Les éditions Héliotrope

  • Pohénégamook, Témiscouata.
    Paul s'y terre. C'est la Fouine qui a permis à Alix de retrouver la trace de son jumeau dans cet endroit perdu, à des milliers de kilomètres de chez eux.
    Ces dernières années, la relation entre Alix et Paul s'est un peu dégradé, mais son frère n'avait jamais disparu aussi longtemps. Il prépare quelque chose, elle en est sûre, et il aura besoin d'elle.
    Parce que le passé se moque du temps, de la distance et des frontières.

  • Quand elle n'est pas en mission à Londres, Tripoli ou Tel Aviv, Anna aime retourner à Amsterdam, dans l'annexe secrète où la famille d'Anne Frank a tenté d'échapper à l'horreur nazie. Durant un de ses pèlerinages là-bas, l'espionne se rend compte qu'elle est suivie. Promptement, l'organisation se charge de l'exfiltrer dans une maison de protection, dont on lui cache à dessein le lieu. C'est là qu'Anna fait la connaissance de Celestino, un fou de littérature. L'homme fantasque veille sur elle et sur les huit autres membres qui forment l'insolite communauté de cette nouvelle annexe. Entre Anna et lui s'amorce alors un dangereux pas de deux.

  • (Nouvelle édition) Le premier roman de Catherine Mavrikakis est un texte sauvage où les morts et les condamnés ont tous le même prénom, Hervé. Bons morts, mauvais morts, sidéens, suicidés, accidentés s'y ramassent à la pelle. Escortés de ses Hervé morts

  • Fait historique méconnu : en mars 1933, Nikita Zynchuck, immigrant et chômeur, est abattu d'une balle dans le dos par un policier.

    Le récit de cet événement et des jours qui l'ont suivi nous entraîne dans le Montréal cosmopolite d'alors, marqué par la Crise, la misère, les tensions entre les religions et entre les cultures, sans oublier les poussées insurrectionnelles des communistes.

    Roman social, «Le Mammout» tire de l'oubli un quidam qui, en déclenchant malgré lui une émeute, est passé bien près de devenir le porte-étendard d'une révolution autrement moins tranquille que celle que le Québec a connue.

    Finaliste, Prix littéraire des collégiens 2021

    Finaliste, Grand Prix du livre de Montréal 2020

    Prix Jacob Isaac Segal 2020

    Finaliste, Prix des Libraires 2020, catégorie «roman québécois»

    Dans la présélection du Prix France-Québec 2020

  • «Il me fallait un dispositif, une provocation, peut-être un garde-fou
    pour continuer d'observer cet objet à la fois banal et étrange qu'est
    ma vie. L'observer en suivant de nouvelles lignes : le chemin que
    me propose le film Thelma & Louise. Mon film choisi, mon film
    aimé, le film qui a marqué ma vie, le film qui encore aujourd'hui
    me fait pleurer.
    J'ai voulu remonter le cours du temps en m'installant dans
    la Thunderbird avec Thelma et Louise, pour retrouver celle que
    j'étais en 1991, cette jeune femme qui n'est pas si différente de la
    femme que je suis aujourd'hui. J'ai suivi le scénario du film à la
    manière de marques topographiques sur le chemin de ma propre
    vie : deux femmes, une voiture, un voyage, un viol, un révolver.»

  • « Elle dépose sur la table une boîte de chocolats Laura Secord remplie de photos, elle veut me montrer Émilie dans sa longue robe noire. Une robe de religieuse, que sa grand-mère avait revêtue dès l'âge de trente ans. Elle rit, "L'âge où les femmes devenaient vieilles". Je calcule. Émilie est morte à quatre-vingt-treize ans, elle s'est sentie vieille pendant plus de soixante ans. J'en frémis.
    Soudain, comme si elle venait d'avoir une illumination, elle se lève, se dirige à petits pas vers sa chambre. Elle revient aussitôt avec trois albums tout neufs. "J'ai décidé de vous remettre à chacun les photos de votre enfance. Le moment est venu." Le coeur me serre, je comprends bien ce qu'elle veut dire. Elle me tend un album à la couverture multicolore, tout en dégradés. Des teintes claires ou sombres, joyeuses ou sérieuses, audacieuses ou discrètes. Comme elle, ma mère. "C'est pour toi", dit-elle simplement. » Quelques mois après la mort de sa mère, Louise Dupré entreprend un récit de deuil pour tenter de saisir qui était la femme qu'elle a appelée maman.

    Un livre qui se lit passionnément.

  • Il a laissé une étendue de ruines dans sa vie.
    Le coup de foudre et la passion ont dégénéré en conflit, puis en guerre, à la vitesse de l'éclair. Pourtant, elle était certaine d'être en train de vivre une grande histoire, l'histoire de sa vie.
    Les cascadeurs de l'amour n'ont pas droit au doublage, mais elle a pu écrire ce livre - une ultime missive envoyée du front, le champ de bataille de la rupture.
    Pour son troisième roman, Martine Delvaux s'applique à coudre ensemble avec adresse les clichés effilochés de l'amour dans un livre bel¬liqueux, rageur et libérateur. Un livre qui solde pour de bon les comptes du ratage amoureux.

  • Béatrice travaille au montage d'un documentaire sur les tueries de masse quand elle reçoit un appel des États-Unis. Son mari, conférencier invité à l'Université de Miami, et leur fils Théo, parti le rejoindre pour profiter de la plage, se trouvent tous deux à l'hôpital entre la vie et la mort. Sous le choc, Béatrice prend le premier vol pour la Floride. C'est à son arrivée seulement qu'elle apprendra la vérité, plus terrible encore que ce qu'elle avait pu imaginer.
    Elle s'emploiera dès lors à fouiller le passé familial pour trouver un sens à la tragédie. Mais les doutes se multiplient et les certitudes se font rares. Pour ne pas sombrer, elle devra d'abord admettre sa propre fragilité, ainsi que l'impossibilité pour les parents de toujours sauver leurs enfants.

  • L'ancien Cinéma Royal de Louiseville abrite aujourd'hui un centre commercial décati, et le chic Hôtel Windsor a été réduit à une misérable taverne. Jeff habite au-dessus de l'un et travaille à servir les ivrognes dans l'autre. Prisonnier d'un quotidien sans relief, il attend un miracle... qui fait son entrée au Windsor par un beau soir d'hiver : une belle Espagnole prénommée Luz, femme de l'avocat de la pègre locale et amatrice de grands vins, s'installe au bar. Comme dans les films, Jeff en tombe instantanément amoureux. Comme dans les films, elle succombe à ses avances. D'aucuns diraient que tout cela est trop beau pour être vrai...
    Avec ses clins d'oeil à des icônes du grand écran, Cinéma Royal se lit comme on parcourt un palais des glaces, où les visages familiers se démultiplient ou s'évanouissent sitôt qu'on croit les saisir du regard. On imagine Hitchcock en coulisse, tirant les ficelles de cette intrigue fort habile dans laquelle on peine à distinguer le rêve de la réalité.

  • Il y a le labyrinthe blanc des petites rues de Mykonos Town, la
    foule dense, la musique assourdissante et l'eau turquoise qui baigne l'abord des plages, tout autant que les côtes rocheuses de l'île grecque.
    Christopher, Sebastian, Jules et Pavel voyagent tous les quatre pour la première fois loin de chez eux.
    Les nuits sont longues à Mykonos. Dans ce roman solaire, elles peuvent également être périlleuses.

  • Pris d'un fiévreux désir de romanesque, Antoine, un écrivain en exil à Lisbonne, se laisse entraîner dans le sillage d'attachants guérilleros sans domicile fixe qui souhaitent libérer la ville des griffes de l'industrie touristique. Il parcourt avec eux les envers de la capitale et participe volontiers, alcool et opiacés aidant, à leurs missions foireuses.

    Ce n'est qu'au terme de nombreuses péripéties, de la découverte d'un corps dans le Tage et d'un spectacle de tauromachie qui tourne au drame qu'Antoine pourra peut-être enfin envisager de sortir du labyrinthe dans lequel il s'est enfoncé.

  • Encouragé par sa soeur à délaisser sa vie de petit criminel, Dave entreprend des études à l'université. Bien vite cependant, il sent qu'il n'y est pas à sa place, et lorsqu'un ami de son oncle lui demande de livrer des cigarettes de contrebande en bateau - risque nul, paye généreuse -, il accepte d'emblée, sans se rendre compte qu'il remet le pied dans l'engrenage. Plus tard, c'est un pick-up au pare-chocs rempli de poudre qu'il doit conduire à des clients. Parce qu'il est habile, on le fait rapidement gravir les échelons du gang de motards qui contrôle le trafic sur la réserve. Tout ça alors qu'une opération policière d'envergure se prépare.
    Mais Dave a son idée sur ses nouveaux employeurs, et on peut se demander de quel côté des barricades il se trouvera au moment où les forces de l'ordre frapperont.
    Ce roman noir raconte la soif d'émancipation d'un jeune homme, et le prix qu'il aura à payer pour l'obtenir.

  • Haute-Mauricie.
    Le train avance lentement entre lacs et forêts. À la gare de Rapide-Blanc, la vieille Mikona Awashish en descend pour rejoindre sa fille, qui l'attend sur le quai. Par la fenêtre du wagon, l'agent de protection de la faune André Chillas épie les deux Atikamekw, persuadé qu'elles sont là pour braconner. Mais c'est à un autre type de chasse que les femmes ont l'intention de s'adonner. Et elles entraîneront dans leur sombre dessein la jeune Lorie, venue se recueillir au bord du lac à Matte, sur le site de camping où sa mère a été tuée l'été dernier. Un paradis où, la nuit venue, rôdent toutes sortes de prédateurs.

  • Une jeune femme aux prises avec des douleurs chroniques cherche à comprendre et à apprivoiser son mal. Depuis quelque temps, elle s'évanouit dans les lieux publics, sans que la médecine puisse l'expliquer. Des années plus tôt, elle a rompu avec sa mère, alors que cette dernière était hospitalisée. Tout semble pourtant la ramener à l'enfance, dans un univers clos, en tête à tête avec une mère qui passait ses journées en robe de chambre devant la télé, à fumer.

  • Exercice d'admiration, ce livre pose un regard sur l'oeuvre pétrifiante de Diamanda Galás, la chanteuse aux trois octaves.
    Loin de se laisser méduser par Galás et sa voix, Catherine Mavrikakis prend à bras-le-corps l'oeuvre de l'artiste et y donne à lire son propre idéal esthétique.
    De la Grèce ancienne aux États-Unis banlieusards, du génocide arménien à l'épidémie du sida des années 80 et 90, Galás renoue partout, sans cesse, avec un tragique trop vite relégué aux oubliettes de l'Histoire.
    Qui peut écouter Galás ? Qui sait regarder la Gorgone sans désirer la tuer ? Qui croit encore à la nécessité de la tragédie de nos jours ? Quel culte peut-on porter aux artistes prophètes du contemporain ?
    Mavrikakis se lance ici avec affection, ferveur et enthousiasme sur les traces de sa grande soeur Diamanda Galás.

  • Mandeville, Lanaudière. Il ne se passe pas grand-chose au village, et c'est très bien comme ça. Évidemment, un peu plus d'affluence ne nuirait pas. Quelques touristes ici et là, juste ce qu'il faut pour faire vivre les commerçants locaux... Mais comment les attirer ? La solution s'impose d'elle-même lorsqu'un voleur de cannabis est retrouvé mort, empalé sur son propre sécateur. Inévitablement, policiers et journalistes accourent. Mais une fois l'affaire classée, l'animation retombe. Ce qu'il faudrait, c'est que ce cadavre inopiné soit le premier d'une longue série. Voilà qui fascinerait les curieux, mystifierait les enquêteurs, ferait couler l'encre et, surtout, mettrait enfin Mandeville sur la carte ! Et c'est ainsi qu'un esprit dérangé et légèrement mégalomane décide d'inaugurer la saison de la chasse...

  • Vous entrez dans cet hôtel avec un poids sur la conscience. Vous avez menti à vos proches, ignoré les lois, trahi vos amis, détruit la vie d'un homme, saccagé la propriété d'autrui... Il est temps aujourd'hui de laver vos fautes. Le personnel est là pour vous aider. Profitez de l'ambiance relaxante du lounge ; faites le vide en admirant la nature boréale le long des sentiers pédestres ; méditez dans le confort feutré des chambres ; évacuez les mauvaises pensées en vous dépensant au centre sportif. Mais, de grâce, n'essayez pas de nous tromper : votre salut en dépend. Nous savons qu'il n'y a pas d'innocents ici. Il n'y en a jamais eu. Avec ce roman incandescent, Alice Michaud-Lapointe explore la psyché de personnages aveugles à eux-mêmes dans des monologues effrénés où il vaut mieux lire entre les lignes pour découvrir la vérité.

  • Redressements assis, courses, lancers de grenade, traversées des rivières et des boisés infestés d'insectes, le fusil à la main ; sous les ordres du caporal-chef Bourgouin et du sergent Lebel, les recrues suent. Il fait chaud cet été-là sur la base militaire de Valcartier. Après l'entraînement, la camaraderie prévaut. Dans ce monde d'hommes, Woost est le plus épatant des soldats en devenir. Blond, grand, carré, on le dirait sorti d'un film de guerre. Tout le contraire du narrateur, qui évite le plus possible ses congénères. Maigre, féminin, harassé par les exercices, étouffé par l'hypervirilité qui règne sur la base, il cherche à survivre à l'interminable été. Le toit de l'abri antinucléaire et l'image de la belle Julie-Nathalie lui servent parfois de refuge, tandis que les permissions de fin de semaine passées à Boucherville sont des bulles d'oxygène dans cette mésaventure initiatique.

  • Freres

    Clerson David

    Deux frères ont pour terrain de jeu les marais côtiers et pour jouets les os d'animaux charriés par les vagues. Un jour, ils prendront le large pour retrouver leur chien de père, homme de passage venu de la mer et vite reparti. Une odyssée fra¬ternelle débutera alors, amenant l'aîné à perdre son humanité et à découvrir le goût du sang. Car il faut bien survivre quand la violence du monde risque de vous engloutir.

    Roman d'aventures, Frères entraîne le lecteur dans des paysages marécageux peuplés de cor¬beaux, d'enfants-sangsues, d'un pantin de bois, de vieilles chèvres, et sur un océan agité par de furieuses tempêtes. Avec toujours, même au coeur de l'apocalypse, l'envie du bonheur et de l'enfance ancrée au fond des corps.

  • « Je me souviens que je ne portais même plus attention à Clara et Nicolas... dans les eaux troubles de l'aquarium, des ombres passaient, furtives... l'impression d'être entouré d'énormes bêtes marines dont jamais je n'eusse cru l'existence possible sans les voir de mes propres yeux... monstres fabuleux sortis des profondeurs abyssales... j'étais paralysé... devant moi... des poissons tout tordus, nageant la bouche ouverte, des dents énormes, le regard... pétrifié, ou qui me pétrifia, peut-être m'évanouis-je, je ne sais plus, probablement pas puisque personne ne vint à mon secours.
    Je me souviens qu'au point culminant de cette crise... à travers le verre, l'eau, je crus voir les formes brouillées de Clara et Nicolas, crus voir Nicolas toucher subrepticement la main de Clara, lui caresser le bras tandis que passait devant eux un coelacanthe, peut-être se regardèrent-ils tendrement, je ne sais pas, en fait, je ne pourrais jurer de rien, je n'étais alors que l'ombre de moi-même... »

  • Dans le cimetière américain d'une petite ville de Normandie, bien des années après le débarquement allié, une famille venue d'Amérique se rend pour la première fois sur la tombe de deux des siens morts à vingt ans avant même d'avoir foulé le sable d'Omaha Beach.

    Ici, les morts ne reposent pas en paix.

    À l'heure où les soldats américains et canadiens répondent encore à l'appel de la guerre et meurent au loin, les plages de Normandie continuent à nous hanter.

  • Elle avait 13 ans en 83, pendant ces vacances en Espagne. Là où tout commence, le long de la spectaculaire promenade qui borde la mer. Et puis, il y a ces pas de danse aperçus sur l'écran de la télévision, dans un décor ravagé par la guerre. Au cours des

  • On entre dans le plus récent roman de Verena Stefan, comme dans une eau dont le flot nous entraînerait rapidement loin. On entre dans les innombrables strates de la pensée d'une étrangère d'abord désorientée à l'intérieur d'un territoire qu'elle découvre

  • Ce livre est un hommage aux images à la fois tendres et violentes de la photographe Nan Goldin.
    Goldin est une guerrière, une gardienne de la mémoire. Elle lutte pour qu'on n'oublie pas la vie des femmes, des sidéens, des bannis. Depuis la mort brutale de sa soeur aînée adorée, elle se bat pour le souvenir de ceux qu'elle a perdus.
    Goldin est une gorgone dont le regard sidère. Elle demande de poser les yeux sur ce qui est étranger, elle exige que les secrets soient dénudés.
    Martine Delvaux met ici ses pas dans les pas de Goldin, et avance avec elle dans la colère, la rébellion et l'amour fou.
    L'écrivaine trouve chez la photographe une oeuvre-soeur, un écho de sa propre esthétique et de son engagement à dire, coûte que coûte, ce qu'elle sait et ce qu'elle voit.

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