. C'est du moins ce que doit penser Noël, l'époux de Belle. Fou de jalousie, il vient à mettre en doute la fidélité de sa propre femme : serait-elle la maîtresse de W. ? Pour en avoir le coeur net, il n'a d'autre solution que de se rendre chez l'amant présumé. Et le meurtre a lieu. Au fil du temps, les rapports du couple se dégradent et une seule question continue à hanter le suspect : Weyl était-il vraiment l'amant de sa femme ?

    Stanislas-André Steeman (1908-1970) est considéré, avec Agatha Christie, comme un des meilleurs spécialistes du roman policier. Il s'efforce de créer un ton particulier, fait d'humour et de précision, et qui détermine un climat propre à chaque situation. Plusieurs de ses romans sont devenus des classiques, ont été traduits dans de nombreuses langues et adaptés au cinéma : L'assassin habite au 21, Le dernier des six (Six hommes morts), Légitime défense (Quai des Orfèvres)...

  • Cela pourrait ressembler à une question de Trivial Pursuit ou d'un quizz à la télé : "Poète du XXe siècle qui a inspiré les plus grands musiciens de son temps, tels Darius Milhaud ou Francis Poulenc ?" Ou bien : "Poète wallon qui a donné son nom à un boulevard bruxellois et à une promenade parisienne sur l'île de la Cité ?". Ou encore : "Traduite en quarante-quatre langues, dont l'arménien et le vietnamien, l'oeuvre de ce poète francophone a rencontré cent fois plus de lecteurs dans le monde que dans sa Belgique natale..." La bonne réponse : Maurice Carême, bien sûr ! Alors, enfantin, Carême ? N'aurait-on pas trop vite confondu, à son propos, simplicité et simplisme ? Car cette clarté du poème, cette transparence du vers n'enlève rien à sa densité, bien au contraire.

    Maurice Carême est né le 12 mai 1899 à Wavre où il passe son enfance. À 19 ans, il écrit ses premiers vers. Il devient instituteur de métier en 1918, tout en continuant à écrire comptines et poésies. Après une période de futurisme (1928-1932), il revient à une poésie simple à destination de la jeunesse. En 1937, le poète s'installe à Anderlecht où il passera le reste de sa vie (dans "La Maison blanche" aujourd'hu Musée Maurice Carême). Il meurt le 13 janvier 1978.

  • Un mâle

    Camille Lemonnier

    Cachaprès, le braconnier, court tel une bête sauvage à travers les bois depuis l'enfance jusqu'au jour où il aperçoit Germaine, la belle fermière. Pour la première fois, Cachaprès éprouve de l'amour, un amour fruste, sauvage mais sincère et Germaine se laisse toucher par l'emportement passionné de ce mâle terrible. Elle cède. Puis la lassitude arrive ; elle cherche à rompre ; mais le braconnier veille sur son amour avec une fureur jalouse, jusqu'à mourir. C'est l'éternelle histoire, l'éternel drame de l'amour.

  • Convaincu de trotskisme et exclu du parti communiste, Charles Plisnier s'était inspiré de son itinéraire per- sonnel pour écrire cette suite narrative dont les personnages - torturés, divisés par le même idéal - prennent aujourd'hui un singulier relief. Prix Goncourt en 1937.

  • Bruxelles est une ville en plastique, comme le reste de la planète : on y voit courir des petits bonshommes dérisoires, emportés dans le courant de leur vie comme des bouteilles vides à la surface du canal. On rit, on se bat, on se débat, puis on se laisse aller et on se retrouve noyé dans la vase, sans avoir rien remarqué. à moins qu'un soubresaut ne change le cours des choses. Il suffit de presque rien : une tache de sauce, un appareil photo, une agrafeuse, un abri de jardin ou un paquet de cigarettes pour qu'une vie banale bascule dans la grande aventure, pour que l'absurde redonne des couleurs à une existence terne.

    D'origine liégeoise, Nicolas Ancion est auteur de romans pour adultes et pour la jeunesse, de nouvelles, de pièces de théâtre, de feuilletons pour la radio et de séries pour la télé. En 1995, il publie son premier roman, Ciel bleu trop bleu. écrivain prolifique, il se construit rapidement une oeuvre importante. Ainsi, il est déjà l'auteur d'une trentaine de textes dont Quatrième étage (2000, Prix des Lycéens), Nous sommes tous des playmobiles (2007, Prix Franz de Wever de l'Académie) ou encore L'homme qui valait 35 milliards (2009, Prix Rossel des Jeunes).

  • Bruxelles, fin des années 1920. Prosper Goffineau, un clerc de notaire casanier et père de famille aimant, se découvre une nouvelle passion pour le football, et plus particulièrement pour le Sporting Club Anderlecht, qu'il ne manque pas d'aller voir dès qu'il le peut. Cette passion chronophage, qui le pousse à délaisser ses devoirs, n'est pas du goût de sa femme Octavie et de sa fille Angélique qui tentent de le ramener à sa routine.

    Au rythme de la vie, des matchs, des victoires et des défaites, Prosper vivra joies et peines, soucis personnels et dilemmes de supporter, de mari et de père. Un roman d'addiction humoristique et tragique, sur fond de satire sociale.

    Au sein de l'oeuvre de Maurice Carême (1899-1978), Le Martyre d'un supporter occupe une place particulière : il s'agit du premier roman, publié en 1928 chez l'éditeur bruxellois La Renaissance du Livre, d'un auteur qui passera à la postérité pour sa production poétique. Une anthologie du poète et instituteur de métier, connu et appris par coeur dans le monde entier, a fait l'objet en 2017 d'une édition dans la collection Espace Nord sous le titre Nonante-neuf poèmes.

  • Un vieillard et un étranger observent à distance le bonheur d'une famille et tardent à leur annoncer la mauvaise nouvelle dont ils sont porteurs. Alladine et Palomides tombent amoureux, enfermés dans les souterrains d'un château. Ygraine se révolte et tente de soustraire le petit Tintagiles à l'emprise d'une reine invisible. Maeterlinck publie en 1894 ces Trois petits drames pour marionnettes, triptyque qui remet génialement en cause les conventions dramatiques de son temps. Sa dramaturgie fait le lien entre l'imagination du spectateur et les zones énigmatiques que suggère le texte. Car seul ce non­dit, le «drame de l'existence elle­même », importe à Maeterlinck.

  • Quoi de commun entre le club de football d'Anderlecht et la semaine du bon langage ? Entre Quick et Flupke et le chocolat Côte d'Or ? Entre les « navetteurs » et la monarchie ? Une même question : y a-t-il une culture propre à la Belgique ? On en débat depuis près de deux siècles, et, sur ce thème, croyants et iconoclastes se déchirent. Mais si la controverse paraît inépuisable, c'est que la culture est pensée trop souvent comme une essence. Le présent essai entend plutôt l'aborder comme un effet de discours : comment le propos sur la « culture belge » est-il construit ? À quelles réalités vient-il donner sens ? À quelles autres vient-il, aussi bien, faire écran ? Dans sa quête, l'auteur se donne les armes de l'anthropologie et de la sémiotique, mais aussi et surtout celles d'une ironie à la fois implacable et complice. Le ton de ce petit livre évoque irrésistiblement celui des Mythologies de Roland Barthes. Professeur émérite de l'Université de Liège, Jean-Marie Klinkenberg y a enseigné les sciences du langage. Ses livres ont été traduits dans une quinzaine de langues. Il est notamment l'auteur de Rhétorique générale, un classique des sciences humaines (éd. du Seuil, 1992), Précis de sémiotique générale (éd. du Seuil, 2000), et de La Langue dans la Cité (Les Impressions Nouvelles, 2015).

    Membre du « Groupe MU » (Rhétorique générale, éd. Larousse, 1970 ; Traité du signe visuel, éd. du Seuil, 1993) et président de l'Association internationale de sémiotique, Jean-Marie Klinkenberg a enseigné les sciences du langage à l'Université de Liège. Ses livres ont été traduits dans une quinzaine de langues. Il est notamment l'auteur de Précis de sémiotique générale (éd. du Seuil, 2000) et de La langue et le citoyen. Pour une autre politique de la langue française (PUF, 2001).

  • La mort de Napoléon

    Simon Leys

    « Messieurs-dames, hélas ! l'Empereur vient de mourir ! » La nouvelle se répand rapidement à travers toute l'Europe. Pourtant, Napoléon n'est pas mort. Après une ingénieuse évasion, il a réussi à regagner la France, laissant un sosie occuper sa place à Sainte-Hélène - et ce n'est que ce dernier qui vient de trépasser. Mal ajusté à son incognito, Napoléon va traverser une série d'étranges épreuves. Confronté à son propre mythe, saura-t-il recouvrer son identité? Et qui est-il donc, maintenant que l'Empereur est mort ?

  • Le froid tombe très tôt en cet automne 1941. Dans la grande maison de Norhogne réquisitionnée par les Allemands, Jeanne est peu à peu gagnée par un sentiment troublant. La résurgence de souvenirs enfouis, la rencontre avec l'officier qui commande la compagnie, vont la précipiter, comme malgré elle, dans une passion étrange qui se doublera du désir d'éprouver jusqu'au bout ce que fut le secret amour de sa mère. De cette liaison interdite, François Emmanuel établit la chronologie fascinée, au long des cinq mois de l'hiver 41-42. Récit hanté de mémoire, le texte saisit les trois destins de la lignée des Savinsen jusqu'au lieu de leur embrasement.

  • L'immeuble bruxellois où habite l'inspecteur Côme ne s'anime vraiment que pendant la soirée. Mais ce soir-là... un coup de feu. Dans un placard, le cadavre d'un inconnu. Lequel des locataires soupçonner ? Quelles intrigues et quels secrets se cachent derrière les portes de ces dix appartements ? Steeman agence son récit comme un orfèvre, et c'est l'âme de la maison qui s'éveille. Si vous entrez, faites attention : le mystère est dans l'escalier.

    Stanislas-André Steeman (1908-1970) est considéré, avec Agatha Christie, comme un des meilleurs spécialistes du roman policier. Il s'efforce de créer un ton particulier, fait d'humour et de précision, et qui détermine un climat propre à chaque situation. Plusieurs de ses romans sont devenus des classiques, ont été traduits dans de nombreuses langues et adaptés au cinéma : L'assassin habite au 21, Le dernier des six (Six hommes morts), Légitime défense (Quai des Orfèvres)...

  • La guerre sépare la princesse Maleine du prince Hjalmar le jour de leurs fiançailles. Enfermée dans une tour, la princesse s'échappe et rejoint le prince, au grand dam de la reine Anne. Les mauvais présages s'accumulent dans une Hollande imaginaire. Première pièce publiée de Maeterlinck, La Princesse de Maleine est une féerie noire. Elle a ouvert le renouveau dramatique de la fin du XIXe siècle.

  • Un hold-up entre les fêtes tourne mal. Un vieux monsieur abandonne sa boîte à tartines. Le prisonnier le plus célèbre du royaume s'évade. Un chien en peluche part à la recherche de sa mère inconnue. Un gardien de but est mis hors d'état avant le match de foot. Un téléphone se fait écraser en pleine nuit sans témoin. Le Père Noël a des états d'âme. Un chat sans moustaches erre dans la cuisine. Après avoir lu des histoires pareilles, qui prétendra encore que les ours n'ont pas de problème de parking ?Les ours n'ont pas de problème de parking est ici suivi du Dortoir, fragments qui sont autant de descriptions de chambres et de leurs occupants.

  • Dans les bas quartiers de Bruxelles où le sommeil se marchande, il y a ce vieil immeuble. Les deux derniers niveaux, insalubres, ont été condamnés. Ce qui fait du quatrième étage (sans ascenseur), le véritable sommet de ce taudis. Marie, malade, est alitée. Thomas, son mari, tâche de lui cacher les alentours, l'enfer urbain où la vie se troque. Ils ne sont plus du tout jeunes. Ils sont amoureux. Dans les bas quartiers de Bruxelles où le sommeil se marchande, il y a Serge. Qui, un jour de chance, a pris le vieil escalier. Et qui, au quatrième étage, s'est arrêté.

    Né en 1971 à Liège, Nicolas Ancion est un écrivain prolifique. Suite à des études de philologie romane, il se dédie à sa passion, l'écriture, tout en conservant une activité professionnelle en parallèle. Il est l'auteur d'une oeuvre diversifiée touchant à différents domaines ; théâtre, nouvelles, poésies, romans, critiques. Il est également critique de bandes dessinées et auteur de littérature jeunesse. Sa pièce Blockbuster cartonne actuellement au théâtre (plus de 200 représentations prévues)

  • Alors que l'hiver approche, tout le village de Marselane attend l'arrivée des saltimbanques pour la traditionnelle fête de la Saint-Luc. Sadim, le montreur d'ours, arrive quelques jours avant l'ouverture de la fête et meurt en pleine représentation. La rumeur circule que les villageois de Marselane l'ont tué. De cette méprise va découler une terrible malédiction que les forains vont prononcer à l'encontre des habitants de Marselane.

    André-Marcel Adamek (1946-2011) a exercé mille et un métiers tout en poursuivant un travail d'écrivain largement reconnu. Plusieurs de ses romans sont traduits dans une dizaine de langues et ont remporté de nombreux prix : L'Oiseau des Morts (Prix Triennal du roman de la Communauté française 1997), Le fusil à pétales (Prix Rossel, 1974), Le plus grand sous-marin du monde (Prix du Parlement de la Communauté française, 2000), La Grande Nuit (Prix des Lycéens en 2005 et Prix Marcel Thiry en 2004).

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