La Compagnie Littéraire

  • Saint-Colomban-les-Vignes, 1278, le 3 août. Les travaux de construction du pont allaient bon train jusqu'au jour où Thomas, jeune moine pontifice, rapporte les nouvelles d'une succession de noyades inquiétantes sans que la grève ne retourne aucun cadavre. Serait-ce la malemort ?
    Quelques temps après le jeune homme s'éprend de Maud, une belle et jeune paysanne curieusement attirée par le pont déserté car jugé maudit par certains.
    L'histoire dit que lorsqu'ils sont bâtis par les hommes au-dessus des rivières, des lacs et des étangs, les ponts abritent d'étranges créatures connues sous le nom d'Aquadèmes.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Passionné d'histoire et de littérature, grand voyageur, Jean Lavie nous propose ici un conte fantastique en même temps qu'une quête spirituelle et religieuse qui traverse les siècles.

  • À la suite d'une brimade que lui inflige la maîtresse d'école, Aurr Pezaroy, petite fille vivant au coeur du bois, est soudain victime d'un mal aussi inquiétant et douloureux, que mystérieux. Dès lors, des métamorphoses surviendront, dès qu'elle sera émue, ou lorsqu'elle s'aventurera du côté de la mer.
    À cause de sa conception dans le ruisseau, qui a dérangé les anguilles en laissant le jour s'infiltrer entre les algues, Aurr sera une enfant ensorcelée.
    Pour protéger ses parents et elle-même, les métamorphoses devront rester secrètes Débute alors une sorte de roman d'apprentissage, au cours duquel Aurr va comprendre que « la tendresse est l'inverse de l'inquiétude » au travers de multiples « initiations ».
    Ce conte moderne est un éloge de la différence. Si certains êtres ont une perception ultra-sensible des choses qui participe de leur souffrance, c'est aussi leur richesse : « Au-delà de l'amas gris qui constitue un dos agité, il y a des hologrammes. Ce sont ceux-là, qu'il faut observer. »
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Juillet 1985. La cousine Garance fait découvrir à Claire une borie périgourdine dans la forêt du château de Marzac. Dès lors, la fillette s'imagine y vivre en ermite. C'est cette solitude que Claire Delpech, dans Anguille, porte aux nues comme un idéal nécessaire. Elle la recherche à travers un métier artistique, de graphiste concepteur et d'illustratrice diplômée de l'école Penninghen en 2000 qu'elle exerce depuis plus de quinze ans pour de grandes maisons françaises. Sous la forme d'un conte initiatique aux allures de Roman de Pays, Anguille, premier roman illustré de Claire Delpech, aux accents de l'Occitan paternel et d'enfance, nous parle de la marginalité à travers la métaphore du monstre et ses métamorphoses.

  • Marcel Séguier nous livre ses plus belles rencontres sous le signe de l'amitié. Le titre est emprunté au poème de Rutebeuf. Marcel Séguier est, pour le principal, romancier. Mais dans ces récits s'apparentant à des nouvelles, les héros sont bien réels, qui font pour la plupart partie de l'histoire littéraire. L'auteur y fait participer son lecteur à des moments significatifs par de petites anecdotes. On y fait des rencontres, toutes inédites car personnelles. Ce mot de « rencontres », il a tenu à ce qu'il paraisse en sous-titre de cet ouvrage inspiré par la fidélité, la gratitude, une amitié émue qu'a ravivé le souvenir. On est mis dans une confidence dont les échos murmurent encore dans l'esprit et le coeur du témoin. Mais une surprise attend sur la fin le lecteur. Voici qu'à côté des êtres prennent place et prennent leur part d'âme des « choses inanimées », selon le voeu du poète. C'est, se substituant au prestigieux escalier de marbre blanc qu'il gravit, celui « de service » que l'enfant empruntait avec sa maman femme de ménage. Près d'accéder au salon d'apparat où il sera reçu par le président du Sénat de la République, le vieil enfant marque une pause. En cet instant il sait très fort qu'il est le fils des Jacques, et, par-delà les générations, celui de Pierril l'aïeul qui se louait de ferme en ferme à la saison. Il peut continuer son ascension, « le joueur de flûte n'a pas trahi » ainsi que le chante Brassens. Un essai littéraire touchant d'humanité qui, tout en retraçant la vie d'un romancier, dresse les portraits de grands hommes de la culture. EXTRAIT Nous fûmes annoncés à notre tour. Le passé simple est ici à sa place, ne serait-ce qu'à cause de cet étrange temps retrouvé. L'imparfait du subjonctif ne serait pas déplacé non plus - peut-être dans la suite du récit. « Monsieur et Madame Marcel Séguier ». Pour le coup ce que j'entendais n'était pas en situation et j'en conçus une gêne sincère. Certes, Marcel?! Il y en eut trois ce soir-là à l'hôtel George V : Pagnol, Achard, moi-même, et d'autres sans doute de moindre importance. Au salon où nous fûmes introduits, Louise et moi - elle était ravissante et je crois qu'on la remarqua - le jeu des noms et des visages s'y rapportant continua. Cependant certaines personnes à proximité, nous étions verre en main, se nommèrent spontanément avec une gentillesse infinie. Les petits provinciaux que nous étions furent surpris et vite pris par une simplicité qui tranchait avec ce que nous avions imaginé. A PROPOS DE L'AUTEUR Dans les années 1970-1990, Marcel Séguier a joui d'une très belle réputation. Salué par les plus grands de l'époque, notamment pour son titre La Reddition, publié chez Fayard. L'auteur joue avec les mots, les doubles sens et les phrases elles-mêmes, avec une dextérité que l'on ne trouve plus guère dans la littérature contemporaine. Marcel Séguier, aime à se faire appeler Marcello par ses intimes. Franco-suisse, il aime à dire aussi, que son coeur est en deçà et au-delà des Alpes. Ses références littéraires, musicales ou artistiques nous font traverser les époques ainsi que le néo-romantisme. Les fantômes d'Anatole France, Valéry, Flaubert, Proust, Claude Simon ou Gracq, nous accompagnent à travers ses lignes.

  • Un duo de voyages littéraires Mémoire de Plume Au pied de la blanche statue de la Vierge repose un fidèle ami. Et de cette douloureuse absence naît un chant poétique intense que l'auteur nous offre en partage. L'auteur est un « voyageur imprudent », le narrateur un stylo Mont-Blanc. Plusieurs récits s'entrecroisent, tel un chassé-croisé amoureux. La narration à deux voix - celle de la plume et celle d'Edgar, le protagoniste - est une mise en abîme du mythe de la création artistique. Nous sommes en première ligne face à la « lutte » de l'écrivain avec ses personnages, une bataille qui n'est jamais gagnée d'avance, un tumultueux voyage au coeur de la tempête inspiratrice. Edgar est un Ulysse du quotidien, répondant à l'invitation envoûtante des sirènes de l'écriture, quel qu'en soit le prix à payer. Le pied d'albâtre aux ongles carmin « Depuis que cette femme avait, par son pied, accaparé mon regard, elle avait dans le même temps emprisonné mon esprit ». Fantasme ? Fétichisme ? Rêverie amoureuse ? À la manière de Dante chantant en vers sa Béatrice, l'auteur nous dépeint le manque, la beauté, et l'amour aussi. Une promenade romantique, un songe d'une nuit d'été sur une plage de Normandie... Ami lecteur prends garde à toi car cette double « ode-yssée » te séduira. EXTRAIT Je commençais ma carrière en sortant d'une librairie-papeterie célèbre située à Paris dans ce que l'on appelle communément les beaux quartiers. J'étais un Mont-Blanc, un peu fier je le conçois. Je venais d'être offert à mon futur propriétaire à l'occasion de ses 40 ans. Reposant à l'intérieur d'un écrin noir qui claquait quand on le refermait, j'avais le sentiment d'être une sorte de petit bijou. Je pensais servir à parapher quelques importants contrats ou à signer des chèques de valeur, bref j'avais une haute opinion de moi-même. Tout d'abord mon maître, car il convient de l'appeler ainsi, me posa sur son bureau bien en évidence en feignant de m'ignorer. Il devait m'observer, s'habituer à ce qu'il pensait n'être qu'un objet. Peut-être l'impressionnais-je?? Je voyais bien à sa tête qu'il n'était pas habitué à avoir un objet laqué entre ses mains, un stylo rutilant symbole de pouvoir. A PROPOS DE L'AUTEUR Denis Ravel, né en 1947, Levalloisien d'origine, est devenu publicitaire par vocation. Son sens de la communication l'a toujours poussé à écrire, nous faisant partager son goût pour l'art (la peinture a bercé son enfance), mais aussi, comme c'est le cas ici dans un surprenant et captivant récit, son imagination et sa passion pour la fiction.

  • Matérialisme et individualisme, que notre société a privilégiés, aimeraient bien accueillir maintenant transhumanisme et intelligence artificielle. La transition sociale et environnementale que nous avons à faire devra au contraire s'alimenter de nos facultés psychologiques et spirituelles, nos véritables moyens d'évolution. La technologie nous a certes apporté des progrès mais elle n'a pas empêché la débâcle mondiale qui se présente déjà. Et donc cette transition, pour être réussie, va nous pousser à coopérer, soit à sortir de nos barrières individualistes.
    Pour cela nous ne manquons pas de bonnes intentions. Mais quand nous voulons les mettre en pratique nous butons souvent sur l'obstacle du hiatus, sorte de frein qui s'exerce quand nous percevons, pour nous-mêmes ou pour notre entourage, des inconvénients - des pertes et des peurs - à faire ce que nous souhaitions.
    Dépasser le hiatus permettrait de progresser dans notre rapport avec les autres et de compléter le développement personnel (qui permet certes de gagner en maturité mais reste individuel) par une démarche de développement collectif.
    La transition à faire va nous amener à choisir collectivement une nouvelle direction de société (non transhumaniste et respectueuse de l'environnement) qui soit, dès le départ, libérée de la puissance attractive de l'argent, laquelle est destructrice des rapports sociaux et du bien-être des laissés pour compte.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Claude Bidaux a fait grosso modo ce parcours puisqu'ingénieur au départ (donc bien dans le matériel), il a ensuite écouté son intuition qui le guidait vers la qualité du décor et a ainsi réalisé ses agencements d'intérieurs de maisons en formes courbes. Puis la voie était libre pour toute l'attention à accorder à ce que nous vivons dans cette société où les puissants tirent la couverture à eux, ignorant tous les autres et notre maison commune : le monde.

  • Lyrisme, douleur et sensualité sont les ingrédients de ces poèmes. « La poésie est ce que je cache Et ce que j'écris » Bernard Fetter Découverte inattendue avec ce 4e recueil de poésie, La Pierre du Seuil, seuil à franchir en effet pour l'auteur qui nous offre ici un autre ton. À travers la musique du tango pour l'absence et celle du flamenco dans la nuit andalouse, il s'agit plus encore d'une danse érotique et sensuelle de mots évocateurs et de corps qui se cherchent. Le temps s'écoule, comme l'eau du torrent, et la douleur se dilue au fil du texte qui s'invite avec une certaine audace, celle de l'amour et du dévoilement. Bernard Fetter réussit ici un exercice difficile, aussi troublant que convaincant. Serait-ce l'étreinte amoureuse de « l'éternel retour » ? Ce recueil permettra au lecteur de faire sa propre découverte, mais le charme agira, c'est inévitable. EXTRAIT DE TANGO DE L'ABSENCE Je cherche ton visage Je cherche ton image Au long des notes du piano Qui résonnent Qui frissonnent De la nuque jusque au bas du dos C'est le tango de l'absence Le tango en puissance Des parents désemparés C'est le tango de l'annonce Le tango qui prononce Des aveux désespérés À PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1958, Bernard Fetter, lecteur frénétique, est passionné de poésie et de littérature. Ses recueils de poésie parlent d'amour, de la disparition de son fils et de Grenade en Andalousie, sa ville de coeur. Il écrit aussi des poèmes en forme de comptine pour les enfants.

  • Une invitation à prendre du recul sur le cours du temps.
    « Il faut avoir le courage de changer ou de résister. Cela suppose une capacité de comprendre, de subir ou de mettre en oeuvre les changements. La résistance au changement est bien naturelle : on sait ce que l'on perd, on ignore ce qui nous attend. »
    Au travers du récit de rencontres et d'événements marquants, Olivier Giscard d'Estaing se place comme le narrateur de bien des générations, celles qui ont forgé le XXe siècle, période riche en transformations.
    Il prévoit les changements qui se produiront dans l'avenir.
    Ce livre nous propose une rétrospective des changements fondamentaux du monde et leurs acteurs, de 1930 à nos jours, et des petites et grandes révolutions qui ont façonné notre quotidien.
    C'est non sans humour que l'auteur aspire à nous faire partager sa plus grande passion : changer le monde.
    Lui l'a fait. Alors pourquoi pas nous ?
    Voyons, nous avons toutes les cartes en main !
    Un essai personnel et plein de sagesse sur la société, pour en comprendre les changements et où ils nous conduisent !
    EXTRAIT
    La passion de ma vie a été de changer le monde... Et il a changé !
    Dans mon enfance et ma jeunesse, j'ai découvert avec frayeur le monde qui m'entourait. J'ai été horrifié par les événements insoutenables dont j'ai été témoin ou que j'ai pu vivre à travers les discours et les images quotidiennes diffusés par les médias, ou encore par les récits de mes proches, acteurs et victimes.
    Quel était donc ce monde que je découvrais ? Celui de la misère, de la violence et de la guerre.
    Regardons de plus près ce qu'il est devenu aujourd'hui, quels sont les acteurs de ces changements et réfléchissons à ceux que connaîtra la génération de nos petits-enfants.
    J'avais deux ans à peine lorsque se produisit la crise de 1929, dont j'ai découvert les désastres quelques années plus tard.
    L'effondrement de Wall Street, entraînant celui des Bourses occidentales et japonaise et une crise monétaire sans précédent, causa une chute vertigineuse de la production industrielle, la généralisation du chômage, la faillite des banques et la ruine des rentiers. La misère se répandit et les suicides se multiplièrent, comme celui de mon oncle Villa, président d'une banque de Montpellier.
    Il a fallu des années pour que le monde s'en remette, mais au prix d'une course aux armements suivie des débuts de la guerre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Olivier Giscard d'Estaing a effectué sa carrière dans trois domaines : les entreprises industrielles (Aciéries de Pompey, Saint Gobain, IBM, Philips), l'enseignement de la gestion (doyen et cofondateur de l'INSEAD) et la politique. Il fut député des Alpes Maritimes et membre du Conseil Économique et Social, président de la Jeune Chambre Économique et de la Ligue Européenne de Coopération Économique. Il a publié notamment : Éducation et civilisation (Fayard), Le Social capitalisme (Fayard), Après l'Amérique un monde nouveau (Charles Léopold Mayer).

  • Un texte autour du sourire et de la richesse de la vie. « Nous avons tous le même âge, l'âge de la déraison ». Il n'y a pas d'âge pour être heureux et pour donner du bonheur. Un sourire n'a ni couleurs ni rides, il est universel et intemporel. Lire l'abécédaire de Narkis c'est comme s'asseoir à table entre amis : on passe un bon moment, on discute de tout et de rien et surtout, on rit beaucoup ! Attention, tout n'est pas rose bonbon mais c'est un ouvrage croustillant... mordant même, car l'auteur est une femme qui a du chien I Elle dit ce qu'elle pense et ça nous fait un bien fou ! A comme Amour et Amitié. B comme Beauté C comme Convivialité... N comme Narkis évidemment et P comme Partage. Cet alphabet peut se réinventer à l'infini, il est Liberté. Il ressemble à notre auteur, à la fois linéaire et solide. Il est également terrain de Jeu. Découverte renouvelée déclinable à l'envie, artistiquement. Ce livre est aussi un hymne à la féminité, une alliance avec le temps, jusqu'à l'infini. L'auteur s'assume et invite les femmes de tout âge à faire de même. « La femme fatale c'est une Shéhérazade, belle à sa manière, talentueuse, créative, assumée, une addiction pour les autres. » Elle ne dit pas que c'est facile, non ; il faut s'en donner les moyens. Mais chaque femme en est capable. La preuve ? Narkis déboule dans une pièce et tout s'illumine. Aujourd'hui, cette femme de coeur vous invite à sa table, profitez-en : asseyez-vous et venez déguster cet abécédaire de A à Z ou le contraire, comme vous voulez, l'important, c'est d'y prendre plaisir, de sourire. Un sourire, what else ? Une autobiographie atypique et humoristique qui se déroule au fil des souvenirs et nous transporte agréablement. EXTRAIT Lorsque l'on est en bonne santé, il est criminel de souffrir de l'âge ou de se laisser abîmer par lui, physiquement, moralement ou intellectuellement. Toute sa vie il faut cultiver son esprit, lire beaucoup, retourner à l'université, garder le contact avec des personnes plus jeunes, être au fait de l'actualité, des nouveautés, et ainsi se parfaire tous les jours jusqu'à la fin de sa vie. Il faut se renouveler perpétuellement, trouver un intérêt à ces jours qui passent, et plaire, toujours, encore. Lorsque l'on se plaît et que l'on est fier de soi-même, l'on gagne toutes les années, et c'est alors que les échanges avec autrui prennent tout leur sens. Il n'y a pas d'âge pour plaire aux autres, aux hommes, aux femmes, aux jeunes, leur apporter quelque chose, être un personnage important de leur entourage, et les faire profiter de son désir de se garder intact. A PROPOS DE L'AUTEUR Francine Simon est née à Paris. Elle parcourt le monde en laissant derrière elle des souvenirs impérissables. Aujourd'hui veuve d'un médecin gynécologue réputé, elle vit désormais dans l'art. Artiste confirmée, elle est à la tête de la fondation artistique ART & HARMONY Corporation, à New York. Elle publie son premier roman aux éditions La Compagnie Littéraire.

  • Il n'est pas de moeurs que l'on ne peut changer, il suffit de trouver la bonne façon de procéder. En Aveyron, dans un monde paysan où le travail des champs est exclusivement réservé aux hommes et les tâches ménagères destinées aux femmes, notre protagoniste, Victorine, va bousculer les règles établies. Enthousiaste, généreuse, intelligente et vive, c'est avec beaucoup de douceur et de bienveillance qu'elle fera évoluer les moeurs de son petit village et c'est tout naturellement qu'elle transmettra ses valeurs à sa fille, Julie et à sa petite-fille Pauline. Quelle était la place de la femme au 19e ? Comment le droit d'aller à l'école et de s'instruire a révolutionné l'image et la place de la femme dans la société ? Quel regard l'entourage portait sur cette évolution ? Des questions auxquelles Marie Brunel répond dans cette saga familiale, au travers de femmes fortes, attachantes et passionnées, qui ont su se battre pour sortir du carcan que leur imposait la société. Mais aussi au travers de personnages ruraux traditionnels, en nous parlant des hommes, de leur rapport à la terre et à la vie, de l'évolution inéluctable des choses, de l'importance de la transmission des valeurs et de la puissance des liens du sang. Pousser la porte de l'univers de La Sylvestresse, c'est s'aventurer à demeurer auprès d'elle jusqu'à son dernier murmure. Un roman étonnant, à la fois léger dans le style et sérieux dans son sujet, qui pousse à la réflexion tout en restant un agréable moment de lecture. EXTRAIT Victorine émergea de son sommeil. La lueur du jour naissant jouait la curieuse à travers les fentes des volets. La pièce était encore sombre, le feu, ranimé par Sylvestre, son fidèle et attentionné complice depuis plus de quarante ans, crépitait dans le cantou et ses flammes virevoltantes dessinaient, par un jeu d'ombres et de lumières, des danseuses de flamenco sur les murs de pierre. Après une volte-face sagement étudiée, un redressement prudent et un saut minutieusement calculé, Victorine atterrit debout sur les dalles froides, sa longue chemise lui caressant les orteils. Cette opération était délicate car le lit, situé dans une étroite alcôve, était haut. Cette situation préservait une certaine intimité, mais rendait imprudent tout mouvement intempestif. Sur la table, une moitié de miche de pain couchée sur un lit de miettes floconneuses, vestiges d'un précédent petit-déjeuner avalé en toute hâte, et un pot de miel attendaient la future convive. A PROPOS DE L'AUTEUR Marie Brunel : Enfant, je n'osais pas. J'avais l'esprit bloqué à la suite d'une malencontreuse réflexion d'un professeur de français qui m'avait dit que j'avais de bonnes idées mais que mon style était puéril. J'avais un an de moins que les autres élèves de ma classe : ceci explique peut-être cela, mais ces propos m'avaient fait rentrer dans ma coquille. J'avais dix ans alors. Devenue cadre dans la fonction publique, ma plume a été cependant remarquée et sollicitée de bien des façons. (Comptes rendus d'audiences, de débats, préfaces de livres, éditos, articles de revues, discours.) Pendant ma vie active, j'avais mon comptant d'écriture et cela me convenait parfaitement. À la retraite, la source de commandes s'étant tarie, j'ai ressenti un manque. J'avais besoin de retrouver le plaisir d'écrire. Je me suis souvenue des histoires que me racontait ma grand-mère lorsque j'étais enfant et que, vivement intéressée, j'absorbais comme un buvard. Ces délicieux souvenirs sont devenus La Sylvestresse. Je puise mon inspiration dans l'observation et l'écoute des autres, leur histoire m'intéresse. C'est une mine inépuisable.

  • Des instants du quotidien qui sortent de l'ordinaire habilement capturés par les mots de l'auteur Nous avons tous ressenti à un moment ou à un autre de notre existence, ces instants magiques ou les barrières de notre incompréhension semblaient s'écrouler au profit d'une infinitésimale et parcellaire clairvoyance. L'ouverture d'une porte vers une autre dimension est toujours éphémère, il faut la saisir avec humilité, elle est un éclair dans notre obscurité quotidienne. Ce sont ces trop rares instants, qu'à travers ce recueil de nouvelles j'ai souhaité mettre en avant. Il y a quelques mois lors de la publication d'un précédent ouvrage, j'avais fait la promesse d'écrire pour celle qui est la femme entre toutes les femmes. Cet ouvrage lui est donc dédié. Un recueil de nouvelles émouvantes et captivantes qui donnent à réfléchir sur nos actes quotidiens EXTRAIT Le couvent est situé sur les hauteurs de la ville, le silence et la paix y règnent en maîtres absolus, et seule une cloche appelant les soeurs à la prière vient par son tintement nostalgique rappeler aux occasionnels passants qu'ils sont proches d'un lieu de culte. La soeur tient entre ses doigts une médaille de Saint-Michel?; prise d'une peur soudaine incontrôlable, elle hurle soudain : « protège Jonathan éloigne les balles?!!! » Puis elle se met à pleurer. - Pardonne-moi cette réaction dit-elle à son amie, je sens à présent la souffrance, je n'y peux rien et là j'ai eu très peur, un jeune homme était en danger. La médaille est tombée à terre, Florence la ramasse et la contemple un instant, on y voit un soldat ailé d'une grande beauté mettre un pied sur le dragon en le menaçant de sa lance.

  • S'il n'existe pas toujours des moyens de guérison, il en existe pour adoucir la peine. Roald est atteint de la maladie de Parkinson, mais cette nouvelle réalité est si inflexible dans son acceptation qu'il va devoir se dépasser et entreprendre un chemin d'ordre plus spirituel pour ne pas sombrer dans la souffrance, la haine ou la révolte. Mial, membre de la fédération zen, l'initiera au bouddhisme et à la méditation et c'est sur ses conseils qu'il se lancera dans l'écriture d'un roman... Dans cet ouvrage Marc Loret nous fait entrer dans la vie intime et quotidienne d'un homme touché par la maladie : ses doutes, ses peurs, ses constats, ses échecs, ses réussites, ses moments de désespoir, mais aussi de joie et de bonheur... Autant de choses que nous partageons avec cet attachant protagoniste. C'est avec beaucoup d'ingéniosité et d'humour que l'auteur traite d'un thème grave et sérieux qui affecte un grand nombre d'entre nous et qui est pourtant si étranger aux autres... Un roman plein de philosophie, une fiction encourageante et pleine d'espoir pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. EXTRAIT Gongggg?! Gonggg?! Gonggg?! Je sursautai dans mon lit douillet pour la troisième fois, émergeant aux antipodes de la réalité. Bien que ce son étrange me fut familier, sa teneur en grave était si pleine, si ronde, si envoûtante que des profondeurs de mon éveil, j'éprouvai la sensation, que mon corps, à chaque vibration résonnait en harmonie, en accordance avec l'univers. Après une courte pause d'un silence honorifique, régénérateur, très vite, le mécanisme répétitif de la machine reprit, déclenchant cette fois, une alarme Pavlovienne. Dans les affres du brouillard onirique, je m'efforçai à tâtons de mobiliser mes récepteurs sensitifs mollement endormis. J'ouvris pour l'occasion, un oeil, puis deux, une oreille en alerte, l'autre, écrasée sur l'oreiller... objectif premier, identifier, localiser le trouble-fête. Même dans l'état éthéré où je me trouvais, je savais que seuls, le réveil et la porte d'entrée pouvaient revêtir cette identité sonore. A PROPOS DE L'AUTEUR Marc Loret est lui-même atteint de la maladie de Parkinson, et c'est pour partager ce à quoi ressemble son quotidien, mais surtout montrer qu'il ne faut pas s'en tenir au diagnostic médical seul et continuer à « vivre au présent ».

  • Florence Regnard rassemble ses souvenirs et nous les livre en poésie. Pourquoi une autobiographie ? Pourquoi rassembler ses souvenirs en écriture ?? Sans doute pour retenir le temps, capter ce brin d'existence, en laisser une trace avant qu'il ne se noie dans l'univers. L'autobiographie, miroir aux reflets changeants, est plus ou moins noire, grise ou colorée selon les prismes du ressenti. Pour l'auteur, elle est plutôt une ombre de souvenirs dans le couloir de la tristesse. Mais un couloir qui s'éclaire et donne sur un salon de poésie. Une autobiographie en toute simplicité, pour la mémoire et pour le plaisir d'écrire. EXTRAIT Anomalie Toute contente, je pars avec Maman. Nous arrivons dans une grande maison avec jardin, notre chambre se situe à droite au rez-de-chaussée. Le lendemain, à sept heures du matin, nous traversons les rues désertes pour arriver dans une salle où beaucoup de gens attendent sur des bancs. Au retour, Maman applique ses mains sur mes tempes et me demande de regarder le plus possible à droite, puis à gauche et cela de nombreuses fois. Je lui demande à quoi ça sert. L'après-midi, nous allons à la plage. Je fais un château de sable quand, soudain, un petit garçon s'approche et d'un ton moqueur, dit à ses copains : Ah?! t'as vu, elle louche. C'est la douche froide, je suis anéantie. Je cours voir Maman en pleurant et lui explique ce que m'a dit le petit garçon. Maman me console un peu. Et puis, nous n'en parlons plus. A PROPOS DE L'AUTEUR Je connais une enfance peu chaleureuse auprès de parents cultivateurs en région parisienne. Départ en pension à 11 ans et opération du strabisme à 18 ans. Après le bac, je travaille en tant que secrétaire et j'assiste ma soeur qui se drogue. Vers la trentaine, j'entame une thérapie. J'apporte mon aide aux enfants malades dans les hôpitaux. Je commence un atelier d'écriture et je pratique calligraphie et peinture chinoises. Vers la quarantaine, je suis un parcours universitaire et deviens formatrice en français pour les étrangers. Je connais le chômage et fais du bénévolat chez Emmaüs. Lorsque ma situation s'améliore, je fais quelques voyages (France, Italie, Norvège, les Antilles, Grèce). Je commence un long travail d'écriture et de dessin (pastel...). Je m'intègre dans le monde parisien de la poésie (publication du recueil français grec Florilège) et je rédige mon autobiographie Autant qu'il m'en souvienne.

  • Du Petit-Rhône à la Grand' Bouche est un recueil d'anecdotes autour de la Camargue. Le dernier eigadié du Garrouyas, un chasseur de Camargue, la sauvageonne de Tourvieille sont tant de textes immersifs, empreints d'un grand humour qui font découvrir ou redécouvrir la région. " Des souvenirs d'enfance, des rencontres insolites, des anecdotes délicieuses où la rigidité de la langue laisse un peu de place à la poésie, le tout, enveloppé d'expressions pittoresques et de quelques perles du vocabulaire local. C'est drôle, c'est tendre, c'est parfois émouvant ". Avec Du Petit-Rhône à la Grand' Bouche, à travers nouvelles contes et poèmes, Alain Arnaud parvient à immortaliser avec fidélité la vie rurale et l'art de vivre des habitants de la Camargue, autour d'un petit cabanon situé quelque part sur le littoral du delta du Rhône. Un ouvrage qui séduira sans aucun doute les habitants de cette région, qui parviendront sans difficulté à s'identifier au récit, mais aussi les autres, qui se trouveront, dans ces histoires du Pays de Cocagne, projetés hors du temps et dans la dimension du conte.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Alain Arnaud est un fier habitant de Port-Saint-Louis-du-Rhône et voue une profonde admiration pour les cabanons, témoins de la richesse d'un terroir, mais pas seulement sur le plan architectural. Du Petit-Rhône à la Grand'Bouche est son premier recueil de nouvelles.

  • Lorsque Victor recroise Natacha, toute sa vie, de ses échecs à ses rencontres amoureuses, remonte en surface.
    Depuis que Natacha est partie, Victor Plastre sèche ses larmes avec un mouchoir en lin de la marque Simonot-Godard spécialement brodé pour l'occasion. Il est hanté par son passé qui l'empêche de prendre son destin en main. Rebondir ? Il y pense. Après tout, la vie est un immense terrain de jeu, entre Montmartre, la Goutte d'Or et les troquets. Aussi Victor Plastre aime les femmes et parfois, elles le lui rendent bien.
    Un beau jour de mars 2017, Victor Plastre croise à nouveau le chemin de Natacha. Qui sont-ils réellement maintenant, l'un en face de l'autre ?
    Frédéric Péran nous ouvre ici les pages d'un premier roman où le lecteur va découvrir la psychologie tourmentée d'un homme du XXIe siècle.
    Plongez dans la vie de Victor Plastre et revivez avec lui ses errances, ses tourments, ses déboires amoureux et ses désirs... Un roman que vous dévorerez d'une traite.
    EXTRAIT
    J'arrivai le premier. Je m'assis sur un banc pour l'attendre. Quand elle arriva, elle eut un petit moment d'hésitation avant de se pencher vers moi pour me poser un baiser sur la bouche.
    Ce geste me mit en confiance. Je me levai aussi sec et je l'attrapai par la taille.
    On discuta en marchant, sûrement de tout et de rien, je dois bien avouer que je ne me souviens pas très bien. J'étais trop occupé à me projeter sur la suite de la soirée.
    On choisit alors de manger un morceau vers le métro Crimée. Là non plus, je n'ai pas trop de souvenirs de ce qu'on a pu se raconter, j'étais sur un nuage. D'autant plus qu'on s'embrassa plusieurs fois pendant ce repas.
    Puis on rentra chez moi. Sur le chemin, je faisais avec mon pouce des petits mouvements circulaires dans le bas de son dos. Ces mouvements étaient discrets, incertains, mais j'avais l'impression qu'elle n'y était pas totalement insensible.
    CE QU'EN DIT LA CRITIQUE
    "La plume est fluide, vivante, élégante. Le roman est écrit à la première personne, cela peut gêner certains lecteurs mais étant donné que c'est l'histoire de Victor, c'est normal que le « Je » soit employé." - Gabrielle sur La lectrice compulsive.

  • En septembre 1989, Yann décide de partir, loin, ailleurs. Il quitte la région lyonnaise, sac à dos, en stop. S'amorce une véritable errance initiatique, passage du statut de jeune homme à celui d'adulte. Le Journal d'un aventurier des temps modernes narre, sans filtre, les aventures quotidiennes de Yann, à travers des rencontres insolites, des anecdotes parfois crues, parfois cocasses et de brefs rappels historiques. De l'Italie jusqu'en Egypte, son itinérance lui a permis de mettre à nu ces différents pays, berceau de notre histoire, dans le Livre I et... ce n'est là qu'un début. Et si le lecteur devenait voyageur ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Yann Gontard se présente comme un chercheur dont la quête est la vérité sur le monde qui nous entoure, sur les autres et finalement sur lui-même. Quelle belle invitation ! À 24 ans, il a fait le tour du monde en stop, et c'est près de 30 ans après, non sans un certain recul, qu'il nous fait part de ses aventures.

  • Une lettre mystérieuse marque le début d'une longue série d'enquêtes étranges...
    Délicatement glissé dans son enveloppe en Velin d'Arches, calligraphié et scellé à la cire, le message porté à l'attention de Denis Hurvoas, ne pouvait promettre qu'un évènement exceptionnel. Jeune journaliste de terrain, il est en réalité légitime héritier de la fortune démesurée de son aïeule Eleanor Thruttle. Mais pour prétendre à cette richesse, il va devoir se plier à la demande du sinistre notaire Everett McGill?: résoudre 666 enquêtes paranormales.
    Découvrez le premier épisode des aventures de Denis Hurvoas, qui nous met en appétit pour la suite de ses enquêtes !
    EXTRAIT
    « Cher Monsieur Hurvoas,
    Après de longues années de recherches généalogiques, je me permets de vous contacter pour vous faire savoir que vous êtes légalement héritier des biens de feu Eleanor Throttle dont je suis l'exécuteur testamentaire. Comme vous n'êtes pas le seul héritier concerné, je joins à la présente lettre deux billets de transport blancs qui vous permettront de vous présenter à mon étude ce mardi afin que je puisse vous exposer toutes les modalités vous permettant de bénéficier de la juste part d'héritage qui vous revient de plein droit.
    En vous assurant de ma respectueuse considération, j'espère que vous vous présenterez à l'étude à huit heures du matin précises. En votre absence, vous serez automatiquement et définitivement rayé de la succession de madame Throttle.
    Votre dévoué Everett McGill - Notaire depuis 1953 »
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Sherdan de Sheratan est né en 1972 et a toujours été fasciné par l'imaginaire. Ayant un goût certain pour l'écriture, il a décidé, en 1986, de créer son propre univers, Aventures Arcanes.
    Parallèlement, S. de Sheratan est l'auteur de plusieurs petites nouvelles, dont certaines ont été publiées dans de petits fanzines au début des années 1990, et de quelques autres nouvelles hélas inachevées, dans le courant des années 2000.

  • Retrouvez Éphriarc et les êtres fantastiques des Terres de l'Est pour de nouvelles aventures, teintées de magie, d'aventures et de dangers.
    Depuis sa forteresse de Romynark, la nécromancienne Shaogrin décide d'unir ses forces à l'Alliance de Soufre. Elle compte bien user des restes de l'armée de ses nouveaux alliés pour semer la mort sur son passage et transformer les cadavres en nouveaux soldats. En dépit de ses réserves, son fidèle serviteur Kalydès est prêt à déployer ses ailes funestes.
    Loin d'ici, Éphriarc est en chute libre. Alors que l'épopée du jeune prince semble fatalement tendre à sa conclusion à mesure que les hautes herbes du Recksnalt se rapprochent dangereusement, la gigantesque fracture continentale qui coupe les Terres de l'Est en deux, connue sous le nom de Shynarkhil, semble dangereusement attirer l'attention des Démons à la solde des Seigneurs renégats.
    Magiques, imprévisibles et poétiques, les Terres de l'Est font rêver à chaque page.
    Plongez dès à présent dans le troisième tome de la saga fantasy, toujours plus captivante, des Aventures Arcanes !
    EXTRAIT
    Éphriarc écarquilla les yeux et regarda Épiphréas comme si ce dernier était fou.
    - Nous sommes les Maîtres des Maîtres, Sieur Éphriarc. Nous vous enseignerons, comme nous vous l'avons dit.
    - Ouaip?! le coupa Épiphréas. Mais croûtons d'abord?! J'ai la dalle?!
    Éphriarc suivit Épiphréas et Elzémyr des yeux en se demandant finalement si ses hôtes étaient tout à fait sains d'esprit. Mais en se retournant, il se demanda si ce n'était pas lui qui était devenu fou. Une longue table dressée pour trois, où un repas gargantuesque attendait, était apparue de nulle part. Épiphréas et Elzémyr s'assirent face à face pour manger devant Éphriarc qui demeurait figé en les regardant. Apparemment, la dernière place en bout de table lui était destinée. Épiphréas mangeait encore plus voracement que Mirfasal et plongeait ses énormes mains directement dans les plats. Il déchiquetait la viande avec frénésie et ne se souciait guère de la sauce qui lui coulait dessus et agglomérait son système pileux. Il déglutissait bruyamment, rotait et buvait à grandes gorgées du vin directement de la carafe lorsqu'il s'étouffait. En revanche, Elzémyr mangeait posément avec des gestes raffinés. Il avait passé des sortes de piques métalliques fixées à un capuchon qui prolongeaient ses doigts griffus et saisissait avec grâce et délicatesse les mets qu'il portait à sa bouche. Il fermait les yeux élégamment et jamais il n'émettait le moindre bruit ni ne se salissait.
    - Viens bouffer?! fit Épiphréas entre deux bouchées. Sinon, tu vas crever de faim.
    - Il dit vrai?! Joignez-vous à nous, enchérit Elzémyr. Vous apprendrez mieux le ventre plein.
    CE QU'EN DIT LA CRITIQUE
    A propos du tome 1 :
    ''?Laissez-vous embarquer dans un voyage hors du commun, plein de surprises, où les méchants ne sont pas toujours ceux qu'on croit?! " - Marielle Gargiulo sur Babelio
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Sherdan de Sheratan est né en 1972 et a toujours été fasciné par l'imaginaire. Ayant un goût certain pour l'écriture, il a décidé, en 1986, de créer son propre univers, Aventures Arcanes.
    Parallèlement, S. de Sheratan est l'auteur de plusieurs petites nouvelles, dont certaines ont été publiées dans de petits fanzines au début des années 1990, et de quelques autres nouvelles hélas inachevées, dans le courant des années 2000.
    Actuellement, il travaille sur deux projets romanesques : un premier cycle des Aventures Arcanes et l'adaptation d'un jeu de rôles dérivé du même univers, crée par son meilleur ami et compagnon d'aventures depuis vingt-cinq ans, Earthian, et un projet de base de données pour les rôlistes, avec des conseils aussi bien pour les joueurs que pour les maîtres de jeu.

  • Une proposition de modèle de société guinéenne concret, innovant et réaliste pour sortir la Guinée de l'ombre et trouver le chemin de l'espérance.
    C'est avec un fort réalisme que l'auteur propose à la Guinée un nouveau paradigme social ainsi qu'un mode innovant de gouvernance permettant d'affirmer que la mal gouvernance sera bientôt un lointain souvenir. Un livre à mettre entre les mains de tout public, en Guinée, en Afrique et bien au-delà.
    Ibrahima Bah, professeur universitaire, expose son Plan national pour une bonne gouvernance. Audacieux, réaliste et ambitieux, le docteur a décidé d'apporter des idées et des solutions concrètes et d'incarner la force et la volonté du peuple guinéen pour lutter contre le mal absolu qu'est la mal gouvernance.
    EXTRAIT
    Certains croient que notre pays est irréparable, que le remède est introuvable, que la misère est notre seul horizon. Ils ont tort. Nous nous en sortirons en remontant dans le temps et en appliquant les recettes qui ont fait le succès des grandes nations, notamment la démocratie et le progrès social. Par ailleurs, regarder l'histoire récente du Rwanda, un exemple de saut hors du seau, parmi d'autres, fera retrouver le chemin de l'espérance.
    D'autres imaginent que la Guinée ne changera pas sans eux. Que l'alternance politique n'est pas une bonne idée. Après la dictature (1958-1984), la démocrature1. Les mêmes hommes, les mêmes visages, les mêmes héritages, depuis bien longtemps.
    Il est évident que les uns et les autres ont tort. Ce sont leurs projets et leurs modèles qui nous ont précipités dans les tourments. Je suis convaincu que la Guinée a le ressort nécessaire pour rebondir. Elle a l'envie et des hommes nouveaux pour le faire. C'est une vérité qu'il est facile de voir en face. Où devons-nous aller, et par quels chemins prioritaires??
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Ibrahima Bah, fondateur du mouvement Respect des Deniers Publics et du Citoyen, est docteur en Sciences Économiques et enseignant. Il apporte ici sa contribution et des innovations réelles au profit de la Guinée. Un livre  qui dessine les contours concrets d'un nouveau modèle de société qui fera briller la Guinée au-delà de ses frontières.

  • Rejoignez l'équipage du Cybérius en 2450 pour parcourir l'univers et ses secrets, en quête d'un futur pour l'Humanité.
    À cette époque, les fusées porteuses ne sont plus nécessaires, la puissance des moteurs atomiques suffit à propulser les vaisseaux hors de l'espace terrestre.
    Le Cybérius traversa donc l'atmosphère à grande vitesse et fut hors de vue quelques secondes plus tard...
    À bord les membres de l'équipage seront-ils à la hauteur des dangers à surmonter pour accomplir leur mission??
    Un voyage dans l'espace-temps rempli de découvertes et d'aventures qui nous invite à dépasser les frontières de notre réel...
    EXTRAIT
    La rentrée dans le champ d'astéroïdes fut fracassante, le champ visuel des trois pilotes fut tout à coup comme parsemé d'étoiles.
    Isis menait le vaisseau avec une parfaite maîtrise.
    - Comme c'est beau?! s'écria Kennedy.
    - On se damnerait pour un tel paysage, répondit Isis en se tournant vers Goethe, le sourire aux lèvres.
    Le vaisseau, souple et aérien, semblait poursuivre sa route, traçant dans l'espace le sillon de son immuable destin.
    Soudain, tout sembla s'anéantir et se détruire en un instant, un terrible choc éclata contre les parois du Cybérius. Les témoins lumineux et sonores se mirent en action.
    - Destruction et dépressurisation en zones 4, 8, 12, 14 et 16, hurla Kennedy.
    L'astéroïde avait fait énormément de dégâts.
    - Nous avons perdu trois hommes en zone 4, deux hommes en zone 8 et trois femmes en zone 16.
    La moitié de l'équipage homme et un tiers des femmes en état d'hibernation venaient de disparaître, emportés ou tués par le vide sidéral.
    Les sirènes hurlaient, à l'intérieur du vaisseau les doublures s'agitaient avec un incroyable sang-froid.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une histoire SF qui évolue dans un univers fouillé empreint de péripéties étranges et de poésie. - Irisyne, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Fils d'artistes peintres, Denis Ravel a été tour à tour publicitaire, puis éditeur. Passionné par les écrivains romantiques du XIXe siècle il apprécie particulièrement Edgar Allan Poe, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, ainsi que les romans d'aventures. Citons : Typhon de Joseph Conrad, ou encore Lord Jim, voir entre autre les aventures d'Arthur Gordon Pym. Aujourd'hui auteur d'une vingtaine de romans et de nouvelles, il aime particulièrement écrire ce qu'il appelle ses duels amoureux. Il apprécie d'intégrer une note de fantastique dans ses histoires. Croyant, il manifeste clairement sa foi dans ses écrits.

  • «Dans la sainte vision que j'ai eue, la ville dans laquelle nous entrerons demain était semblable aux entrailles de l'enfer. Les corps des infidèles portaient en eux les marques de leur trahison, et une rivière pourpre nourrie du sang des hérétiques inondait les champs de blé fraîchement moissonnés. Dans les sillons, leurs membres désossés offraient aux corbeaux leur chair en putréfaction. L'horizon était rouge, le crépuscule se mariait au sang des coupables en se mélangeant aux flammes de l'enfer. J'ai vu la colère divine.»
    C'est par cette diatribe que le Grand Inquisiteur harangue ses troupes avant de pénétrer dans la ville d'Anis et d'assouvir ses visions meurtrières. Égaré dans la folie de sa foi fanatique, Tarquebruda poursuit sans relâche les hérétiques.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Fils d'artistes peintres, Denis Ravel a été tour à tour publicitaire, puis éditeur. Passionné par les écrivains romantiques du XIXe siècle il apprécie particulièrement Edgar Allan Poe, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, ainsi que les romans d'aventures. Citons : Typhon de Joseph Conrad, ou encore Lord Jim, voir entre autre les aventures d'Arthur Gordon Pym. Aujourd'hui auteur d'une vingtaine de romans et de nouvelles, il aime particulièrement écrire ce qu'il appelle ses duels amoureux. Il apprécie d'intégrer une note de fantastique dans ses histoires. Croyant, il manifeste clairement sa foi dans ses écrits.

  • Si l'on écrit d'ordinaire l'histoire de sa vie, notre auteur choisit ici de conter celle de sa mort Nul n'est censé échapper à la mort et pourtant Jean-Pierre Van Den Abeele l'a évitée d'extrême justesse, un nombre incroyable de fois. Une mort qui me va si bien est l'histoire d'un homme aussi intrépide que chanceux. Spéléologue invétéré, notre auteur est un aventurier avide de découvertes et de sensations. Des grottes de Horton en Belgique à l'île d'Ibiza, en passant par les Gorges del Sumidero au Mexique, ses pérégrinations le conduiront bien souvent à deux pas de son dernier soupir. Mais bien qu'ayant frolé la mort à de multiples reprises, son destin, mais aussi une bonne dose de chance, l'en écarteront chaque fois pour lui éviter le pire. Grâce à une écriture haletante et rythmée, le lecteur tourne frénétiquement chaque page de ce récit insolite de grand miraculé. EXTRAIT Ma mort, si je ne l'ai pas encore vécue, je la connais bien... très bien même, puisqu'à de nombreuses reprises, je me suis vu mourir et ne me dois d'être encore en vie qu'à des concours de circonstances heureux, pour ne pas dire miraculeux. La mort, j'y ai donc échappé des quantités de fois et je crois que Dame Chance devait présider à ma destinée le jour de ma naissance. À 83 ans, je suis plus fringant que jamais, alors que je devrais être mort et enterré depuis bien longtemps. Le jour de ma fin dernière - malheureusement inéluctable - je pourrai dire que j'ai été bien préparé à l'événement, même si le moment venu je serai d'abord... mort de trouille car, à moins de souffrir le martyre, personne ne passe jamais de gaieté de coeur, de vie à trépas, et dans ce domaine, toutes les expériences vécues précédemment ne pèsent pas bien lourd. Tout au plus, pourrai-je me dire dans un dernier soupir « Cette fois c'est la bonne?! », maigre consolation avant d'effectuer le grand saut. Comme ces « morts avortées » ont toutes une histoire, courte ou longue, j'ai décidé de les coucher sur papier. À la fin de cet opuscule, si vous y arrivez et que vous n'êtes pas mort d'ennui avant, deux mots vous viendront sans doute à l'esprit, deux mots qui qualifient assez bien mon personnage : « Quel cocu?! ». Je débuterai cette liste de mes rendez-vous avec la mort par le plus ancien, qui remonte au 18 mai 1940. A PROPOS DE L'AUTEUR Jean-Pierre Van den Abeele est un spéléologue et un écrivain belge.

  • Sophénète est un enfant de Sparte. Destiné à faire la guerre jusqu'à la mort, il sait que seuls les plus grands héros peuvent prétendre à un repos aux champs Élysées. Mais, alors qu'il achève sa kryptie, l'épreuve initiatique finale pour intégrer la cité et rejoindre l'élite des hoplites, les conflits contre Athènes ont cessé.
    Le jeune homme ne peut pourtant pas envisager son avenir sans faire la guerre pour conquérir sa gloire. En s'enrôlant dans une expédition aventurière de mercenaires grecs qui s'organise en Perse, il va découvrir dans cet immense royaume, la guerre, des cités et des fleuves, des anciens rois oubliés, des dieux inconnus, des peuples barbares, la rivalité des chefs...
    Sur les traces de L'Anabase du philosophe athénien Xénophon qui a relaté cette véritable épopée démarrée en -401, le récit de Sophénète se veut le témoignage d'un simple hoplite spartiate, curieux et observateur qui va comprendre combien le monde est plus vaste qu'il ne croyait.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après Drusilla », qui narrait les péripéties de la soeur de Bérénice en l'an 49, cette fois Jean-Luc Marchand , avec L'Hoplite ou l'épopée des Dix-Mille se lance dans l'écriture d'une fiction historique qui offre une immersion dans l'univers des guerriers de Sparte entraînés dans une aventure épique.

  • Louis le Baraqué, personnage hors norme, mégalo, un peu, destin et parcours atypiques, vingt ans de compétition dans un sport méconnu  : la gymnastique.
    Ébauches de récits, délires authentiques, performances uniques, Montmartre, le café de famille, la musculation, les services secrets français, la psychiatrie, la torture, l'amitié, les amours, l'humour aussi...
    L'apprécierez-vous?? Le comprendrez-vous?? Le croirez-vous ?
    Tout se mêle, s'emmêle, mais ne se démêle pas !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Personnage atypique, Louis le Baraqué s'est intéressé à l'amélioration du physique pendant toute sa vie. Il a appréhendé l'haltéro, la force, le culturisme, le combat, etc. Encore et toujours Montmartrois, il a modestement mis toute sa vie dans sa « Bible du Baraqué ». Il y parle de ses exploits sportifs mais aussi des milieux militaires et secrets, de la psychiatrie, de Montmartre... Les amateurs d'anecdotes savoureuses et inédites ne resteront pas sur leur faim !

  • Alain, un jeune berger vit seul, à l'écart du monde, heureux avec ses moutons et ses deux chiens jusqu'au jour où... il est atteint de cette maladie que l'on nomme « coup de foudre ».
    Les mois passent, l'heureuse élue, fille de gendarme, vient en visite à la bergerie, de temps à autre, pour profiter de l'eau du puits. Désemparé, Alain ne sait pas comment la séduire. Un matin, il demande de l'aide au ciel et plus particulièrement à son grand-père. Aucune réponse ne vient. Mais, plus tard dans la journée, pendant son labeur quotidien, il déterre une mystérieuse cassette...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Alain Aimmeur est né à Grasse et a grandi au pied des montagnes. Il a mis dans ce roman ses souvenirs d'enfant, ses émotions de jeune homme et son expérience d'adulte. Des personnages touchants, des moments d'émotion, une belle histoire.
    L'olivier de grand-père est son premier ouvrage publié à La Compagnie Littéraire.

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