FeniXX réédition numérique (L'Herne)

  • « Si la France a pu, à travers les siècles de son Histoire, parce qu'elle avait le nombre, la richesse et la puissance, traverser des crises beaucoup plus graves que celle d'à présent, en revanche - aujourd'hui que nos moyens ne sont plus de tout premier ordre - il apparaît que, pour la première fois peut-être de cette Histoire, la France pourrait cesser d'exister en tant que nation. Une certaine propagande délétère, sous couvert de l'atlantisme d'abord, de la petite Europe ensuite, c'est-à-dire de mythes à prétention idéologique et caractère aliénant, a tout fait pour persuader les Français que leur bonheur, leur prospérité, leur paix dépendait désormais d'un prétendu dépassement de ce qui, historiquement, les a faits ce qu'ils sont. Aliéner une nation millénaire, sous couvert de l'inviter à un généreux dépassement, masquer l'âpre ambition d'une hégémonie extrême-occidentale sous couvert de la pieuse idéologie des abandons de souveraineté, baptiser Europe une résurgence du Saint Empire germanique, et l'opposer à la France avec la bénédiction d'une Rome toujours en retard d'une révolution sinon de deux, voilà l'entreprise générale et permanente qui, depuis vingt-cinq ans, reproduit - dans notre plus dur moment - tous les avatars de notre histoire... Que vienne - une fois encore - le souffle des profondeurs et les médiocres mêmes auront du courage, et la France, une fois encore, sera portée au-delà d'elle-même. »

  • « Si la France a pu, à travers les siècles de son Histoire, parce qu'elle avait le nombre, la richesse et la puissance, traverser des crises beaucoup plus graves que celle d'à présent, en revanche - aujourd'hui que nos moyens ne sont plus de tout premier ordre - il apparaît que, pour la première fois peut-être de cette Histoire, la France pourrait cesser d'exister en tant que nation. Une certaine propagande délétère, sous couvert de l'atlantisme d'abord, de la petite Europe ensuite, c'est-à-dire de mythes à prétention idéologique et caractère aliénant, a tout fait pour persuader les Français que leur bonheur, leur prospérité, leur paix dépendait désormais d'un prétendu dépassement de ce qui, historiquement, les a faits ce qu'ils sont. Aliéner une nation millénaire, sous couvert de l'inviter à un généreux dépassement, masquer l'âpre ambition d'une hégémonie extrême-occidentale sous couvert de la pieuse idéologie des abandons de souveraineté, baptiser Europe une résurgence du Saint Empire germanique, et l'opposer à la France avec la bénédiction d'une Rome toujours en retard d'une révolution sinon de deux, voilà l'entreprise générale et permanente qui, depuis vingt-cinq ans, reproduit - dans notre plus dur moment - tous les avatars de notre histoire... Que vienne - une fois encore - le souffle des profondeurs et les médiocres mêmes auront du courage, et la France, une fois encore, sera portée au-delà d'elle-même. »

  • Le 24 décembre 1943 Charles de Tornebut se trouve devant l'église de Saint-Merri. Il est alors 23 h 18. Laurence Fresolle arrive au même instant. Ainsi que Michel Drouin. Tous les trois sont là, exacts, comme à un rendez-vous fixé longtemps à l'avance. Et pourtant, ils ne se connaissent pas. Mieux, Laurence Fresolle n'est jamais venue dans ce vieux quartier du Marais. Charles de Tornebut se promenait et ne savait pas où il se trouvait. C'est aussi le cas de Michel Drouin. Alors ? C'est sur cette étrange manifestation, qui ressemble fort à un triple envoûtement, que débute le livre de Raoul de Warren ? Non. Pas du tout. Car si la vie de tous les jours fourmille en effet de coïncidences et de rencontres fortuites, il en est parfois qui ne manquent pas de laisser dans l'esprit un obscur sentiment d'angoisse ; et lorsque le lecteur aura découvert, en même temps que les jeunes gens, l'inscription tracée sur la pierre sombre de l'autel de la crypte désaffectée de Saint-Merri il sera bien obligé de se demander ce que signifie cette suite d'événements étranges, déconcertants... La puissance des ténèbres leur confère un mystère sur lequel plane l'ombre du grand thaumaturge du XVIIIe siècle, Joseph Balsamo, comte de Cagliostro, personnage énigmatique, adepte des sciences occultes et de la magie noire. Réincarnation, envoûtement, magie noire... Il faut suivre ce grand maître du fantastique qu'est Raoul de Warren, pour comprendre que tout est mystère, dédoublement... Des anciennes vies secrètes revivent en nous, et le mystère agissant de toute existence se trouve dans ses préexistences, dans ce qui constitue l'identité nocturne.

empty