Flammarion

  • Les aventures de d'Artagnan et de ses trois célèbres acolytes, Athos, Porthos et Aramis, ce sont avant tout la vaillance et le panache, un débordement d'énergie et d'audace, de la romance et de la comédie qui virent parfois à la tragédie quand, au détour d'une page, se profile la silhouette de l'inquiétante Milady...
    Des générations de lecteurs ont été subjuguées par Les Trois Mousquetaires où Dumas, avec une incomparable puissance dramatique, mêle à la fiction l'histoire et aux êtres imaginaires des personnages réels, pour faire revivre avec brio la tumultueuse époque du règne de Louis XIII.

  • Eugénie Grandet, qui passe pour l'un des modèles du réalisme balzacien, est une histoire vulgaire, le récit pur et simple de ce qui se voit tous les jours en province écrit Balzac dans sa Préface de 1833.
    C'est surtout le grand roman de l'argent et de l'avarice, incarnée par l'un des personnages les plus célèbres de La Comédie humaine, le père Grandet : Balzac, selon Lamartine, a dans cette oeuvre drôle et satirique cent fois dépassé l'incomparable Molière . Mais Eugénie Grandet est aussi le roman de l'attente et de l'ennui, l'histoire déchirante d'une Pénélope sublime, éprise de son cousin de Paris, frivole dandy à qui elle sacrifiera tout, et qui la laissera vieille fille...
    Ainsi que l'écrivait Sainte-Beuve, ce récit frôle le chef-d'oeuvre qui se classerait à côté de tout ce qu'il y a de mieux et de plus délicat parmi les romans en un volume.

  • Pour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l'arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine. Le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d'Elizabeth ? Les soeurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane ? Tissé de nombreuses péripéties cocasses et cruelles, Orgueil et préjugés s'achèvera-t-il par le happy end tant attendu ?
    Du Journal de Bridget Jones à Orgueil et préjugés et zombies, en passant par l'adaptation bollywoodienne Bride and Prejudice, le chef-d'oeuvre de Jane Austen a inspiré des séries romanesques, des films, des bandes dessinées, et demeure, près de deux siècles après sa parution, l'un des romans anglais les plus lus dans le monde.

  • Illusions perdues intimide d'abord par ses proportions, par l'importance aussi que lui attribuait Balzac lui-même au sein de la Comédie humaine : ce roman, écrit-il, est « l'oeuvre capitale dans l'oeuvre ». Mettant en scène écrivains, actrices, libraires et imprimeurs, il propose une analyse cinglante du milieu de la presse - « ce cancer qui dévorera peut-être le pays » (Préface de 1839) - et d'un monde où seuls les plus cyniques tirent leur épingle du jeu.
    Dans ce récit d'apprentissage, Balzac trace de manière exemplaire le parcours négatif qui avait été, depuis Chateaubriand, et sera encore, jusqu'à Flaubert et Zola au moins, celui d'un certain XIXe siècle : l'initiation, par la souffrance et l'échec, à la dure loi du réel. Pour Lucien de Rubempré, échappé de son Angoumois natal, la leçon passe par Paris. Et Paris, révélateur impitoyable, dissipera les mirages provinciaux, offrant à Lucien, en guise de gloire rêvée, le sentiment de son néant et de sa solitude : cela s'appelle devenir adulte.

  • Nana ruine ceux qui la désirent : le banquier Steiner, le capitaine Hugon... tous seront séduits et conduits au désespoir par la «Vénus blonde». En décrivant la vie d'une courtisane, Zola dépeint, à la manière des moralistes, la débâcle de la société bourgeoise du Second Empire en un saisissant tableau de moeurs.

  • En imposant Hernani, chef-d'oeuvre du drame romantique, à la Comédie-Française, temple du classicisme, Victor Hugo fut à l'origine de l'une des plus célèbres batailles de l'histoire littéraire. « Tissu d'extravagances », fruit d'un « esprit humain affranchi de toute règle et de toute bienséance », selon la censure, Hernani marquait l'avènement d'un théâtre mariant le sublime au trivial et investi par le lyrisme, l'épique et la politique. Drame historique retraçant l'accession à l'Empire de Charles Quint, comédie d'intrigue mettant en scène un roi, un vieillard et un bandit épris de la même femme, tragédie héroïque sous-tendue par la loi de l'honneur aristocratique, Hernani incarne le mélange des genres. Consacrant le triomphe de l'avant-garde artistique, la création de cette pièce flamboyante, au printemps 1830, entérinait la révolution française du goût.

    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion (d'après un détail de la tapisserie de la tenture de la Comédie-Française, par Jacques Ferdinand Humbert, © Roger-Viollet)

  • En 1872, Jules Vallès, l'un des journalistes les plus célèbres de son temps, est condamné à mort pour son engagement dans la Commune de Paris ; exilé à Londres, il se lance dans l'écriture d'un récit d'enfance, à mi-chemin entre le roman et l'autobiographie : L'Enfant, premier volet de la trilogie des Mémoires d'un révolté, paraît en 1878.
    Dédié à tous ceux qui, pendant leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou rossés par leurs parents , le livre fait scandale : en relatant le quotidien d'un jeune garçon d'alors, Vallès y brosse un tableau impitoyable de deux institutions vénérées, la famille et l'école. Véritable cri d'insoumission, cette oeuvre initia un débat autour des droits de l'enfant, à l'époque quasi inexistants ; elle inspira des générations d'écrivains, de Jules Renard à Louis-Ferdinand Céline, et fut saluée à sa sortie par Zola, qui écrivit : "Je désire qu'on lise ce livre. Si j'ai quelque autorité, je demande qu'on le lise, par amour du talent et de la vérité. Les oeuvres de cette puissance sont rares. Quand il en paraît une, il faut qu'elle soit mise dans toutes les mains."

  • À la demande de la comtesse Natalie de Manerville, dont il est épris, Félix de Vandenesse relate sa première passion, celle qui le lia, dans sa jeunesse, à la vertueuse Henriette de Mortsauf. Mais peut-on sans conséquence raconter un amour passé, fût-il platonique, à l'être qu'on aime ?
    Ainsi que l'écrit Catherine Millet : « Je tire de ce récit une morale qui ne pourrait que décevoir une personne comme Félix, jeune et amoureuse [...]. Dans une relation d'amour, il est absolument illusoire, pour ne pas dire naïf, de vouloir être transparent l'un à l'autre. » Roman des plaisirs interdits et du désir réfréné, Le Lys dans la vallée est aussi, de tous les récits de Balzac, l'un des plus lyriques et des plus désabusés.

  • Les Affinités électives (1809), récit de la maturité de Goethe, est l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature allemande. Roman social offrant une peinture critique de l'aristocratie terrienne à l'aube du XIXème siècle, Les Affinités électives est en même temps un roman d'amour, décrivant avec un détachement scientifique les mystérieux phénomènes d'attirance et de répulsion qui se jouent entre les êtres comme dans la nature, mais aussi, et surtout, une oeuvre tragique et mélancolique, une histoire de passion et de mort, qui s'achemine vers un désastre programmé.
    Le détachement ironique du narrateur, les ambiguïtés du récit, la subtilité de la construction font de ce livre un des premiers grands romans modernes.

  • Premier roman de Léon Bloy, Le Désespéré (1887) est un pavé dans la mare de tous les conformismes.
    Caïn Marchenoir est le héros de ce roman largement autobiographique : catholique intransigeant révolté par le silence de Dieu et la vaine attente de la rédemption, paria parmi les hommes, il lance le plus violent des anathèmes contre ses contemporains. Le Désespéré est tout à la fois un cri de révolte, un amoureux blasphème, un pamphlet vitriolé contre la foule des « digérants » républicains et la « Grande Vermine » des lettres. Mais Le Désespéré est surtout un aérolithe littéraire, écrit dans une langue barbelée de mots rares, étrangement mystique, une oeuvre d'une surprenante modernité. Cette édition, abondamment annotée et qui tient compte des différents états du texte, offre un éclairage précieux sur ce formidable roman de l'inquiétude spirituelle.

  • Il n'est guère de saison théâtrale qui ne fasse une place aux comédies de Marivaux, mais sait-on bien que le dramaturge est aussi l'auteur de deux romans, La Vie de Marianne et Le Paysan parvenu (1734-1735), qui comptent parmi les chefs-d'oeuvre du roman à la première personne ?

    Le Paysan parvenu relate la fulgurante ascension sociale de Jacob. Issu d'une famille de vignerons de Champagne, cet homme de rien devient en sept jours un bourgeois de Paris, avant de se lancer à la conquête des titres et des biens. Les clés du succès ? Une mine sympathique, beaucoup d'esprit, un solide sens de la répartie, des intuitions toujours justes et le don de plaire aux dames du monde...

    /> Donnant la parole à un paysan, alors qu'écrire ses mémoires reste à l'époque un privilège d'aristocrate, Marivaux engage dans ce roman une réflexion de fond sur la transformation de l'homme par la société urbaine et sur la naissance de l'individu au XVIIIe siècle.

  • Dans le Paris des années 1840, Rodolphe, Schaunard, Marcel et quelques autres forment une petite société d'artistes marginaux, poursuivis par leurs créanciers et rêvant de gloire. Poètes et musiciens au ventre creux, rapins prompts à embobiner le bourgeois, philosophes fumeux épris de grisettes, ils ont vingt ans, peuplent les mansardes du Quartier latin, mènent une vie volage et aiment se retrouver au café Momus, où « le premier devoir du vin est d'être rouge ». Mais le désespoir guette, lorsqu'on chasse du soir au matin la pièce de cinq francs sans jamais sortir de la misère et de l'anonymat...
    Avec cette série de scènes fantaisistes inspirées de son expérience, Henri Murger, fils de concierge autodidacte qui fréquenta Nadar, Champfleury et Baudelaire, n'offre pas seulement un formidable document littéraire et social sur la condition de l'artiste : il signe aussi un texte au style tapageur sur la folie de la jeunesse et la perte des illusions. Mêlant romantisme et réalisme, marquant la naissance d'une langue et d'un mythe, les Scènes connurent à leur parution en 1851 un immense succès, et inspirèrent tous ceux qui, de Puccini à Aznavour, ont aimé la bohème.

    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion.

  • Écrits par Musset dans la dernière partie de sa vie, entre 1842 et 1854, ces contes doux-amers dépeignent des héros solitaires en quête de bonheur, dont l'itinéraire est semé d'épreuves, d'émerveillements et de désillusions.

    Plongeant leurs racines dans la nuit de l'enfance, ils composent un monde où l'on croise des chevaliers sans fortune (Pierre et Camille), des frères ennemis (Les Frères Van Buck) et des fées marquises (La Mouche)... Mais Musset y décrit aussi la société de son temps, comme dans Mimi Pinson, où il donne à la figure de la grisette ses lettres de noblesse. Dans l'Histoire d'un merle blanc, fleuron de ce recueil, l'auteur parle de sa condition d'artiste incompris, d'amant délaissé et de poète maudit. Plus émouvants que féeriques, plus réalistes que fabuleux, ces contes aux accents contrastés sont les chants du cygne de Musset.

  • En 1832, parce qu'il s'ennuie à Civita- Vecchia où il occupe le poste de consul de France, Stendhal entreprend d'écrire l'histoire de son dernier séjour à Paris, onze ans plus tôt : la belle et indifférente Métilde venait alors de lui infliger un échec sentimental cuisant. Chronique d'une convalescence, les Souvenirs d'égotisme brossent ainsi le portrait d'un être dévasté, qui se laisse lentement reprendre par la vague de la vie.
    Rédigés à bride abattue, inachevés et publiés à titre posthume en 1892, ces souvenirs drôles et touchants constituent un document irremplaçable sur un grand homme en devenir, qui fréquente les salons, scandalise par son esprit caustique, multiplie les « fiascos par excès d'amour » et se demande s'il a bien un « esprit remarquable »... Galop d'essai pour la célèbre Vie de Henry Brulard, ils offrent le modèle d'une écriture autobiographique sans esbroufe, conjuguant avec brio introspection et improvisation.

    Texte intégral. Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • « Je n'ai pas de secrets, les clefs sont sur les armoires, on peut publier toutes mes lettres un jour : elles ne démentiront ni une de mes amitiés, ni une de mes idées », affirmait Zola. Cette anthologie inédite, qui rassemble une centaine de lettres, témoigne du parcours, des luttes, des rêves et des doutes d'un écrivain illustre. On y découvre un jeune provençal, arrivé à Paris en 1858, aspirant à se faire un nom, mais désespérant d'y parvenir (« Je n'ai pas achevé mes études, je ne sais même pas parler en bon français, j'ignore tout », écrit-il à son ami d'enfance Cézanne). On y suit, pas à pas, ses débuts dans le monde - l'auteur des Rougon-Macquart fut d'abord employé chez Hachette et journaliste -, ses premiers succès, ses combats littéraires, et, plus tard, son engagement dans l'affaire Dreyfus.
    Tour à tour poignantes, drôles et virulentes, ces missives s'adressent à sa famille et à ses confrères (Flaubert, Edmond de Goncourt, Huysmans...), aux critiques qui l'accablent comme aux personnalités qu'il admire. Elles jettent un éclairage unique sur l'existence d'un homme qui fut un polygraphe acharné et un polémiste de talent, mais aussi un ami d'une fidélité sans faille. Et elles nous montrent que ce grand romancier aux convictions inébranlables ne cessa jamais d'être à la recherche de lui-même.

    Photomontage de Virginie Berthemet © Flammarion, d'après une photo d'Émile Zola © Association du musée Émile Zola-Médan Yvelines

  • « Je ne connais personne qui n'aimât pas la littérature de M. de Musset, quant à moi, je le dis, elle me plaît infiniment » : c'est en ces termes que Balzac salua la parution des Nouvelles.
    Publiées dans la Revue des Deux Mondes entre 1837 et 1839, elles relatent des histoires de coeur tour à tour légères et graves, drôles et mélancoliques. Dandies et grisettes, espiègleries, baisers volés, rendez-vous furtifs, adieux déchirants : on devine toute la fantaisie des liaisons de l'auteur dans ces récits mettant en scène un homme épris de deux femmes (Les Deux Maîtresses), un amant artiste (Le Fils du Titien), ou encore un garçon sans le sou bien décidé à rassembler cent mille écus pour épouser celle qu'il aime (Croisilles)...
    Empruntant tout à la fois au roman d'analyse classique, au récit grivois et au conte de fées, Musset accède ici à la haute maîtrise de son art de prosateur.

  • « Les Jeunes France », c'est le nom que l'on donnait, dans les années 1830, à la jeunesse extravagante et chevelue gagnée à l'art romantique et aux idées contestataires. Dans ce recueil paru en 1833, Théophile Gautier, qui fut l'un des leurs, dépeint avec humour et panache leurs excès de langage, de conduite et de parure. Dialogue de deux ivrognes sur les vertus de leurs maîtresses (Sous la table), vie d'un peintre basculant dans la démence (Onuphrius), portraits de romantiques excentriques (Daniel Jovard, Élias Wildmanstadius), récit déjanté d'une orgie (Le Bol de punch), étude des mérites respectifs de l'amour domestique et de la passion impossible (Celle-ci et celle-là) : ces six « romans goguenards », injustement méconnus, dénoncent la folie de toute folie et marquent, deux ans avant Mademoiselle de Maupin, la véritable entrée de Gautier en littérature.
    À la suite des Jeunes France, cette édition rassemble une série de chroniques parues dans la presse à la même époque, qui témoignent d'un même esprit de dérision : Gautier y évoque les travers du bourgeois parisien, la laideur des acteurs, ou encore l'embonpoint des écrivains...


    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Amie de Chateaubriand et de Mme de Staël, Claire de Duras fut le premier écrivain à donner sa voix à une femme de couleur victime des préjugés raciaux.
    Ourika (1823) retrace l'histoire saisissante d'une jeune Sénégalaise : ramenée en France à la veille de la Révolution pour être offerte à la princesse de Beauvau, qui l'élève comme sa fille, elle découvre en grandissant que l'éducation, la morale, la religion ne suffisent pas à rendre les individus égaux. Goethe avait été bouleversé par ce roman. Si, deux siècles après sa parution, il continue de nous émouvoir, c'est, comme le suggère l'écrivain britannique John Fowles, parce qu'il « touche vraiment un des points les plus profonds de l'art, le désespoir de ne jamais atteindre la liberté dans un milieu déterminé et déterminant. Voilà pourquoi Ourika d'un côté plonge ses racines dans le XVIIe siècle français, chez Racine, La Rochefoucauld, Mme de La Fayette, tandis que de l'autre côté il regarde vers Sartre et Camus. C'est l'examen clinique d'une outsider, de l'éternel étranger dans la société humaine ».

  • Au départ simple matériau destiné à l'archevêque Angelo Cato, les souvenirs de Philippe de Commynes, au fil de leur rédaction, sont devenus une oeuvre autonome, marquant la naissance d'un genre inédit : celui des Mémoires, où l'historien, non seulement acteur et témoin de l'Histoire, s'en fait aussi le juge et l'arbitre. Dans les six premiers livres, qui relatent le règne de Louis XI, trois portraits se détachent et s'entrelacent : ceux de Louis XI, de Charles de Bourgogne, dit le Téméraire, et du mémorialiste en personne. À travers le duel entre la force du Téméraire, que Commynes abandonna en 1472, et la ruse de Louis XI, qu'il rejoignit alors et dont il fut le conseiller pendant plus de dix ans, c'est le destin tragique de la maison de Bourgogne qui est suivi pas à pas. Tout à la fois récit historique, autojustification, recueil de conseils politiques, de maximes et de réflexions sur la conditions humaine, cette somme autobiographique annonçant les Essais de Montaigne livre un éclairage irremplaçable sur la seconde moitié du XVe siècle.

  • Au départ simple matériau destiné à l'archevêque Angelo Cato, les souvenirs de Philippe de Commynes, au fil de leur rédaction, sont devenus une oeuvre autonome, marquant la naissance d'un genre inédit : celui des Mémoires, où l'historien, non seulement acteur et témoin de l'Histoire, s'en fait aussi le juge et l'arbitre. Dans les six premiers livres, qui relatent le règne de Louis XI, trois portraits se détachent et s'entrelacent : ceux de Louis XI, de Charles de Bourgogne, dit le Téméraire, et du mémorialiste en personne. À travers le duel entre la force du Téméraire, que Commynes abandonna en 1472, et la ruse de Louis XI, qu'il rejoignit alors et dont il fut le conseiller pendant plus de dix ans, c'est le destin tragique de la maison de Bourgogne qui est suivi pas à pas. Tout à la fois récit historique, autojustification, recueil de conseils politiques, de maximes et de réflexions sur la condition humaine, cette somme autobiographique annonçant les Essais de Montaigne livre un éclairage irremplaçable sur la seconde moitié du XVe siècle.

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