La Volte

  • Parvenu à l'âge des choix et des bilans, cet âge où l'on ne peut plus mentir à la vie, le réalisateur Simon Cadique entrevoit un sujet qui pourrait devenir son oeuvre. Un film vérité sur deux figures injustement oubliées de l'histoire, deux fils de la paysannerie picarde qui dans les années 1900 se transformèrent en arpenteurs des airs et en industriels de la modernité, deux frères, les frères Caudron, dont les avions qu'ils fabriquaient à mesure qu'ils les inventaient, et qui portaient leur nom, s'envolèrent à l'assaut du XXe siècle sur les plages de la baie de Somme.

    Mais comment être certain d'apprécier sans la trahir l'atmosphère faite de neuf et d'ancien qui régnait en baie de Somme un siècle plus tôt ? À quoi pensaient les frères Caudron en bricolant leurs machines ? À quoi pensaient les badauds endimanchés qui regardaient s'élever du sable biplans, biplaces et autres aéroplanes ?

    Simon sait combien le temps rend chaque époque irrémédiable à l'autre. Mais le temps a sa propre histoire et cette fois, il en a décidé autrement. Amitiés, richesses, souvenirs, amours : toutes les cartes sont en passe d'être rebattues. Car, dans un ressac digne des plus grandes marées, ce sont les époques elles-mêmes qui viennent se percuter à l'embouchure de la Somme.
    Dans ce roman où, entre enquêtes et aventures, les lumières de la baie de Somme apparaissent comme une suite de peintures, où la sensualité des plats et des vins de différents âges traverse les époques, où les rencontres et les possibles galopent sur des paradoxes de la physique moderne, Philippe Curval élabore un tableau subtil et mouvant, dessinant la rencontre des hommes et d'une nature que le temps n'a de cesse de réinventer.
    Dans une petite école d'Hafnafjordur, entre une falaise arpentée par les fées et un champ de lave hanté par le passé, se noue un drame cosmique aux fantastiques implications. Où est passé Elliot, le très vieux concierge muet et autiste, à la veille d'une dernière kermesse?? Comment a-t-il réussi à quitter une chambre sans fenêtres, fermée de l'intérieur?? Bracken, le professeur de dessin parti à sa recherche, va mettre au jour un impossible secret, écho des plus vieux mythes islandais, où absurde, poésie et terreur se confondent dans le mystère d'un dangereux cache-cache.

  • L'épitaphe de l'authentique Nicolas Eymerich, dominicain nommé Inquisiteur Général d'Aragon en 1357, évoque sa personnalité

  • Tucson, Arizona.
    Été 1965.

    Fredric Brown, cinquante-huit ans. Écrivain. Myope, asthmatique, cacochyme. Aime les privés en imper, la gaudriole et les aliens narquois. N'a pas tapé une ligne depuis des mois. Alcoolique.

    Roger Vadim, trente-sept ans. Réalisateur. Trois mariages, deux divorces, quatre compagnes. Aime la vitesse, les liqueurs fortes, les filles toutes nues. Vit avec Barbarella.

    De la rencontre des deux hommes germe le plan d'un crime parfait. Mais le destin est contrariant, et c'est une course-poursuite déglinguée qui s'engage, des hauts du Nouveau-Mexique aux déserts de Basse Californie.

    Tueuses sexys, carrosseries froissées, drogues récréatives et musique pop

  • Pollen

    Jeff Noon

    Lundi 1er mai: le taux de pollinisation s'élève et Manchester est pris dans un éternuement qui prend dangereusement de l'ampleur; homme-chiens, zombies, roboflics, tous ceux qui peuvent rêver dans le Vurt sont atteints. Perséphone, femme enfant, sème la mort et les fleurs autour de ceux qui l'approchent, une Ombre flic et un chien flic enquêtent pour éviter une conflagration funeste, par laquelle le monde du rêve envahirait la ville. Des portes sont en train de s'ouvrir entre les espèces. Deux mondes, l'un réel, l'autre imaginaire, s'interpénètrent, à tel point que le lecteur perd de vue la lisière qui les sépare, thème de prédilection d'un Jeff Noon poète halluciné, qui joue ici avec nos émotions.

  • « On a souvent tendance à croire que l'imaginaire rime avec l'ailleurs, pour se détacher justement d'une réalité parfois trop... envahissante. Et s'il s'amuse à dépeindre, presque par principe, le grandiose, le démesuré, l'inédit ou le singulier, l'imaginaire aime aussi se nicher, se terrer, s'enfouir et prendre racine dans le détail et le relief du réel. C'est pourquoi La Volte vous propose de creuser votre sillon en faisant rimer imagination avec région. Dans le passé, le présent, le futur, parlez de la région de votre choix (industrielle, intacte, morne, vivante, sublime, détestable, recherchée, oubliée, et plus encore si affinités), celle que vous aimez ou détestez, mais celle qui vous inspire ! Il ne s'agit ni de prôner le retour au terroir, ni d'exalter la mondialisation. Il s'agit de surprendre, en entremêlant deux notions qui pourraient sembler antinomiques : d'un côté l'ancrage dans les spécificités et les vérités d'un lieu, et de l'autre le dépassement des frontières et du réel. » Stéphane Beauverger et David Calvo 15 janvier 2014 Quatorze territoires français saisis par l'imaginaire. Énigmes de la mémoire, mythes fondateurs, retour vers l'enfance ou basculement vers l'abîme, le terroir devient le berceau de toutes les histoires.

  • Le stathouder Arec est chargé par la PSI (Protection Surveillance Intervention) du bunker d'éliminer Anjelina Séléné contaminée par les «autres». Il efface comme à chaque fois, en bon professionnel, sa cible, mais l'image de cette femme hante régulièrement ses pensées. Aurait-il exceptionnellement des remords? Une fois sa mission effectuée, il réintègre le bunker, bâtiment souterrain où travaillent et sont logés les membres de la PSI. Il emprunte des chemins détournés en évitant comme à son habitude les postes de contrôle, mais cette fois-ci un fonctionnaire zélé aperçoit son manège et le dénonce. Arec est convoqué par ses supérieurs, mais l'entrevue tourne plus autour de sa dernière «cible» - l'a-t-il réellement effacée - que des entorses au règlement. Qui est réellement cette jeune femme pour que les instances dirigeantes du bunker s'y intéressent à ce point? Kô, son ami et voisin, a qui il demande régulièrement conseil pense qu'il n'y a pas besoin de lire entre les lignes pour conclure que les dirigeants du bunker veulent sa peau d'une manière ou d'une autre. Mais qui sont réellement les gouvernants du bunker et, au delà, des différentes communautés qui peuplent la surface? La Tête, alias le président, alias le condottiere, qui ne montre jamais le même visage sur l'écran des Anes, et dont personne ne connaît la véritable apparence -humain, machine, extra-terrestre? Ou bien la Girouette chargée d'énoncer lois et règlements et qui n'hésite pas à faire intervenir les jeux de hasard pour attribuer certains fonctions ou certains titres?

  • Elliot du néant

    David Calvo

    Islande, 1986. Un hiver sans soleil. Une île au bord de l'implosion volcanique. Un monde sans Internet, sans téléphones portables, à l'aube d'une nouvelle ère digitale.

    Dans une petite école d'Hafnafjordur, entre une falaise arpentée par les fées et un champ de lave hanté par le passé, se noue un drame cosmique aux fantastiques implications. Où est passé Elliot, le très vieux concierge muet et autiste, à la veille d'une dernière kermesse?? Comment a-t-il réussi à quitter une chambre sans fenêtres, fermée de l'intérieur?? Bracken, le professeur de dessin parti à sa recherche, va mettre au jour un impossible secret, écho des plus vieux mythes islandais, où absurde, poésie et terreur se confondent dans le mystère d'un dangereux cache-cache.
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  • Vurt

    Jeff Noon

    Dans les rues de Manchester, battues par la pluie et infestées d'ombreflics, errent les Chevaliers du Speed, une bande de déjantés accros aux plumes Vurt, la meilleure drogue qui se puisse rêver. Comme dit maître chat, cependant, soyez prudents, très prudents, ce voyage n'est pas pour les faibles. Mais Scribble n'en fait qu'à sa tête. Il recherche la plume Vurt, ultime, mythique. Une quête qui le mènera au-delà des frontières de l'amour et de lui-même, sans espoir de retour.

  • L'Angleterre est rongée par une étrange épidémie : les victimes n'arrivent plus à décoder l'information. Les mots sont indéchiffrables, la musique une suite de bruits hostiles. Les miroirs reflètent des inconnus monstrueux. Sillonnant l'asphalte au jour le jour, quatre paumés tiennent le coup grâce à une mystérieuse poudre qui atténue temporairement les effets de la maladie. Marlene, hantée par la perte de sa fille, prend des notes pour résister à la désagrégation. Son but : retrouver et réunir les fragments d'un miroir qui pourrait tout à la fois détenir la source du mal comme sa solution. Descendre en Marche est un « road novel », le premier du genre implanté dans le décor britannique, reflet de notre société, dans laquelle l'excès d'information engendre la perte de sens, les peurs et la solitude dans la foule.

  • Pour Akiloe, le jeune indien Wayana qui se baigne dans le fleuve, au coeur d'une réserve dans la forêt amazonienne, l'univers des blancs ne s'exprime qu'à travers la voix du transistor de radio Paramaribo ou dans les reflets d'aluminium des ustensiles de cuisine qui s'empilent comme des totems divins sous les "carbets", ces fragiles habitations des Indiens de Guyane. Son avenir semble dicté par l'esprit des arbres et du fleuve, par le "souffle de la forêt". Passer de l'âge de pierre à celui d'Ariane en assimilant la culture républicaine devient alors un parcours initiatique d'une singulière complexité dont le jeune Indien triomphe peu à peu. Le parcours original d'un enfant qui sera formé par une jeune institutrice à l'âme de missionnaire, adopté par un réfugié polonais restaurateur et physicien, avant de s'élever vers le ciel : Akiloë sera sauteur à la perche avant de passer toutes les épreuves pour devenir astronaute. Jusqu'au jour où il s'envolera enfin pour l'espace, porté par le souffle de la forêt. Quels effets "l'éducation occidentale" peuvent produire sur un enfant surdoué, fort imaginatif, dont la culture originelle n'a pas été définitivement fixée par l'expérience ? Tel est le thème de ce roman nourri d'émotion où les éléments du savoir sont soumis au filtre d'une sensualité native, celle d'un habitant de la forêt. Philippe Curval a su trouver la fraîcheur inventive de l'imagination indienne pour écrire une fable cruelle et magique, celle des tribus amazoniennes face à l'invasion de la civilisation blanche, dans le décor déconcertant d'une Guyane confrontée à l'oubli d'un passé peu glorieux, à ses contradictions économiques, sociales, raciales, juste au moment où l'avenir spatial s'affirme sur son territoire.

  • Pixel juice

    Jeff Noon

    Voici cinquante récits, cinquante fragments où les genres et les styles s'entrecroisent, se pénètrent et se fécondent, cinquante histoires, étranges, frappantes, dérangeantes ou carrément bizarres, nées dans les zones troubles de la médiasphère et aux marges de la « dance culture ».

    Contes de fées urbains, modes d'emploi de machines disparues, grand huits ivres de mots, rappels de produit, pubs pour des objets improbables et club remix conceptuels : Jeff Noon explore les pouvoirs musicaux du langage pour créer de la magie en prose. On retrouve ou l'on découvre ici son univers flou, les rues d'un Manchester décalé, nostalgique ou futuriste, la musique, l'écriture, l'enfance cruelle, le monde du rêve. Et l'autre côté du miroir nous fixe intensément. De quoi vous rendre accroc à Noon dès la première prise.

  • 1844 : le sorcier Aleister Crowley, revenu dans le temps, offre à Edgar Poe son plus fameux poème. 1927 : Blaise Cendrars et Corto Maltese passent les fêtes à Rio sur la piste d'un serial killer. 1936 : George Orwell et Indiana Jones s'allient contre le fascisme espagnol. En des temps plus incertains, on exhume des textes inédits du cerveau d'écrivains comateux, on se rend à Prague pour surmonter ses phobies littéraires ou on échange, avec le Diable, son talent contre une âme (et non l'inverse). On trouvera aussi, dans ce recueil de nouvelles fantastiques, fantasques, borderlines ou pleinement réalistes (souvent les plus étranges) : une machine à piéger les paroles, un pionnier de l'aviation, des pirates surinamiens, des dieux égyptiens et hindous, des filles peu vêtues (dont une est un robot), des explorateurs de terres lointaines, des fous de toutes sortes et quelques vrais fantômes.

    Nouvelles réunies par Richard Comballot, préface de Mélanie Fazi.

  • Granville, année inconnue. Le futur est décrit par allusions : membranes de dépistage où l'on s'immerge à l'entrée des immeubles pour assurer une totale sécurité, symbiotes qui se fixent à la nuque pour communiquer (celui qu'on appelle "Robert" délivre des mots-valises), attentats suicides d'animaux transgéniques, etc. Anjel y est un médecin légiste aux neurones sérieusement imprégnés d'alcool. Voici qu'il se réveille pour découvrir à ses côtés son père et sa mère adoptifs égorgés. Daren, son frère jumeau, n'a pas supporté qu'un désinsectiseur lui gaze sa collection d'araignées vivantes. Marbella boucle l'enquête. Mais la flic est-elle aussi vraie qu'elle le semble ? Alice, psychanalyste, tente d'épargner à Anjel une sévère dépression, découvre qu'une tumeur en forme de serpent fossile occupe son cerveau. Après son opération, elle l'incite au sevrage. Par quelle étrange perversion se livre-t-elle à la prostitution ? Que signifie ce cadavre de femme, vieux de trois mille ans, qui possède le même code génétique qu'Anjel ? C'est alors que la réalité se déglingue et s'anamorphose. Il paraîtrait qu'à Garampaga se déroulent des expériences peu rassurantes. En plongée vers l'île maudite, les événements sanglants et fabuleux se succèdent dans une symphonie psychanalytique qui délivre les clés de l'Olympe.

    Jacques Barberi offre un livre heurté, concupiscent, ou le désir de donner une forme littéraire à ses visions les plus fantasques prime sur celui d'élaborer un scénario incontournable. Mais n'est-ce pas aussi le sujet du roman que ce perpétuel foisonnement d'hallucinations où la réalité ne joue que les personnages secondaires ? L'humour et l'érotisme servant de contrepoint au delirium tremens qui emporte le récit. Ici, les chapitres sont enclavés les uns dans les autres selon le principe des poupées russes afin de créer la sensation d'un cauchemar proliférant d'où l'on ressort étrillé par les mots.

  • Intrabasses

    Jeff Noon

    Elliot, un bassiste de vingt-cinq ans, rencontre un groupe de musique électro-acoustique : une chanteuse, une dj, un batteur. Fasciné par leur talent brut de décoffrage, il découvre leur secret : une nouvelle méthode qui permet denregistrer le son sous forme liquide. Chaque morceau, conservé dans une sphère pleine dun fluide épais, peut être remixé en le secouant. Les possibilités artistiques lui donnent le vertige, et la drogue omniprésente menace de recouvrer son emprise sur lui, jusquau jour où le batteur disparaît. Commence alors une quête aux racines de la musique le père et le grand-père étaient musiciens eux aussi, dans les styles de leur époque, et la famille semble porteuse dune lourde hérédité pleine de secrets haineux. Et la musique liquide, bien sûr, peut être bue, inhalée, injectée. Drogué au son, Elliot plonge dans les remix de son cur. Les chapitres sont des chansons ; ils peuvent être remixés, adaptés, en différents styles, du jazz au skiffle, du punk à la pop et à la dance ; la musique envahit les pages, coule dans les veines et modèle le monde.

  • En 1362, Linquisiteur Nicolas Eymerich dAragon enquête sur la mort mystérieuse de confrères dominicains dans le sud de la France. En se rendant dans la région de Cahors, sous occupation anglaise, il est confronté à détranges phénomènes : nuées dinsectes deux fois plus gros que la normale qui détruisent toutes les récoltes, réduisant les populations à la misère, murailles de brumes qui recouvrent des régions entières, moines difformes et autres maléfices que la raison a du mal expliquer. Parallèlement à cette enquête, nous suivons lépopée de Jeanne dArc au début du quinzième siècle, son ascension et sa chute, ses visions parfois horribles et ses rapports avec Gilles de Rais, son compagnon darmes aussi héroïque que pervers.

    Sur un troisième plan de réalité, se déroule la guerre qui oppose lEuroforce et les néonazis de la RACHE de 1990 à 2068, en de terrifiantes batailles entre les Mosaïques, soldats fabriqués avec des morceaux de cadavres, et les Polyploïdes, soldats génétiquement modifiés. Mais larme la plus terrible est le Vortex, une station orbitale capable de manipuler les rêves et limaginaire de lhumanité qui gère pour le compte de lONU tous les réseaux oniriques satellitaires. Arme terrifiante qui devient soudain incontrôlable À lorigine de ce chaos qui se fait échos à travers les siècles, un texte ancien, ésotérique, lAurora consurgens, (traité alchimique attribué à St Thomas dAquin, redécouvert par C.G. Jung. et traduit par Marie-Louise von Franz), dune part, et un virus informatique intitulé Kaiser Söze (en référence au personnage du « Diable boiteux » dans le film de Bryan Singer, Usual Suspects) qui contamine le Vortex, dautre part. Un rationalisme absolu et lexaltation de la foi le guident et vont permettre à Eymerich de démêler les fils de lintrigue qui relient ces trois niveaux de réalité temporelle. Il va ainsi se retrouver face à lentité qui est à lorigine de tous ces désordres du temps et de la matière, la face obscure de larchétype féminin, la grande dévoreuse, sans pitié et famélique, antithèse de limage maternelle dont elle est complémentaire pour former léternel féminin. Ce monstre terrifiant a concocté au fil des siècles un plan totalement hérétique pour linquisiteur aragonais : substituer à la domination masculine un monde matriarcal impitoyable

  • Le déchronologue

    Beauverger S

    Au XVIIe siècle, sur la mer des Caraïbes, le capitaine Henri Villon et son équipage de pirates luttent pour préserver leur liberté dans un monde déchiré par d'impitoyables perturbations temporelles. Leur arme?: le Déchronologue, un navire dont les canons tirent du temps.
    Qu'espérait Villon en quittant Port-Margot pour donner la chasse à un gallion espagnol?? Mettre la main, peut-être, sur une maravilla, une des merveilles secrètes, si rares, qui apparaissent quelquefois aux abords du Nouveau Monde. Assurément pas croiser l'impensable?: un Léviathan de fer glissant dans l'orage, capable de cracher la foudre et d'abattre la mort?!
    Lorsque des personnages hauts en couleur, au verbe fleuri ou au rugueux parler des îles, croisent objets et intrus venus du futur, un souffle picaresque et original confronte le récit d'aventures maritimes à la science-fiction. De quoi être précipité sur ces rivages lointains où l'Histoire éventrée fait continûment naufrage, où les marins affrontent tous les temps. Car avec eux, on sait : qu'importe de vaincre ou de sombrer, puisque l'important est de se battre?!
    L'ouvrage aux cinq prix?! Le Déchronologue a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire 2010, le Prix européen Utopiales 2009, le Nouveau Grand Prix de la Science-Fiction française (Prix du lundi) 2010 ainsi que le prix Bob Morane 2010 et le Prix Imaginales des Lycéens 2012.

  • Barcelone, 1372. le grand inquisiteur du royaume d'Aragon se lance dans ce qu'il pressent être sa dernière aventure. Nicolas Eymerich va enquêter sur la mort de Ramón de Tárrega en laquelle il ne croit pas, et suivre la piste de son ennemi en Sardaigne puis en Sicile, jusqu'à Naples. Tout au long de son périple, il va être confronté à d'étranges disques lumineux qui apparaissent dans le ciel, d'horribles foetus démembrés et de quelques fantômes aux silhouettes non étrangères... Quelle origine commune à tous ces phénomènes ? La pratique de l'art alchimique ? Le Liber Aneguemis, un livre dont la possession est un péché mortel ? Secrètement, le récit se divise en cinq parties qui correspondent aux cinq phases du processus alchimique et leurs couleurs associées : nigredo (noir), albedo (blanc), citinitras (jaune), rubedo (rouge) cinquième essence (sans couleur mais symbolisée par l'or). Puzzle qui ne révèle sa véritable apparence qu'une fois achevé, ce dernier opus prend également parfaitement sa place à la fin du cycle et permet d'apprécier la structure de l'ensemble sous un nouvel éclairage qui irait de l'enfance d'Eymerich jusqu'à la fin de sa vie. Un tour de force et probablement l'une des meilleures aventures du cycle.

  • Échapper à la disparition finale ou sy précipiter, telle pourrait être lobsession commune des personnages mis en scène par Philippe Curval. Ces journaux ultimes traduisent les désirs paradoxaux, les fièvres qui agitent lindividu face à son devenir ou confronté à son passé.
    Peut-on habiter un Picasso? Quelles fins recèle létonnante ardeur sexuelle procurée par un mystérieux pénis divoire? Quadvient-il lorsquun ftus soppose à sa naissance? Celui qui ose arrêter le temps se prépare-t-il un sort enviable?
    Dix nouvelles subversives, littéraires en diable, qui prouvent que la mort réserve des surprises à ceux qui tentent de refuser linéluctable dénouement.

    Couronnée par les prix Jules Verne (le Ressac de lEspace), de la Science-Fiction française (lHomme à rebours) ou Apollo (Cette chère humanité), son uvre fait aujourdhui référence pour la littérature de limaginaire. Philippe Curval aura 1000 ans en 2929.

  • En cette sombre année du tiertant des lépidoptères, la Nouvelle-Angleterre est la proie de phénomènes inexpliqués. La région du Delta, à lembouchure de la Miskatonic river, est ainsi sujette à détranges aberrations que les habitants de Kingsport, ou les riches oisifs de la station balnéaire Stellavista qui sétend sur plusieurs kilomètres le long de locéan vers le nord de létat, remarquent à peine. Qui rencontre un animal étrange ou une construction défiant les lois de la physique, lattribue sans hésiter au délire créatif des artistes qui sévissent dans les ateliers-laboratoires de la marina. Mais ce qui peut paraître anecdotique à léchelle humaine, se révèle menaçant pour les Dieux de tous poils qui ont engendré les milliers dunivers de la Structure, et carrément inacceptable pour les Mouches, ces dames qui vivent entre les univers, adorent le calme et détestent les Seigneurs de la Guerre qui alimentent le chaos et font déferler des vagues sur leurs plages. Car les aberrations du Delta sont comme les grains de sable dun mur qui seffrite celui dune prison qui sétend sur des milliards dannées lumière ! Si elle seffondrait, il ny aurait certes aucune honte à paniquer, car même lécrivain le plus talentueux et le plus imaginatif aurait vraiment du mal à décrire lentité innommable qui sen échapperait ! Cest bien sûr ce que souhaitent les Araignées qui surfent sur les vagues de la Structure, sempiffrent de chaos et deviennent grosses et grasses lorsque locéan sagite. Quelques centaines dunivers, seraient alors tout simplement rayés de la carte.

    Mais qui pourrait donc empêcher ce drame ? Jack Browser, peut-être Une quinzaine dannées difficiles à porter, une mère alcoolique et suicidaire et une grand mère qui ne pense quà le tuer, mais également un pouvoir excessivement rare : la capacité douvrir des portes entre les univers, et de forcer celles que leurs occupants ont pris la peine de cadenasser. À quoi cela pourrait-il bien servir, vu les circonstances ? Une question que lon est en droit de se poser La réponse se trouve peut-être au cur de lAnamorphovers, dans les bas-fonds des origines, là où se terrent, calfeutrés dans leur monde, ceux qui ont construit cette prison cyclopéenne et seuls capables de la consolider. Mais si Jack est en mesure de forcer leur monde, encore faut-il quil puisse le trouver

  • 1366 : Amédée de Savoie, le Comte Vert, décide de lancer une croisade pour porter secours à l'empire byzantin réduit à Constantinople et sa banlieue sous les coups répétés des turcs.
    Chassé du royaume d'Aragon où il était inquisiteur général, Eymerich se rend à Padoue à l'assemblée du chapitre dominicain. Il y fait la rencontre du poète Pétrarque, inspirateur d'un tableau étrange et maléfique qui le conduit jusqu'à Constantinople, droit au coeur d'un empire byzantin en pleine décadence et menacé de surcroît par d'inquiétants phénomènes.
    Des monstres marins gigantesques surgissent tous les matins en hurlant de façon obsédante « Mumias ! Mumias ! Mumias ! ». On entend battre dans l'inextricable réseau de souterrains le coeur de foetus géants. Que penser des cortèges de religieuses engrossées qui entonnent en boucle un vers de Dante que personne n'a jamais réussi à déchiffrer ? Et toutes ces plumes qu'Eymerich remarque un peu partout, dans le palais et dans les souterrains... Sont-elles tombées des ailes d'un ange, ou bien d'un démon qui aurait usurpé son identité ?

    L'inquisiteur va devoir résoudre un double mystère. Celui de l'existence de géants qui seraient enfantés selon la Bible « entre des démons et des filles d'hommes », et celui encore plus inquiétant de la toile universelle où chaque geste aurait un écho dans l'espace et dans le temps.

    La solution est-elle uniquement dans les souterrains de Constantinople ? Ou, par delà les siècles, dans la guerre apocalyptique qui se déroule en Irak entre des soldats qui n'ont plus rien d'humain ? Ou bien encore entre les mains de Frullifer, l'inventeur du voyage psytronique, qui envisage de faire exploser Bételgeuse ?

    Valerio Evangelisti offre dans cet opus une réflexion étendue des chocs des civilisations et les querelles de religions sur fond de manipulation politique. Nicolas Eymerich mène une nouvelle enquête particulièrement délirante (imaginez Sherlock sous acide) afin de démasquer le péché le plus monstrueux dont l'être humain s'est jamais rendu coupable.

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