Metvox Publications

  • Le tome III d'Histoire des peuples de langue anglaise intitulé Les Temps de la Révolution met en scène l'ancêtre de Churchill, le duc de Malborough, qui affronta, lors de la Guerre de Succession d'Espagne, les troupes du Roi Soleil. Il contrecarra les aspirations hégémoniques de Louis XIV. Cette guerre trouva sa conclusion lors du traité d'Utrecht en 1713.
    Mais la rivalité franco-britannique devait se poursuivre lors de la Guerre de Succession d'Autriche (1740-1748) et de la Guerre de Sept ans (1756-1763).
    Ces conflits prendront un caractère mondial du fait de l'étendue des théâtres d'opérations. Pour Churchill, nous sommes en présence des premières guerres mondiales de l'Histoire. Le grand vainqueur outremer fut la Grande-Bretagne. La France devait perdre la quasi-totalité de ses possessions coloniales.
    En Europe, c'est la Prusse de Frédéric le Grand qui étendra sa puissance naissante au détriment de l'Empire des Habsbourg.
    Puis vint la Révolution américaine menée par les Treize Colonies contre la mère patrie, qui aboutira à la Proclamation de l'Indépendance de 1776. Cette indépendance était loin de faire l'unanimité et donna lieu à une véritable guerre civile. L'élément déterminant dans la victoire des Américains fut l'intervention militaire de la France qui était stratégiquement motivée par l'affaiblissement de l'ennemi anglais. Sur le plan politique, elle portait en elle une contradiction. du fait du soutien apporté à une République.
    Pour la Révolution française, les causes sont liées essentiellement au système dictatorial qu'était la monarchie absolue et qui ne pouvait répondre aux besoins naturels de représentation démocratique du peuple français. De la frustration accumulée au cours de plus d'un siècle du fait des profondes inégalités découla une Révolution qui prit une tournure d'extrême violence avec la Terreur et les Guerres Révolutionnaires qui ensanglantèrent la France et l'Europe et débouchèrent sur une autre dictature : le Premier Empire de Napoléon et sa faillite après la défaite de Waterloo.
    Cet enchaînement de drames amorça le déclin de la France en tant que puissance, sa population ayant été saignée à blanc. Ces guerres provoquèrent la naissance du nationalisme allemand qui allait devenir, dans un futur encore lointain, un véritable cauchemar.

    Cet ouvrage se conclut par le Congrès de Vienne - un chef-d'oeuvre de modération et d'équilibre - qui assurera pour plus d'un siècle une relative période de paix à l'Europe.

  • Ce livre est l'histoire d'un combattant de la Grande Guerre, Émile Vallat, caporal-tambour au 52e régiment d'infanterie de Montélimar. Un combattant dont le profil correspond tout à fait à l'image traditionnelle du poilu de 14. Il est jeune, il a vingt et un ans lors de son incorporation. Comme beaucoup de fantassins, c'est un rural natif d'un village du Gard rhodanien, Cavillargues, où ses parents sont de petits agriculteurs. C'est enfin un patriote qui va se révéler un soldat d'élite, d'une résistance et d'un courage à toute épreuve.
    Cet ouvrage, fruit d'un travail de synthèse reposant sur six cents lettres écrites à ses parents par ce soldat entre 1913 et 1919, a été réalisé par son petit-neveu, Rémy Arnaud, journaliste de profession. Cette correspondance permet de mesurer l'attachement à son pays et à sa famille qui le porte à suivre de près, au milieu des combats, les moissons, les vendanges, aussi bien que les progrès du cheval.
    Tous les drames de cette vaste tragédie qui fit un million quatre cent mille morts côté français se retrouvent dans ce texte : le froid, la boue des tranchées, les poux, les longues marches avec trente kilos sur le dos, les repas en pleine nuit, les bombardements à devenir fou, les attaques sous la mitraille etc. Mais on partage aussi des moments plus heureux : les lettres de la famille et des amis, les colis de victuailles, les rencontres avec les copains du pays.
    Ce document nous entraîne à travers les batailles auxquelles ce jeune soldat a participé : les Vosges pour commencer, la Picardie après la Course à la mer, la Grande offensive de Champagne, Verdun à deux pas du Fort de Vaux, La Malmaison, les combats des Flandres et pour finir les combats des Monts de Champagne. Un parcours tumultueux et héroïque que l'auteur s'est efforcé de replacer dans son contexte militaire et politique.
    Des cartes de tous les théâtres d'opérations parcourus ainsi que des annexes complètent ce document, permettant au lecteur de s'y retrouver parmi les noms de personnes et de lieux cités.

  • Le Monde Nouveau est le deuxième tome d'Histoire des peuples de langue anglaise de W. Churchill. Cet ouvrage couvre deux siècles marqués par la Renaissance et la Réforme. Il débute sous le règne de Henry VII Tudor qui rétablit la paix et l'autorité royale après la Guerre des Deux Roses.
    Henry VIII incarnera l'homme de la Renaissance à l'image du roi François Ier de France. Mais ce sont ses problèmes matrimoniaux qui le rendront célèbre et mèneront à la rupture avec la papauté. Ayant répudié sa première épouse, Catherine d'Aragon et épousé sa maîtresse, Anne Boleyn, il sera excommunié. L'Église anglicane sera alors créée et il en prendra la tête. Dans le même temps, la Réforme protestante s'ancrera profondément dans les mentalités anglaises.
    Viendra le long règne d'Élisabeth Ire, la Reine Vierge, fille de Henry VIII et d'Anne Boleyn. Cette période sera appelée par certains historiens l'Âge d'Or. Un fort rayonnement littéraire verra le jour avec William Shakespeare et Christopher Marlowe. Mais les périls extérieurs seront attisés par le conflit avec l'Espagne qui lancera sa flotte, l'Invincible Armada, à l'assaut des îles britanniques. Élisabeth triomphera et fera de l'Angleterre une puissance de premier plan. Cette période verra l'établissement des premières colonies anglaises d'Amérique du Nord.
    Avec Jacques Ier Stuart, les couronnes d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande seront réunies d'où l'appellation Union Jack donnée au drapeau britannique. Son règne sera marqué par la célèbre Conspiration des Poudres en 1605, épisode au cours duquel Robert Catesby et Guy Fawkes, des catholiques fanatiques, tenteront d'éliminer le roi et le Parlement en faisant parler la poudre.
    L'hostilité du roi Charles Ier vis-à-vis du Parlement débouchera sur la première Révolution anglaise. Oliver Cromwell et ses Têtes Rondes mèneront une lutte impitoyable et feront proclamer la République. Charles Ier sera exécuté pour haute trahison. La monarchie sera restaurée en 1660 sous Charles II.
    La Glorieuse Révolution de 1688, écartera toute possibilité d'un retour au catholicisme en Angleterre avec le départ pour l'exil du roi Jacques II, et l'intronisation de Guillaume II d'Orange, un prince protestant des Pays-Bas.

    Cette période fascinante et troublée, verra le parlementarisme anglais prendre l'avantage sur la tyrannie et le règne personnel, ce qui permettra la mise en place, à terme, d'une démocratie parlementaire. À l'opposé, le royaume de France plongera dans la monarchie absolue sous Louis XIV.

  • Le tome iv d'Histoire des peuples de langue anglaise débute au lendemain de la défaite de Napoléon Ier. L'issue des guerres napoléoniennes place la Grande-Bretagne en situation très favorable tant sur le plan militaire qu'économique, ceci lui permettra d'édifier un Second Empire britannique qui fera d'elle la première puissance mondiale.
    Une part importante de l'ouvrage est consacrée à la jeune République américaine, une puissance en devenir. La Guerre de Sécession aurait pu lui être fatale, mais l'Union triompha non sans que les hostilités ne laissent de profondes cicatrices. La figure prédominante de cette époque est celle du président Lincoln dont la ténacité et le courage préservèrent les États-Unis. Sa disparition prématurée fut préjudiciable à un rétablissement harmonieux des relations entre le Nord et le Sud. Une fois le conflit terminé, l'expansion américaine reprit de plus belle au cours des vingt-cinq ans que dura la mythique Conquête de l'Ouest qui unifia le pays de l'Atlantique au Pacifique.
    L'entrée de la Grande-Bretagne dans l'Ère victorienne marque le sommet de sa puissance et de son rayonnement sur les cinq continents. La maîtrise des mers lui garantit la prédominance en matière militaire et commerciale.
    Pendant ce temps en Europe continentale, on assiste à la montée des nationalismes. La Prusse réalise l'unité allemande grâce à ses victoires successives sur le Danemark, l'Autriche-Hongrie, puis la France. Le maître d'oeuvre de cette politique de puissance est le très avisé chancelier Bismarck.
    Le xixe siècle est aussi la période durant laquelle les puissances européennes bâtissent des empires en Afrique et en Asie notamment. Malgré leur rivalité sur le plan colonial, la France et la Grande-Bretagne, devant la montée en puissance de l'Allemagne, cesseront d'être les ennemis héréditaires traditionnels. Dans ce monde en évolution rapide se mettent en place les éléments qui conditionneront l'Histoire des xxe siècle et xxie siècle.

    Pour Winston Churchill, le but ultime de cet ouvrage vise à faire prendre conscience aux Peuples de langue anglaise qu'ils partagent des valeurs communes qui méritent d'être défendues devant la montée des périls extérieurs.

  • Cet ouvrage, Quarante millions de pétainistes, est le deuxième livre d'une série de onze ouvrages d'Henri Amouroux, dédiés à La Grande Histoire des Français sous l'Occupation. Les événements relatés dans ce livre couvrent une période allant de juillet 1940 à juillet 1941. L'État français se met en place. À la ferveur quasi religieuse suscitée par le Maréchal au moment de l'armistice succédera rapidement, une période de doutes puis de désillusions alors que se met en place la politique de collaboration avec l'ennemi.
    Comment l'image du vainqueur de Verdun a-t-elle pu se dégrader aussi ra­pi­dement ? Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd'hui, Philippe Pétain passait pourtant pour un « maréchal de gauche » de par son passé de fantassin pauvre issu d'une famille modeste. Il n'incarnait pas, selon l'expression consacrée, « l'alliance du sabre et du goupillon ». L'un des plus beaux éloges qui lui sera consacré, fut rédigé par Léon Blum, à l'occasion de son élection à l'Académie française : « Si je disais qu'entre tous les chefs de la guerre le maréchal Pétain est celui dont la modestie, la gravité, le scrupule réfléchi et sensible imposent le respect, si je rappelais le rôle qu'il tint et que seul il pouvait tenir entre l'échec des offensives françaises d'avril 1917 et les grandes offensives allemandes du printemps 1918, je ne pourrais que le gêner par mon compliment, je n'aurai pas ce mauvais goût. »
    Durant la Grande Guerre, il symbolisa l'homme providentiel. En mai-juin 1940, il incarnait le sauveur de la France. Au crépuscule de sa vie, il allait donner l'image d'un vieillard indigne atteint de déchéance physique et mentale ayant entraîné la patrie des droits de l'homme dans les pires compromissions.
    Après un parcours sans faute, Vichy a certainement été pour Pétain, le combat de trop. Les choses n'étant pas simples, on sait que suite à la débâcle de 1940, la quasi-totalité des Français et du monde politique le considérait alors comme l'ultime recours face à une situation aussi inattendue que désespérée. On ne peut leur en faire le reproche car rien ne pouvait laisser présager la suite des événements.

    Grâce à son talent de journaliste et d'historien Henri Amouroux, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, sait mieux que quiconque nous faire partager l'intensité dramatique de cette période où l'héroïsme le plus pur côtoya la veulerie la plus sordide. Dans ses analyses minutieuses, le facteur humain reste toujours omniprésent et facilite la compréhension de cette terrible période d'où é­mer­gera la France moderne, mais aussi l'Europe en tant qu'entité économique et politique en devenir.

  • André François-Poncet, homme d'État, diplomate et écrivain, possède un sens du récit allié à une grande rigueur d'analyse qui fait de son ouvrage une référence en matière historique. En fin psychologue et en grand connaisseur de la nature humaine, l'auteur nous brosse les portraits des différents intervenants qui rendent ce livre authentique et vivant. Il est vrai qu'André François-Poncet fut pendant les années trente, ambassadeur de France à Berlin. Du fait de sa fonction, il eut l'occasion de se retrouver au coeur de l'Histoire en marche et d'en être tout à la fois le témoin et le protagoniste.
    André François-Poncet fut affecté en Allemagne en raison de l'excellente connaissance qu'il avait de ce pays, de sa culture et de l'âme de son peuple. De plus, il était germanophone, ce qui lui permettait de communiquer sans l'aide d'un traducteur. On mesure l'importance de cette capacité lorsque l'on sait qu'à une langue correspond une vision du monde. Pour cet homme avisé, il fut donc aisé de pénétrer l'esprit de ceux qui allaient devenir les responsables de l'un des plus terribles drames que l'Humanité­ ait jamais connu. L'énergie qu'il a déployée pour mettre en garde des dangers qui menaçaient ne fut malheureusement pas suffisante à faire cesser une certaine forme d'aveuglement. Mais, après les terribles épreuves de la Première Guerre mondiale, la France vivait dans un climat pacifiste et redoutait plus que tout un nouveau conflit avec l'Allemagne. Il n'en allait pas de même du peuple allemand qui, dans sa grande majorité, refusait le Diktat de Versailles­. Grâce à une habile manipulation de l'opinion publique, les chefs de la Reichswehr avaient fait oublié que la défaite de leur pays était avant tout militaire en lui substituant le mythe du coup de poignard dans le dos.
    La crise économique propulsa Adolf Hitler au pouvoir en 1933 et le cycle in­fernal qui allait amener l'Allemagne à la catastrophe de 1945 était enclenché.
    Potsdam, capitale du Brandebourg, résidence d'été de Frédéric le Grand était un haut lieu du pouvoir prussien. C'est dans cette ville que le sort de l'Allemagne allait se jouer pour les décennies à venir. La Prusse, elle, allait totalement disparaître à l'issue du redécoupage des territoires et des déplacements de populations décidés lors de la conférence.

    Cet ouvrage reste riche d'enseignement pour l'époque actuelle, car si les situations changent, les ressorts de l'âme humaine restent constants.

  • Les Français ? Ils sont plus de 40 millions en juin 1940 lorsque les Allemands occupent la France. Et ce livre raconte leur vie quotidienne.
    Au moment d'entamer de longues recherches, Henri Amouroux s'est aperçu lorsqu'il évoquait les années d'occupation, que ceux-là mêmes qui doutaient de l'opportunité d'un tel travail étaient très vite emportés par leurs souvenirs et qu'ils multipliaient alors les anecdotes.
    L'entreprise valait donc d'être tentée.
    Ce que les historiens ont fait pour les humbles contemporains de Jules César, de Louis XIV ou de Napoléon, pour ce peuple anonyme dont l'histoire, tout attachée aux rois et généraux, oublie souvent l'existence, Henri Amouroux l'a réalisé pour les acteurs encore vivants de l'une des périodes les plus dramatiques qui puisse s'imaginer.
    En effet, la tentation était grande de se faire l'historien de ces millions d'anonymes. Pourquoi ne pas raconter non seulement les aventures sanglantes des Français sur les routes de l'exode, mais aussi leurs difficultés à se procurer leur pain quotidien, leurs ruses, leurs expéditions et leurs batailles dans les campagnes nourricières ?
    Pourquoi ne pas dire les ersatz, le faux tabac, le faux café, le faux savon, les faux témoins, les divertissements d'une époque, qui n'a pas été « noire » pour tout le monde, mais aussi les souffrances des femmes des prisonniers de guerre, le martyre de tous ceux que la Gestapo traquait et attaquait ?
    Pourquoi ne pas évoquer les nuits d'alerte, les lendemains de bombardements, le climat de ces villes dont les rafles, le couvre-feu dépeuplent les rues, l'écoute de la radio anglaise dans l'odeur des rutabagas, la vie des maquisards, pour qui le combat n'est qu'une brève lumière dans la suite des jours ternes et dangereux ?
    Le livre d'Henri Amouroux est un livre neuf, car jamais pareil travail n'avait été mené avec autant d'application dans la recherche, autant d'aisance journalistique dans le récit.

    Très différent de tous les livres qui ont paru sur les années 1940-1944, La vie des Français sous l'Occupation complète les meilleurs et se révèle d'un intérêt passionnant pour ceux et celles qui vécurent sous l'Occupation... comme aussi pour leurs fils et leur petits fils.

  • Ce livre est une enquête minutieuse sur les événements qui ont entraîné la chute du réseau Prosper qu'avait organisé et dirigé le major Suttill, d'octobre 1942 à juin 1943, qui n'est autre que le père de l'auteur. Le réseau Prosper était un des nombreux réseaux du SOE - Service Operation Executive ou Direction des Opérations Spéciales en français - créé par Winston Churchill, dont le but était de mener des actions de sabotage et de guérilla sur le continent, notamment sur le territoire français en vue du Débarquement des Alliés. Ce réseau sous direction britannique reçut le concours de très nombreux citoyens français.
    Pour mener son enquête, Francis Suttill Fils, après un travail de recherche en archives, décida de venir enquêter sur le terrain, c'est-à-dire sur les lieux mêmes où son père avait mené ses opérations soixante-dix plus tôt.
    On peut imaginer l'intensité des émotions qu'a dû ressentir l'auteur lors de ses différentes pérégrinations en France mais aussi en Allemagne, au camp de Sachsenhausen, où son père devait être assassiné par les nazis en 1945.
    Le rôle du SOE est longtemps resté méconnu de la plupart des Français. La raison de cette méconnaissance était avant tout politique et tenait à la représentation et au rôle qu'entendait donner le général de Gaulle et le Parti communiste de la résistance française. Toute évocation d'une aide provenant des Anglo-Saxons était quasiment bannie. En 1945, le Général alla même jusqu'à chasser des membres français du SOE lors de cérémonies à la Libération.
    Cette attitude peut politiquement se comprendre du fait de la volonté qu'avait de Gaulle de voir la France recouvrir son statut de grande puissance suite au drame de la défaite de 1940 et de l'occupation qui s'en suivit. Par contre, cela ne peut cacher davantage le rôle déterminant joué par les Britanniques dans la formation de réseaux de résistance et dans l'armement des réseaux français existants. Reconnaître ce fait ne retire en rien le mérite de la résistance française, bien au contraire, cela lui a permis de s'armer et de jouer un grand rôle lors dans la Libération du territoire.

    Le major Suttill a sacrifié sa vie pour notre Liberté. Qu'il lui soit rendu hommage pour que ce héros ne reste pas dans l'ombre !

  • Trois hommes. Trois présidents de la République : Charles de Gaulle, François Mitterrand, Jacques Chirac, les seuls à avoir été réélus et à avoir « régné » sur la France respectivement onze, quatorze et douze ans. Trois chefs d'État très différents par leurs origines, leur caractère, leur vision de l'Histoire, leurs principes. Mais comment ont-ils terminé leur mandat ? Quelles ont été ces trois fins de règne ?
    Charles de Gaulle, l'honneur bafoué, claquant la porte sans un mot en 1969 après la victoire du « non » au référendum.
    François Mitterrand, rongé par le cancer, affaibli par les affaires, mais tenant bon jusqu'au dernier jour et finalement salué pour son courage, au-delà de ses profondes ambiguïtés.
    Jacques Chirac - quel grand président il aurait pu être ! - à force d'abandons, d'affaires, n'a-t-il pas gâché sa chance ? Son dernier message empreint d'émotion, d'amour pour la France et les Français, aura-t-il été suffisant pour nous faire oublier son bilan ?
    Trois destins que restitue Henri Amouroux avec son regard passionné et précis de chroniqueur, d'historien. Les cheminements et les chaos du parcours de ces hommes dessinent la dramaturgie des derniers jours de leur règne.


    Henri Amouroux est membre de l'Institut. Sa Grande Histoire des Français sous l'Occupation a été lue par des millions de Français, il est également chroniqueur au Figaro et au Figaro Magazine.

  • Les Cheminots dans la Résistance est l'oeuvre ultime de l'historien de la Résistance Maurice Choury mort le 7 novembre 1969, moins de deux heures après avoir achevé le manuscrit. Basé essentiellement sur les témoignages directs des survivants de la Résistance Cheminots recueillis par l'Union des Résistants de l'ANCAC, l'ouvrage donne la parole aux patriotes de la base. Il montre les différentes formes de résistance, le travail dangereux des passeurs, la collecte d'information avec le renseignement, l'efficacité des saboteurs et les techniques de sabotage. Le livre montre aussi comment les cheminots ont noyauté le syndicat vichyste pour en faire une arme contre l'Occupant. Ils combinèrent leur travail légal et leur action clandestine, déclenchant des grèves revendicatives et des grèves patriotiques qui désorganisèrent les transports ennemis. Maurice Choury révèle comment fut organisée la grève du 10 août 1944 qui prit très rapidement un caractère insurrectionnel et fut décisive à la fois pour la libération de Paris et de tout le territoire. Dans ce combat ininterrompu de cinq longues années, les cheminots ont payé un lourd tribut : 730 morts à l'ennemi et 640 en service en 39-40, 819 fusillés, plus de 1 200 morts en déportation durant l'Occupation. À ceux-là le livre de Maurice Choury dresse un monument impérissable. Les Cheminots dans la Résistance, c'est l'hommage rendu à une corporation qui a su, dans les temps de malheur, faire preuve d'un ardent patriotisme et consentir de douloureux sacrifices, c'est aussi une contribution à l'histoire de la Résistance et de la Libération que voudront lire tous ceux que passionne cette extraordinaire épopée.

  • La réédition de Jadis - D'une guerre à l'autre d'Édouard Herriot, c'est l'envie de faire découvrir un homme et son époque. Cette période de l'entre-deux-guerres vit l'apogée du Radicalisme, la doctrine de ceux qui revendiquaient l'héritage de la Révolution de 1789, la défense du suffrage universel, l'attachement à la démocratie et l'enseignement laïque, valeurs dont Herriot se réclamait.
    Jadis, c'est une chronique qui débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale et qui se termine en janvier 1936, à la veille du Front populaire et du déclenchement de la guerre civile espagnole. Elle nous plonge au coeur des événements locaux avec Lyon, ville pour laquelle Herriot ressentait un profond attachement et dont il sera le maire pendant plus de cinquante ans ; mais aussi nationaux car, en tant que responsable de premier plan, il évoque ses engagements et les combats politiques parfois féroces qu'il mena au plus haut niveau de l'État.
    Contrairement à beaucoup d'hommes d'État français, la vision politique d'Herriot n'est pas purement hexagonale. Il voyage beaucoup et rencontre de nombreux dirigeants étrangers. De plus, il possède un sens de la géopolitique digne d'un Richelieu. Dès les années 20, il est conscient du danger­ allemand à venir. Dans un but d'apaisement, il est favorable à une certaine modération vis-à-vis de l'Allemagne sur le plan des réparations financières, pour dans le même temps rechercher une alliance militaire de revers avec la Russie communiste. Dans les années 30, il ne tombe pas dans le piège du pacifisme et refuse les accords de Munich en prônant une politique de fermeté face à Hitler.
    À travers ses écrits, il nous met dans la confidence et nous livre ses analyses et ses sentiments sans fioriture, ce qui donne à son récit vie et spontanéité. Mais au-delà du plaisir de la lecture, ce professeur agrégé sait susciter en nous un grand besoin de connaissance.
    Cet homme d'exception aura marqué son temps, d'ailleurs Georges Clemenceau disait de lui « Le Vésuve se borne souvent à fumer sa pipe comme Herriot, tout en ayant sur celui-ci l'avantage de se faire parfois oublier ». De son côté Herriot n'était pas en manque d'humour ni de lucidité, il prétendait qu'« Une vérité est un mensonge qui a longtemps servi. »

    Créativité et imagination étaient les maîtres mots de cet homme politique de grande culture.

    Cet ouvrage a été préfacé par M. Gérard Collomb, homme d'État et maire de Lyon.

  • ÉDOUARD HERRIOT ET LYON
    Édouard Herriot disait : « J'ai aimé la ville de Lyon comme on aime un être vivant. Je me suis proposé à la fois de ressusciter son passé, d'assurer son présent­, de préparer son avenir. » Lyonnais d'adoption, il fut maire pendant plus de 50 ans. Il entra au conseil municipal en 1904 pour y rester jusqu'en 1957, année de sa mort avec une interruption sous l'Occupation. Il démontra l'attachement à sa ville d'adoption en déclinant l'offre du président Roosevelt de se rendre aux États-Unis suite à l'occupation allemande du 1940.

    ÉDOUARD HERRIOT ET L'ARGENT
    Édouard Herriot est l'homme qui dénonça le mur de l'argent lors de la victoire du Cartel des gauches en 1924, c'était une condamnation des milieux d'affaires pour leur supposé manque de loyauté vis-à-vis de la nation. Les adversaires politiques d'Herriot l'accusèrent de faire preuve de laxisme en matière financière, pourtant c'est son gouvernement qui tomba le 14 décembre 1932 sur la question du remboursement de la dette française à l'égard des États-Unis, dette qu'il entendait honorer. Il mit en garde à plusieurs reprises, sur l'état des finances publiques, la persistance du déficit budgétaire et l'excès des dépenses. Il considérait que « l'État français avait établi son train de vie sur un niveau supérieur au niveau normal. » Rien ne change sous le soleil !

    ÉDOUARD HERRIOT ET LES ANGLO-SAXONS

    À l'inverse de beaucoup d'hommes politiques français, Édouard Herriot ne considérait pas les Anglo-Saxons comme des ennemis perfides, ne cherchant qu'à nuire aux intérêts français. Au contraire, il pensait : « Pour la France, la base de toute action est, selon moi, son amitié avec la Grande-Bretagne. [...], cette amitié que j'ai rétablie à la Conférence de Londres. Ces deux pays sont les garants éprouvés de la dignité humaine et de la liberté. ». Concernant les Anglais, il disait : « [...] l'un des avantages du caractère britannique, c'est qu'il supporte la contradiction, même la plus dure, sans en garder rancune. Il n'est rien de plus confortable que d'avoir un ami anglais. » Il aimait et admirait les États-Unis, pays avec lequel il nourrissait de très chaleureux sentiments.

  • Les passions que suscite Philippe Pétain ne se sont toujours pas apaisées. Il n'y a qu'à se référer au vocabulaire politique actuel et à ses invectives, les accusations de pétainiste ou de vichyste figurent parmi les injures les plus graves que l'on puisse porter à un adversaire politique lorsque l'on veut le couvrir d'opprobre.
    Comment l'image du vainqueur de Verdun a-t-elle pu se dégrader de manière aussi extrême ? Durant la Grande Guerre, il symbolisa l'homme providentiel. Au crépuscule de sa vie, il allait donner pour certains l'image du vieillard indigne atteint de déchéance physique et mentale.
    Il est facile de dire aujourd'hui que Vichy a été, pour Philippe Pétain, le combat de trop après un parcours sans fautes, car cela ne nous renseigne en rien sur la dégradation de son image. Les choses ne sont vraiment pas simples quand on sait que suite à la débâcle de 1940, la quasi-totalité du monde politique français le considérait alors comme l'ultime recours face à une situation aussi inattendue que désespérée.
    La défaite de 1940 a été et reste un véritable traumatisme pour beaucoup de Français et cela jusqu'à aujourd'hui. Les blessures peuvent mettre très longtemps à cicatriser surtout lorsqu'il en va de l'honneur d'une nation.
    Il a toujours été tentant et humain de vouloir faire coller l'Histoire à ses propres convictions, c'est moralement confortable. Mais si vous voulez comprendre en profondeur et sans a priori l'enchaînement de ce qui fut une tragédie française, cet ouvrage est parfait pour vous.

    Ce livre n'est ni un réquisitoire ni un plaidoyer ni une tentative de réhabilitation en faveur de Philippe Pétain mais tout simplement un sérieux travail d'historien qui vous donnera les moyens de vous forger une opinion en toute connaissance de cause.

  • "Raymond Barre ou le plus mal connu des hommes connus." Tel aurait pu, également, être le titre de ce livre.
    De l'homme qui, pendant près de cinq ans, fut Premier ministre, les Français ne savent presque rien. Ils n'en ont qu'une image partielle : celle du chef du gouvernement nommé, en août 1976, au plus fort des difficultés économiques et sociales, appelant à l'effort, au retour à la compétitivité, à la défense du franc, à l'adaptation des entreprises et, plus encore, à la transformation des mentalités face au monde dans lequel nous vivons, celui des fulgurantes évolutions.
    Mais il existe un autre Raymond Barre que l'homme politique. Pudique, discret, secret, Raymond Barre, qui n'est entré que très tard et par hasard en politique il a cinquante-deux ans en 1976 -, a toujours refusé de se livrer. Il n'aime ni les potins, ni les cancans, ni les "échos", ni les petites phrases ni les petites histoires. Aussi Henri Amouroux, auteur de "La grande histoire des Français sous l'occupation", a-t-il voulu écrire ce livre comme il le fallait, en historien qui va aux sources et retrouve l'écolier Raymond Barre, premier de sa classe, à la Réunion; l'étudiant, qui, en 1946, suit à Paris les cours de François Perroux et de Raymond Aron; l'agrégé, professeur en Tunisie, où il rencontrera celle qui deviendra sa femme; l'homme à qui le général de Gaulle demandera d'aller à Bruxelles pour y être vice-président de la commission unique des Communautés européennes avant d'expliquer l'action du ministre du Commerce extérieur, du Premier ministre et du député de Lyon. Historien, Henri Amouroux a également, depuis dix ans, noué des rapports privilégiés de journaliste et d'homme avec Raymond Barre.
    C'est grâce à ces rapports qu'il peut, le premier, faire prendre conscience au lecteur de la variété et de l'ampleur des connaissances de Raymond Barre.
    Qu'il s'agisse de peinture, de musique, de cinéma, de philosophie, d'histoire et, bien entendu, d'économie, Raymond Barre est un homme aux goûts éclectiques, aux compétences multiples, à la simplicité totale, dès lors qu'il ne se trouve plus en présence du "microcosme", mais de ces Françaises et de ces Français qui, par leur travail quotidien, font la France.

    Au-delà de l'homme et de son action, le livre d'Henri Amouroux éclaire vingt ans d'histoire récente. Il nous aide aussi à mieux comprendre le présent et à saisir les enjeux du proche avenir.
    Cet ouvrage a été préfacé par Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français.

  • Cet ouvrage, Les beaux jours des collabos, est le troisième livre d'une série de onze ouvrages dédiés à La Grande Histoire des Français sous l'Occupation.
    Ce titre n'apparaîtra pas provocateur à ceux qui connaissent toute l'importance de cette année charnière qu'est 1941, à la fois pour la Collaboration et la Résistance.
    Lorsque, le 21 juin 1941, les Allemands attaquent l'Union soviétique, le collaborationnisme français, qui se nourrissait jusqu'alors d'anglophobie et d'antisémitisme, trouve une raison d'être supplémentaire : l'antibolchevisme.
    La Collaboration d'État, telle qu'envisagée à Montoire lors de la rencontre Pétain-Hitler, se trouve dépassée. Le combat de l'Allemagne revêt alors, pour certains Français, l'allure d'une croisade. Ce fut le cas pour Jacques Doriot, qui après un engagement au Parti communiste, se tournera vers le fascisme en 1936 en prenant la direction du Parti populaire français. Doriot sera un partisan inconditionnel de la Collaboration avec le IIIe Reich, il participera à la création de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme et combattra sur le front de l'Est, sous l'uniforme allemand avec le grade de lieutenant dans la Waffen SS.
    Marcel Déat fut une autre figure de la collaboration idéologique, à l'instar de Jacques Doriot, il était aussi issu de la gauche. Proche de Pierre Laval, il fondera le Rassemblement national populaire, parti fasciste et ouvertement collaborationniste.
    À côté de la collaboration idéologique, politique et intellectuelle, naquit une collaboration économique pouvant être considérée, en partie, comme technique, car imposée par le vainqueur. Elle se manifesta bien souvent par la spoliation et le pillage du territoire national. Lors de l'épuration, elle sera beaucoup moins sévèrement sanctionnée que les autres formes de collaboration.
    Parallèlement, une collaboration de circonstance vit le jour dont les motivations étaient très diverses. Elles allaient des simples relations amicales ou amoureuses entretenues avec les soldats ennemis, en passant par les dénonciations à la police ou à la Gestapo en vue de régler des comptes personnels de nature autant politique qu'économique. Cette forme de collaboration, loin d'être anodine, fut le reflet du climat de guerre civile qui régnait en France durant cette tragique période.


    Henri Amouroux, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, sait mieux que quiconque donner une incarnation à l'Histoire en analysant au plus profond les ressorts de l'âme humaine.

  • Cet ouvrage, Le peuple du désastre, est le premier livre d'une série de onze ouvrages dédiés à La Grande Histoire des Français sous l'Occupation.
    Du 3 septembre 1939, date de la déclaration de la guerre à l'Allemagne, au 22 juin 1940, date de la signature de l'Armistice avec le IIIe Reich, la France allait entrer dans l'une des plus sombres périodes de son Histoire.
    Jusqu'au 10 mai 1940, tout se passa comme si les responsables militaires français s'étaient installés « confortablement » dans une Drôle de Guerre pour laquelle il semblait urgent de ne rien faire. Drôle, cette guerre l'a été par certains de ses aspects lorsque l'on songe au cas du lieutenant Lacombe, un pilote français de Morane 406, qui écopa d'un blâme sévère pour avoir attaqué l'aérodrome de Sarrebruck, détruit un Messerschmitt 109 ainsi qu'un hangar. Ce ne fut malheureusement pas un isolé. Ce manque de combativité (à quelques exceptions près) laisse-t-il supposer que les responsables militaires français étaient en attente d'un règlement pacifique du conflit ?
    Le 10 mai 1940, lorsque l'armée allemande passe à l'offensive en envahissant la Belgique et les Pays-Bas, on réalise qu'au manque d'initiative s'ajoute un manque de réactivité. Il est impossible de contrer la ruée des panzers conjuguée aux bombardements des Stukas de la Luftwaffe qui sèment la terreur chez les militaires comme chez les civils. La Blitzkrieg élaborée par le général von Manstein et validée par Hitler donne alors un avantage décisif aux forces allemandes. La mise en oeuvre de cette audacieuse stratégie n'avait pu être imaginée par les stratèges français. Cette carence dans l'anticipation fit que l'armée française ne sut profiter des quelques périodes de faiblesse que traversa la Wehrmacht lors de sa rapide progression et qui auraient pu entraîner un retournement de situation. Seule la volonté d'Hitler d'en découdre militairement donna la victoire à l'Allemagne. Cette même volonté belliqueuse allait l'amener plus tard à sa perte.
    Pour les civils, c'est l'exode. Pour les militaires, c'est la débâcle. Pour les politiques c'est la fuite vers Bordeaux. C'est un désastre dans lequel la France et ses élites se trouvèrent complétement dépassées par les événements.

    Grâce à son talent de journaliste et d'historien Henri Amouroux, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, sait mieux que quiconque nous faire partager l'intensité dramatique de cette période où l'héroïsme le plus pur côtoya la veulerie la plus sordide. Dans ses analyses minutieuses, le facteur humain reste toujours omniprésent et facilite la compréhension de cette terrible période d'où émergera la France moderne, mais aussi l'Europe en tant qu'entité économique et politique en devenir.

  • Cet ouvrage se situe à l´époque héroïque de la tentative de christianisation du Japon par les Européens se trouvant confrontés à la mentalité des samouraïs. Il met en scène deux amis, don Pedro del Toro, un jésuite espagnol et Entaï, un Maître Zen japonais. Ces deux héros possèdent des facultés extraordinaires leur permettant d´effectuer des voyages spatio-temporels. Cela donne lieu à des récits où le fantastique et l´Histoire se confondent avec bonheur. Ces huit nouvelles palpitantes, reflet d´un choc de civilisation, dépeignent une période violente mais édifiante du Japon, pays à la tradition artistique et morale unique. Mais au-delà du choc culturel, l´auteur, grand connaisseur du Japon, bâtit un pont entre les deux mondes grâce à la similitude des valeurs morales présentes chez les deux héros.

  • Qui pouvait être mieux placé que Pierre Delorme pour nous faire voyager dans le Japon mythique des samouraïs du seizième siècle ?
    Le Japon est une des nombreuses passions de cet auteur. Il connaît ce pays intimement pour y avoir séjourné à de nombreuses et longues reprises, notamment comme architecte, invité par l'État japonais pour étudier les structures antisismiques. Écrivain, peintre et sculpteur, Pierre Delorme partage sa vie entre l'écriture et l'art.
    Ancien sportif de haut niveau dans deux disciplines, la boxe anglaise et le kendo, ses romans, essais et nouvelles sont inséparables d'une existence de grand voyageur cultivé.
    Ce recueil de terribles nouvelles, inspiré de sources culturelles et historiques du Pays du Soleil Levant, est dans le digne fil de ses précédents ouvrages, distrayants et éducatifs.


  • Mon enfance et mon adolescence auront pour décor la guerre et ses ravages.
    Ces événements resteront marqués par des images et des sons
    . En particulier ceux émanant d'une HLM au nom évocateur de Cité du Souvenir.

    C'est par ces mots que l'auteur nous invite à entrer dans le récit des vingt premières années de sa vie - entre Seconde Guerre mondiale et guerre d'Algérie - passées au coeur d'une des premières cités ouvrières de Paris.
    A travers quelques portraits d'une famille nombreuse, qu'elle appellera le clan, elle nous raconte comment les valeurs transmises par ces êtres chers, l'aideront à surmonter les aléas d'un avenir peu prometteur.
    Nous la suivons plongée dans un voisinage socialement démuni, sur les bancs de l'école, le dimanche en toutes saisons, parfois malade, ou encore à la recherche d'un emploi. Avec pour toile de fond le poids de l'économie, de la politique et de la religion...
    Autant d'instants dans un pays en guerre, générant une société en mutation, que l'on découvre ou redécouvre non sans une certaine émotion.

    Pour en savoir plus sur Denise Parisse : deniseparisse.metvox.net

  • The illustrated book by Pierre Delorme, The wisdom of sake , includes nine stories that depict life in Japan in the sixteenth century. The protagonists are essentially samurai. But other characters appear as this African called The Black Tiger , who was the servant of a jesuit and became samurai and adviser to a high-ranking general. He will have a bright existence but a tragic destiny. Pierre Delorme, lived many years in the Land of the Rising Sun and offers a narrative based on solid historical and cultural foundations, that make this book "complete" and universal. Pierre Delorme is a former top sportsman in two disciplines, boxing and kendo. His novels, essays and short stories are inseparable from his life of great cultivated traveler and inhabited by the passion of a lifetime: Japan. Writer, architect, painter and sculptor, he divides his time between writing and art.

  • Jeune Juif persécuté à Paris sous l'occupation allemande, le héros de ce roman se retrouve en Israël après la guerre des Six Jours, citoyen d'un pays devenu à son tour occupant de territoires arabes. David, que les souffrances de sa jeunesse ont profondément marqué, ne peut s'empêcher de réfléchir au destin d'un peuple condamné autrefois par sa faiblesse à endurer les humiliations et les tortures, condamné aujourd'hui par ses victoires à glisser vers le rôle de l'oppresseur, peut-être un jour du bourreau.
    Le Ghetto de la victoire expose donc le drame de conscience d'un Juif à qui le souvenir de son passé donne une compréhension déchirante du problème palestinien et arabe. Mais au-delà du conflit actuel dont nul n'ignore la gravité, ce roman rouvre un grand débat idéologique : il ne suffit pas de vaincre, il faut surmonter sa victoire. Comment concilier l'amour et la sécurité de la patrie avec le respect de la dignité ou simplement de la personnalité des vaincus ? David et ses interlocuteurs, qu'ils soient juifs ou arabes ou encore français comme le journaliste Bargème, s'affrontent en discussions viriles qui mettent en relief tous les aspects d'un problème historique et tous les scrupules d'une conscience morale aux prises avec une réalité humaine d'une complexité angoissante.

    Henri Amouroux, qui est parmi les écrivains non juifs l'un de ceux qui connaissent le mieux Israël, a su trouver un ton authentiquement romanesque pour faire participer son lecteur à la tragédie des héros enfermés dans « le ghetto de la victoire ».
    Un roman plus que jamais d'actualité !

  • Un garçon et une fille s'aiment dans l'Israël admirable et irritant des pionniers et des adolescents orgueilleux, des arbres de cinq ans, des frontières trop étroites. Mais, entre Jacques qui n'est pas Juif et vient de France et Ohra l'Israélienne, la guerre se glisse qui entraînera la Fille de Tel-Aviv jusqu'aux rives de Charm el Cheik, plus loin, encore plus loin, à la recherche d'une patrie que les difficultés de la vie quotidienne lui avaient fait oublier.
    Roman d'un journaliste et d'un historien qui a connu Israël où il se trouvait en 1956 au moment de la guerre israélo-égyptienne, Une Fille de Tel-Aviv passionnera ceux qui aiment les faiblesses du coeur et la vérité de l'Histoire.

    Une Histoire qui reste plus que jamais d'actualité !

  • Ce Printemps de mort et d'espoir, c'est le moment où, si rien n'est fini encore, les Français devinent que bientôt tout va finir. Se sachant condamnés, les Allemands - à travers le Service du Travail Obligatoire, la chasse aux maquis, les exécutions d'otages et les déportations - accentuent leur pression. Vichy n'est plus qu'un État satellite dont le chef nominal, Philippe Pétain, doit accepter l'entrée au gouvernement des plus fanatiques partisans de la Collaboration : Henriot, Darnand, Déat. Cependant que pâlit l'étoile du Maréchal (même si Paris, en avril 1944, lui réserve une ovation), celle du général de Gaulle monte et grandit.
    Si rien en Histoire n'est jamais définitif, l'oeuvre d'Henri Amouroux non seulement obtient les faveurs du plus grand nombre de lecteurs, mais elle est assurée de la plus longue vie car, autant que de la France, elle parle des Français, qui font bénéficier l'auteur de témoignages et de confidences.


    Membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) où il a été élu en 1978, président du jury du prix Albert-Londres, Henri Amouroux, qui a notamment dirigé de 1968 à 1982 les quotidiens Sud-Ouest, France-Soir et Rhône-Alpes, est également l'auteur `une vingtaine d'ouvrages dont deux romans, et d'émissions de radio et de télévision.

  • Espionne... et princesse - la vie de noor inayat khan Nouv.

    « Noor donna à Garry et à Marguerite son nom de code - Madeleine. Garry et sa fiancée trouvaient Noor bien jeune et vulnérable pour une mission aussi dangereuse, mais elle leur plut immédiatement. »

    Noor est née à Moscou en 1914 d'un père musicien indien célèbre, sage soufi, et d'une mère américaine. La famille, après avoir séjourné à Londres, arriva en France en 1920, et s'installa définitivement à Suresnes, près de Paris.
    Poétesse, musicienne, écrivaine pour enfants : pas un profil d'espionne. C'est pourtant ce qu'elle devint, la première opératrice radio infiltrée en France. D'une volonté de fer, d'un courage indomptable, considérée par la Gestapo comme une ennemie des plus dangereuses, Noor restait insaisissable. Mais elle fut trahie.
    /> Capturée, détenue pendant onze mois, elle ne livra rien et ne céda jamais, ni aux Nazis, ni à la haine. Elle fut exécutée à Dachau le 13 septembre 1944. Elle avait trente ans.
    C'est son histoire que retrace ici Shrabani Basu, après deux ans d'enquête minutieuse. La réalité, bien souvent, y dépasse la fiction

    « Confrontée aux tensions et aux orages de la vie, elle évolue avec une sereine dignité... Elle a un don que peu possèdent : la sublimité de l'amour. » Ora Ray Baker

empty