FeniXX réédition numérique (Encres vives)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Alain Richer est né à Angers, en 1946. Il est actuellement responsable d'équipement culturel dans une ville de l'ouest de la France. Participe à des manifestations littéraires, notamment les Rencontres poétiques de La Rochelle. A publié dans les revues : Cahiers Froissart, Arpa, Phréatique, La Sape, Laudes, Encres vives, Regart... Figure dans l'anthologie "Charentes, j'écris ton nom" par Andrée Malik (Croît vif). A publié "Économie de l'air" (Chambelland, 92), "Les îles sont des rivages de sel" (Océanes, 96), "Le mûrier dans la mer" (Rumeur des âges, 96).

  • Ces textes sont nés d'un conflit entre deux aspirations fondamentales : le désir de s'enraciner, dans des lieux aimés et habités (Maroc de l'enfance et de l'adolescence - Provence de l'âge adulte), et le désir de s'arracher à toute attache et de partir, à la recherche du pays impossible, où tout est lumière, où les sens et l'esprit sont réconciliés, où les limites s'éparpillent. Quête sans fin, sans espoir véritable et qui, pourtant, nous pousse à continuer le chemin, toujours.

  • Cent kilomètres durant, le Célé ne longe le Lot que pour creuser sa singularité, tout particulièrement dans le cours sinueux de falaises qu'il dessine en aval de Figeac, monde à lui seul, qui invite à une circularité sans fin. Les seize points de vue qui suivent, étagés du lit pierreux aux crêtes qui font encore partie de la vallée, voudraient recueillir la poésie de ces lieux, comme la quintessence du regard, dans une contemplation en mouvement. L'on peut, certes, remarquer des symétries (des fermes-châteaux de Corn aux châteaux de Cabrerets, du renne de Sainte-Eulalie aux chevaux de Pech Merle) des oppositions (le blanc vif et l'ocre des falaises), des complémentaires (l'exacte élégance du prieuré d'Espagnac, l'ampleur de l'abbaye de Marcilhac). Mais, au-delà, s'y perçoit un équilibre particulier de la grâce et de l'âpreté, du permanent et de l'imperceptible : autant de chemins vers l'unité intérieure.

  • Alain Richer est né à Angers, en 1946. Il est actuellement responsable d'équipement culturel dans une ville de l'ouest de la France. Participe à des manifestations littéraires, notamment les Rencontres poétiques de La Rochelle. A publié dans les revues : Cahiers Froissart, Arpa, Phréatique, La Sape, Laudes, Encres vives, Regart... Figure dans l'anthologie "Charentes, j'écris ton nom" par Andrée Malik (Croît vif). A publié "Économie de l'air" (Chambelland, 92), "Les îles sont des rivages de sel" (Océanes, 96), "Le mûrier dans la mer" (Rumeur des âges, 96).

  • Ces textes sont nés d'un conflit entre deux aspirations fondamentales : le désir de s'enraciner, dans des lieux aimés et habités (Maroc de l'enfance et de l'adolescence - Provence de l'âge adulte), et le désir de s'arracher à toute attache et de partir, à la recherche du pays impossible, où tout est lumière, où les sens et l'esprit sont réconciliés, où les limites s'éparpillent. Quête sans fin, sans espoir véritable et qui, pourtant, nous pousse à continuer le chemin, toujours.

  • Comment ne pas être saisi de vertige, en marchant sur les calcaires de notre haut pays, lorsque le regard croise une ammonite ? Errer ainsi sur d'anciens fonds marins soulevés, érodés, bâtis de pierres sèches et désertifiés. Aller sur ces drailles, ces routes du sel... arpenter ces granites... ces dalles polies... ces crêtes frontalières... épure... Nous sommes pétris par ces siècles, ces millénaires de rochers, ces promenades continentales, ces fractures volcaniques... Comment refuser l'idée que - dans le bas-fond de notre conscience - un souvenir fossile de tout cela n'attende que le mot juste pour s'extraire de sa gangue de pierre ? Le poème, dès lors qu'il s'attaque à l'espace, au temps, à cette traversée du langage devenu chair, est comme le moulage en creux du mystère. Ce qu'il exprime - ou tente d'exprimer - n'est pas la vérité mais son empreinte imparfaite ; une trace sur les sables, que la vague efface, ou que la vase imprime au revers du temps. Ne nous prenons donc pas trop au sérieux, nous ne sommes que des marcheurs, des errants, et nous ignorons tout de nos empreintes ; nous allons, de la majuscule au point, le temps d'une phrase, d'un poème, d'un livre... Heureux ? Vraiment ? Heureux.

  • Comment ne pas être saisi de vertige, en marchant sur les calcaires de notre haut pays, lorsque le regard croise une ammonite ? Errer ainsi sur d'anciens fonds marins soulevés, érodés, bâtis de pierres sèches et désertifiés. Aller sur ces drailles, ces routes du sel... arpenter ces granites... ces dalles polies... ces crêtes frontalières... épure... Nous sommes pétris par ces siècles, ces millénaires de rochers, ces promenades continentales, ces fractures volcaniques... Comment refuser l'idée que - dans le bas-fond de notre conscience - un souvenir fossile de tout cela n'attende que le mot juste pour s'extraire de sa gangue de pierre ? Le poème, dès lors qu'il s'attaque à l'espace, au temps, à cette traversée du langage devenu chair, est comme le moulage en creux du mystère. Ce qu'il exprime - ou tente d'exprimer - n'est pas la vérité mais son empreinte imparfaite ; une trace sur les sables, que la vague efface, ou que la vase imprime au revers du temps. Ne nous prenons donc pas trop au sérieux, nous ne sommes que des marcheurs, des errants, et nous ignorons tout de nos empreintes ; nous allons, de la majuscule au point, le temps d'une phrase, d'un poème, d'un livre... Heureux ? Vraiment ? Heureux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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