cherche midi (réédition numérique FeniXX)

  • L'Histoire d'une contamination est celle, due au virus du sida, de la mère de l'auteur. Lors d'une opération, le 26 mars 1985 à l'Hôtel-Dieu de Paris, Mme Dubois est à la fois sauvée du cancer et condamnée à mort : du sang infecté lui a été transfusé. Sans avoir su qu'elle était contaminée, Mme Dubois meurt, à soixante et onze ans, de tuberculose, le 7 août 1990, dans des "conditions épouvantables". Le 19 avril précédent, ne supportant plus de voir son épouse dans une telle déchéance, son mari s'était suicidé. Si, en décembre 1992, Claude Dubois n'avait pas retéléphoné à l'Hôtel-Dieu, jamais il n'aurait appris que c'est le sida qui a tué sa mère. Les dossiers présentés dans Histoire d'une contamination sont ceux, adressés par Claude Dubois, au Fonds d'indemnisation en 1993, et, en 1994, à la Cour d'appel. Dubois y expose toutes les conséquences de l'infection de sa mère. À partir d'un cas privé, Histoire d'une contamination exprime l'infini lamento des victimes du sang contaminé. Des milliers de gens ont été les laissés pour compte de négligences, d'erreurs, de fautes commises par d'autres hommes, médecins ou serviteurs de l'État. Tous ont à se plaindre, ou leurs proches s'ils ne sont plus là pour faire entendre leur voix. Une impression poignante s'exhale des textes de Claude Dubois. Humain, rien qu'humain, Dubois est sans haine, mais non sans reproches, à l'égard de ceux dont la responsabilité a été reconnue dans le drame du sang contaminé. De la nécessité financière d'écouler des stocks de sang infecté à l'observance de grands principes au mépris de la simple prudence jusqu'au médecin de famille qui ne prendra pas la peine de dire à Claude Dubois la vérité sur la mort de sa mère, l'inhumanité a revêtu bien des masques.

  • Carine Hutsebaut est une jeune femme pas tout à fait ordinaire. Elle est profileuse de criminels. Tueurs en série, violeurs et surtout pédophiles, tous ceux que la société condamne sans appel l'intéressent, et ce n'est ni pour les défendre ni pour les absoudre, mais pour comprendre leur psychologie et par conséquent aider à élucider des crimes qui répondent tous à certains rituels. Plus que son diplôme de criminologue, Carine Hutsebaut revendique celui qui n'existe pas : victimologue. Car à tout coupable correspond un profil de victime, et c'est aussi dans le récit des parents de victimes que, après ses heures dans les parloirs des prisons ou à son cabinet de thérapeute, elle cherche la clé des affaires. Van Geloven fut son premier sujet examiné. L'assassin qui poussa le président du tribunal à ordonner le huis-clos, par égard pour la sensibilité de l'assistance. Lors de l'affaire Dutroux, elle a établi dans la presse un profil précis du coupable mais personne n'en tint compte. Car c'est aussi le système qu'elle dénonce, ses mécanismes rigides qui freinent les enquêtes ; la formation de la police, trop classique, nombre d'enquêteurs considérant qu'un « monstre » doit avoir le physique de l'emploi ! À la demande des familles de victimes ou de coupables, de la justice, de la police, et jusqu'au FBI, Carine Hutsebaut cherche, réfléchit et compare. Sa méthode est simple : écouter, sans frémir ni juger. Il y a quinze ans qu'elle a dit non à la fatalité. C'est une passionnée de l'âme humaine, autant qu'une femme exerçant un étrange métier, qui s'adresse aujourd'hui à nous.

  • L'Histoire d'une contamination est celle, due au virus du sida, de la mère de l'auteur. Lors d'une opération, le 26 mars 1985 à l'Hôtel-Dieu de Paris, Mme Dubois est à la fois sauvée du cancer et condamnée à mort : du sang infecté lui a été transfusé. Sans avoir su qu'elle était contaminée, Mme Dubois meurt, à soixante et onze ans, de tuberculose, le 7 août 1990, dans des "conditions épouvantables". Le 19 avril précédent, ne supportant plus de voir son épouse dans une telle déchéance, son mari s'était suicidé. Si, en décembre 1992, Claude Dubois n'avait pas retéléphoné à l'Hôtel-Dieu, jamais il n'aurait appris que c'est le sida qui a tué sa mère. Les dossiers présentés dans Histoire d'une contamination sont ceux, adressés par Claude Dubois, au Fonds d'indemnisation en 1993, et, en 1994, à la Cour d'appel. Dubois y expose toutes les conséquences de l'infection de sa mère. À partir d'un cas privé, Histoire d'une contamination exprime l'infini lamento des victimes du sang contaminé. Des milliers de gens ont été les laissés pour compte de négligences, d'erreurs, de fautes commises par d'autres hommes, médecins ou serviteurs de l'État. Tous ont à se plaindre, ou leurs proches s'ils ne sont plus là pour faire entendre leur voix. Une impression poignante s'exhale des textes de Claude Dubois. Humain, rien qu'humain, Dubois est sans haine, mais non sans reproches, à l'égard de ceux dont la responsabilité a été reconnue dans le drame du sang contaminé. De la nécessité financière d'écouler des stocks de sang infecté à l'observance de grands principes au mépris de la simple prudence jusqu'au médecin de famille qui ne prendra pas la peine de dire à Claude Dubois la vérité sur la mort de sa mère, l'inhumanité a revêtu bien des masques.

  • Carine Hutsebaut est une jeune femme pas tout à fait ordinaire. Elle est profileuse de criminels. Tueurs en série, violeurs et surtout pédophiles, tous ceux que la société condamne sans appel l'intéressent, et ce n'est ni pour les défendre ni pour les absoudre, mais pour comprendre leur psychologie et par conséquent aider à élucider des crimes qui répondent tous à certains rituels. Plus que son diplôme de criminologue, Carine Hutsebaut revendique celui qui n'existe pas : victimologue. Car à tout coupable correspond un profil de victime, et c'est aussi dans le récit des parents de victimes que, après ses heures dans les parloirs des prisons ou à son cabinet de thérapeute, elle cherche la clé des affaires. Van Geloven fut son premier sujet examiné. L'assassin qui poussa le président du tribunal à ordonner le huis-clos, par égard pour la sensibilité de l'assistance. Lors de l'affaire Dutroux, elle a établi dans la presse un profil précis du coupable mais personne n'en tint compte. Car c'est aussi le système qu'elle dénonce, ses mécanismes rigides qui freinent les enquêtes ; la formation de la police, trop classique, nombre d'enquêteurs considérant qu'un « monstre » doit avoir le physique de l'emploi ! À la demande des familles de victimes ou de coupables, de la justice, de la police, et jusqu'au FBI, Carine Hutsebaut cherche, réfléchit et compare. Sa méthode est simple : écouter, sans frémir ni juger. Il y a quinze ans qu'elle a dit non à la fatalité. C'est une passionnée de l'âme humaine, autant qu'une femme exerçant un étrange métier, qui s'adresse aujourd'hui à nous.

  • Des centaines d'hommes se noient chaque année dans la Méditerranée en tentant - du détroit de Gibraltar à l'Adriatique - de gagner l'Europe sur des embarcations de fortune à partir des côtes africaines. Fawzi Mellah a décidé de suivre le périple d'un groupe d'immigrés clandestins et il est parti d'un port proche de Tunis sur une barque. Il nous dit les peurs et les espoirs de ces damnés de la mer prêts à tout pour assurer un devenir aux leurs. De la traversée aux passages illégaux de plusieurs frontières, de la brutalité des douaniers à la cupidité des passeurs, c'est à un voyage au bout de l'horreur qu'il nous convie. Et pourtant, aucun pathos ne se glisse sous sa plume. Son document est un constat froid et implacable sur un des drames humains d'aujourd'hui, né des nouveaux soubresauts de l'Histoire et du nouvel ordre économique mondial.

  • Gustave Courbet (1819-1877) est né à Ornans, dans le Doubs. Il est toujours resté fidèle à la Franche-Comté, quoique devenu parisien. Du moins jusqu'au moment où il dut s'exiler en Suisse. En effet, peintre célèbre dans toute l'Europe, il fut rendu responsable de la destruction de la colonne Vendôme sous la Commune. Courbet, peu de temps auparavant, avait appelé à son « déboulonnage ». Il est vrai que, par ailleurs, il s'impliqua nettement dans la Commune de Paris, en devenant une sorte de ministre des Beaux-arts, après avoir été élu président de la Fédération des artistes. C'est, en fait, à la protection des monuments historiques, et particulièrement des collections du Louvre qu'il se consacra. Parmi les communards, c'était un modéré, tendance Proudhon. Il n'en paya pas moins cet engagement de quelques mois de prison, dès la reprise de Paris par les Versaillais. Plus tard, il fut condamné à payer les frais de rétablissement de la colonne. On lui en voulait, surtout, d'avoir toujours été un artiste engagé dans la gauche républicaine, socialiste et anticléricale, un artiste pour qui l'art se devait d'être politique, un artiste révolutionnaire. Courbet fut très tôt le leader de l'opposition à l'académisme alors que celui-ci ânonnait les vieilles recettes allégoriques de la peinture classique et que le romantisme n'en bouleversait guère les règles conventionnelles. Élargissant une troisième voie, qui n'était encore que timidement empruntée (notamment par Millet et Corot) entre celles que balisaient Delacroix et Ingres, il fut le maître du réalisme. Peintre de la nature, des paysages de la vallée de la Loue, de la chasse et des animaux traqués par les chasseurs, il fut aussi un grand portraitiste. C'est surtout par des compositions monumentales (Un enterrement à Ornans, L'Atelier) qu'il se fit remarquer et qu'il heurta la bonne conscience artistique, surtout quand les préoccupations sociales (Les Casseurs de pierre) ou érotiques (Le Sommeil) y étaient flagrantes.

  • Des centaines d'hommes se noient chaque année dans la Méditerranée en tentant - du détroit de Gibraltar à l'Adriatique - de gagner l'Europe sur des embarcations de fortune à partir des côtes africaines. Fawzi Mellah a décidé de suivre le périple d'un groupe d'immigrés clandestins et il est parti d'un port proche de Tunis sur une barque. Il nous dit les peurs et les espoirs de ces damnés de la mer prêts à tout pour assurer un devenir aux leurs. De la traversée aux passages illégaux de plusieurs frontières, de la brutalité des douaniers à la cupidité des passeurs, c'est à un voyage au bout de l'horreur qu'il nous convie. Et pourtant, aucun pathos ne se glisse sous sa plume. Son document est un constat froid et implacable sur un des drames humains d'aujourd'hui, né des nouveaux soubresauts de l'Histoire et du nouvel ordre économique mondial.

  • Gustave Courbet (1819-1877) est né à Ornans, dans le Doubs. Il est toujours resté fidèle à la Franche-Comté, quoique devenu parisien. Du moins jusqu'au moment où il dut s'exiler en Suisse. En effet, peintre célèbre dans toute l'Europe, il fut rendu responsable de la destruction de la colonne Vendôme sous la Commune. Courbet, peu de temps auparavant, avait appelé à son « déboulonnage ». Il est vrai que, par ailleurs, il s'impliqua nettement dans la Commune de Paris, en devenant une sorte de ministre des Beaux-arts, après avoir été élu président de la Fédération des artistes. C'est, en fait, à la protection des monuments historiques, et particulièrement des collections du Louvre qu'il se consacra. Parmi les communards, c'était un modéré, tendance Proudhon. Il n'en paya pas moins cet engagement de quelques mois de prison, dès la reprise de Paris par les Versaillais. Plus tard, il fut condamné à payer les frais de rétablissement de la colonne. On lui en voulait, surtout, d'avoir toujours été un artiste engagé dans la gauche républicaine, socialiste et anticléricale, un artiste pour qui l'art se devait d'être politique, un artiste révolutionnaire. Courbet fut très tôt le leader de l'opposition à l'académisme alors que celui-ci ânonnait les vieilles recettes allégoriques de la peinture classique et que le romantisme n'en bouleversait guère les règles conventionnelles. Élargissant une troisième voie, qui n'était encore que timidement empruntée (notamment par Millet et Corot) entre celles que balisaient Delacroix et Ingres, il fut le maître du réalisme. Peintre de la nature, des paysages de la vallée de la Loue, de la chasse et des animaux traqués par les chasseurs, il fut aussi un grand portraitiste. C'est surtout par des compositions monumentales (Un enterrement à Ornans, L'Atelier) qu'il se fit remarquer et qu'il heurta la bonne conscience artistique, surtout quand les préoccupations sociales (Les Casseurs de pierre) ou érotiques (Le Sommeil) y étaient flagrantes.

  • Comment et pourquoi devient-on écrivain ? Dix-huit écrivains répondent : autant de portraits à vif tracés dans la vie d'écrivain de chacun, avec ses manies d'écriture, ses problèmes techniques, sa position par rapport à ses confrères ou les écoles littéraires, ou même ses regrets éventuels... Une analyse vivante de la littérature d'aujourd'hui.

  • Comment et pourquoi devient-on écrivain ? Dix-huit écrivains répondent : autant de portraits à vif tracés dans la vie d'écrivain de chacun, avec ses manies d'écriture, ses problèmes techniques, sa position par rapport à ses confrères ou les écoles littéraires, ou même ses regrets éventuels... Une analyse vivante de la littérature d'aujourd'hui.

  • Le 1er janvier 1999, l'Europe vivra, avec la création de l'euro, un événement unique. Pour la première fois dans l'histoire économique contemporaine, onze pays sur les quinze que compte l'Union européenne auront renoncé volontairement à leur monnaie nationale pour adopter une monnaie unique et unir leur destin monétaire. Une formidable aventure dans laquelle se sont engagés près de 300 millions d'Européens. Avec le double espoir de faire de l'euro l'instrument d'une meilleure intégration européenne et un facteur de rééquilibrage du système monétaire international susceptible, à terme, d'atténuer l'actuelle suprématie du dollar américain. La parole est maintenant aux acteurs de la vie économique : financiers, industriels, consommateurs, épargnants, investisseurs. Désormais, c'est au monde des affaires que revient le devoir de se réapproprier l'euro, d'expliquer les avantages - ou les inconvénients - qu'il pense retirer d'une Europe monétairement unie et de l'accroissement de la concurrence qui va nécessairement en résulter. C'est à cet exercice que se sont livrés, dans le présent ouvrage, les présidents-directeurs généraux de quelques-uns des principaux groupes français, représentatifs de l'industrie, de la finance et des services. Chefs d'entreprise, ils s'expriment sur le nouveau paysage résultant de la création d'Euroland. Citoyens du monde, ils évoquent l'avenir politique de l'Europe, bientôt élargie aux pays de l'Est, et le rôle dévolu désormais à la Nation comme à la région.

  • Charles de Gaulle a déjà suscité de nombreux livres. Mais il n'existe pas - ou peu - d'ouvrages qui, à l'égal de celui-ci, montrent dans une perspective chronologique combien il sut incarner l'homme des refus, mais aussi des recours. De mai-juin 1940 à mai 1968, en passant par mai 1958, les barricades de janvier 60, le putsch d'Alger en avril 61, la crise de Berlin de 1958 à 1961, celle de Cuba en octobre 62 et le conflit israélo-arabe de juin 67, l'auteur explique comment de Gaulle, mieux qu'aucun autre politique de son temps, réussit à exploiter les circonstances pour réaliser ses objectifs, le premier d'entre eux étant de rendre à la France sa grandeur et sa mission libératrice. Il souligne, en outre, combien fut présente, chez le fondateur de la Ve République, la préoccupation de pourvoir l'État des instruments nécessaires à la prévention et la gestion des crises du futur.

  • Qui n'a rêvé, un jour, de monter dans un train qui partirait à l'aventure ? Philippe Mélul a concrétisé ce rêve, en réalisant le premier tour du monde en train. Pendant un an, il a emprunté les trains les plus prestigieux (Transsibérien, Orient-Express, Indian Pacific), et les plus insolites (train du Négus de Djibouti à Addis-Abeba, Nariz del Diablo en Équateur, train du col du Condor en Bolivie), pour parcourir cinq continents, trente pays, totalisant plus de 52 000 km en quelque 1 200 heures sur les rails. « Couché mou », « assis dur », debout, perché sur le toit, accroché à la locomotive, coincé entre des ballots, voyageurs en surnombre et volailles, Philippe Mélul a vu des paysages grandioses, traversé des villes chargées d'Histoire, rencontré des hommes qui l'ont initié à leur culture. Sa vision du monde a changé, et sa vie également puisque, au cours de son périple, il a rencontré Elena, une Argentine devenue sa femme.

  • Qui n'a rêvé, un jour, de monter dans un train qui partirait à l'aventure ? Philippe Mélul a concrétisé ce rêve, en réalisant le premier tour du monde en train. Pendant un an, il a emprunté les trains les plus prestigieux (Transsibérien, Orient-Express, Indian Pacific), et les plus insolites (train du Négus de Djibouti à Addis-Abeba, Nariz del Diablo en Équateur, train du col du Condor en Bolivie), pour parcourir cinq continents, trente pays, totalisant plus de 52 000 km en quelque 1 200 heures sur les rails. « Couché mou », « assis dur », debout, perché sur le toit, accroché à la locomotive, coincé entre des ballots, voyageurs en surnombre et volailles, Philippe Mélul a vu des paysages grandioses, traversé des villes chargées d'Histoire, rencontré des hommes qui l'ont initié à leur culture. Sa vision du monde a changé, et sa vie également puisque, au cours de son périple, il a rencontré Elena, une Argentine devenue sa femme.

  • Le 1er janvier 1999, l'Europe vivra, avec la création de l'euro, un événement unique. Pour la première fois dans l'histoire économique contemporaine, onze pays sur les quinze que compte l'Union européenne auront renoncé volontairement à leur monnaie nationale pour adopter une monnaie unique et unir leur destin monétaire. Une formidable aventure dans laquelle se sont engagés près de 300 millions d'Européens. Avec le double espoir de faire de l'euro l'instrument d'une meilleure intégration européenne et un facteur de rééquilibrage du système monétaire international susceptible, à terme, d'atténuer l'actuelle suprématie du dollar américain. La parole est maintenant aux acteurs de la vie économique : financiers, industriels, consommateurs, épargnants, investisseurs. Désormais, c'est au monde des affaires que revient le devoir de se réapproprier l'euro, d'expliquer les avantages - ou les inconvénients - qu'il pense retirer d'une Europe monétairement unie et de l'accroissement de la concurrence qui va nécessairement en résulter. C'est à cet exercice que se sont livrés, dans le présent ouvrage, les présidents-directeurs généraux de quelques-uns des principaux groupes français, représentatifs de l'industrie, de la finance et des services. Chefs d'entreprise, ils s'expriment sur le nouveau paysage résultant de la création d'Euroland. Citoyens du monde, ils évoquent l'avenir politique de l'Europe, bientôt élargie aux pays de l'Est, et le rôle dévolu désormais à la Nation comme à la région.

  • Que de changements durant ces deux dernières décennies ! L'accélération des progrès de la connaissance, la rapidité de leur application pratique ont bouleversé les valeurs fondamentales et l'éthique de la médecine. Celle-ci, fidèle à sa vocation d'aide et de réconfort, est devenue à la fois religion et bien de consommation. En nous livrant son expérience, en redéfinissant une profession et en proposant des remèdes à la crise qui touche l'ensemble du monde médical, l'auteur lance un défi aux idées reçues et propose des solutions réalistes pour le futur millénaire.

  • L'homme a enfin le droit de vivre sa vie, toute sa vie, celle qu'il porte depuis la nuit des temps dans ses gènes. Jusqu'au XIXe siècle, heureux et rares furent ceux qui dépassaient la quarantaine. La mort guettait à tous les âges, la vieillesse commençait à trente ans. Aujourd'hui, rares sont ceux qui n'atteignent pas 70 ans, 80 ans, et bientôt 90, 100 ans... La vieillesse et la mort reculent à pas de géant, remises à plus tard par une maturité qui se prolonge. Trente années vitales ont été gagnées, et on peut faire mieux encore ! Nos sociétés occidentales n'ont pas pris toute la mesure de cette révolution de la longévité qu'elles sont les premières à vivre. Les consciences et les systèmes évoluent moins rapidement que l'espérance de vie. Nos générations doivent répondre à des questions qui ne se sont jamais posées (du moins collectivement). Qu'allons-nous faire de nos soixante ans ? de nos soixante-dix ans ? de nos quatre-vingts ans ? Quelle société ferons-nous naître du « Nouvel Âge » de l'Homme ? Les auteurs s'appuient sur les prévisions démographiques, sociales et médicales des prochaines décennies pour ébaucher un scénario. Armé de ces nouvelles données et des « pistes » explorées, à chacun de préparer son rôle et à tous d'inventer la société de demain.

  • Ce livre représente la première étude approfondie sur la longévité humaine symbolisée par les centenaires ; ils sont près de 6 000 en France aujourd'hui, et leur nombre ne cesse de croître. L'allongement de la durée de vie est un des phénomènes démographiques les plus importants de cette fin de siècle. Son étude est apparue essentielle à l'auteur de ce livre, le docteur Michel Allard. L'ouvrage qu'il a réalisé est le fruit d'enquêtes minutieuses conduites avec une précision scientifique. Il relate également les résultats essentiels de l'étude menée par la Fondation Ipsen, en collaboration avec des centaines de médecins. Voici un document passionnant qui nous entraîne à la recherche du secret des centenaires et donne des éléments de réponse à la question : « Comment vivre centenaire aujourd'hui ? »

  • « Nos débarquements dans la région de Cherbourg-Le Havre n 'ont pas réussi à Conquérir une tête de pont suffisante. J'ai dû rappeler les troupes. Ma décision d'attaquer en ce point et en ce moment se fondait sur les renseignements les plus sûrs dont je disposais. »
    «L'armée, l'Aviation, la Marine ont fait tout ce que leur bravoure et leur dévouement au devoir pouvaient accomplir. Si quelques fautes ont été commises, j'en porte seul la responsabilité."
    Ce document exceptionnel est le texte écrit le 5 juin 1944 par le général Eisenhower pour le cas où le débarquement échouerait. Mieux que n'importe quel commentaire, il exprime les appréhensions du Haut Commandement allié devant ce qui restera la plus grande opération militaire de tous les temps.

  • Pour la quatrième fois, les électeurs seront appelés, en juin 1994, à désigner leurs députés européens. Mais le Parlement européen existe-t-il autrement qu'une fois tous les cinq ans, lors d'une modeste mobilisation du suffrage universel des douze pays de la Communauté, devenue depuis le 1er novembre 1993 l'Union européenne et qui devrait s'ouvrir à quatre nouveaux membres avant de devenir, vers la fin du siècle, la Grande Europe ? Telle est la question première qui sert de base de réflexion à l'auteur qui analyse ensuite les origines de cette institution, la recherche permanente de son identité ainsi que, depuis Maastricht, ses nouveaux pouvoirs et les conséquences qui en découlent. Alain Terrenoire, qui fut député au Parlement européen, est donc parfaitement qualifié pour éclairer le lecteur sur cette institution encore méconnue et souvent décriée. Avec lui, nous en suivons l'évolution, que les uns et les autres appellent - mais de façon nuancée - de leurs voeux. Le Parlement européen : le pour et le contre ? Au lecteur de juger.

  • Une battante et un caractère bien trempé ! Telle est Denise Petitdidier, directrice de théâtres (Mogador, Daunou) et productrice de films (Ce cher Victor et La Menace, notamment), qui vit comme elle conduit, pied au plancher. Atteinte d'un cancer du sein, elle va combattre le mal qui la ronge tout en continuant à exercer ses activités, car renoncer à ses « passions » aurait signifié qu'elle acceptait le verdict de la maladie. Denise Petitdidier relate son corps à corps contre le « crabe » sans fausse pudeur ni forfanterie. Elle dit la souffrance, la révolte, la solitude, la dépression après la mutilation que symbolise l'ablation d'un sein pour une femme, mais aussi l'odeur de la chimiothérapie, la chute des cheveux, le regard des autres. La vie se gagne est un témoignage implacable mais aussi un fantastique message d'espoir pour les malades et leurs proches.

  • Charles de Gaulle a déjà suscité de nombreux livres. Mais il n'existe pas - ou peu - d'ouvrages qui, à l'égal de celui-ci, montrent dans une perspective chronologique combien il sut incarner l'homme des refus, mais aussi des recours. De mai-juin 1940 à mai 1968, en passant par mai 1958, les barricades de janvier 60, le putsch d'Alger en avril 61, la crise de Berlin de 1958 à 1961, celle de Cuba en octobre 62 et le conflit israélo-arabe de juin 67, l'auteur explique comment de Gaulle, mieux qu'aucun autre politique de son temps, réussit à exploiter les circonstances pour réaliser ses objectifs, le premier d'entre eux étant de rendre à la France sa grandeur et sa mission libératrice. Il souligne, en outre, combien fut présente, chez le fondateur de la Ve République, la préoccupation de pourvoir l'État des instruments nécessaires à la prévention et la gestion des crises du futur.

empty