Rue de l'échiquier

  • Trois États de la côte ouest des États-Unis - la Californie, l'Oregon et l'État de Washington - décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale, baptisée Écotopia. Vingt ans après, l'heure est à la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, l'Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain, William Weston. Au fil de ses articles envoyés au Times-Post, Weston décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l'autogestion, la décentralisation, les 20 heures de travail hebdomadaire, le recyclage systématique, la relation passionnée à la nature, etc. Quant à son journal intime, il révèle le parcours initiatique qui est le sien ; d'abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure. Son histoire d'amour intense avec une Écotopienne va le contraindre à choisir entre deux mondes.

  • D'ivoire et de sang Nouv.

    Après que sa mère a été assassinée par des braconniers, un jeune éléphant terrorise désormais les villageois de l'Inde du Sud. Il piège ses victimes dont il ensevelit les corps sous des tas de feuilles et de poussière, ce qui lui vaut d'être surnommé « Le Fossoyeur ».

    Manu, le fils d'un riziculteur pauvre, se trouve emporté contre son gré dans le milieu sordide du trafic d'ivoire, aux côtés de son frère Jayan qui voit dans le braconnage un moyen d'échapper à la misère des campagnes.

    En parallèle, Emma, une Américaine, réalise un film documentaire sur Ravi Varma, un charismatique vétérinaire qui recueille de jeunes éléphants orphelins. Mais elle se retrouve impliquée dans une affaire risquée entre certains responsables de la réserve et des compagnies d'exploitation forestière.

    Née en 1980, Tania James est une romancière indo-américaine. Elle a publié plusieurs romans et nouvelles aux États-Unis, et collabore régulièrement avec des revues et journaux. Elle est professeure à l'Université George Mason à Fairfax, et vit à Washington D.C.
    La Défense, son deuxième roman, a reçu un très bel accueil outre-Atlantique, puisqu'il était dans la sélection 2015 du New York Times et dans la sélection finale du prix Dylan Thomas en 2016, qui récompense les jeunes talents.

  • En 1845, Samuel Long, jeune esclave noir, réussit à s'enfuir de la plantation de son maître, en Virginie. Après avoir emprunté, le « chemin de fer clandestin » - maillage de personnes qui, depuis les États du Sud, aidaient les esclaves en fuite à rejoindre le Canada -, il arrive au lac Walden et se lie avec le cercle des philosophes transcendantalistes, dont Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson. À leurs côtés, il va tenter d'apprivoiser sa nouvelle condition d'homme libre. Mais cette rencontre est également la confrontation de deux mondes : celui de Samuel Long, synonyme de souffrance et de révolte, et celui des intellectuels blancs qui, bien qu'abolitionnistes, se retrouvent néanmoins confrontés à leurs propres privilèges et contradictions.Dans ce récit puissant, Norman Lock examine des enjeux qui continuent de diviser les États-Unis et l'ensemble des sociétés occidentales : le racisme, les inégalités de destins, le droit à la liberté. Il montre aussi, de manière plus suggestive, comment le naturalisme de Thoreau est inséparable de son engagement abolitionniste, faisant de lui un précurseur de l'écologie décoloniale.

    Norman Lock est un auteur américain reconnu, qui a déjà publié plusieurs romans, nouvelles et poésies.Un Fugitif à Walden s'inscrit dans le cycle « Romans américains » qui regroupe sept titres, tous salués par la critique américaine. Chacune des histoires est indépendante et met en scène, sous un éclairage nouveau, une ou plusieurs figures majeures de la littérature américaine, comme les philosophes transcendantalistes,Emily Dickinson ou encore Mark Twain.

  • Sitopia : comment la nourriture pourrait sauver le monde Nouv.

    De nos ancêtres chasseurs-cueilleurs aux appétits gargantuesques des villes modernes, la nourriture a conditionné nos corps, nos villes et nos paysages, notre vie politique, notre économie, nos manières de penser. Mais face aux dérèglements écologiques, à l'explosion de l'obésité et des famines, la nourriture menace aujourd'hui notre futur. En cause ? Le peu de valeur que nos sociétés industrielles ont choisi de lui accorder.

    En s'appuyant sur les enseignements de plusieurs disciplines, ainsi que sur des récits d'agriculteurs, de designers et d'économistes, Carolyn Steel propose de redéfinir notre relation à la nourriture, ainsi qu'aux uns et aux autres, avec pour nouvelle règle d'or : « Nourris ton prochain comme toi-même. ».

    Carolyn Steel est une architecte, professeure et autrice britannique. Née à Londres, elle a grandi au coeur de la ville et s'est toujours intéressée aux immeubles, à leur architecture et à la vie quotidienne des résidents, aux liens entre les sphères publique et privée. Plus tard, ses deux passions - la nourriture et l'architecture - se sont révélées les deux faces d'une même pièce.

  • Dans cet essai, Vandana Shiva se confronte au pouvoir des multinationales et des ultrariches.
    Elle dénonce l'impact destructeur du modèle de développement économique linéaire du club des milliardaires - Gates, Buffet, Zuckerberg et autres empereurs modernes - et leur contrôle total sur la finance, l'alimentation, l'énergie, l'information, la santé et même les relations.
    Se fondant sur des faits peu connus et explosifs, elle analyse, en particulier, comment la soi-disant « philanthropie » est le moyen pour ces milliardaires de contourner les structures démocratiques, d'empêcher la diversité et d'imposer des idées totalitaires. Elle revendique au contraire droit à vivre, penser, respirer et manger librement, pour que l'humanité ne soit plus au service des 1 % les plus riches.

    Vandana Shiva est une militante féministe et écologiste indienne de premier plan, qui a notamment reçu le Prix Nobel alternatif en 1993 pour son engagement. Elle dirige actuellement la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles.
    1 % est le premier essai de sa main traduit et publié en français depuis vingt ans.

  • Les livres dits de « développement personnel » inondent les librairies et s'ajoutent aux magazines, aux conférences qui nous invitent à acquérir un « surplus d'être » pour devenir un meilleur individu. Mais derrière ces discours sucrés et inoffensifs, se cache une idéologie politique : la forme de bien-être promise constitue trop souvent une exploitation de soi par soi...En nous donnant une fausse image du travail - considéré comme un lieu sans conflits ni violence intrinsèque - et de nous-mêmes - notre volonté serait sans limites et notre bonheur ne dépendrait que de nous -, le développement personnel conduit à un modèle de société fondé sur la performance permanente et sur un délitement des liens. C'est cette vaste supercherie que dénonce ici Thierry Jobard, preuves à l'appui...

    Né en 1973, Thierry Jobard est responsable du rayon Sciences humaines d'une grande librairie à Strasbourg, ce qui le met dans une position particulièrement privilégiée pour observer la croissance vertigineuse des livres consacrés au développement personnel

  • Des vitrines vides et sombres, des façades aveugles, des stores métalliques baissés. Calais, Agen, Landerneau, Avignon, Lunéville... La crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l'intérieur. Les boutiques abandonnées ne constituent que le symptôme le plus fl agrant d'un phénomène plus large : la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ? L'offensive délibérée de la grande distribution, en périphérie, tue les commerces du centre-ville et des quartiers anciens, et sacrifi e les emplois de proximité. En outre, les modes de vie sont fortement liés aux modes de déplacement. Partout, la voiture individuelle reste considérée comme une obligation, un dû. Or, parce qu'elle occupe de l'espace et génère bruit et pollution, la motorisation contribue largement à l'asphyxie des villes. Comment la France peut-elle sauver ses villes ? Aucune solution miraculeuse, mais une série de petits pas, de décisions empreintes de sobriété.

    Nouvelle édition revue et enrichie avec une introduction inédite de l'auteur et 40 recommandations pour comprendre la crise urbaine et y remédier.

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    Journaliste indépendant, Olivier Razemon travaille notamment pour Le Monde. Au cours de ses déplacements, en France comme ailleurs, il observe l'histoire et la géographie des lieux, ainsi que l'évolution de la société, des modes de vie, et des manières de se déplacer, qu'il chronique sur son blog « L'interconnexion n'est plus assurée » (transports.blog.lemonde.fr).
    Aux éditions Rue de l'échiquier, il a notamment publié Comment la France a tué ses villes (2016) et Le Pouvoir de la pédale (2014).

  • Un botaniste vieillissant, de renommée internationale, se retire dans sa maison de famille dans la campagne allemande pour écrire un ultime ouvrage visant à critiquer les méthodes de la botanique moderne. À mesure qu'il avance dans la rédaction, et alors que sa force physique décline, son visage progressivement envahi par une mousse verte et mystérieuse, il réalise que son travail scientifique l'a en réalité tenu à l'écart de la nature, de sa vitalité et de son essence fondamentale.

    Klaus Modick nous plonge dans les pensées d'un homme qui réexamine sa vie et accède à une compréhension nouvelle, et plus profonde, de l'amour, de la mort et du monde naturel. Il explore nos besoins de transcendance et de connexion au monde, et livre un testament émouvant de notre relation intime à la nature.

    Né en 1951 à Oldenbourg (Allemagne), Klaus Modick est un auteur et traducteur primé, qui a publié une douzaine d'ouvrages de romans, nouvelles, poésies et essais. Il a enseigné dans plusieurs universités aux États-Unis, au Japon et en Allemagne. Mousse est son premier roman. Dès sa parution en Allemagne, il a été considéré comme une oeuvre majeure d'écofiction.

  • Criminel en cavale, Rice Moore trouve refuge dans une réserve des Appalaches, au fin fond de la Virginie. Employé comme garde forestier, il cherche à se faire oublier du puissant cartel de drogues mexicain qu'il a trahi. Mais la découverte de la carcasse d'un ours abattu vient chambouler son quotidien : s'agit-il d'un acte isolé ou d'un braconnage organisé ? L'affaire prend une tout autre tournure quand de nouveaux ours sont retrouvés morts. Alors que la police ouvre une enquête, Rice décide de faire équipe avec Sara Birkeland, une scientifique qui a occupé le poste de garde forestier avant lui. Ensemble, ils mettent au point un plan pour piéger les coupables. Un plan qui risque bien d'exposer le passé de Rice.

    James McLaughlin a grandi en Virginie et vit désormais en Utah. Photographe passionné de nature, il est également l'auteur de plusieurs essais. Dans la gueule de l'ours est son premier roman. Il a été unanimement salué par la critique américaine (The New York Times, The Washington Post, USA Today ou Entertainment Weekly, etc.).

  • La crise du Covid révèle la difficile intégration de nos organisations sociales, économiques et politiques au sein de la toile du vivant planétaire, preuve de la crise de notre relation au vivant.En quoi le biomimétisme peut-il nous aider à faire face à cette crise ? La vision biomimétique vise à rendre compatibles les flux des activités économiques avec ceux du vivant, en s'assurant de la compatibilité de les matériaux et processus mobilisés par l'économie avec les capacités biologiques de la biosphère.Emmanuel Delannoy cherchera à éclairer les limites de la transition écologique actuelle, ainsi que les perspectives ouvertes par une conception régénératrice et réparatrice de l'économie. Puis il présentera les valeurs et les principes d'actions pour une éthique du biomimétisme.

    /> Parmi les pionniers du biomimétisme en France, Emmanuel Delannoy explore, depuis plus de vingt ans, les zones de friction et les convergences possibles entre économie et biodiversité. Depuis 2018, il est associé fondateur de Pikaia, où il oeuvre à favoriser la métamorphose des entreprises vers des modèles résilients, régénératifs et inspirés par le vivant. Il est déjà l'auteur de deux ouvrages publiés par Wildproject : L'économie expliquée aux humains (2011) et Permaéconomie (2016).

  • Comment vivre dans le respect des limites et des ressources de la nature ? Alors que la production mondiale de pétrole a atteint son maximum et que c'en est désormais fini des énergies fossiles bon marché, la permaculture constitue une réponse pragmatique aux enjeux de notre époque. Elle utilise la pensée systémique pour « élaborer en toute conscience des paysages qui imitent les schémas et les relations observés dans la nature et fournissent en abondance nourriture, fibres et énergie afin de subvenir aux besoins locaux ». En quatre décennies, la permaculture est devenue un mouvement international, apportant une contribution pratique au débat sur la soutenabilité. Dans Permaculture, désormais le livre de référence sur le sujet, David Holmgren théorise et illustre concrètement 12 principes sur lesquels s'appuyer pour concevoir un mode de vie soutenable et s'adapter à la « descente énergétique » qui suivra le pic pétrolier. Chaque principe fait l'objet d'un chapitre à part entière.

  • Afin de justifier leur braquage sans précédent des comptes publics, les nouveaux philanthropes arguent qu'après avoir été les meilleurs pour faire fortune, ils seront les meilleurs pour faire le bien. La crise de la Covid est, de ce point de vue, paroxystique : les milliardaires s'enrichissent pendant que le reste de l'humanité sombre dans la grande pauvreté et certains cachent cette intolérable réalité chiffrée, en offrant aux hôpitaux quelques masques, bidons de gels, voire quelques piécettes...Démontrant comment la France copie le pire du système américain avec des donateurs et des entreprises supposément mécènes applaudis par des politiques complices, Vincent Edin tacle sévèrement celles et ceux qui prétendent exercer un rôle d'intérêt général tout en se soustrayant à l'impôt.

    Journaliste, collaborateur régulier du magazine Usbek & Rica, Vincent Edin enseigne la rhétorique politique. Il est également l'auteur de plusieurs essais et du manuel Se lancer dans la collecte de fonds (Juris Éditions, 2012). Car avant de critiquer la philanthropie, il l'a côtoyé de près, notamment en travaillant aux rencontres organisées par Admical, association rassemblant les entreprises mécènes. Il est le directeur de la collection « Les Incisives ».

  • Dans un contexte de surconsommation des ressources et d'explosion de la quantité de déchets, le recyclage apparaît comme la panacée face à l'hérésie de la mise en décharge ou de l'incinération. Mais il est aussi un leurre. Nous pourrions continuer à consommer "comme si de rien n'était", en faisant juste l'effort de trier. Alors, comment en sommes-nous arrivés là ? Eh bien, sans doute parce que le recyclage constitue d'abord et avant tout une activité industrielle rentable ! Des entreprises ont bâti leur empire sur le jetable et prospèrent grâce à un modèle de distribution fondé sur l'emballage recyclable.Observatrice privilégiée de la gestion des déchets en tant que directrice de Zero Waste France, Flore Berlingen décrypte les mythes et promesses de cette économie faussement circulaire.

    Diplômée de Sciences Po Paris, Flore Berlingen est, depuis 2013, directrice de l'association Zero Waste France, qui oeuvre en faveur d'une société zéro déchet, zéro gaspillage. Elle a également cofondé le mouvement OuiShare. Aux éditions Rue de l'échquier, elle a déjà publié Le Scénario Zero Waste 2.0 (2017) et Territoires Zero Waste (2019).

  • Jean-Marc Gancille expose un tableau sans concession de la relation que l'être humain a nouée avec le monde animal, fondée sur la domination et l'exploitation. Commerce d'animaux sauvages, domestication, expériences menées sur des animaux, captivité forcée, chasse et pêche... C'est cette liste des formes qu'adopte l'anthropocentrisme qu'établit l'auteur dans une première partie.Mais il n'en reste pas là : il démontre ensuite à quel point ce carnage est une tragédie pour l'espèce humaine puisqu'elle provoque la destruction des écosystèmes, nie la sensibilité des animaux (désormais avérée scientifiquement) et se révèle être une supercherie de l'industrie agro-alimentaire. Enfin, il dessine un plan d'action pour en finir avec l'anthropocentrisme et propose des méthodes pour mener cette lutte.

    Jean-Marc Gancille est le co-fondateur de Darwin à Bordeaux, le plus grand tiers-lieu français dédié aux initiatives locales de transition. Convaincu de l'urgence d'accélérer la résilience des territoires, il poursuit son engagement écologique et social dans « La Suite du Monde » afin d'expérimenter concrètement des projets d'autonomie inspirés du communalisme. Installé à La Réunion, il se consacre désormais à la protection de la faune sauvage dans différentes régions du monde.

  • En 2027, dans une République Dominicaine ravagée par des désastres écologiques, Acilde, adolescente de classe pauvre, tente de survivre et d'acquérir la Rainbow Bright, drogue qui lui permettrait de devenir un homme sans intervention chirurgicale.En 2001, Argenis, artiste en perdition, rejoint une résidence à Sosùa, plage destinée à devenir un sanctuaire marin.Par un concours de circonstances, Acilde et Argenis se retrouvent en contact avec leurs vies antérieures, à deux époques-clés de l'histoire des Caraïbes. Parviendront-ils à empêcher les catastrophes qui ont détruit leur pays ?Rita Indiana nous livre un grand roman politique, décolonial et écologique, qui interroge la responsabilité du capitalisme dans le désastre écologique, et la dualité entre individualisme et bien commun.

    Rita Indiana vit à Saint-Domingue. Elle est considérée aujourd'hui comme l'une des autrices les plus talentueuses de la littérature caribéenne contemporaine. Avec Les Tentacules elle a obtenu en 2017 le prix de l'Association des écrivains caribéens, premier livre de langue espagnole à être ainsi récompensée. Elle est également musicienne et produit avec son groupe Rita Indiana y los Misterios un merengue aussi hybridé et vitaminé que sa langue.

  • « Il est encore temps d'éviter le pire » ; « Demain il sera trop tard » ; « Tout peut changer »... CE LIVRE EST POUR CELLES ET CEUX QUE CES PHRASES NE CONVAINQUENT PLUS. Ce livre est pour celles et ceux qui savent que la planète nous survivra quoi qu'il advienne et que l'humanité ne sera pas sauvée à coups de voeux pieux, de petits pas « qui vont dans le bon sens » et de petits gestes
    bien intentionnés au quotidien. Jean-Marc Gancille porte un regard sans concession sur notre situation. Face à l'impasse écologique, il invite à changer de stratégie, à exercer une légitime défense contre le système et à abandonner l'espoir pour le courage afin de sauver ce qui peut encore l'être. Selon l'auteur, l'heure est venue de ne plus se mentir et de reprendre collectivement notre destinée en main. Ne serait-ce que pour l'honneur.

  • Rien n'est plus grave que le moment que nous vivons. Nous sommes embarqués dans un processus de destruction du monde naturel qui ne pourra aboutir qu'à notre propre perte.

    Face à cette urgence, à cette nécessité d'en parler, nous avons entamé un tour de France des « penseurs » de l'effondrement. Nous sommes allés recueillir leurs sentiments personnels et saisir comment, intimement, ils vivent avec cela, en abordant avec eux différents axes de réflexion : la famille, le déni, la santé, les peurs, les deuil, les préparations, etc.

    Notre idée est de montrer ainsi la multiplicité des approches de l'effondrement. Leurs pensées, de la plus radicale à la plus prudente, feront écho aux sentiments des lecteurs et leur ouvriront des pistes pour changer le regard ou se sentir moins seul.

    Pierrot Pantel est inspecteur de l'environnement à l'Office Français de la Biodiversité sur Ajaccio.

    Manon Commaret est psychologue spécialisée en neuropsychologie.

  • Sauriez-vous dire où se trouve la prison la plus proche de chez vous ? Combien de personnes y sont enfermées ? Si ce sont des hommes, des femmes ou des enfants ? Est-ce que leur temps de détention se compte en semaines ou en années ? La prison est un endroit dont on parle peu et que l'on connaît très mal, un espace où la plupart d'entre nous ne pénètreront jamais.Quand on critique l'emprisonnement systématique, on se voit souvent rétorquer : « Que proposez-vous de mieux ? » Sylvain Lhuissier fait avec cet ouvrage la preuve qu'une autre punition est possible.Car l'objectif ici n'est pas de désigner un coupable, mais de comprendre pourquoi rien ne change gouvernement après gouvernement ; d'identifier comment chaque acteur, d'un bout à l'autre de la chaîne, participe à maintenir le système en place ; mais surtout de questionner comment nous tous, citoyens, représentons à la fois une part de la responsabilité et un levier possible du changement.Sylvain Lhuissier propose de vider les prisons au lieu d'en construire de nouvelles, de réaménager les peines plutôt que de repeindre des chambres vétustes. On sait depuis longtemps que la prison est une solution inefficace contre le crime, mais quand elle s'applique en grande partie à des milliers de personnes qui n'entrent pas dans la catégorie des criminels, ne faut-il pas revoir collectivement notre copie ?

    En 2012, étudiant à l'Ecole Centrale de Paris, Sylvain Lhuissier croise la route du GENEPI, association étudiante où il fait du soutien scolaire à la maison d'arrêt de Fresnes. En 2014, il co-fonde l'association Chantiers-Passerelles pour développer les alternatives à la prison et changer le regard des citoyens sur la justice et la peine. En 2018, il participe à la création, au sein du Ministère de la Justice, de l'Agence du travail d'intérêt général et de l'insertion professionnelle.

  • « La diversité, c'est bon pour le business »; « Si Lehman Brothers avait été Lehman Sisters,« Si Lehman Brothers avait été Lehman Sisters, il n'y aurait pas eu la crise »... Ces slogans, associant l'inclusion des femmes et des personnes racisées à une plus-value, concourent-ils à faire de l'égalité, principe fondateur du pays des droits de l'H(h)omme, une réalité ? Réjane Sénac montre que cette marchandisation de l'égalité participe de la reproduction d'une société inégalitaire. À travers une lecture critique de la devise républicaine, elle propose de dépasser un héritage fondé sur la complémentarité sexuée ou racisée. S'imaginer comme un.e semblable est, selon elle, la condition pour que chacun.e puisse s'épanouir à égalité dans sa singularité individuelle.

  • L'urgence écologique interpelle à la fois la société de consommation et la démocratie libérale. Les responsables politiques, y compris les libéraux, expliquent désormais qu'ils doivent « reprendre la main sur l'économie » et « changer de logiciel ». Or ils ne pourront y parvenir que s'ils disposent de leur propre cadre de pensée, affranchi des notions de PIB, de croissance et de pouvoir d'achat.C'est ce cadre conceptuel que Jean Haëntjens nous propose avec « l'économie des satisfactions ». Comment fonctionne cette économie ? Quelles sont ses lois ? Comment pourrait-elle renouveler la réflexion politique et économique ?Au-delà de son apport théorique, cet essai propose aussi une méthode politique pour faire advenir une société compatible avec les limites de la planète.
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    Économiste et urbaniste, Jean Haëntjens est un spécialiste de la prospective appliquée aux stratégies politiques. Il a publié plusieurs essais sur les politiques locales et notamment : Comment les géants du numérique veulent gouverner nos villes (Rue de l'échiquier, 2018) ou Éco-urbanisme (Écosociété, 2015). Il est collaborateur régulier des revues Urbanisme et Futuribles et conseiller scientifique de Futuribles International.

  • Dans ce pamphlet, Arthur de Grave développe une critique drôle et vive du gouvernement actuel, qui considère le pays telle une entreprise jeune, dynamique et ambitieuse. Il expose les grosses ficelles de ce projet politique qui se prend très au sérieux et cherche à savoir quelle est la réalité de la start-up nation, au-delà des tweets et tribunes enthousiastes dont elle fait l'objet.

    Membre du collectif OuiShare, Arthur de Grave a cofondé Stroïka, agence de propagande anti-bullshit. Il anime également la web TV « Turfu Express » et le podcast « Futur Antérieur » sur le monde de demain.

  • Pratiquer une activité sportive, c'est se faire du bien, à l'esprit comme au corps. C'est bon pour le coeur, pour les jambes, mais c'est aussi un moyen de faire groupe, de faire équipe, d'oeuvrer ensemble. C'est peut-être même le plus court chemin pour faire nation et se respecter entre nations. Le sport est un langage mondial. Chacun s'y retrouve. Le sport, c'est indubitablement le partage, c'est évidemment l'ouverture. Le sport, c'est l'antiracisme, l'égalitarisme, la communion. Fondateur d'une association qui utilise la pratique sportive comme levier d'éducation et de changement social, David Blough a entendu mille et une variantes de ces inspirations morales. Il en a eu assez des détournements, des exagérations, des dissimulations que cachent ces envolées lyriques. En détaillant les différentes vertus qu'on attribue au sport, il démontre que sa pratique est trop souvent prise pour couvrir un manque de politique publique, pour redorer le blason de régimes peu recommandables, pour produire du grand spectacle au profit de multinationales dont l'éthique est le cadet des soucis. Bref, du Sport washing.

    David Blough travaille dans le secteur humanitaire et l'économie sociale et solidaire depuis le début des années 2000. Après plusieurs expériences à l'étranger et en France, il occupe depuis 2013 la fonction de directeur général de PLAY International, une ONG pionnière en matière d'innovation sociale par le sport qui développe des programmes dans plus de vingt pays et auprès de 850 000 bénéficiaires. Il partage régulièrement son expérience à l'occasion de conférences.

  • Avant-propos C'est ici que ça va se passer ; chapitre 1 Éthiopie - Turbulent paradis de la bière ; chapitre 2 L'histoire - La conquête de l'Afrique ; chapitre 3 Nigeria - Intégration à tous égards ; chapitre 4 Vente et marketing - Guerres de la bière ; chapitre 5 Sierra Leone - Le mystérieux ange gardien ; chapitre 6 Impact - Créativité comptable ; chapitre 7 Afrique du Sud - Bataille pour les townships ; chapitre 8 Commerce socialement responsable - Alcool et philanthropie ; chapitre 9 Burundi - Les dictateurs vont et viennent, Heineken reste ; chapitre 10 Travailler chez Heineken - On violait ces femmes ; chapitre 11 Congo - C'est ici qu'on apprend les ficelles du métier ; chapitre 12 Zones de conflit - Éthique en temps de guerre et de dictature ; chapitre 13 Rwanda - Brasser de la bière pour des génocidaires ; chapitre 14 Et Heineken ? - Réactions et stratégie ; chapitre 15 Mozambique - Avantages fiscaux en échange de propagande ; Conclusion Une île de perfection dans un océan de misère ; Épilogue de la version française le patron et la promotrice

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