FeniXX réédition numérique (Fleuve Éditions)

  • Et comment l'amnistie ! Après le procès de Bordeaux, où avaient été condamnés des Alsaciens ayant, de force, été embrigadés dans la Division "Das Reich", de Strasbourg à Mulhouse on avait failli rentrer en révolte. L'Alsace protestait, hurlait : messieurs les bons Français qu'avez-vous fait de nous pendant la guerre, jérémiades politiques ou pas, Résistance ou non ? 30 ans après la reddition allemande, Henri Ermayer se disait qu'il y avait des problèmes qu'il fallait regarder en face. On l'appelait "Bourreau". Il n'aimait pas. Du fond de son abri de l'ex-Ligne Maginot, racheté aux Domaines, il l'aurait bien parfois reprise tout seul, la guerre. Et puis, il y eut cette insolite petite annonce, toute cette horreur et ce sang au bord du Rhin. C'était pourtant l'époque des Présidentielles, mais c'est pour tout de bon, malgré tout, qu'on faillit faire donner les tanks, l'artillerie et l'infanterie contre sa petite forteresse personnelle !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il s'exclama en colère : - Mais c'est insensé ! Il s'agit tout de même de tes affaires, de ton fric, non ! Sylvie se tourna vers lui sans répondre à sa question. - Marc, j'ai besoin que tu m'accordes quelque chose, c'est très important... !

  • « Véronique fit un nouveau pas. - N'avancez plus ou je tire ! - Pourquoi tirer sur moi ? Je m'efforce d'éviter le pire et de... - Faux ! Vous êtes comme eux. Pour moi vous n'êtes pas une femme, mais un juge d'instruction. »

  • Après avoir quitté la Nouvelle-Orléans, Charlotte Beaulieu, 26 ans, ne pensait pas que la guerre de Sécession se poursuivrait à Cherbourg ! Installée chez son oncle français, Pierre Debois, directeur de la Gazette, Charlotte réalise un vieux rêve : devenir journaliste. Elle rencontre Adrien Wilcott, correspondant du Times en France. Ils tombent amoureux au moment où la France et l'Angleterre décident de ne plus soutenir les sudistes. Après la guerre, l'horizon s'éclaire... Adrien, blessé lors d'une mission, revient. L'amour ne connaît plus alors ni les sudistes, ni les nordistes, ni les frères ennemis. La paix va-t-elle leur permettre de s'aimer librement ?

  • La lèpre végétale dévora les forêts, puis les cultures. La famine menaça le monde. D'où venait la "Maladie Blanche" ? Apparemment vaincue, l'épidémie resurgit : cette fois elle s'attaquait à ce que l'homme a de plus précieux : son cerveau ! Et la civilisation sombra lentement...

  • La noyade d'un miséreux au fond d'un port africain n'intéresse personne. Par contre la noyade d'un officier DGSE déguisé en miséreux au fond d'un port africain passionne une foule de monde ! Surtout s'il porte ce que l'on appelle pudiquement "des traces"...

  • Tchad - 1988 - Après Faya-Largeau, les forces libyennes ont perdu un matériel considérable et plusieurs "conseillers" soviétiques se trouvent en fâcheuse posture. Monclar, agent du service "action", réussira-t-il à exfiltrer un de ces "conseillers" avant qu'il ne soit capturé par les forces tchadiennes ?

  • Thomas se leva d'un bond et la saisit par les poignets. - Tu es capable de tout, Julia. De jouer la comédie, d'assommer un homme d'une manchette et d'un tas d'autres choses aussi rocambolesques. Mais qui es-tu, bon sang ?

  • Le sourire de Sophie se fit malicieux. - ... Dans dix minutes, mon cher Adrien, si Marek n'est pas arrivé, ce qui est infiniment probable, c'est moi qui ferai cette opération... et tu seras mon assistant. O.K. ? - Mais... tu es complètement folle... ! Le patron va nous virer aussi sec !

  • En discutant, nous sommes sortis sous le porche. Si Vonvon m'aperçoit, je suis bon pour la guillotine. Remarquez, je préfère la sienne, elle est tellement maladroite ! - Je n'ai vraiment pas faim... - Faut pas se laisser aller... Regarde l'Eiger, il rigole sous son capuchon. Le moteur de la fraiseuse ronfle brusquement très près de nous. Le souffle de la poudre de neige se teinte d'un arc-en-ciel irréel qui grandit, grandit, puis s'éteint... - Il est comme toi, l'Eiger, il me fait frissonner... Oh ! JOI, quand toute cette histoire sera terminée, quand le diamant sera... - Dans ta poche ! Nous nous regarderons en chiens de faïence, de la glace plein les yeux... - Non ! - C'est la vie, Gaëlle. Un hurlement fou déchire le silence ouaté. J'ai sursauté, tourné la tête. Je réussis à bloquer le cri d'effroi qui roule dans ma gorge. Là-bas, dans un pâle soleil, la fraiseuse crache un jet énorme brutalement rouge, rouge sang. Le mécanicien panique, n'arrive pas à bloquer son hachoir... Et la neige rouge tourne en spirale, éclate en mille corolles... - JOI... Non !... Gaëlle enfonce ses ongles dans ma paume. -... Qu'y a-t-il encore ? - L'impression que Tio va faire une entrée remarquée au purgatoire des truands. Et je me décerne aussi sec un majestueux bonnet d'âne.

  • De l'autre côté du lit, sur une natte tressée, gisaient les deux corps mutilés des Cudjoes. On les avait découpés vivants, morceau par morceau, après les avoir proprement écorchés. Ce genre de supplice prenait des heures et obéissait à un rituel complexe permettant à la victime d'assister à son propre dépeçage sans mourir ni même perdre conscience avant qu'il soit achevé.

  • Berlin 1945... C'est la fin d'un monde, d'un régime, la fin d'un peuple et d'une armée ; la fin horrible du « Reich de mille ans » et des illusions monstrueuses qu'il avait créées. De cette fin, Mark J. Trennery rend compte avec le talent que lui connaissent déjà les lecteurs d'OCTOBRE EN UKRAINE et de STALINGRAD A NOËL. Dans les décombres hallucinants de la capitale allemande, se retrouvent quelques-uns des héros que Mark J. Trennery avaient fait vivre dans ses romans précédents. Tandis que s'accumulent les ruines sous les bombardements incessants, tandis que les forces russes resserrent impitoyablement leur pression, tandis que les hordes se ruent à l'assaut et que les civils agonisent dans les souterrains inondés, quelques hommes s'obstinent à lutter, sans fierté, sans illusions, avec la seule conscience du devoir et la certitude que leur mort est imminente. Autour de l'une des tragédies majeures de notre temps, Mark J. Trennery a construit un roman à l'échelle de son sujet, un roman hors-de-pair qu'aucun des lecteurs de la collection FEU ne pourra désormais oublier.

  • Pas de veine, la section Ronceret : une attaque du Viêt-minh la déloge de son poste au bord du Fleuve Rouge ; un autre assaut la chasse du poste où elle s'est réfugiée ; et une nouvelle action de cet infatigable adversaire l'isole en pleine jungle sans possibilité, cette fois, de repli rapproché. A ce stade, la section Ronceret n'est plus que la moitié environ de ce qu'elle était. Ultime espoir pour ces rescapés : gagner Na San, en pays thaï noir, la forteresse aéroterrestre réputée imprenable. Na San c'est la sécurité, tout le monde l'a dit et le répète. C'est aussi, pour y parvenir, plus de cent kilomètres de jungle et de traquenards ; les pièges à tigres ; les noix de coco à fléchettes ; et les Viets. De moins en moins de veine, les traqués de la demi-section Ronceret, car lorsqu'ils arrivent enfin devant ce qu'ils imaginaient comme un paradis, c'est pour s'apercevoir que les unités d'élite du Viêt-minh encerclent la fameuse base, et qu'une formidable bataille semble bien partie pour durer. Alors ?

  • Bataan est tombé, après Corregidor. MacArthur est parti en promettant « qu'il reviendrait ». Pour les troupes philippino-américaines qui, depuis des mois, opposent aux Japonais une résistance follement héroïque, le moment de se rendre est venu... Mais pas pour tous ! Pas pour Bruno Zamora et quelques-uns de ses pareils. L'armée a pu hisser le drapeau blanc, mais les Philippines ne sont pas vaincues. D'ailleurs, on ne se rend pas à un ennemi capable de certaines atrocités. Zamora ne se rendra pas à ceux qui ont détruit sa ville, à ceux oui ont ruiné sa vie en faisant de la ravissante Loren, sa fiancée, une fille à soldats. De ce jour, Zamora deviendra LE GUERILLERO DE MANILLE. Seul, effroyablement, dans la solitude des jungles qu'il connaît mal, vivant de racines, dormant au hasard, avec pour toute arme quelques grenades qu'il a réussi à voler, il mène sa guerre. Et chaque Japonais qu'il tue, il le dédie au souvenir désespéré de Loren. Comment Zamora deviendra peu à peu un héros national et presque mythique ; comment il parviendra à survivre, malgré les milliers d'ennemis qui le traquent ; comment il se joindra enfin aux forces de résistance philippino-américaines et parviendra, avec elles, à la victoire ; comment, surtout, il retrouvera un jour, presque par miracle, la trace de celle qu'il n'a jamais cessé d'aimer, c'est ce que nous raconte dans un style étincelant, parmi des péripéties bouleversantes, le fiévreux roman de John Kelly.

  • Il pousse un hurlement sans fin quand elle commence à découper ses bras comme un jambon, mais elle s'arrête à mi-course, avant que les tranches ne soient séparées les unes des autres. Elle les soulève, glisse des pièces dorées entre les chairs sanguinolentes, et fait quelques points de suture. - Mon cher monsieur, dit-elle, vous êtes cousu d'or !

  • Il vomit douloureusement sur le squelette de Josépha, qu'il se rappelait vivante, de chairs et de sourires, en un flash violent, à la seconde où couché sur ses os brisés il l'aspergeait de glaires et de sa propre puanteur intérieure. Il était couché sur elle, sur Josépha éparpillée au fond de son cercueil, dont la langue grise se mit à bouger dans sa bouche, dont les yeux ouverts brusquement le regardaient, dont les dents cherchaient à saisir sa propre langue...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Étreint par une émotion bien compréhensible, Nagami s'arrêta et fixa longuement ces lieux où les ombres chaotiques semblaient danser sur une illumination dantesque, là où mouraient ses frères sacrifiés à l'ignominie d'une brute dénaturée, plutôt qu'aux impératifs de la guerre. Sa main droite serra convulsivement le bras de l'innocente qu'il venait de sauver et qui le regarda sans mot dire, comprenant son tourment. Un coup de mousqueton claqua sèchement. Nagami porta les deux mains à son ventre qu'irradiait soudain une atroce brûlure puis, il s'effondra lentement sur les genoux, les traits figés en un étonnement douloureux. Une seconde détonation couvrit le cri horrifié d'Emmy Van Zellen. Atteint, cette fois, à l'estomac, l'officier laissa échapper une plainte et se roula sur le sol, vomissant son sang à pleine bouche. Il entrevit alors sa compagne lever les bras au ciel et s'affaler à son tour, tandis que résonnait un troisième aboiement de l'arme. Serrant les mâchoires, à les craquer, il eut la force de s'accouder et de contempler, de ses yeux que la mort proche voilait peu à peu, la forme allongée près de lui sur le sable, toute secouée d'un étrange sanglot silencieux. Une artère pulmonaire tranchée, Emmy se vidait elle aussi de son sang.

  • Pendant l'automne 1941, Malte, l'« île-martyre », est sur le point de succomber aux coups terribles que lui portent les forces de l'Axe. A moins que l'Amirauté britannique n'arrive à lui faire parvenir l'essence qui est devenue plus rare et plus précieuse que le sang. Mais tous les convois dirigés sur l'île sont décimés par les avions et les sous-marins ennemis. Une seule solution, une solution folle : un bateau isolé, camouflé en « tanker », et qui naviguerait sous de faux pavillons... C'est la fantastique odyssée de ce « tanker » fantôme, qui hisse tour à tour les pavillons espagnol, français ou italien, change dix fois de route, échappe à vingt attaques, en subit vingt autres, connaît même une mutinerie à son bord pour finir par être « coulé », en vue de Malte, par l'aviation italienne. Mais... Mais un « fantôme » ne meurt pas, et l'essence parviendra quand même dans l'île. Comment ? C'est l'extraordinaire surprise que nous ménage Roderick Mackenzie dans cette passionnante évocation de la guerre sur mer.

  • Un ouragan de feu ! Le ponton qui amène la tourelle d'artillerie de l'escorteur Torgau commence à couler en pleine rade de Brest. Accident ou sabotage ? Peu importe : pour les trois commandos de l'opération Super-Flash tout reste à faire. Survivre. Le plus dur. Dès lors va débuter une tragique partie de cache-cache dans la lande bretonne entre la Gestapo, les résistants, les parachutistes et les avions du Special-Operations-Executive envoyés d'Angleterre. Une hallucinante partie d'échecs dont les ruses les plus diaboliques constituent l'unique règle. Der geistiger Krieg : la guerre des cerveaux... et le machiavélique S.S. Karl Schranz s'y connaissait en Kriegspiel...

  • Inutile de présenter Eric Lambert aux lecteurs de la collection FEU ! Les admirateurs enthousiastes de ET LE SABLE DEVINT ROUGE, LES VÉTÉRANS, LES PARIAS DE LA JUNGLE, retrouveront, avec VINGT MILLE VOLEURS, le magistral talent de celui qui, après avoir été un des best-sellers du monde anglo-saxon, est en passe de devenir un des auteurs favoris des pays de langue française. VINGT MILLE VOLEURS... Ils sont vingt mille, en effet, les Australiens qui prennent part aux combats de Benghazi, de Tobrouk et d'El Alamein... Vingt mille, du moins au début des combats... Après, les survivants compteront leurs morts sur le champ de bataille. Vingt mille voleurs ? Pas tous ! Mais vingt mille fortes têtes, vingt mille « durs » qui ne se laissent pas raconter d'histoires. Cependant, quand les « durs » subissent la guerre du désert, quand ils font face à des assauts de panzers, de Stukas, de lance-flammes, de baïonnettes, on découvre peu à peu leur vrai visage. Il y a le lâche et le héros, le tueur et le saint, le colonel incapable et le soldat rebelle. Et il y a même l'amour, l'amour furtif et brûlant des jours de repos arrachés au combat, aussi intenses, aussi radieux, aussi fugaces que la vie d'un homme en guerre. Avec son honnêteté sans merci, son admirable connaissance du coeur et sa passion jamais lasse de rendre la guerre vivante pour mieux la détruire, Eric Lambert vient de nous donner, avec VINGT MILLE VOLEURS, un nouveau chef-d'oeuvre.

  • Sous l'amoncellement mouvant de grosses mouches bleues, on apercevait parfois un bout de vêtement, ou un os mis à nu. Le cadavre semblait revenir à la vie. Il... bougeait, sous le grouillement d'innombrables asticots animés d'un mouvement incessant.

  • Mission terminée : le sabotage codé SUPERFLASH avait été un succès. Mais maintenant les trois commandos, Sam, Lowak et Cloadec, ne sont plus que des fuyards devant qui toutes les portes se ferment. En face d'eux : Mohr, chef de l'Abwehr, qui, sous couvert de résistance, parvient à les manipuler d'une manière plus que diabolique ; en face encore : Schranz, bien décidé à offrir à ses chefs ses trois parachutistes dont le sabotage réussi va inéluctablement aboutir à son envoi ultra-rapide sur le front russe. Les chances sont minces pour les trois fugitifs et pour la jeune femme qui s'est « mouillée » jusqu'au cou pour les aider. Si minces du reste que leur vie ne tient plus qu'à un fil. Un fil que serre le machiavélique Bernhard Mohr, un fil que voudrait tant couper le S.S. Schranz... pour sauver lui aussi sa peau.

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