Alain Dartevelle

  • De quelles passions funestes certains personnages publics sont-ils la proie?
    Quels printemps houleux et conflits décisifs nos sociétés vont-elles bientôt devoir vivre? Comment donc a fini cet Etat Belgica dont le sort se décidait en un étrange casino ultramoderne? Barock Obamo fut-il un saint? Et depuis quand la vision des actualités entraîne-t-elle une addiction extrême?
    Autant de mystères que Dartevelle dissipe avec une ironie enjouée ou glacée. Autant de questions qui reçoivent des réponses où prospective et parodie, érotisme et fantastique jouent un rôle non négligeable.

  • Nous voici sur l'Astre des Délices, où le Vicaire général Omar Wangata a pour mission de prôner la religion de la Grande Béance au peuple des Sylvains - des êtres hybrides, aux sabots de cervidés et à l'anatomie partiellement végétale.
    Au fil des observations et anecdotes du prédicateur se succèdent des saynètes tragiques ou cruellement drôles, où ressortent les figures attachantes de Sylvains révoltés ou soumis. Telle Marjo, fille-fleur livrée aux convictions et fantasmes complexes d'Omar, pour une véritable descente aux enfers.
    Catéchisme du vide, Au nom du néant consacre, sur fond de bonne conscience, les effets mortifères des vérités importées, autant qu'imposées.

  • Nous sommes à Infinity City, ville immémoriale préservée comme par magie des conflits permanents et désastres climatiques qui sévissent dans le reste du monde. À Infinity City, où coexistent vices et espoirs les plus fous, mâtinés de pas mal d'illusions. À Infinity, où des enfants servent de chair à plaisir ou de chair à canon. Où les hommes ont leur sexe pour bâton d'aveugle et où des femmes instrumentalisées confondent affects et sentiments. À Infinity, où la vie s'écoule comme si de rien n'était, même si s'y joue annuellement une vaste comédie qui a pour nom Fin de l'Histoire.

    Avec ces huit histoires entrelacées sur le mode d'une composition musicale, Alain Dartevelle signe un livre qui tient du recueil et du roman, au fil duquel il nous fait vivre une de ces traversées dont il a le secret : celle des apparences.

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  • Les huit histoires d'Amours sanglantes se déroulent le plus souvent dans un futur reconnaissable et dans des lieux familiers sous leurs noms d'emprunt - des intrigues qui puisent aux sources d'une anticipation douce et d'un fantastique pur et dur, né de fantasmes d'amour et de mort.
    Huit histoires dont le fil conducteur, aussi rouge que le sang qui les entache, est apparemment l'amour fou des femmes. Mieux encore : l'amour fou furieux de femmes uniques dans l'instant même, puis, tout compte fait, délicieusement interchangeables dans la coulée du temps.
    Gorgées d'un érotisme pervers, ces histoires sont donc des passions, dans le double sens d'attirance extrême et de lente agonie, où possession de l'autre et dépossession de soi se confrontent jusqu'à la confusion totale. Puisque les amants en série ont bien, pour pire travers, la mégalomanie.

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  • En surface, Treize fois moi cultive le paradoxe de surtout parler d'autrui, en ce qu'au moins douze de ces textes se centrent sur des artistes bien réels, dont l'univers et la manière sont revisités sur le mode fictionnel. Tout en faisant la part belle à des écrivains (Borges, Dick, Kerouac, Simenon...), l'ambition est aussi d'évoquer des créateurs multiples (Dotremont), voire des plasticiens (Lautrec, David) ou même un musicien de la trempe de Glenn Gould. Serionsnous
    simplement conviés à des exercices de style et/ou d'admiration ? Rien n'est moins sûr. C'est qu'au fil des récits
    transparaît, corroborée par des citations liminaires, une remise en question de l'identité de ces artistes, tout comme de la propriété de leurs productions respectives. Les créations d'autrui considérées comme un libre-service culturel... Une conception à laquelle adhère ouvertement l'écrivain à l'oeuvre derrière douze prête-noms, mais qui, au fur et à mesure qu'il compose son florilège et se reflète dans tant de miroirs divergents, en vient à s'interroger sur sa propre personnalité. Un trouble qui culmine dans le texte final (Le treizième homme), où le signataire de l'ensemble, s'étant lancé à Prague sur
    les traces de Kafka, se retrouve confronté à ce qui reste de lui-même et peut faire sien le propos d'Oscar Wilde selon lequel "chaque grand homme de nos jours a ses disciples, et c'est habituellement
    Judas qui écrit sa biographie"... Alors se dévoile la véritable nature du livre : plus qu'un simple recueil d'hommages ironiques, l'intrication romanesque de textes faussement disparates, où est montrée en pleine action, telle une mise à mort, la dilution de ce leurre, éculé mais tenace, qui consiste à présenter l'artiste comme seul maître à bord de son oeuvre.

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  • Imago

    Alain Dartevelle

    • J'ai lu
    • 4 Janvier 1999
  • Terrestrial parade

    Alain Dartevelle

    L'existence ordinaire d'un être condamné à vivre ses fantasmes, la vengeance implacable d'un déçu de la vie, la brève transfiguration d'un bagnard du futur. La torture mentale de qui fait de sa vie une exhibition permanente, dûment rémunérée, et le spectacle atroce auquel sont conviés, à titre d'enseignement, une bande d'étudiants à qui l'on fait confondre mensonges et vérités. En sept nouvelles et un long récit, Alain Dartevelle reprend à son compte ce constat qui veut que l'enfer soit les autres. Quitte à le réinterpréter, voire à le pervertir. Car, loin de l'imagerie classique, ses espaces infernaux s'ancrent dans des mondes parallèles propres à la science-fiction, où le diable adopte au plus souvent le masque anonyme des sociétés à venir.
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  • "Un recueil de huit récits, en ouverture duquel la styliste Anna Winfall choisit de s'offrir un intermède sensuel avec le dénommé Stany : un toy-boy sur mesure, à la mesure de son désir. Même si le vaste jeu de feintes et simulacres qui va se déployer risque de conduire à tout, sauf à un happy end..."

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  • De l'action aux accents caustiques, un récit plein d'ironie sur une vie gâchée, une nouvelle de science-fiction au bestiaire apocalyptique, une tranche de vie mêlant passion de l'Art et passion amoureuse, et un récit d'anticipation à l'ambiance crépusculaire, cinq nouvelles aux penchants noirs sur le thème du sommeil, par cinq auteurs inspirés aux styles très différents.

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