Omnibus


  • Une rétrospective du plus grand procès de tous les temps

    Nuremberg, novembre 1945, premier automne de la paix. La ville est détruite, la moitié des habitants a disparu. Partout la misère, le chômage. C'est dans ce champ de ruines, symbole de sa défaite, que va être jugé le nazisme. 24 accusés, 8 juges, 5 procureurs assistés de 50 consultants, 400 journalistes, des charges multiples : complot, crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l'humanité... Mais un absent, Hitler. Son ombre va planer sur le procès tandis que surgit une question insoluble : que juge-t-on, à Nuremberg ? De diaboliques idéologues manipulateurs de l'Histoire ? Ou de simples médiocres soudainement investis du pouvoir de tuer, images de la "banalité du mal" ?
    Ce livre aide le lecteur à répondre en livrant les éléments du débat : rétrospective du déclenchement de la guerre et de l'engrenage de la Shoah ; déroulement du procès, avec les témoignages, les réquisitoires, les plaidoiries, les commentaires des historiens. Et la mise au jour des frémissements de la Guerre froide, déjà sensibles dans les suprenants échanges de paroles dont Nuremberg a été le théâtre.
    Réédition d'un ouvrage écrit par des journalistes reporters en 1966 dans une version actualisée à la lumière des travaux les plus récents

  • Images de Brest pendant les bombardements, enquête sur les mystères de la libération à Bordeaux, tableau du marché noir à Lille, réalité de la résistance à Nantes...
    Interviews, reportages, témoignages... Voyage dans la France occupée réunit les enquêtes que des journalistes et correspondants de L'Express ont fait sur la période 1940-1945 dans les villes du territoire français. L'ensemble de ces petites touches précises forme un tableau particulièrement vivant de la vie quotidienne des Français sous la botte et sous les bombes.
    Textes extraits des archives de L'Express.

  • Bâtarde d'un pape tout-puissant, elle est mariée à treize ans, démariée à dix-sept, remariée à dix-huit. Elle a vingt ans quand elle voit son mari assassiné par son frère Cesare. Déjà le bruit court qu'elle est trop aimée à la fois de son père et de ce frère meurtrier. On dit aussi qu'elle n'est pas toujours innocente des morts qui se multiplient autour d'elle, et la rumeur ne cessera d'enfler au fil des siècles. Victor Hugo ne fait rien pour restaurer sa réputation, au contraire. Sa tragédie la présente comme une reine de la nuit à la libido incontrôlable. Il faut attendre une relecture des archives au XXe siècle pour que la vérité éclate. Avant de devenir une souveraine raffinée et aimée de ses sujets, Lucrèce Borgia, duchesse de Ferrare, fut une fillette victime.
    Au sommaire :
    L'histoire : le point sur ce que les historiens savent aujourd'hui de la vraie Lucrèce Borgia. Texte extrait des Grandes énigmes du Temps jadis (Crémille 1960, Omnibus, 2010) La légende : l'intégrale de la pièce de Victor Hugo, Lucrèce Borgia.

  • On les oublie souvent, et pourtant le rôle qu'elles ont joué dans la Première Guerre mondiale a bouleversé les sociétés occidentales. Il est temps de rendre aux femmes combattantes de la Grande guerre ce qui leur revient. Parmi elles, Marie de Croÿ. A l'automne 1914, son château de Bellignies se trouve à la frontière franco-belge, donc à l'avant du front, dans la zone envahie par les Allemands.
    Un jour, une jeune institutrice, Louise Thuliez, se présente. Elle et une amie ont trouvé dans les bois des soldats anglais et français, perdus, mais qui refusent de se rendre à l'ennemi et cherchent à fuir la zone occupée. Les trois femmes, bientôt rejointes par d'autres, mettent au point une filière pour les exfiltrer. En début de chaîne : la tour moyenâgeuse de Bellignies et son passage secret ; en bout de chaîne, la demeure d'Edith Cavell, une infirmière anglaise installée à Bruxelles. A la suite d'une trahison, le réseau tombe à l'été 1915. Edith Cavell, Marie de Croÿ, Louise Thuliez et Jeanne de Belleville sont arrêtées et jugées. Edith est fusillée, Louise, Jeanne et Marie comdamnées aux travaux forcés.
    Libérée en novembre 1918 , la princesse de Croÿ a écrit ses Mémoires en 1931. Anecdote après anecdote, elle livre une belle histoire de solidarité et d'engagement au féminin, en même temps que le délicieux récit d'un temps disparu, où l'expression "grande dame" avait encore tout son sens.

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