Jigal

  • Rapprochés par la guerre, Kolya, Slava, Iouri et Rotislav deviennent amis. Ensemble, ils s'apprêtent à affronter des jours difficiles.
    Avril 1916. Les 11000 hommes de la 1ère Brigade russe débarquent à Marseille où ils seront acclamés avant d'être envoyés sur le front de Champagne et le Chemin des Dames. Kolya, l'anarchiste amoureux de la France, Slava, le meurtrier d'un bourgeois moscovite, Iouri, obsédé par une étrange vengeance, et Rotislav, qui lui n'avait rien demandé, y partagent souffrances, angoisses et espoirs. C'est là que leur parviennent les premiers échos de la révolution russe. S'ensuivent les premières mutineries et la déportation des fauteurs de troubles au camp de la Courtine dans la Creuse. Kolya ne rêve que de filer vers Marseille pour rejoindre la Révolution à Moscou en y entraînant ses frères de combat. Y parviendra-t-il ? Quels impacts laisseront ces années laminées par la barbarie d'une guerre et l'utopie d'une révolution sur ces amis ?
    Un roman noir bouleversant qui raconte les désillusions et les rêves brisés.
    EXTRAIT
    Mon ami Slava est un assassin. Oh, je sais bien que la juxtaposition contre nature de ces deux mots, « ami » et « assassin », peut vous choquer. Je sais aussi ce que vous allez prétendre, la main sur le coeur...
    Que vous ne mangez pas de ce pain-là.
    Qu'il n'y a pas, qu'il n'y a jamais eu, qu'il n'y aura jamais d'assassin dans votre entourage.
    Mais qu'en savez-vous réellement ?
    Est-ce qu'on confie ses crimes à son cousin ou à sa belle-mère ?
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Pierre Lemaitre m'avait touché avec Au revoir là haut, Maurice Gouiran m'a bouleversé. Mon enthousiasme pour cet ouvrage est à la hauteur des émotions qu'il m'a procurées, intenses, immenses, uniques. Un des meilleurs romans que j'ai pu lire, suffisamment pour être une de mes références. - Dora-Suarez
    Dans ce roman historique noir, Maurice Gouiran marque à merveille les mélanges cultures de l'époque. Il détaille avec brio les personnalités de ces jeunes russes qui jouent le jeu du front tout en étant loin de celui-ci. - Michel Dufranne, RTBF
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Les romans de Maurice Gouiran ressemblent un peu à des moteurs à explosion : ils ont toujours besoin d'une étincelle pour les faire démarrer. C'est la lecture d'articles relatant l'arrivée d'un régiment russe à Marseille dans la presse régionale d'avril 1916 qui l'a incité à écrire Tu entreras dans le silence. Cette double atmosphère - l'atrocité de la guerre et les espérances d'une révolution - lui parut propice à l'écriture d'une histoire forte. Et puis, il y avait le Marseille criminogène des rues obscures, de ces vieux quartiers chers à Suarès, Londres, Cendrars, McKay et bien d'autres... Au-delà de ce décor, son intention était d'évoquer la vie (et souvent la mort) de cette jeunesse détruite durant ces années de feu, de fer et de sang. Il s'agissait pour Maurice Gouiran de montrer combien les certitudes et les espérances de ces jeunes allaient être broyées par les impitoyables machines bellicistes et totalitaires, d'esquisser la folie de la grande hécatombe de 14-18 dopée par l'entêtement criminel de quelques généraux. Il s'agissait également de pointer la complexité et la fragilité des engagements dans des périodes révolutionnaires incertaines qui peuvent dissoudre l'enthousiasme des peuples dans des dérives oppressives. Une question émergera de cette double problématique de la guerre et de la révolution, une question que l'on retrouve souvent dans ses polars : jusqu'où doit-on (ou peut-on) aller pour être fidèle à son idéal ?

  • Qaraqosh

    Maurice Gouiran

    • Jigal
    • 14 Juin 2019

    Clovis se méfie de Mikki, qui prétend avoir combattu en Irak aux côtés d'une milice chrétienne, Qaraqosh, fondée à Prague.
    Ce qui est sûr, c'est que Clovis ne voit pas arriver ce Mikki d'un très bon oeil... D'une part, parce que cet escogriffe pas très clair se dit menacé et cherche une planque du côté de la Varune, d'autre part, parce qu'il arrive d'Irak où il prétend avoir combattu au sein d'une milice chrétienne nommée Qaraqosh. Et puis Clovis n'a pas de temps à perdre : il doit partir le surlendemain pour un reportage à Prague où l'on vient de retrouver la bibliothèque d'Himmler consacrée à l'ésotérisme et à la sorcellerie. Coïncidence ou opportunité, c'est justement à Prague que la milice Qaraqosh a été créée. De leur côté, Emma et le SRPJ se retrouvent à enquêter sur deux meurtres commis dans la région, sur le même modus operandi. Les deux victimes s'avèrent également avoir été membres de Qaraqosh. Y aurait-il un lien avec ce fameux Mikki ? Entre les investigations de Clovis à Prague et celles d'Emma partie en urgence à Londres, le fil de la vérité semble se dénouer... Mais tous deux sont bien loin de se douter de la tournure que va prendre cette affaire !
    Deux victimes membres de Qaraqosh, le même modus operandi... Suivez Clovis à Prague et Emma à Londres au fil d'une enquête rythmée dans ce polar marseillais aux thématiques actuelles qui prendra des tournants imprévisibles !
    EXTRAIT
    Je l'ai jouée profil bas et rangé mon ego aux vestiaires. Au pire, elle m'enverrait sur les roses. J'avais soigneusement préparé mes questions. Comme avec Caubous, j'ai été franc du collier et lui ai déballé tout ce que j'avais appris sur Mikki. C'est ce qui l'a sans doute convaincue de collaborer.
    Sur un plan général, elle m'a confirmé les informations de Caubous. Elle connaissait vaguement la milice Qaraqosh et ne possédait aucun avis tranché sur cette organisation. Elle savait qu'elle avait compté des engagés français mais ne les avait jamais croisés et ignorait leurs identités. Je n'en saurais donc pas plus sur les camarades de Mikki.
    En revanche, elle m'affirma que cette milice avait participé à la bataille de Mossoul et, en particulier, à la reprise de la Vieille Ville. C'était quand même un peu en contradiction avec les confidences de Mikki qui se désolait du manque d'activité de son groupe et avait même prétexté un ennui continuel pour justifier son retour sur le sol natal. J'ai noté cette divergence dans un coin reculé de ma mémoire.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce roman érudit n'oublie pas pour autant les codes du polar : le suspense, l'action et les coups tordus qui se succèdent jusqu'à un dénouement très peu prévisible [...] Un polar documenté, passionnant, au plus près de problématiques très actuelles, abordant aussi bien l'ésotérisme nazi que les trafics islamistes. - Maurice Gouiran, Quatre sans Quatre
    Le nouveau roman d'un auteur à la bibliographie imposante comme le casier judiciaire de Jules Bonnot. - Marc Émile Baronheid, Putsch
    L'auteur mêle le destin de ses deux protagonistes dans une enquête où la psychologie joue un rôle très important. C'est du Maurice Gouiran en grande forme que l'on lira avec attention. - Emmanuel Fleury, Journal de lectures
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Inébranlable. Dans ses polars, Maurice Gouiran ne s'attache pas aux chiffres de l'Histoire, il s'attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts... Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits... Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes... Il n'invente (presque) rien, il n'enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux ! 

  • Broyé

    Cédric Cham

    • Jigal
    • 14 Juin 2019

    Christo a eu une enfance difficile et lutte contre sa rage intérieure, tandis que Mathias, un enfant en fugue, se retrouve enfermé dans une cage. Pour survivre, ils devront faire l'impossible !
    Christo porte dans sa chair les stigmates d'une enfance extrêmement violente. Christo lutte pour contenir cette rage qui bouillonne en lui... Jusqu'au jour où son regard croise celui de Salomé, une jeune femme qui va l'accompagner au-delà des cicatrices. Christo va faire ce qu'il pensait impossible jusqu'alors. Lâcher prise ! Au risque de ne plus rien maîtriser... Mathias, enfant, fugue pour éviter les coups, espérant un monde meilleur. Mathias se réveille enfermé dans une cage. Abandonné, désespéré, la peur au ventre, seul ! Jusqu'à ce que son geôlier se dévoile, un homme qui lui annonce qu'il va le dresser. Pour survivre, pour vivre, Mathias va faire ce qu'il pensait impossible jusqu'alors ! Au risque de se perdre à tout jamais. Deux êtres. Deux vies. Peut-être pas si éloignées...
    D'un côté Christo, un être au lourd passé accompagné de la jeune Salomé, de l'autre Mathias, un enfant emprisonné qui n'a que lui-même pour s'en sortir... Deux destins se croisent dans ce polar noir et glaçant au suspense intenable !
    EXTRAIT
    Il s'était promis qu'il n'accepterait rien venant du vieux type. Qu'il ne lui devrait rien. Qu'il ne se comporterait pas comme une victime consentante.
    De belles promesses. Pleines de courage. Sauf qu'en cet instant : ni passé, ni présent, ni futur.
    Seulement l'instinct de survie.
    La nécessité absolue de s'hydrater, avant qu'il ne soit trop tard. Juste pour gagner quelques instants de répit, quelques heures de sursis.
    S'il voulait vraiment en finir avec la vie, il ne se serait pas enfui de chez lui. S'il avait vraiment voulu en finir avec cette vie, il n'aurait eu qu'à tendre l'autre joue.
    Non. Il voulait vivre. Ou au moins, survivre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Chaque roman de Cédric Cham est une claque, une claque magistrale et on en redemande. On se dit qu'il ne pourra pas aller plus loin, qu'il a exploré le côté noir de l'âme humaine, loin, très loin et qu'il n'arrivera pas à nous surprendre encore et ... bien si... - Cassiopée, Médiapart
    Ce roman est noir comme l'obsidienne, fort, âpre, brutal, bien loin du consensuel pour têtes de gondole [...] On en sort secoué, avec une grande inspiration salvatrice, en sachant que Christo, Mathias et les autres hanteront encore quelques temps la mémoire du lecteur. Un deuxième roman qui confirme que l'auteur a tout pour aller tutoyer les plus grands... - Thomas Bauduret, 813
    Cédric Cham nous offre un roman noir, sale, brutal, avec deux personnages que l'on n'est pas prêt d'oublier. Une excellente réussite... Remarquable d'efficacité. - Black Novel
    Un troublant thriller qui se dévore en une nuit et en apnée. - Boojum
    Broyé fait froid dans le dos.  - Nice Matin
    La claque de ce début d'été. Un livre choc, violent mais tellement bon ! - Librairie Jaubert
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Cédric Cham, né en 1978, est originaire de la région Rhône-Alpes. Le jour, il travaille au sein de l'Administration pénitentiaire française, la nuit, il écrit des polars. Dès son plus jeune âge, la lecture est devenue une « addiction ». Impossible de passer plus de vingt-quatre heures sans sentir le papier sous ses doigts... Et tout naturellement, à force de dévorer les romans des autres, il en est venu à écrire ses propres histoires. Cédric Cham aime les récits sombres et réalistes. Pourquoi ? Parce que d'après lui, le noir reflète parfaitement notre société actuelle... Ce qui se passe au coin d'une rue oubliée, derrière une porte close, de l'autre côté de la ligne blanche... Ces endroits où la réalité dépasse trop souvent la fiction !

  • Alors qu'il vient de mettre au point une puce qui risque de révolutionner l'avenir de l'humanité, Bader Farisse disparait mystérieusement...
    L'inspecteur Dalil, fin limier de la police marocaine à la retraite - toujours accompagné de son inséparable Petite voix -, est fermement invité par les services de sûreté à se rendre à Paris pour mener une enquête en collaboration - un peu forcée - avec le commissaire Maugin, boss du 36 quai des Orfèvres. Bader Farisse, un étudiant marocain qui préparait une thèse sur le transhumanisme, a été enlevé devant la mosquée de la rue Myrha. Il venait de mettre au point une micropuce qui, une fois reliée au cerveau humain, permettrait, non seulement, de se connecter directement à Internet mais aussi de multiplier à l'infini les facultés du greffé... Une invention diabolique qui semble intéresser beaucoup de monde... services secrets et groupes terroristes compris ! Dalil et Maugin - deux hommes et deux cultures policières que tout oppose - vont alors tout tenter pour désamorcer cette bombe à la puissance inédite !
    L'inspecteur Dalil et le comissaire Maugin s'associent, dans ce nouveau polar de Soufiane Chakkouche, pour retrouver un jeune étudiant disparu et tenter de désamorcer une bombe à la puisance inédite !
    EXTRAIT
    Paris ne lui était pas totalement étranger. Ses jambes arquées avaient déjà foulé les larges trottoirs de la Ville Lumière. Or, cela remontait à tellement loin qu'il n'en gardait en mémoire que les pavés irréguliers et humides qui revêtaient les rues, ainsi qu'un nombre incroyable de cheminées émergeant des toits, telles des phalanges distales dépassant des mitaines. Autant de promesses célestes de rudes hivers. Dans les souvenirs fantaisistes du retraité, Paris restait coincé dans le XIXe siècle, concernant la forme du moins. Quant au fond, il lui en restait une image nette : Paris était un bouillon de culture, une bouillabaisse des arts. L'inspecteur vouait une admiration secrète à l'art sous toutes ses formes. Cependant, il n'appréciait guère la façon dont vivent les artistes... « Où vivent-ils déjà ? » songea-t-il sans effort transitoire.
    Il contempla pendant un petit moment ces milles et une sources de lumière déposées sur la peau du monde, colorées pour certaines et blanches pour la plupart. Des feux arrière de voitures embouteillées se confondaient pour ne former que deux lignes rouges parallèles. Les feux avant blancs étaient eux bien distincts, car la circulation dans le sens inverse était relativement fluide.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une belle enquête d'un flic atypique à qui on ne la fait pas. - Lyvres
    D'une plume fluide, Soufiane Chakkouche fait une entrée fracassante dans le monde du polar avec un ton remarquablement neuf et rafraîchissant. - Black Novel
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Soufiane Chakkouche fait aujourd'hui partie de la nouvelle vague des auteurs marocains. Et est un des premiers à écrire des polars !
    Après sa première enquête, L'Inspecteur Dalil à Casablanca (Casa Express Éditions), Dalil nous revient pour une nouvelle affaire à Paris, armé de son intelligente folie, de son sens aiguisé de l'observation, de son humour inconscient, et toujours accompagné de son inséparable bonne (ou mauvaise...) conscience, la fameuse « Petite voix ». Dalil est une sorte de Colombo à la sauce marocaine piquante, c'est un vieux flic, révolté, râleur et qui ne se laisse jamais abuser par quiconque - fût-il craint et puissant. L'inspecteur Dalil profite de chacune de ses enquêtes pour savamment distiller entre les lignes sa vision du monde, sans censure ni jugement ! Un sacré caractère qui traverse les histoires comme il traverse les pages : avec légèreté mais toujours bien campé sur ses deux jambes !

  • Stavros contre Goliath

    Sophia Mavroudis

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    Stravos et sa coéquipière se lancent à la poursuite d'un terroriste : un traque effrénée qui mêle rage et rancoeur !
    Les nouvelles enquêtes à Athènes du commissaire Stavros Nikopolidis.
    Le commissaire Stavros Nikopolidis est un électron libre et désabusé, charmeur invétéré, amateur d'ouzo et de rebetiko, au caractère bien trempé et à l'instinct aiguisé. À peine remis de la traque de son ennemi intime, il se retrouve, sur ordre de sa hiérarchie et de Bruxelles, à devoir collaborer avec les Turcs - ennemis jurés des Grecs depuis toujours - en vue d'interpeller en mer Égée un terroriste embarqué dans une caravane de migrants à destination de l'Europe. Mais Dora, coéquipière de Stavros et ancienne des forces spéciales, semble nourrir une rancune tenace envers ce terroriste et Cengiz, ce chef turc de la police côtière qu'on leur a collé aux basques. Traques effrénées, coups fourrés et retournements se succèdent. La rage qui anime Dora va brouiller les cartes... Et c'est sur une partie de tavli que tout va se jouer !
    Plongez au coeur d'Athènes, son Parthénon et son Acropole, et suivez les investigations de Stavros et ses fidèles collègues !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE 
    « Un polar bien noir, complexe à souhait ! Excellent. Passionnant. Une grande plume du polar est née. » L'OBS
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Stavros contre Goliath, second roman de Sophia Mavroudis, porte encore une fois toute la Grèce actuelle sur ses épaules. Ou plutôt sur celles du commissaire Stavros Nikopolidis, une forte tête lui aussi. Entre la musique et l'ouzo, il a parfois bien du mal à choisir... Mais il est avant tout réputé pour son flair, sa perspicacité inébranlable et son humanité sans faille. Ici, c'est au coeur des camps de migrants, sur fond de misère humaine et de trafics en tous genres que les policiers vont se retrouver plongés dans les méandres des enjeux politiques, sécuritaires et sociaux d'une Grèce tout juste sortie de la crise. Sophia Mavroudis, forte de son expérience professionnelle, nous fait toucher là les conséquences dramatiques pour les Grecs d'une politique migratoire européenne non assumées par l'Europe. Avec cette nouvelle tragédie grecque des temps modernes, c'est toute l'âme d'une Grèce épuisée qui jaillit avec force des pages de ce roman édifiant !

  • Les enfants de Lazare

    Nicolas Zeimet

    • Jigal
    • 15 Septembre 2018

    Pierre parviendra-t-il à découvrir le secret d'Agathe ?
    « Je m'appelle Agathe, avait-elle annoncé avant de s'asseoir sur une machine. Je suis la chanteuse des laveries... »
    Tout commence quand Pierre Sanak, journaliste reporter d'images à France Télévisions, croise par hasard cette jeune artiste un peu fantasque et très énigmatique. D'origine cambodgienne, Agathe a été adoptée, vit à Paris, ne se sépare jamais de sa guitare et semble errer entre plusieurs mondes... Pierre en tombe immédiatement amoureux.
    Apprenant en conférence de rédaction l'incroyable nouvelle de la résurrection momentanée de Sokhom, un jeune Cambodgien qui aurait vécu une expérience de mort imminente, Pierre ne peut s'empêcher de tisser un lien ténu avec l'histoire d'Agathe... Le journaliste s'envole aussitôt pour une semaine de folles investigations à Siem Reap et dans la jungle d'Angkor où, bien après le génocide, le tourisme des orphelinats semble perdurer. Une dangereuse course contre la montre s'engage alors.
    Pierre parviendra-t-il à découvrir le secret d'Agathe ?
    Plongez dans un polar haletant et suivez pas à pas la semaine de folles d'investigations cambodgiennes de Pierre, journaliste reporter, qui décourira que, bien des années après le génocide, le tourisme des orphelinats semble perdurer.
    EXTRAIT
    - Quand l'enfant a été sorti de l'eau, il était violacé, son sang semblait ne plus circuler, continua de lire le Dr Peanh avec une pointe d'impatience dans la voix. Cet état, sans examen complémentaire et associé à une absence de battements de coeur et de respiration, peut laisser croire à un arrêt pur et simple des fonctions vitales.
    - D'où le diagnostic de mort erroné?
    Le Dr Peanh acquiesça.
    - Mais le corps a fini par se réchauffer, le sang par recirculer, et le patient par... se réveiller.
    - Nous n'avons aucune preuve de...
    - Combien de temps peut-on rester dans cet état, docteur ?
    - Ça dépend.
    Pierre se pencha en avant.
    - De quoi?
    - De tout un tas de facteurs, répondit l'urgentiste en remuant sur son séant, visiblement mal à l'aise. Nous disposons de peu d'informations à ce sujet. Ce qui est certain, c'est qu'on ne peut pas indéfiniment survivre sans respiration ni activité cardiaque. On estime que le coeur peut rester jusqu'à vingt minutes sans activité, et autant en phase de réanimation.
    - Mais là, nous parlons de vingt-quatre heures! Est-ce qu'une autopsie a été pratiquée ?
    - Pas à ma connaissance.
    - Vous ne pensez pas que cela aurait pu être utile ?
    Le Dr Peanh soupira et l'irritation de Pierre monta d'un cran.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Nicolas Zeimet nous embarque dans une histoire époustouflante, une histoire de souvenirs douloureux, de secrets enfouis aussi. En découle un récit qui nous transporte et dont on ne sort pas indemne. Un formidable roman, qui vous prend aux tripes... -Zone Livre
    "Un thriller magistral" annonce le bandeau de couverture tout de rouge vêtu ! En réalité, c'est bien plus que cela tellement le dernier livre de Nicolas Zeimet est riche dans les thèmes abordés. - Bruno D, Whoozone
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Nicolas Zeimet est né le 17 juillet 1977. Il est traducteur et vit à Paris. Il se passionne pour l'écriture dès son plus jeune âge. Son premier roman, Déconnexion immédiate, paru en 2011, est suivi en 2014 de Seuls les vautours, qui reçoit le Prix Plume d'Or 2015 avant d'être republié en poche chez 10/18. Son troisième roman, Comme une ombre dans la ville, le consacre comme « l'une des jeunes voix les plus douées du polar français ». Il a reçu le Prix Dora-Suarez 2018 pourson roman Retour à Duncan's Creek

  • Mort à vie

    Cédric Cham

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    Découvrez les codes et les règles derrière les barreaux ! Cet univers violent bien éloigné des clichés vous tiendra en haleine...
    Lukas coule une vie tranquille aux côtés de Camille et de leur fille Léana. Jusqu'au jour où tout vole en éclats : il est interpellé, et dans la foulée mis en garde à vue pour homicide involontaire... Voulant protéger son frère Eddy, Lukas va endosser une lourde faute qui n'est pas la sienne. Un choix terrible ! Pris dans cette spirale infernale, il se retrouve placé en détention provisoire. Fiché, numéroté. Écrou 52641. Ici, il va tenter de survivre entre Rudy et Assane, ses compagnons de cellule, dans un univers dont il ignore tout. Il va aussi devoir affronter Moussa et ses sbires... De l'autre côté des barreaux, Eddy, entouré d'une faune interlope, s'enfonce toujours davantage... Chacun construit sa propre prison. Personne n'y échappe...
    À travers l'enfermement et la culpabilité, ce polar livre une véritable analyse de la violence intrinsèque de l'Humanité !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    La bonne trentaine, demeurant dans le 42, Cédric Cham travaille au sein de l'Administration Pénitentiaire Française, ce qui lui vaut de confronter au quotidien récits sombres et réalité. -Polars Pourpres
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après Broyé et Le Fruit de mes entrailles, Cédric Cham, avec ce nouveau roman Mort à vie, poursuit son analyse de la violence inhérente à notre société, à notre humanité. Et c'est cette fois sous l'angle de l'enfermement et de la culpabilité qu'il décide d'aborder le problème. L'enfermement judiciaire tout d'abord, ce microcosme hors-norme qu'est la prison, qu'Edward Bunker appelait la « fabrique à animaux ». Le lecteur, à travers les yeux de Lukas, va découvrir les codes et les règles derrières les barreaux. Un univers somme toute violent par définition, mais au final très éloigné des clichés et des fantasmes véhiculés par les films ou les médias. La prison n'est que le reflet de notre société : un monde empli de moments de douleur, de désespoir, mais aussi d'amitié, de fraternité, d'amour et... d'humanité dans ce qu'elle a parfois de plus extrême. Et puis il y a l'enfermement intérieur. Celui que l'on se construit tous, en se claquemurant à un moment ou à un autre dans des schémas de pensée, de comportements de vie, la culpabilité vous collant à la peau. Notre pire ennemi est peut-être nous-mêmes. Alors ici, en n'oubliant jamais que la réalité dépasse toujours la fiction, bienvenue en cellule !
    Cédric Cham ne fait jamais dans la dentelle et nous livre des romans noirs époustouflants de brutalité, de cruauté, de cynisme, de réalisme glaçant, mais aussi d'émotions. Accrochez-vous !

  • Ange

    Philippe Hauret

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    Ange, une jeune femme séduisante, cherche à se venger d'une vedette télévisuelle qui s'est joué d'elle !
    Ange est une jeune femme rebelle, survoltée et aventureuse qui profite de sa séduisante plastique pour attirer de riches entrepreneurs avant de les dépouiller. Elle partage un appartement avec Elton, son ami d'enfance. Ce dernier passe ses journées, rivé sur le canapé, devant la télé, tout en se rêvant multimillionnaire. Lorsque Ange rencontre Thierry Tomasson, véritable icône télévisuelle, elle s'imagine déjà mener une brillante carrière de chroniqueuse. L'animateur, surtout soucieux de s'adjuger ses jolies formes, va vite la faire déchanter... Pour se venger, Ange concocte alors un plan machiavélique en entraînant Elton dans son sillage. Mais on ne s'attaque pas à un présentateur vedette sans en subir de fâcheuses conséquences. Et bien que Ange puisse toujours compter sur sa niaque et son sens inné de l'embrouille pour retourner la situation, le destin peut parfois se montrer facétieux et impitoyable...
    Plongez dans cette histoire de vengeance machiavélique !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE 
    « Philippe Hauret a un vrai talent pour allier intrigues, personnages et contexte social, avec une maîtrise et une force impressionnantes. » Black Novel.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Les romans de Philippe Hauret sont souvent des romans de faille, de destruction, de désespoir. Toujours au plus près de la vie, réalistes, pessimistes mais combatifs... Avec là-bas, tout au bout, cette étincelle qui subsiste et guide les survivants du naufrage ! Philippe Hauret jongle avec les solitudes, les personnages désabusés, les amours contrariées, les dérives, les idéaux fantasmés, les fragments de vies brisées, les personnages écorchés vifs, les espoirs lointains, mais aussi avec la rage et la niaque qui au-delà du NOIR sont toujours là comme ultime rempart ! Philippe Hauret aime la vie comme il aime ses personnages. Et si chacun de ses romans est si brutal, si poignant, si douloureux, c'est sans doute parce qu'il cherche par tous les moyens à faire aimer la vie à ses personnages... Et ce n'est pas un hasard si on l'associe parfois à Goodis, Jonquet, Thompson ou même Manchette... Philippe Hauret écrit de grands romans noirs ! De ceux qui laissent des traces...

  • L'aigle des tourbières

    Gérard Coquet

    • Jigal
    • 15 Avril 2019

    En Irlande, un tueur sème la terreur au point de relancer Ciara McMurphy dans une affaire qui a déjà laissé de nombreux cadavres...
    Au pays de l'Aigle, la coutume ancestrale, le Kanun, fait force de loi ! Il n'y est question que de vendettas et dettes de sang... Et dans le nord de l'Albanie, entre contrebandiers, armées des Balkans et clans mafieux, le Kanun a fort à faire ! Susan s'y retrouve prise au piège avec son fils Bobby entre les absurdités du régime d'Enver Hoxha et la perte de ses illusions politiques. Des années plus tard, en Irlande, terre celtique de beauté et de mystères, Ciara McMurphy, flic de son état, coule des jours tranquilles entre affaires courantes, Guinness et feux de tourbe jusqu'à ce qu'un rapace ne vienne troubler sa quiétude... Bobby le fou, un fantôme du passé, un monstre dressé à tuer, semble de retour sur ses terres ancestrales avec l'étrange Markus Noli, émissaire d'Interpol, à ses trousses. Et dans leur sillage, une brochette de cadavres qui commencent à faire désordre... Des rochers d'Aughrus Point écrasés par les vagues aux plages étincelantes de Bunowen Bay, Ciara, pour s'extirper des griffes de ces vautours, devra très vite apprendre à danser... Parce qu'ici, comme le dit la chanson : « La folie, ça se danse ! »
    Découvrez sans plus attendre un polar au rythme effréné sur les traces de Bobby le fou, un monstre dressé à tuer !
    EXTRAIT
    Depuis le siège du journal jusqu'à l'annexe du bureau politique, le trajet traversait la ville. En ce milieu de décembre, Tirana renvoyait une impression de désolation accentuée par un vent hirsute et glacial. Sur les trottoirs, les Albanais, engoncés dans des parkas militaires, se cuisaient les mitaines contre des poêles improvisés dans des restes de jerricans. Partout, la neige sale tentait de digérer des carcasses de voitures ou de camions. Dans ce décor de fin du monde, les rues défoncées servaient de boutiques à ciel ouvert en proposant à une foule inexpressive des empilements de vêtements, de chaussures et de pièces détachées servant à réparer n'importe quoi.
    Le front appuyé contre la vitre de la Mercedes, Susan rêvassait devant ce capharnaüm grisâtre, annonciateur d'une fin de règne inexorable.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un roman coup de poing dans la lignée de son Connemara black qui m'avait régalé il y a quelques mois. Du pur polar. Un roman, contrairement à l'alcool distillé entre ses pages, à consommer sans modération. - Tostaky61, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après son superbe Connemara Black - Prix du Livre Insulaire 2017 - Gérard Coquet nous entraîne dans une nouvelle épopée plutôt mouvementée. Mais avant de retrouver la belle et insolente Ciara McMurphy, plus vive que jamais sur ces terres irlandaises, un petit détour par l'Albanie s'imposait ! Et là-bas, entre coutume ancestrale et vendettas, le moins que l'on puisse dire, c'est que la vie en Albanie n'est pas un long fleuve tranquille... Et quand certains personnages peu recommandables se retrouvent en Irlande, il y a fort à parier que Ciara McMurphy va devoir mettre les bouchées doubles pour compter les cadavres qui jalonnent le paysage et tenter de ramener un peu de calme dans cette contrée belle et mystérieuse... mais un peu brutale ! Chez Coquet, « la dent est carnassière, la pensée noire, mais le coeur est ouvert attiré par la lumière chaleureuse de l'âtre où la tourbe se consume ». (Nyctalopes).

  • Un pénitent est tué et une bijouterie braquée lors de la procession de la Sanch à Perpignan...
    Un Vendredi Saint à Perpignan. Comme chaque année depuis cinq siècles, la procession de la Sanch se met en marche. Sept cents pénitents défilent dissimulés sous leur traditionnelle caparutxe - longue robe de bure et cagoule. Soudain, quelques pétards brisent le silence et la panique gagne la procession. Quand le calme revient, un pénitent ensanglanté reste étendu à terre, poignardé. Au même moment un violent hold-up se produit, non loin de là, dans une bijouterie... L'enquête conduit très vite le lieutenant Sebag des ruelles encombrées du quartier gitan de Saint-Jacques aux appartements feutrés de la bonne société catholique catalane. Mais y a-t-il un lien entre ces affaires alors que plane ici, l'ombre aussi poétique qu'ambiguë du Fou chantant, qui, ado, arpentait déjà ces mêmes ruelles...
    Suivez le lieutenant Sebag dans cette enquête qui vous mènera dans les recoins les plus mystérieux de la ville, avec ce roman policier régional haletant !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    « Un auteur remarquable avec un « touché d'écriture [...] Finesse et subtilité sont deux des piliers de ce roman. Ici on prend le temps de ne négliger aucun détail et on prend aussi le temps de vivre, de manger et de se sourire. Philippe Georget mérite mon coup de coeur pour ces 264 pages menées de façon formidable ! » - Bruno Delaroque, Whoozone
    Les personnages sont bien campés, les éléments relevant de l'enquête policière et de la vie personnelle de Sebag savamment dosés. Vraiment rien à redire à ce récit envoûtant. C'est pourquoi je remercie du fond du coeur Babelio et les éditions Jigal pour cette madeleine de Proust qui plaira aussi bien aux Catalans qu'aux Parisiens (petit clin d'oeil) ! - dedanso, Babelio
    Un excellent moment de lecture pour qui veut mieux comprendre les dessous de cette région.- Lalitote, L'atelier de Litote
    Deux belles énigmes, embrouillées à souhait, deux enquêtes dans des milieux fermés peu propices aux confidences. Philippe Georget écrit bien, il écrit juste et maîtrise ses histoires de bout en bout. Un excellent polar à suivre patiemment afin de découvrir ce qui se cache sous les cagoules, les caparutxe, les rouages d'une machination diabolique en pleine fête rédemptrice et l'obstination d'un flic attachant. - Psycho-Pat, Quatre sans quatre
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Philippe Georget est né en 1963 quelques jours après la mort de Kennedy, mais ne cherchez pas, il a un bon alibi ! Il a 20 ans quand il découvre la solidarité en participant à la construction d'une école au Nicaragua. De retour en France, il reprend des études qui le conduiront à une licence d'histoire puis une maîtrise de journalisme en 1988. Il travaille d'abord pour Radio France et Le Guide du Routard avant de se lancer dans la télévision régionale du côté d'Orléans. Il y travaille comme journaliste rédacteur, cameraman et présentateur. En 2001, il embarque femme et enfants dans son camping-car et fait le tour de la Méditerranée de Marseille à Marseille en passant par l'Italie, la Grèce, la Turquie, la Syrie, la Jordanie, la Libye et la Tunisie.... À son retour, il pose ses valises dans les environs de Perpignan. Et c'est là, en pays catalan, qu'il situe la plupart des intrigues de ses romans. Une terre qu'il apprécie tout particulièrement et dont il arpente en courant - et probablement pour se défouler entre deux chapitres de son prochain roman - les sentiers sauvages. Il compte d'ailleurs trois marathons à son actif sans compter celui dont il a un jour raté le départ, ayant malencontreusement pris celui de la course d'à côté ! Un écrivain marathonien... ceci explique sans doute cela !

  • Noir côté cour

    Jacques Bablon

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    Dans un immeuble parisien, les habitants de chaque étage ont leurs sombres secrets...
    Paris. Un immeuble ancien avec une cour pavée. Cinq étages. Fin de semaine calme. Si ce n'est que... Que la grosse fête au quatrième chez ces trentenaires bien dans leur époque tourne mal. Qu'au premier, un des deux Lettons de passage dans la capitale a pris un éclat de grenade GLI-F4 dans le dos et saigne comme un boeuf. Que l'homme du deuxième qui a accueilli une sans-papiers ne rêve que de la baiser. Que la belle étrangère sait particulièrement bien calmer les ardeurs des hommes qui se croient tout permis. Que le jeune du cinquième connaît tout des horreurs commises par le salaud du deuxième et qu'il ne va pas en rester là. Que l'importateur de pistaches qui habite au troisième a pris une balle dans la tête. Mais qui pourrait affirmer que dans ce nid de vipères l'amour ne pourrait pas éclore ?
    Un roman noir qui, à travers cet imbroglio d'intrigues, vous tiendra en haleine !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE 
    « Dans ses romans, Jacques Bablon va toujours à l'essentiel. Dès l'ouverture du polar, l'ambiance est bien là, donnant envie d'aller plus loin, de lire encore et encore. Avec lui, pas le temps de souffler, on ne lâche pas le livre tant qu'il n'est pas terminé. Des romans noirs dignes des plus grands. » Emmanuel Fleury.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Dans ce nouvel opus, Jacques Bablon - usant là encore de son style minimaliste, évitant le superflu, tendant à l'ascèse - va nous entraîner dans la cage d'escalier d'un immeuble parisien très intrigant. Avec lui, nous allons monter les étages un à un, nous arrêtant à chaque palier. Et en poussant la porte des locataires, Jacques Bablon va nous laisser entrevoir des pans entiers de leur vie... Une vie qui aurait pu couler des jours relativement paisibles. Mais l'ironie du sort semble vouloir s'en mêler... On va découvrir leurs aventures personnelles, tumultueuses, qui pourraient peut-être les entraîner vers le chaos... Le mélange est savoureux. La famille est omniprésente comme si l'auteur avait voulu lui donner le rôle principal... Elle est naturellement source de problèmes qui tourneront parfois au cauchemar. Monde pourri ? Désespérant ? Pas totalement. Reste une petite lumière. Tant qu'il y a de la vie... Et comme d'habitude avec Jacques Bablon, on va retrouver dans cet excellent roman noir, son don pour donner chair à ses personnages, leur apporter une profondeur qui ne peut que nous faire courir d'un étage à l'autre pour suivre leur destin... L'écriture claque, égratigne, dézingue jusqu'à en devenir jubilatoire !

  • Le festin de l'aube

    Janis Otsiemi

    • Jigal
    • 15 Octobre 2018

    Le lieutenant Boukinda, bouleversé par un accident tragique dont il est un dommage collatéral, est bien décidé à en savoir plus sur ce décès suspect...
    En pleine nuit et sous une pluie tropicale, une femme surgie de nulle part vient se jeter sous les roues de la voiture du lieutenant Boukinda. Bouleversé par ce tragique accident, il veut savoir d'où sort cette inconnue, d'autant que son décès semble suspect... Au même moment, à quelques kilomètres de là, plusieurs individus pénètrent dans un camp militaire et s'emparent de nombreuses armes et d'un stock d'explosifs. Plus tard, c'est dans une ville en ébullition, gangrénée par la violence et la pauvreté, qu'un braquage sanglant transforme le quartier en zone de guerre... Les forces de sécurité, en alerte maximum, sont à la recherche de truands visiblement déterminés. Et c'est tout à fait par hasard que ces deux affaires, apparemment sans aucun rapport, vont se télescoper et révéler un terrible complot... Sur fond de haine, de repli identitaire et de crise électorale, flics et gendarmes vont alors devoir s'épauler pour tenter de déjouer cette conspiration...
    Plongez dans une double enquête haletante au cours de laquelle les divers corps de police et de gendarmerie vont devoir collaborer pour parvenir à désamorcer ces deux affaires.
    EXTRAIT
    Cette nuit, Koumba avait embarqué Owoula dans son équipée nocturne. Une nuit qui n'allait pas ressembler aux précédentes.
    - Ton type semble t'avoir faussé compagnie cette nuit, dit Owoula pour rompre le cou au silence.
    Koumba ne broncha pas, guettant le moindre mouvement sur le balcon du second étage. Owoula assécha sa cigarette en trois bouffées, l'écrasa contre la tôle de la portière avant de la jeter dans les buissons. Les deux flics avaient encore planqué une demi-heure de plus avant de voir enfin un homme sortir sur le balcon à l'étage. La silhouette parut familière à Koumba.
    C'était lui.
    Le type, vêtu d'un jean et d'une chemise blanche à manches longues, s'accouda à la rambarde. Une cigarette rougeoyait au bout de ses lèvres. La porte s'ouvrit dans son dos. Une silhouette féminine enroulée dans un pagne jusqu'à la taille apparut. « Sûrement sa femme », se dit Koumba.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Dans sa façon de procéder, il est comparé souvent à Henning Mankell qui avec son personnage de Wallander mettait en exergue ses analyses sur son pays, et effectivement il y a de cela. - Fuji, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Janis Otsiemi est entré dans le polar par effraction. Ses romans, il en a puisé la substance dans le chaudron bouillonnant du ghetto dans lequel il a grandi ! Janis Otsiemi n'écrit pas de polars, il écrit des romans historiques contemporains qui racontent l'Afrique, le Gabon, Libreville - un polar à ciel ouvert - et les hommes qui y vivent aujourd'hui... Le « vivant » est au coeur de tous ses polars ! Janis Otsiemi écrit avec ses tripes et l'on peut être certain qu'il est ici chez lui, que les quartiers qu'il décrit, il en a arpenté chaque ruelle boueuse, que ces mauvais garçons, c'étaient (ce sont...) ses amis, que ces galères, il les a lui aussi partagées ! C'est sombre et poisseux comme une nuit africaine. On oscille sans cesse entre cacophonie, tragédie et scènes de la vie ordinaire. Tout va trop vite, déraille, explose en vol... Il y a là une forme de désenchantement, de fatalisme, le tout enrobé d'un humour désabusé. Janis Otsiemi tricote les faits divers, les rumeurs, les fantasmes. Il dissèque au scalpel le monde dans lequel il vit et révèle au grand jour les dissensions d'une société écartelée. La plume est épurée, puissante, désordonnée, atypique. Et ce n'est pas un hasard si on parle souvent de lui comme du James Ellroy africain ! En quelques romans, il est devenu un maître du genre, un des talents les plus remarqués du polar africain actuel. Et c'est aux Éditions Jigal, bien sûr.

  • Deux balles

    Gérard Lecas

    • Jigal
    • 24 Mars 2020

    Willy et Vincent tentent de se reconstruire après leur mission en Afghanistan. Vincent retrouve d'anciens frères. Le sont-ils toujours ?
    Juin 2013, alors que l'armée française engagée en Afghanistan se retire, le caporal-chef Vincent Castillo rejoint à Marseille, Willy, son frère d'armes grièvement blessé au combat. Pour leur retour à la vie civile, ils avaient rêvé un projet : acheter un food-truck et sillonner la côte pendant l'été. Mais pour l'heure Willy est en chaise roulante et Vincent sous neuroleptiques. Faute de mieux, Vincent retourne chez son père, dans cet hôtel minable recyclé en foyer d'accueil pour migrants. Il retrouve là ses deux frères, Denis et Jordan, qu'il n'a pas vus depuis longtemps et qui ont tous les deux bien changé... Il y découvre Hamid, son ami interprète afghan, exilé pour échapper aux Talibans, et rencontre Leila, la jolie Afghane, et son fils Ashmat qui attendent il ne sait quoi... Après tout ce qu'il a vécu, Vincent est à la recherche d'une nouvelle vie. Mais le problème, c'est qu'ici, les frères, les vrais, ça ne court pas les rues...
    Un roman saisissant de réalisme... et de réalité.
    EXTRAIT
    Aujourd'hui, il n'a rien dit lui non plus. Ils ont juste échangé une accolade, serré le bras et la main, comme si tout pouvait être résumé dans ces quelques gestes. C'est le kiné qui a détaillé les manoeuvres pour piloter le fauteuil.
    - Alors, là-bas ? demande enfin Willy.
    - Plus rien. Tout le monde est parti, il n'y a que les instructeurs qui sont restés. À Nijrab.
    - Putain, tout ça pour en arriver là...
    C'était un bon résumé de la situation, tout ça, toutes les souffrances reçues et infligées pour retourner à la case départ. En principe, eux, ils n'avaient pas à porter de jugement là-dessus. Ils étaient là-bas pour faire tourner la machine, fournir la chair et le sang indispensables à son fonctionnement et basta.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Voilà un roman noir bien noir comme je les aime. Ancré dans la réalité et dans l'actualité. Un roman noir à lire et faire lire, un de ceux qui marquent tant dans les contextes que dans les personnages. Excellent de bout en bout. - Lyvres
    Un polar qui nous plonge dans le pire qui se peut concevoir. Un livre qui marque, un livre presque de témoignage parce qu'il semble vrai, si vrai ! Un roman bien noir... qui prend son lecteur et ne le lâche pas. - Les Chroniques de Goliath
    Une bonne vue en coupe de la situation complexe qui peut exister dans des territoires aux marges... [...] Un récit éminemment construit, aux personnages crédibles et humains, qui présentent des situations fortes et réalistes. Deux balles, de Gérard Lecas, est un roman à suspense et humaniste qui nous emporte sur des sentiers terribles. - K-Libre
    Deux balles est un réquisitoire au vitriol de l'inhumanité dont certains hommes, telles des hyènes, font preuve dès qu'ils hument le parfum de la misère quelque part sur la planète. [...] La tension est quasi permanente grâce aux dialogues travaillés et percutants. A la fois livre coup de poing et roman passionnant, Deux balles est une lecture qui questionne et interpelle notre indifférence. - Jack is Back Again
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    C'est avec son ami Jean-Pierre Pozzi, réalisateur de films documentaires que Gérard Lecas a eu ce projet de roman. L'amitié indéfectible des frères d'armes, les symptômes post-traumatiques et le décalage des soldats revenus d'Afghanistan, l'extrême désarroi et la souffrance des migrants et son cortège de misères et d'exploitation, les espoirs des uns, la survie des autres... Et l'effroyable inhumanité qui peut transformer certains hommes en bien pire que des bêtes sauvages... Autant de thèmes abordés ici avec justesse et avec cette sorte de recul et de détachement qui les rend si plausibles. Deux balles est un roman noir, sombre, et malheureusement très actuel !

  • Retour à Duncan's Creek

    Nicolas Zeimet

    • Jigal
    • 15 Novembre 2017

    Un road-movie semé d'embûches, de douleurs et de violence, mais aussi de complicité, d'amitié et d'amour...??
    Après un appel de Sam Baldwin, son amie d'enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan's Creek, le petit village de l'Utah où ils ont grandi. ?C'est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu'ils n'ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt-dix. Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire. Mais de Los Angeles aux montagnes de l'Utah, à travers les étendues brûlantes de l'Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l'équilibre fragile de leurs vies. Ce voyage fera ressurgir les haines et les unions sacrées, et les amènera à jeter une lumière nouvelle sur le terrible secret qui les lie. Ils n'auront alors plus d'autre choix que de déterrer les vieux cadavres, quitte à renouer avec la part d'ombre qui les habite... et à se confronter à leurs propres démons.
    Campé dans le désert de l'Arizona, ce polar exaltant et parfaitement ficelé ne vous laissera pas indifférent !
    EXTRAIT
    J'avisai les portes vertes, à l'étage, à la recherche de la 32. Je me mordis l'intérieur de la joue et coupai le moteur. Mon reflet, dans le rétro que je venais d'abaisser, était à faire peur. Des paumes de mes mains, je frictionnai mes pommettes pour leur donner un semblant d'éclat, réfléchissant à ce que j'allais dire. Après tout ce temps, je redoutais toujours de ne pas trouver les mots.
    Mes doutes continuèrent à s'accrocher alors que j'empruntais l'escalier qui menait à l'étage. Arrivé devant la chambre 32, je pris une grande inspiration et frappai à la porte - trois petits coups discrets, presque hésitants.
    - Sam?
    Ma voix était sortie dans un souffle sourd. Je m'éclaircis la gorge.
    - C'est moi, Sam. Ouvre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Absolument magique, puissant, rock, superbement écrit, c'est le genre de roman que vous n'avez pas envie de terminer, de ceux qui laissent des traces indélébiles... - Zonelivre
    Coup de coeur : j'ai eu l'impression de ressentir la chaleur de l'Arizona, j'ai vu ces paysages désertiques et ces stations-service hors-service. J'ai imaginé la vie dans un village du fin fond des Etats-Unis dans les années 80. J'ai moi aussi fait partie de cette bande de copains... Un roman noir qui ne vous laisse pas de répit... - Livres Addict
    Nicolas Zeimet nous éclabousse de son incroyable génie ! D'une authenticité rare, tous les éléments du puzzle vont s'imbriquer jusqu'au bout de ce roman à tiroir extrêmement bien ficelé. Un grand bravo pour le style incomparable. Un pur chef-d'oeuvre servi par un magicien des mots... - France Net Infos
    Retour à Duncan's Creek est un très émouvant et beau roman noir aux personnages attachants et magistralement maîtrisés par Nicolas Zeimet. Le scénario est solide, les chapitres s'enchaînent et nous entraînent irrésistiblement vers un dénouement que l'on pressent tragique et triste comme tous les retours vers les terres lointaines et douloureuses de la jeunesse. - Psycho-Pat, Quatre sans quatre
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Nicolas Zeimet est né le 17 juillet 1977. Il est traducteur et vit à Paris. Il se passionne pour l'écriture dès son plus jeune âge. Son premier roman, Déconnexion immédiate, paru en 2011, est suivi en 2014 de Seuls les vautours, qui reçoit le Prix Plume d'Or 2015 avant d'être republié en poche chez 10/18. Son troisième roman, Comme une ombre dans la ville, le consacre comme « l'une des jeunes voix les plus douées du polar français ». Gageons qu'avec Retour à Duncan's Creek, ça ne s'arrête pas là !

  • La dernière couverture

    Matthieu Dixon

    • Jigal
    • 15 Octobre 2018

    Les recherches de Raphaël, jeune reporter, sur la mort de Bernard, célèbre photographe, vont le mener au-delà de ce qui était prévu...
    Voir une de ses photos en première page d'un magazine, affichée sur tous les kiosques, pour Raphaël, jeune reporter, c'est le graal. Mais en travaillant avec Bernard, célèbre photographe devenu son mentor, il comprend très vite que les choses ne sont jamais aussi simples et que les apparences sont parfois trompeuses. En enquêtant sur la mort de celui-ci, tragiquement disparu dans le crash de son hélicoptère, Raphaël va se retrouver seul, en première ligne, à devoir jongler entre rumeurs, paranoïa, bizness, corruption, hommes de l'ombre et affaires d'État. Seul aussi à devoir slalomer entre intégrité et vérité...
    Découvrez ce roman noir aux côtés d'un reporter qui vont dévoir travailler entre les rumeurs et la vérité.
    EXTRAIT
    Je sens le regard de Richard totalement happé par ma main suspendue en l'air, son corps comme appelé par mon abandon, se déséquilibrant dans la victoire. D'un coup de genou je frappe son pied d'appui, le repousse et tourne avec lui, profitant de l'énergie cinétique pour me relever. Richard se redresse, furieux. Franck, qui se hâtait vers un autre combat, s'arrête un instant. Deux rotations de mon épaule droite, fléchissement du coude, contraction du poignet, tout répond normalement. La douleur s'oublie, parce qu'il le faut, pour le moment.
    L'échange devient plus violent. Richard joue la carte physique. Je reste calme, je pare, j'esquive, je bloque et me déplace rapidement. Puis je lance l'offensive, un étranglement. Il m'a vu venir, il m'a attendu. Malgré tous mes réflexes, mes nerfs sur les starting-blocks, je me retrouve en l'air un court instant. Là, dans le vide, je me sens appelé par une insolente gravité, poussée accentuée par la main puissante de Richard. 
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Matthieu Dixon use d'une écriture simple, qui, en même temps qu'elle explique les découvertes de son héros, fait part de ses doutes, ses peurs. - Le blog de Yv
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    « À l'image des stratégies de guerre, déjà évoquées par Sun Tzu dans son fameux traité L'art de la guerre, il s'agit de créer un brouillard d'informations pour masquer la vérité. »
    Depuis quelques années, les confidences d'anciens journalistes fleurissent, dévoilant leur implication comme informateurs auprès des services de renseignement. Ces révélations sur le tard viennent confirmer un secret de polichinelle : le métier de journaliste est probablement la meilleure couverture pour un informateur. Comme Noam Chomsky l'a fort bien décrit, le divertissement est une des stratégies de la manipulation des masses. On en sait davantage aujourd'hui par l'information qu'un journal choisit de ne pas divulguer que par sa une. Et que dire de cette majorité des médias qui appartiennent à une poignée de milliardaires ? Que dire de ces journaux qui dépendent des revenus d'une publicité générés par des industriels sur lesquels ils écrivent ? En enquêtant sur la mort de Bernard, Raphaël nous permet de revisiter l'histoire journalistique des trente dernières années. Grâce à différents flashbacks, nous explorons l'inconscient collectif d'incidents tels l'accident de la princesse Diana et Dodi Al-Fayed, le suicide de Pierre Bérégovoy, les écoutes téléphoniques... Des évènements qui ont suscité de nombreuses questions sur le rôle des journalistes, des paparazzi. Matthieu Dixon s'inspire également d'affaires ou de personnages ayant existé tel l'Angolagate, Ziad Takieddine ou encore James Andanson, un des paparazzi les plus sollicité des années 80-90, se vantant volontiers de travailler pour les services secrets français et britanniques... L'objectif de ce thriller politique est bien de transmettre un message, de lancer une alerte sur notre société et plus particulièrement sa sphère politico-journalistique.

  • Le neutrino de Majorana

    Nils Barrellon

    • Jigal
    • 27 Septembre 2019

    Une chercheuse en physique des particules est retrouvée tuée près du CERN...
    Au début du siècle dernier, en Italie, Ettore Majorana, jeune savant de la trempe d'Einstein, partage sa fougue et sa passion entre les particules et Emilia, une jeune étudiante argentine. Bien des années plus tard, au CERN - le plus grand accélérateur de particules du monde -, 600 millions de protons se heurtent chaque seconde pour faire jaillir du vide la matière telle que nous la connaissons. L'univers, les étoiles, la terre, la mer, les arbres, les plantes, les êtres vivants... Ainsi que les cadavres. Quand le corps de Sabrina Marco, chercheuse dans le prestigieux laboratoire, est découvert, le crâne fracassé, aux abords du complexe, après la sidération de tous, les questions vont très vite s'enchaîner. Qui ? Pourquoi ? Le meurtre ayant eu lieu sur la frontière, c'est en « parfaite » coopération, que la police française et la police suisse vont devoir mener l'enquête. Et aller de surprise en surprise...
    Suivez les pérégrinations des policiers entre la France et la Suisse dans ce polar aux multiples rebondissements qui vous propulsera dans les coulisses des recherches atomiques !
    EXTRAIT
    - Et que vous a-t-elle expliqué ?
    - Tout simplement que les machines qu'elle utilisait étaient de plus en plus puissantes. Vous savez, Sabrina travaillait au CERN depuis 1976, je crois me souvenir. Elle a vu se construire le LHC. Elle a même été partie prenante dans sa construction. Depuis, il ne cessait de monter en énergie et, l'année dernière, il est arrivé à sa puissance maximale, celle de « l'univers, un milliardième de seconde après sa naissance », disait Sabrina... Mais ce que cela impliquait dans ses recherches, je ne l'ai jamais su.
    - Elle ne vous l'a pas dit ?
    - Non. Elle ne rentrait pas trop dans les détails, je ne les aurais pas compris de toutes les façons. Elle utilisait des images, plus faciles pour moi. Tenez, elle comparait par exemple les chocs organisés par le collisionneur... Car c'était ainsi qu'elle l'appelait, un collisionneur, elle ne disait jamais accélérateur...
    - Pourquoi ? la coupa Zellweger.
    - Ah ça, je le sais ! Elle m'a expliqué que, dans les accélérateurs, les particules sont propulsées sur des cibles fixes, ainsi, une partie de l'énergie des particules qui arrivent est perdue car elle ne sert qu'à pousser les atomes de la cible, à les mettre en mouvement. La grande trouvaille des collisionneurs est de lancer, l'une contre l'autre, des particules à pleine vitesse. Leur choc est beaucoup plus violent. Plus énergétique, plus efficace. Maintenant, elle comparait les paquets de particules à des oranges qu'on lancerait l'une contre l'autre en précisant que seuls les chocs entre deux pépins étaient intéressants.
    - Ils ne doivent pas être nombreux.
    - Oh non ! Le résultat produit en revanche des litres de jus d'orange !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE 
    Finaliste de la 11e édition du prix de "l'Ailleurs" !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Nils Barrellon est né en 1975 à Bron. Des parents professeurs et une enfance paisible dans la banlieue lyonnaise... Avant d'obtenir le Capes de Sciences Physiques à 21 ans. Puis c'est l'exil en région parisienne pour ses premiers postes d'enseignant. Il enchaîne avec le conservatoire d'art dramatique puis se met à écrire, tout d'abord des comédies avant de se lancer dans la littérature, la noire ! Auteur de déjà plusieurs ouvrages, Nils Barrellon fait partie de ces auteurs dont on attend avec impatience le prochain roman !

  • Sois gentil tue le

    Pascal Thiriet

    • Jigal
    • 24 Mars 2020

    Pascal ne peut pas ignorer la lettre de Murène. Il l'attendait. Il faut qu'il sache.
    La mer, elle est partout. Et parfois, au milieu, il y a des îles. Pascal et Murène sont des insulaires mais pas de la même île. Lui, c'est une île de l'océan, et elle, une de Méditerranée. Ensemble, ils pêchent sur un chalutier. Le Mort, il s'appelle. Dessus, ballotés par les vagues et les tempêtes, ils vont bien ensemble. Mais à terre, avec leur passé à traîner, c'est pas facile tous les jours... La mer, on dit qu'elle est cruelle mais elle peut être généreuse aussi. La preuve, elle, elle rend toujours les corps. À terre, c'est parfois plus compliqué... Alors quand il reçoit la lettre de Murène, Pascal ne peut l'ignorer. C'est trop tard. Il faut qu'il y aille ! Il sort le fusil, il reste six chevrotines. C'est plus que suffisant...
    Assurez-vous d'être arrimé car ce roman noir vous fera tanguer.
    EXTRAIT
    Quand je suis arrivé à la maison, il faisait presque sombre, rien ne bougeait, ni sur la terre ni au ciel.
    Si l'on m'avait demandé la couleur de la lumière, j'aurais répondu qu'elle était grise, grise et silencieuse.
    J'avais prêté ma montre, la montre de mon père en fait. Je l'avais glissée au poignet de Loraine quand elle était partie prendre son poste à Grenoble. Plus tard, elle avait proposé de me la renvoyer mais j'avais refusé. C'était une grosse montre étanche, une montre de patron pêcheur, c'était ça qu'il était mon père. Étanche, elle l'était, le courant des Ispres avait mis deux semaines à rendre le corps après le naufrage et la montre marchait toujours.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    D'aucuns nomment ça un roman à l'os, qui va droit au plus profond dans lequel les personnages sont avant tout des Hommes qui vivent en interaction avec d'autres, et même si le dialogue, les ronds-de-jambes ne sont pas leur fort, ils ressentent, aiment ou détestent... Le rythme est rapide et encore une fois, il est bien difficile de poser le livre une fois entamé, sauf lorsqu'on l'a fini, et encore, on en aurait bien repris un petit peu... - Lyvres
    Sois gentil, tue-le est un livre sec, nerveux, tendu, pétri d'humanité... Il faut parfois couper les amarres au fusil pour pouvoir s'aventurer sur les flots de la vie. Pascal Thiriet nous prend par la main et nous emmène sur son bateau, pour une croisière forte et sans escale avec une lecture tout en immersion. - K-Libre
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pascal Thiriet est un auteur hors normes... On l'avait déjà constaté avec ses précédents romans, J'ai fait comme elle a dit (sélection Grand Prix de Littérature Policière), Faut que tu viennes, ou Au nom du fric. On n'aura aucune peine à le remarquer une fois encore dans ce nouvel opus très sombre ! S'il aime par dessus tout naviguer en solo en Méditerranée, il a aussi une imagination débordante, une revendication à fleur de peau et ne se lasse jamais d'inventer des histoires. La preuve ? Au départ de ce roman, il y a une photo que lui envoie son neveu... Sur la photo, un petit chalutier, et un type presque vieux avec une salopette en ciré jaune. Un type qui lui ressemble. Mais pas tout à fait... Alors il en fait un dessin, puis deux... Et ça lui prend un an. À la fin, il a quarante-neuf planches pas vraiment publiables mais où il a mis beaucoup de choses... Alors il décide d'en faire un roman... Un roman noir donc, à partir d'une photo qui lui ressemble mais pas vraiment, puis qui devient une BD non publiée et enfin ce livre... Vous suivez ? Non ? C'est normal... D'autant que je ne vous ai encore rien dit de ce rude et magnifique roman ! Noir, écrit à l'os, sec, dépouillé, nu, brutal, sensible, maritime, douloureux mais si vivant !

  • Ce qui reste de candeur

    Thierry Brun

    • Jigal
    • 24 Mars 2020

    Thomas Boral sait bien que quelqu'un se chargera de l'abattre. Et il pressent également que sa voisine risque de lui attirer des ennuis...
    Thomas Boral était l'homme de main de Franck Miller, un individu véreux en cavale suite à de nombreuses malversations. Il est aussi le témoin capital à son procès qui doit avoir lieu prochainement. Ayant fait main basse sur l'argent amassé par Miller, Boral est devenu un repenti pour sauver sa peau et échapper à une vengeance inéluctable. En attendant le procès, il est protégé par les autorités, mis à l'abri, reclus, au pied de la montagne Noire. Mais pour combien de temps ? Dans cette région on dit que le vent rend fou et que les gouffres attirent et ne rendent jamais les imprudents tombés dans leurs entrailles. Et plus dangereuses que le tueur lancé à ses trousses, il y a là des rancoeurs accumulées... D'ailleurs on dit aussi de Delphine qu'elle est si belle que les hommes pourraient tuer pour elle...
    Vérifier le niveau de votre tension avant de plonger dans ce roman nerveux !
    EXTRAIT
    J'avais bien essayé d'échapper à tout ça.
    Au bout du compte, j'avais fini par coller le canon d'un pistolet contre ma tempe. Comme dans les films, les chansons dramatiques, comme un policier ou un criminel de romans. Encore aujourd'hui, je ressens le contact froid sur mon épiderme. À genoux contre la baignoire, le menton posé sur le rebord glacé, je m'étais essayé à faire le vide, à ne pas visualiser cette balle, à quelques centimètres de mon cerveau, qui allait subir une percussion, briser l'os de mon crâne et tout détruire sur son passage... Ne plus penser à rien. Garder les yeux ouverts jusqu'au dernier moment et en finir. Peine perdue. Je revoyais Anne qui récupérait ses affaires en serrant les dents : « Ça, c'est à moi, et ça aussi. »
    Puis, comme mon index refusait de presser la queue de détente, je m'étais demandé s'il ne serait pas plus facile de me jeter du haut d'un pont ou d'une fenêtre. C'était accablant une telle lâcheté...
    J'avais abaissé l'arme et entendu un rire dans cette salle de bains, un rire désincarné, proche de la démence, en tout cas, désespéré. 
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un roman sous haute tension, qui nous met à mal, parce qu'il remet sans cesse en cause nos certitudes. On finit par ne plus savoir qui est le gentil, qui est le méchant, dans cette histoire. A tel point que l'on devient paranoïaque ! Un très bon polar étouffant. - Black Novel
    L'écriture de Thierry Brun est musclée, nerveuse. J'ai aimé les personnages en demi-teinte de ce roman. L'auteur a parfaitement maîtrisé la narration, on sent le malaise, les impondérables qui envahissent le quotidien. Tout va crescendo jusqu'à une fin qui vous laisse pantois. - Un Polar
    Un roman noir nerveux, précis et tendu comme une arbalète... Une spirale intense, vous rapprochant de l'oeil du cyclone à chaque page tournée, pour une fin en apothéose digne des meilleurs romans du genre. On ressort de cette lecture lessivé, essoré, mais satisfait de l'expérience vécue. - France Net Infos
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né le 16 avril 1964, Thierry Brun vit à Paris après une enfance nomade qui le conduit du 17e arrondissement parisien aux quartiers de Garges-Lès-Gonesse en passant par Calais ou Fos-sur-Mer. Diplôme commercial en poche, il se lance dans la vie active et cumule des emplois aussi différents que steward Wagons-Lits, vendeur de tissus au marché Saint-Pierre ou secrétaire attaché aux passeports d'un importateur russe. Il fait ses véritables armes comme négociateur boursier à l'âge d'or du palais Brongniart, est plongé dans l'enfer de la criée, avant de se tourner dans les années 2000 vers la littérature.

  • Le cramé

    Jacques-Olivier Bosco

    • Jigal
    • 20 Octobre 2015

    Jacques-Olivier Bosco a le talent de créer des personnages hors du commun et terriblement accrocheurs : la preuve avec le héros de son nouveau polar Le Cramé.
    Deux ans que le Cramé et sa bande, un vrai commando, braquent les banques et vident les coffres avec une détermination et une efficacité redoutables... Deux ans qu'ils se moquent du monde et que la police est sur les dents. Jusqu'à ce qu'un traître les balance dans les filets de Fabiani, le chef de l'Antigang, qui à l'issue d'un braquage en laisse plusieurs sur le carreau et colle le Cramé au placard. Mais celui-ci n'a qu'une idée en tête : se faire la belle... et retrouver l'enfoiré qui les a donnés ! Après une évasion rocambolesque, il infiltre le commissariat de Saint-Denis et se retrouve, bien malgré lui, dans la peau d'un flic à la recherche d'un môme disparu. Mais en ressuscitant ses cauchemars de gamin des quartiers, le pire devient alors possible... Le problème avec le Cramé, c'est que même l'enfer ne veut pas de lui !
    Une plongée angoissante de réalisme dans les bas-fonds de Paris vous attend dans ce polar !
    Ce livre a été désigné comme le Coup de coeur des libraires par Télématin et c'est aussi le Choix des libraires du magazine Lire. 
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Entouré de sa bande, fidèle à en mourir, de son ange gardien, bien évidement corse, et adulé par sa dulcinée au caractère bien trempé, le Cramé est un personnage dérangeant et attachant. Dérangeant quand le moindre prétexte est l'occasion à exploser la tête du premier quidam, attachant quand sa droiture et son respect à la parole donnée nous évoquent nos premiers serments de « croix de bois, croix de fer, si je mens... L'histoire est brute, le style incisif, les phrases courtes et brûlantes. - Alibi Mag
    [Le] thème de l'enfance maltraitée, des banlieues abandonnées à elles-mêmes - d'une criante actualité -, accrochent l'attention du lecteur. Le Cramé est donc un premier roman parcouru de scories stylistiques, parfois trop verbeux tant dans les dialogues que dans les monologues intérieurs. Pour autant, Jacques-Olivier Bosco écrit avec ses tripes et le fait sentir au lecteur. Le Cramé finit par emporter l'adhésion : à l'auteur de tenir ses promesses. Un premier roman survitaminé et violent - Sylvain Bonnet, Le Salon littéraire
    Un roman noir, très noir, foisonnant et bien ficelé que j'ai littéralement dévoré. - Zembla, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jacques-Olivier Bosco, JOB pour les intimes, est un enfant de la Méditerranée. Le grand-père, un peu communiste, un peu journaliste, a quitté Palerme dans les années trente : on dit qu'apprenti barbier, il aurait coupé, en le rasant, un mafioso local, d'où la fuite vers l'Algérie... Ça commence fort dans la famille ! Les parents sont nés à Alger et le reste de sa famille est niçois, bien qu'à moitié italien et un peu espagnol ! Allez comprendre ! De la banlieue sud à l'Océan Indien, JOB a bourlingué un peu partout... Avec depuis toujours cette furieuse envie de coucher sur le papier des histoires destinées à vous rendre insomniaque ! En trois romans, il a su imposer son style vif, tranché, violent qui laisse tout le monde sur le carreau ! De là-haut, Giovanni veille sans doute au grain...

  • Le fruit de mes entrailles

    Cédric Cham

    • Jigal
    • 15 Septembre 2018

    Trois personnages, trois histoires, trois destins qui se télescopent au cours d'une longue cavale infernale et sanglante.
    Vrinks, fiché au grand banditisme, finit de purger une longue peine en centre de détention quand on lui annonce brutalement que le corps mutilé de sa fille Manon a été retrouvé dans un fleuve. Fou de rage, il ne pense plus qu'à s'évader pour la venger...
    Amia, jeune femme d'une vingtaine d'années, prisonnière d'un sordide réseau de prostitution, réalise soudainement qu'elle va être mère ! C'est peut-être le signal qu'elle espérait pour trouver la force de fuir les griffes de ses bourreaux.
    La capitaine Alice Krieg, en charge du dossier Vrinks, est une flic pugnace de la brigade de recherche des fugitifs. Elle a grandi sans père, en a toujours souffert et plus encore aujourd'hui quand elle découvre sa cruelle maladie...
    Le hasard va tous les faire se télescoper au cours d'une longue cavale infernale et sanglante. À la vie, à l'amour, à la mort, au destin... Un thriller palpitant, noir, intense... Et une formidable histoire d'amour !
    Plongez dans les récits de Vrinks, un criminel, d'Amia, une jeune prostituée et d'Alice, une flic, et découvrez un thriller palpitant, noir, intense et une formidable histoire d'amour ! Nominé pour le prix Cognac 2019 du meilleur roman francophone.
    EXTRAIT
    - Comment ça, je reste ici?
    Les deux hommes se retournent d'un bloc. Ils n'ont pas entendu Amia approcher. Elle se tient dans l'encadrement de la porte. Vêtue d'un jean et d'un débardeur blanc. Ses cheveux ruissellent encore, collés sur son front et ses joues.
    - Angelo te laisse la planque le temps de te retourner, explique Vrinks en la rejoignant. Il verra avec ses contacts s'il peut te trouver un job clean.
    - Tu vas me planter là!
    - Ce n'est pas contre toi, Amia. Tu sais ce que je dois faire.
    Je m'en sortirai mieux seul.
    - De la merde... Aie au moins le courage de reconnaître que tu veux te débarrasser de la petite pute!
    - C'est mignon, ironise Angelo. Une scène de ménage! Bon, je vais me fumer une tige le temps que vous accordiez vos violons.
    Amia est toujours dans l'encadrement de la porte. L'éclat dans son regard suffit à maintenir Vrinks à distance.
    - Non, Amia. Il ne s'agit pas de ça. Et tu le sais très bien. Comprends-moi, tu viens tout juste de te sortir de la merde, c'est pas pour y replonger encore plus profond...
    - L'excuse bidon! Tu m'as bien baisée... dans tous les sens du terme, sale con.
    - Ne recommence pas!
    - Quoi! Qu'est-ce que tu veux? Tire-toi. T'attends que ça.
    - Tu te plantes, Amia, insiste Vrinks, le regard sombre. J'ai pas envie de te laisser.
    - Parce que je signifie quelque chose pour toi?
    - Évidemment.
    - Cette nuit à l'hôtel...
    - Oui.
    - Elle a compté pour moi... Ce n'était pas juste une baise.
    - Pareil pour moi.
    - Alors ne me jette pas...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Du noir bien épais et visqueux, qui vous colle à la peau, au coeur et aux tripes, vous vrille les nerfs et vous fout des bleus à l'âme. - Lord Arsenic
     Un excellent ouvrage, un excellent auteur, une très belle maison d'éditions et une belle carrière d'écrivain qui se dessine. - DORA-SUAREZ
    C'est le genre de livre qui se dévore d'une traite... Rapide, intense et sans temps mort. Un roman qui claque comme une balle... -  Passion Polar
    Un polar pied au plancher, à l'écriture sèche comme une droite au menton... - Quatre Sans Quatre

  • Stavros

    Sophia Mavroudis

    • Jigal
    • 15 Septembre 2018

    Le passé de Stavros Nikopolidis ressurgit : le meurtrier de son épouse refait surface et le commissaire n'a plus que la vengeance en tête.
    Athènes, à l'aube... Un morceau de la frise du Parthénon a disparu et le cadavre d'un archéologue gît au pied de l'Acropole. Le passé du commissaire Stavros Nikopolidis vient de ressurgir violemment !
    En effet, quelques années auparavant, sa femme Elena - alors responsable des fouilles archéologiques - disparaissait mystérieusement au même endroit. Depuis, Stavros n'est plus que l'ombre de lui-même...
    Mais aujourd'hui les signes sont là. Rodolphe, le probable meurtrier, son ennemi de toujours, est revenu.
    Stavros, véritable électron libre, impulsif, joueur invétéré de tavli et buveur impénitent, n'a plus que la vengeance en tête ! Flanqué de ses plus fidèles collègues - Dora, ancienne des forces spéciales, Eugène le hackeret Nikos l'Albanais -, soutenu par son amie Matoula, tenancière de bar au passé obscur, et malgré l'étrange inspecteur Livanos, Stavros va enfin faire sortir de l'ombre ceux qui depuis tant d'années pourrissent sa ville ! Mais la vie révèle parfois bien des surprises...
    Avec cette tragédie grecque des temps modernes, c'est toute l'âme d'une Grèce épuisée par des années d'austérité qui ressort avec force des pages de ce remarquable premier roman !
    Plongez au coeur d'Athènes, son Parthénon et son Acropole, et suivez les investigations de Stavros et ses fidèles collègues, bien décidés à faire sortir de l'ombre ceux qui depuis tant d'années pourrissent leur ville !
    EXTRAIT
    Stavros se rue vers la sortie lorsque son téléphone sonne. Sur l'écran illuminé apparaît une photo de son fils, assortie d'un message : « Toujours un coup d'avance, et toi un de retard, mon frère. »
    - Fumier! Ne t'approche pas de lui. Si tu touches à un seul de ses cheveux...
    - Tu feras quoi, Stavros? Tu ne m'échapperas pas. Je traque le moindre de tes gestes, je marche sur tes pas, j'anticipe tes pensées.
    - Où est mon fils!
    - Ton fils est à la maison. C'est un garçon intelligent. Regarde les photos!
    Effaré, Stavros voit défiler les images sur l'écran: Yannis posté devant chez eux, le sourire aux lèvres, un feuillet entre les mains où l'on peut lire à son attention, « Heureux de t'avoir retrouvé, l'ami ». Yannis dans le salon. Yannis dans sa chambre.
    - Quelle époque merveilleuse, Stavros. Nous pouvons communiquer en temps réel. Ne t'inquiète pas, ton fils est en sécurité chez toi. Ta décoration laisse à désirer mais la photo de Yannis bébé est charmante.
    - J'aurai ta peau, salaud!
    - Allons, allons! Pas de mots inutiles. J'ai aussi découvert que Yannis aimait les livres, c'est inhabituel pour un fils de flic. J'oubliais le plus important: sa maîtresse est ravissante.
    Un second message apparaît sur l'écran: « Mon grand, je suis déjà chez toi avec Yannis, et je suis définitivement ton ange gardien. Dommage que ton copain ne m'ait pas attendue. PS: Heureusement que notre Gégène décrypte les gentils messages que ton
    ami si peu recommandable laisse sur ton portable ?. »
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une pure merveille, une perle rare qui frise la perfection. L'harmonie entre les deux facettes du roman noir - intrigue et sociologie - est impeccable. - Action Suspense

  • L'Irlandais

    Maurice Gouiran

    • Jigal
    • 15 Octobre 2018

    Clovis enquête en compagnie d'Emma sur la mort de son ami, le peintre Zach Nicholl.
    Lorsqu'on découvre le peintre Zach Nicholl, le crâne fracassé dans son atelier marseillais, son ami Clovis n'a qu'une pensée en tête : aider Emma, en charge de l'enquête, à retrouver l'assassin ! Zach s'était illustré dans le street art avant de devenir bankable et de fuir Belfast vingt ans plus tôt. C'est donc en Irlande du Nord que Clovis va chercher ce qui se cache derrière ce crime. Zach était l'un des artistes républicains auteurs des célèbres murals, ces peintures urbaines, outils de mémoire et de propagande. Mais pourquoi avait-il quitté son pays juste au lendemain des accords de paix de 1998 ? Ce sont des femmes, étonnantes et déterminées, toutes liées à Zach - Aileen, son épouse, Ghetusa, la veuve ad vitam æternam de son frère, et Breena, combattante féministe au sein de l'IRA - qui donneront peut-être à Clovis les premiers indices...
    Plongez-vous dans ce polar marseillais qui vous portera jusqu'en Irlande du Nord, au coeur des cercles d'artistes urbains et des militantes féministes. Ce roman a reçu le Grand Prix littéraire de Provence 2018 !
    EXTRAIT
    Les graffitis étaient devenus street art, un terme plus convenable pour qualifier un véritable phénomène de mode qui s'avéra vite bankable. Et là où il y a le fric...
    - Tu sais, au début, les galeries nous exécraient. Nous étions des voyous, des vandales qui ne pensaient qu'à détériorer le bien d'autrui. Mais quand elles ont constaté que nos barbouillages pouvaient leur rapporter un max de blé, elles ont réussi à appâter quelques-uns d'entre nous, en leur imposant simplement de changer de support et de format tout en conservant leur style. C'est pour ça que Zach s'est installé dans un atelier.
    Nous avons croisé un groupe de touristes qui écoutaient sagement les explications de leur guide. L'Office de Tourisme et des Congrès de Marseille « vendait » ses graffs et vantait les promenades ludiques organisées au Panier ou au cours Ju.
    Dizzy marqua un temps avant d'ajouter :
    - Remarque, j'ai rien à dire sur Zach qui a toujours été super réglo. Il m'a même proposé de partager son atelier et de venir bosser avec lui.
    - Ça ne t'a pas tenté ?
    - Non. Tu sais, moi j'ai besoin de la rue. Je suis jamais arrivé à peindre sur un chevalet, au calme dans une pièce...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un mélange d'Histoire et d'intrigue policière avec une pointe d'accent marseillais : voilà la recette des polars de Maurice Gouiran. - Livres PACA
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ayant démarré en 69 pour prendre fin trente ans plus tard, le conflit nord-irlandais a laissé des traces profondes et encore très sensibles en Irlande. Guerre pour les uns, insurrection, résistance, terrorisme ou guérilla pour les autres, ces terribles affrontements - du Bloody Sunday aux grèves de la faim - ont tragiquement marqué dans sa chair une population exsangue. Entre les groupes paramilitaires et l'armée, la haine sera trop longtemps de mise avec son cortège de morts, d'attentats, de règlements de compte, d'émeutes et de vexations quotidiennes. Au milieu de ce drame, Maurice Gouiran tisse une intrigue qui lui permet d'apporter un autre regard et d'amener quelques pistes de réflexion ! Face à cette violence extrême, faut-il aller jusqu'au bout quel qu'en soit le prix ? Quel a été le rôle du street art et des murals lors du conflit ? Et les femmes ? Quelle a été leur place dans cette société catholique et pétrifiée ? Comment ont-elles réussi à s'imposer face à des hommes qui souhaitaient surtout ne rien changer !

  • Mort en eaux grises

    Pierre Pouchairet

    • Jigal
    • 15 Septembre 2018

    Fraîchement de retour au sein de la police judiciaire, la commandant Johana Galji est plongée dans une nouvelle enquête autour d'une menace effroyable...
    Après avoir été grièvement blessée lors d'une précédente affaire, c'est avec appréhension que la commandant Johana Galji reprend ses fonctions de chef de groupe à la police judiciaire de Versailles. Mais la découverte dans la Seine du corps d'un plongeur étrangement mutilé l'entraîne très vite dans une nouvelle enquête qui va révéler l'existence d'une menace effroyable pour la population. En effet, de la frontière turco-iranienne à Moscou, en passant par la Syrie, Conflans et Paris, une machination infernale est en train de se mettre en place... Il va falloir toute leur détermination à Johana et son équipe pour tenter de déjouer ce qui pourrait devenir l'une des plus terribles catastrophes de ces dernières années...
    Les droits d'auteur de ce roman seront entièrement versés à l'orphelinat mutualiste de la police nationale, Orpheopolis.
    Plongez dans ce polar haletant et suivez pas à pas l'équipe du commandant Galji, bien décidée à déjouer ce qui pourrait devenir l'une des plus terribles catastrophes de ces dernières années !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Pierre Pouchairet ne fait pas dans la bluette : tout se tient, tout est cohérent autant qu'angoissant puis, au final, terrifiant. - Un Polar
    N'hésitez pas à découvrir l'univers de Pierre Pouchairet, parce que ce livre intéressant à bien des égards, vous interpellera, vous inquiétera et vous fera passer un excellent moment de lecture, comme très souvent chez Pierre Pouchairet et... les publications Jigal Polar. - cavistelecteur, Babelio
    Ce polar fait froid dans le dos - Quatre sans Quatre
    Bien malin qui pourra lâcher ce roman avant la fin et qui n'aura pas en tournant une page ou une autre, une seconde de panique en pensant au machiavélisme et à la haine des terroristes. Excellent, comme d'habitude. - Yv, Lyvres
    Tout sonne vrai, le roman nous plonge dans une réalité effrayante qui pourrait arriver demain. Nous vivons désormais dans un monde où la menace d'attentat est constante. Ce roman nous en rappelle l'affreuse réalité : elle peut survenir n'importe quand, sous plusieurs formes. - mimo26, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierre Pouchairet s'est passionné pour son métier de flic ! Passé par les services de Police judiciaire de Versailles, Nice, Lyon et Grenoble, il a aussi baroudé pour son travail dans des pays comme l'Afghanistan, la Turquie, le Liban... Ayant fait valoir ses droits à la retraite en 2012, il s'est lancé avec succès dans l'écriture. Ses titres ont en effet été salués par la critique et récompensés, entre autres, par le Prix du Quai des Orfèvres 2017 (Mortels Trafics) et le Prix Polar Michel Lebrun 2017 (La Prophétie de Langley). En 2018, il a été finaliste du Prix Landerneau avec Tuez les tous...mais pas ici.

  • En plein coeur du Kenya, un nouveau massacre d'éléphants lance Coeur léger et son amie Jane sur la piste des braconniers. Mais leur découverte s'annonce encore plus macabre...
    Alors que, nuit et jour, Nairobi feule de plus en plus fort, Coeur léger, policier sans police, et son amie Jane, brillante reporter au Daily Nation, partent dans le Samburu Park au nord du Kenya, enquêter sur un nouveau massacre d'éléphants. C'est alors qu'ils tombent sur un carnage d'un tout autre genre : celui d'écoliers d'un pensionnat en lisière du parc, assassinés par un groupe armé venu de Somalie. Dans cette poisseuse savane, tombent les mangues et les dernières illusions... Complicité des gardes ? Naïveté des donateurs ? Braconniers assoiffés de dollars ? Spéculation sur l'ivoire en partance pour la Chine ? Seule la savane sait... Surtout lors des nuits de pleine lune, quand barrit sans cesse un jeune éléphant solitaire et désorienté...
    Dans un polar au rythme dense et saccadé, découvrez la stupéfiante réalité d'un pays déchiré par les conflits.
    EXTRAIT
    La nuit n'est pas encore effacée, un petit vent agite les buissons. Une nuit de lune noire, parfaite pour l'approche. Seul le vent, pourtant léger, inquiète Lenos. Rester face à la brise, ne pas se faire repérer par leur subtil odorat.
    Ils ne sont plus très loin, sûrement dans le lit de la rivière. Il reste très peu d'eau dans cette rivière, elle coule en son milieu. Ils ont soif en cette saison sèche, ils ont besoin de se désaltérer, même de peu, de se laver. Ce sont des animaux très propres, bien plus propres que les hommes. Lenos les connaît bien, il est né avec.
    Lentement, le paysage se détache dans le ciel, il s'enfuit dans la blancheur levée, restent les épineux qui remuent un peu trop mais tu ne peux pas toujours avoir avec toi et la lune noire et aucun vent.
    Un mois passe vite, un mois s'enroule vite au suivant, il faut saisir ce soir le retour de la lune noire. Lenos en a déjà tué, à la lance, avec tout le village, mais jamais avec une Kalachnikov.
    Il sent leur odeur, grise, minérale, peau et sable mêlés. Il l'aime, cette odeur.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un polar qui ne ressemble pas aux autres, aux allures de documentaire... aussi vrai que nature ! - Littleone, Babelio
    Avec un style nerveux et un rythme saccadé, l'auteur déroule une trame dure et tragique, où tous les personnages se téléscopent avec violence. - Alissash, France Net Info
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Pierre Campagne, grand reporter spécialiste de l'Afrique, s'est lancé dans l'écriture de Demande à la savane sans plan ni projet très défini, comme on tend un fil de funambule au dessus d'un fleuve tumultueux pour le traverser au mieux... Envie avant tout de parler, encore et toujours, du massacre continu, organisé à l'échelle internationale, de ces grands vulnérables que sont les éléphants, de parler des actions terroristes des islamistes somaliens, et surtout, de l'étrange fatalité qui semble faire des hommes les acteurs et les jouets de leur propre perte. Ce roman nous immerge avec une grande sensibilité sur les terres du Kenya, avec ses crépuscules foudroyants de beauté sur la savane. C'est aussi cela écrire : transpirer, jouir, porter le fer dans la plaie, et dans l'extrême noirceur, entrevoir quelques lumières.

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