Viviane Hamy

  • " Mon roman est un portrait d'artiste mais également un portrait de femme. À travers le personnage d'Ariane Claessens, j'ai travaillé à ma propre définition de la grâce, un mélange paradoxal de force et de fragilité. Ariane en est l'incarnation. Je l'ai voulue la plus humaine possible, c'est-à-dire pleine de contradictions. " Alexis Ragougneau

    " Un jour, dans mille ans, un archéologue explorera ton refuge. Il comprendra que l'ouvrage militaire a été´ recyclé en ermitage. Et s'il lui vient l'idée de gratter sous la peinture ou la chaux, il exhumera des fresques colorées intitulées
    La Vie de David Claessens en sept tableaux. Je les connais par coeur, ils sont gravés à tout jamais dans ma médiocre mémoire, je peux vous les décrire, si vous voulez faire travailler votre imaginaire :




    L'enfant prodige choisit sa voie.
    Il suscite espoirs et ambitions.
    Le fils trébuche, s'éloigne, ressasse.
    Dans son exil, l'enfant devient un homme.
    Le fils prodigue, tentant de regagner son foyer, s'égare.
    Blessé, il dépérit dans sa prison de béton.



    Mais à la différence des tapisseries de New York, ton histoire est en cours ; il nous reste quelques tableaux à écrire, toi et moi, et je ne désespère pas de te faire sortir un jour du bunker. La clé de ton enclos, de ta cellule 77, c'est moi qui l'ai, David. Moi, Ariane, ta soeur. "

  • Soleil de juin Nouv.

    Enzo, 13 ans, est délaissé par sa mère. Ni bonne, ni mauvaise, elle ne sait pas vivre sans amants depuis la mort de son mari. Quand Enzo l'entend jouir avec l'une de ses nouvelles conquêtes, il quitte sa banlieue natale et rejoint Greg, son grand frère. C'est l'été, la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. La colère laisse place à la curiosité de retrouver son aîné. Grâce à Greg, figure paternelle et masculine dont il envie la beauté (et la taille du pénis), Enzo livre ses complexes, ses espoirs et son impatience d'être « grand ». Parenthèse bucolique et lumineuse, Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience, avec ce sentiment d'avoir enfin une chance à saisir et que le bonheur est là, à portée de main.

    Né en 1982, Thomas Oussin a passé son enfance dans un petit village de la Nièvre, auquel il reste profondément attaché. Après une maîtrise de Lettres Classiques obtenue à Dijon, il enseigne le français, le latin et le grec d'abord à Pantin puis à Paris. Parallèlement à son métier d'enseignant, il suit une formation d'acteur au Cours Florent et joue dans deux longs-métrages. Il s'adonne également au dessin ainsi qu'à l'écriture de scénarios et de chansons.

  • - On s'appelle Dutheil. Avant, on s'appelait Deutsch, mais maintenant c'est Dutheil. Dutheil, c'est très bien. En France, il y a plein de Dutheil.Il y en a qui n'ont pas de h mais nous, on a gardé le h, comme le h de Deutsch. [...] Avec un nom comme celui-là, il n'y a rien à craindre.À sept ans, le narrateur apprend de ses parents qu'ils ont changé de nom, mais il n'accorde pas grande importance à ce secret. Quelques années plus tard, à la faveur d'un jeu reposant sur l'étymologie des patronymes, il révèle en classe son « vrai » nom. Quand l'enfant le raconte à ses parents, le soir même, il n'a aucune idée de la boîte de Pandore qu'il vient d'ouvrir. Car de Dutheil à Deutsch surgissent une multitude de questions que l'oubli et le silence privent de réponses.J'ai 7 ans est l'histoire d'une révélation qui tire sa force de sa pudeur.

    Laurent Dutheil est né à Paris en 1956. Avocat, homme politique, responsable de collectivités publiques, il a créé avec Jean-Paul Huchon le « Lieu du design », organisme d'innovation et de recherche qui invite au mariage de l'art et de l'industrie organisant de nombreuses expositions.

  • « Comment résoudre définitivement tous les problèmes que se posent l'être humain ? Comment faire qu'il cesse d'avancer d'erreurs en fourvoiements ? Fred Vargas nous livre un petit opus d'un humour dévastateur. Où l'on comprend enfin pourquoi le bus n'arrive jamais, pourquoi le sable s'enfuit lorsqu'on le serre ou pourquoi il est bon de parler sans arrêt. Bref, ce petit traité est indispensable ! » - Le Nouvel Observateur

  • « Qu'est-ce qui vaut le plus cher ? Une oeuvre de jv ou le risque de devenir la sixième victime connue d'une entreprise qui nous dépasse ? Comportement suicidaire ou génie des affaires ? La distinction entre les deux se révèle de plus en plus mince. Risquer sa vie, c'est aussi excitant que risquer sa mise, pour des individus riches et peut-être blasés. »Le narrateur, un expert en art contemporain, est chargé par un groupe de collectionneurs surnommé « le consortium de l'angoisse », d'enquêter sur des incidents étranges ayant entraîné la mort de certains d'entre eux. Il constate que le seul point commun entre les victimes serait leur passion pour les créations d'un certain « jv »...Provocation ? Bluff ? Manigance d'une organisation criminelle d'ampleur mondiale ou d'un serial artiste doublé d'un serial killer ?François Vallejo avec Efface toute trace embarque son lecteur au coeur d'une enquête palpitante où les apparences sont autant de trompe l'oeil s'éclairant les uns les autres. À la question de ce qu'est une oeuvre d'art, se révèle la contemporanéité d'un monde avec ses fantasmes et ses réalités dans toute leur cruauté et leur vanité. Talentueux et féroce.

    François Vallejo sait de mieux en mieux d'où il vient et cherche de moins en moins à savoir où il va.La seule voie qu'il persiste à suivre est celle du roman, et c'est pour lui un chemin de traverse.Il a exploré une dizaine d'itinéraires singuliers, depuis Vacarme dans la salle de bal, en 1998 jusqu'à Hôtel Waldheim en 2018.Il considère que, sur ces routes secrètes de la vie et des romans qu'il découvre comme elles viennent, le plaisir d'aller dépasse le bonheur d'arriver.

  • Courir toujours plus vite, plus loin, à en user son corps, sa jeunesse, ses rêves...
    Anthime est un gamin comme les autres quand il découvre, avec sa soeur, la bourgade sans caractère où ses parents emménagent. Jusqu'au jour où il se démarque par sa rapidité à la course et devient le Pélican, une sorte de mythe dans la région.
    Seulement l'adulation, la notoriété et le succès se fracassent sans rémission quand ses tendons d'adolescent mal entraîné le trahissent en plein élan...

  • Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons ? les mêmes qui torturaient déjà son père. Quand a-t-il basculé? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite ?

  • PAYS : Inconnu REGIME : Totalitaire ENNEMI PUBLIC N°1 : La littérature NOM : 1075 / PARTICULARITE : Analphabète Désormais, seuls circulent librement les livres officiels. Le Grand a mis au point les « Manifestations À Haut Risque », des lectures publiques qui ont lieu dans des stades de plus en plus grands pour permettre de réunir toujours plus de consommateurs. Sy déchaînent les passions furieuses des spectateurs. Les Agents de sécurité impérativement analphabètes sont engagés et formés pour veiller au strict déroulement du spectacle, éviter les débordements excessifs.
    1075, compétiteur formidablement robuste et endurant, issu de nulle part et incapable de déchiffrer la moindre lettre, est lAgent parfait. Il atteint vite le sommet...

  • À la fois autoanalyse et thérapie de groupe, mais loin de toute démonstration académique ou érudite, ce traité se propose, avec humour et autodérision, d'alléger notre tracas, de déposer ce fardeau sur le bord du chemin. Cette douce rébellion est un voyage initiatique au coeur de la pensée zigzagante de l'auteur, en quête de béatitude et d'harmonie.

  • C'est l'histoire de Lua, une petite fille qui passe son temps avec Eddy, son voisin, un vieux rocker! Dans cette petite ville tranquille du sud des États-Unis, il était son seul ami. Puis Lua a grandi. Ses parents n'ont rien compris, rien vu. Mais cela les intéresse-t-il vraiment ? Lua ne sera plus une enfant sage.

  • Né dune mère indienne de la tribu Nez-Percés et dun père américain richissime héritier. Ainsi se présente Nicholas Stanley. Il dévore E.A. Poe, H.D. Thoreau, Stephen King, les comics. Il dessine, enivre sa solitude de musiques et de films. Rebelle sans cause, il croise Pearl Van Leu, lartiste vietnamienne de dix ans son aînée, qui linitie à la révolte, au grunge et au sexe. Confronté à la spirale de lautodestruction, Nick fuit vers le Grand Nord, puis vers lAmérique latine , où la vie, selon lui, sapparente à celle, rude, digne et fière des Origines. Sur la route, pourtant, les rencontres excitent ses démons. Et commence la lente descente aux enfers...
    Cet Itinéraire est celui dun « voyant », la trajectoire dun Rimbaud métis du XXIe siècle.

  • « Savez-vous pourquoi l'on a accepté de nous livrer ainsi à vous, dans ce que nous avons de plus intime. C'est parce que vous avez marché avec nous. Vous avez couru à nos côtés, la caméra embarquée. Vous avez marché aux côtés de nos mères, lorsqu'elles vendaient nos haricots, nos oeufs et notre lait. Vous avez partagé la sueur de nos mères. Vous les avez suivies tout le temps. Vous nous suivez partout, que nous nous battions, que nous vendions, que nous produisions. Vous avez constaté une chose : nous marchons. Nous marchons toujours. La marche est notre socle, le fondement de notre petite civilisation de femmes. Nous marchons pour vendre, nous courons pour fuir mais nous marchons encore pour tuer. » Dans ce pays d'Afrique, la guerre civile fait rage et nul destin n'est tracé. Celui de Séraphine s'annonce heureux - elle épousera bientôt l'homme qu'elle aime -, mais il bascule lorsque des miliciens saccagent son village. Elle perd alors toute sa famille, et son innocence. Sauvée in extremis grâce à l'intervention d'une faction de l'armée régulière conduite par l'exceptionnelle Blandine, elle se joindra à sa troupe de « Lionnes impavides », qui luttent dans l'espoir fou d'un retour à la paix. Il est impossible de lâcher ce roman - d'une pudeur et d'une justesse saisissantes -, hymne à l'héroïsme des êtres qui transforment leurs silences en un cri de courage et de fureur. Céline Lapertot, 29 ans, est professeur de français. Des femmes qui dansent sous les bombes est son second livre aux éditions Viviane Hamy.

  • 1954, la guerre d'Indochine touche à sa fin. Dans un hôpital militaire français de Hanoï, Mai, une jeune Annamite qui aide les équipes médicales, croise le regard de Yann, un soldat breton blessé à la poitrine. C'est le coup de foudre. La fougue, la candeur, la jeunesse leur font croire qu'ils pourront vivre librement leur passion. Mais le père de Mai, juge influent, l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille...

  • En dépit de la nourriture que ses parents lui imposent et qu'il rejette avec constance, Élie Élian s'attarde à l'arrière du restaurant qui s'est ouvert dans son quartier. Les gestes qu'il observe, les effluves dont il se délecte sont une révélation : il sera chef-cuisinier. Son passage dans l'établissement de la veuve Maudor sera déterminant. Elle l'initie à l'amour fou et lui offre d'exercer son incroyable génie culinaire. Puis ses errances dans un Paris en proie aux émeutes le mèneront jusqu'au Trapèze, le restaurant où son destin de magicien des sens, des goûts et des saveurs s'accomplira.

  • Un soir, quelque part dans un château aux tréfonds des terres de l'ouest, au milieu d'un XIXe siècle français en turbulence, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. Le vieux baron de L'Aubépine est mort, un fils le remplace. Lui, Lambert, le gardechasse, aurait dû être un serviteur à l'âme trop près de ses bois, au caractère trop probe, à la meute de chiens trop sauvage et à la fille trop belle pour s'entendre avec ce nouveau baron, si plein de folies politiques, d'obsession des corps de maladie rentrée.
    Non, entre lui et le jeune de L'Aubépine, l'entente n'était pas pensable, c'était d'emblée sensible, l'affaire aurait dû rester là.
    L'affaire n'en restera pas là. Elle va durer dix années, et s'achèvera en carnages.

  • Charlotte a 17 ans. Elle a tué son père. Pourquoi? Dans une lettre adressée au juge devant lequel elle répondra de ses actes dans quelques heures, elle pousse le cri qui la libérera... peut-être. Ce récit bouleverse parce que Céline Lapertot a trouvé le

  • « Fleur et Sang » entrelace deux destins, deux époques.
    Né sous Louis XIV, Urbain Delatour fait son apprentissage auprès de son père, maître chirurgien apothicaire, tout en s'interrogeant sur son manque d'ardeur à embrasser la profession familiale, quand il est foudroyé par la vision des seins et des cuisses d'Isabelle de Montchevreüil... Dans la France d'aujourd'hui, Étienne Delatour, l'éminent cardiologue, pétrissant les chairs, tranchant les poitrines, prêt à tout pour sauver ses patients, est, lui, fasciné par Irène Saint-Aubin l'intrigante. Mais la passion le mènera au bord du précipice. Quels liens mystérieux se tissent, par-delà le temps, entre ces deux vies d'exception ?

  • Quand s'ouvre ce roman, Alix apprend que son demi-frère, Alban Joseph, a changé de nom pour devenir Albdelkrim Youssef et a basculé dans l'extrémisme musulman.
    Elle tente de saisir les « métamorphoses » de cet être si proche d'elle, et d'enrayer le processus. Qui est Alban ? Quand a-t-il basculé et jusqu'où sa quête de sensations fortes va-t-elle le mener?
    Métamorphoses coupe le souffle par son analyse féroce des méfaits que peuvent provoquer les dérives de notre époque sur des individus en quête d'un destin.

  • Groom commence au centre Pompidou, Véra Carmi se précipite vers le 5e étage, vers le musée d'Art moderne où l'attend le corps de son supposé mari, Antoine...
    Après qu'il se fut affalé sur « le fauteuil club B3, une oeuvre de Marcel Breuer, un original de 1925 », Madame Achille et M. Alazard, le couple de gardiens de la section, ont traîné le malade dans un couloir, à l'abri des curieux. Ayant essayé de le ranimer, sans succès, ils se décident à appeler la seule personne dont ils ont retrouvé le numéro de téléphone dans les poches du mort. Lorsque Véra arrive sur place, c'est pour apprendre que le cadavre s'est volatilisé.
    Complètement dépassée par les événements, Véra Carmi s'en retourne chez elle où Antoine est déjà là...

  • Voici trois soeurs que l'on suit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la destruction du Mur de Berlin, et qui mènent leur destin individuel et commun au rythme du style impérieux de leur créateur. Le tuberculose de l'une, le mariage allemand de l'autre, la passion de la dernière pour un meurtrier en série tissent une étoffe rutilante, mêlant les trames des petites histoires individuelles à celle de la Grande. Ses héroïnes refusent de trahir les rêves et l'utopie de leur père, mort trop jeune. Chacune, à tour de rôle, prendra en charge les deux autres jusqu'à leur majorité, en dépit du conseil familial qui ne souhaite qu'une chose : la nomination d'un tuteur afin de mieux les dépouiller. Mais c'est sans compter la flamboyante Grand-Mère Madeleine qui met tout le monde dans sa poche grâce, en particulier, à son rire, symbole de la vie même, qui les soutient ingénument et impétueusement dans leur révolte et leur opposition à la tante Rosie...

  • 25 août 1988, s'embrase le Chiado, le plus vieux quartier de Lisbonne.
    De la fenêtre de son hôtel, François Vallejo est l'un des premiers à entendre le grondement des flammes, à voir le ciel se métamorphoser, à sentir les couleurs de l'incendie, le rouge, le jaune... grimper à toute allure les étages des magasins.
    Cette image s'est imprimée dans son regard et il restitue, vingt ans plus tard, des sensations, des émotions par le biais de cinq personnes qui refusent d'évacuer les lieux, pour s'enfoncer dans les décombres et les cendres...

  • Le Voyage des grands hommes est une pure fantaisie du XVIIIe. François Vallejo a abandonné pour un temps les problèmes des couples du XXe et XXIe siècles, pour se fondre dans la langue étincelante d'humour, le libertinage, la liberté de pensée, l'intelligence du siècle des Lumières. Il s'est immiscé dans un trou de la biographie de trois hommes qui symbolisent le siècle, Rousseau, Diderot et Grimm, pour les rassembler au cours d'un voyage en Italie « sponsorisé » - si j'ose dire ? par Madame de l'Epinay, protectrice de Rousseau et maîtresse de Grimm.
    Pour ce faire, elle leur prête et sa voiture et son valet, le sieur Lambert, qui sera le chroniqueur du voyage des trois Grands Hommes. Et le lecteur de se délecter de dialogues, de situation, de portraits de personnages et de villes...

  • N'appartenir, ou quand la colère se fait salvatrice et pleine d'humour... Né d'un père mauritanien, diplomate et musulman et d'une mère française, assistante sociale, professeure, athée et féministe, Karim Miské est une bizarrerie aux yeux de ses contemporains : une « tête d'Arabe avec des manières de Blanc ». Sans cesse ballotté entre toutes ses identités, il fera le choix de n'en accepter aucune.
    Cocasse, enlevé, généreux, provocateur et nécessaire, N'appartenir est un cri de liberté, à la fois récit d'un parcours atypique et radioscopie de la complexité du monde.

  • Gibbon est livreur pour les antiquités et meubles anciens pour un psychiatre, Victor, qui l'a pris sous on aile. Son destin prend une tournure singulière le jour où, alors qu'il descend les cinq étages de l'immeuble où se niche l'atelier de son « employeur » en portant allègrement une coiffeuse en vieux noyer aux bouts de ses bras, il percute Tatiana...
    L'amour fou, mais peut-on parler d'amour fou entre deux êtres si étranges ? Gibbon l'inquiet et Tatiana la fantasque, la folle des manèges, la si légère ?
    Peu à peu, le trio Gibbon, Victor, Tatiana va se déployer dans toutes les directions, la haine, le désir, le besoin de dominer, le besoin de détruire.

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