BERGEN VERONIQUE

  • Des théoriciens de l'Anarchisme aux événements majeurs de l'Histoire dans lesquels les anarchistes ont joué un rôle de premier plan (révolution mexicaine, révolution russe, guerre d'Espagne...), les grandes idées et les conquêtes de l'esprit libertaire sont ici convoquées dans un récit satirique et corrosif. Mouvement occulté et méconnu, l'Anarchie connaît un actuel regain qui témoigne de sa fécondité dans notre monde contemporain en crise.

  • En 1975, dans un New-York en surfusion, à l'écart du son des protopunks, surgit un disque culte, un brasier de poésie rock, Horses. Après Janis Joplin, Patti Smith est la pionnière d'un nouveau visage du rock féminin, un rock anguleux, halluciné.

  • Cet essai interroge Portier de nuit un filmculte, chef d'oeuvre de la cinéaste, qui suscita bien des controverses à sa sortie en 1974. Il questionne l'esthétique de Liliana Cavani, la lecture qu'elle produit du nazisme, le lien d'amour qui lie un ancien bourreau et sa victime. A partir de la notion de « zone grise » forgée par Primo Levi, il ausculte la figuration des pulsions, les dédales de la mémoire, la représentation de situations extrêmes ainsi que le jeu transcendant de Charlotte Rampling et Dirk Bogarde.
    En analysant Portier de nuit, le livre approche l'oeuvre d'une cinéaste que Pasolini qualifiait d'« hérétique et de révolutionnaire ». La caméra de Cavani sonde les mouvements du désir, des forces transgressives et les points de crise de l'Histoire.

  • Martha argerich - l art des passages Nouv.

    Cet essai consacré à la légendaire pianiste Martha Argerich évoque l'univers Argerich au travers d'une série d'entrées : choix d'Å«uvres musicales qu'elle interprète, approches de son jeu, constellation de ses amis musiciens, galerie de portraits de ses confrères d'élection, de ses compositeurs de prédilection…

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  • Être Barbarella, c'est être femme libre et indépendante, émancipée et aventurière, séduisante et fascinante, pleinement inscrite au coeur des sixties.
    Dessinée par Jean-Claude Forest dès 1962 à partir de la plastique de Brigitte Bardot, incarnée par Jane Fonda pour la caméra de Roger Vadim en 1968, Barbarella brise les tabous comme les images stéréotypées de la pin-up.
    Fille de l'espace, elle est aussi une fille de son temps, qui traverse les problématiques contemporaines :
    L'éthique et l'érotique, l'antispécisme et le transhumanisme, l'urgence écologique et la critique des modes de gouvernance. Ambassadrice de la paix, Barbarella fait l'amour plutôt que la guerre ; sa conquête spatiale est celle du plaisir, son odyssée, sauvage et impromptue, ouvre le champ de tous nos possibles.

  • Icône H. projette au 21e siècle la légendaire Hélène, la « plus belle femme du monde » dont l'enlèvement par Pâris provoqua la guerre de Troie. Séductrice compulsive, elle élève au rang d'art son odyssée dans les plaisirs, son génie de l'érotisme.

  • Kaspar Hauser

    Véronique Bergen

    1828, un adolescent surgit sur une place de Nuremberg, une lettre à la main. Illettré, comme coupé du monde, il passe aux mains de différents tuteurs avant de disparaître en 1833. Très vite, d'extraordinaires rumeurs circulent sur le jeune homme : il serait le fils du grand-duc de Bade et de Stéphanie de Beauharnais, une nièce de Napoléon. Il aurait été enfermé dès sa naissance dans une minuscule cellule et privé de tout contact avant d'être relâché vers sa seizième année.
    Banal cas d'autisme ou enfance martyre, brisée par la raison d'État ? Telle est encore aujourd'hui l'énigme de Kaspar Hauser.
    L'histoire de Kaspar Hauser est ici renouvelée à travers les récits vibrants d'amour ou de haine de personnages proches de l'enfant : sa mère, un cheval, son assassin...

  • L'une des plus importantes artistes de notre temps, Marie-Jo Lafontaine, rencontre, dans Tout ange est terrible, véronique Bergen, écrivaine de même renom : toutes deux portées comme le vent par un certain sens de la tragédie qu'elles expérimentent du point de vue formel, politique, et, toujours, dans le bouleversement émotif du sensible. Livre d'art, récit philosophique et conte érudit, cette monographie offre un parcours moins chronologique que conceptuel dans l'oeuvre de Marie-Jo Lafontaine dont il souligne, d'abord, le décloisonnement inouï des pratiques inauguré par l'artiste. Le rapport texte-image inédit du livre en met en exergue la liberté. car, pour véronique Bergen, une recherche sur les ultimes contrées du visible demeure le projet de l'artiste, et, elle en décline l'importance dans le registre de la perception, de l'espace, de la couleur et de la fulgurance, extatique, des monochromes dont la philosophe donne une synthèse magistrale de l'histoire esthétique. au fil d'inventions poétiques stellaires, l'écrivaine décrit sa fascination pour « le regard » de Marie- Jo Lafontaine.

  • Guerilla

    Véronique Bergen

    Les guerres provoquées par la débâcle écologique ont dévasté la Terre. Une galerie de personnages se relèvent pourtant : un écoguerrier, une femme-chamane ou encore un enfant muet. Entre vagues d'insurrection, effondrement mondialisé et nouvelles alliances avec la nature, Guérilla, écothriller d'un genre nouveau, se déploie au milieu des explosions de grenades pour entonner un vibrant appel en faveur de notre planète.

  • Le cinéma de Visconti a trop souvent été lu sous le prisme d'un classicisme décadentiste ayant succédé à ses films néoréalistes. Cet essai entend contester cette approche et réinterroger les créations du Visconti sous l'angle du motif du «trop tard», en abordant deux oeuvres en particulier, Les Damnés et le scénario Proust resté à l'état de fantôme. L'analyse des paradoxes et tensions de l'esthétique viscontienne, de la fonction qu'il impartit au cinéma mettra au jour sa problématique de l'Histoire, sa métaphysique de la mort et les promesses que recèle tout crépuscule.

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  • Le premier ouvrage consacré à l'oeuvre du cinéaste coréen, dans la série de monographies sur le cinéma publiée par Dis Voir (à la suite de Peter Greenaway, Raoul Ruiz, Manoel de Oliveira, Atom Egoyan, Wong Kar-wai, Bruno Dumont, Kim Ki-duk...). Conçu par Lee Chang-dong lui-même, qui a sélectionné et mis en page les images, le livre inclut un entretien ainsi que deux essais de Véronique Bergen et Jean-Philippe Cazier sur son travail.

    L'oeuvre de Lee Chang-dong interroge le statut du voir et de l'invisible dans un monde contemporain saturé d'images et d'informations qui oscille entre réalité et fantasme, histoire et fiction. Un cinéma qui explore l'esthétique de la disparition par le hors-champ de l'image sur fond de critique sociale et politique, de la mémoire oubliée de l'homme à son Histoire ou à la Nature. Des images « perceptives » qui invitent à l'empathie pour ressentir « la sensation universelle de la vie » à travers de jeunes adultes qui louvoient avec leur désespoir existentiel dans ce monde dont ils sont captifs, l'espoir en berne malgré leur rage. Un cinéma qui se joue aussi des catégories cinématographique - avec des histoires cachées dans des récits emboités par la recréation de durées différées dans la narration ou glissées dans la bande son.
    Entre fiction et témoignage documentaire sur notre époque, Lee Chang-dong invente un régime d'images qui en appelle à la perception et à l'imagination en sollicitant les images mentales (invisibles) du spectateur. Un retour de mémoire pour percevoir ce « quelque chose » qui ferait vibrer les contours du réel d'un monde contemporain en cours d'évaporation et de disparition dans le virtuel.

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  • Ce roman raconte la vie de Janis Joplin, artiste chanteuse qui, à l'instar de toute une génération, se révoltera contre l'AmericanWay of Life. Rejetant le rêve américain, samorale oppressive, son traditionnalisme obtu et sa promesse de vie aseptisée, elle se bat en faveurs du droit des noirs Américains, vit pleinement sa musique hors de toute contrainte, tout en brûlant la vie en affamée, se perdant, lumineuse, dans l'alcool, la drogue et le plaisir des sens.
    Dans ce récit tendu sous tension, on croise également Jim Morisson et Jimmy Hendrix, autresmembres du club des 27 - ainsi que Ferlinghetti, l'un des apôtres de la beat generation. C'est tout un pan de la contre-culture américaine qui se vit sous nos yeux, en insuflant dans nos cerveaux une écriture aussi débridée que les volutes libératoires et fantasmatiques du LSD...

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  • Belgiques

    Véronique Bergen

    Des Marolles aux cantons de l'Est, on côtoie dans les Belgiques de Véronique Bergen des mathématiciens admirant la mer du Nord déchaînée, des physiciens invités à défendre la mécanique quantique au congrès Solvay, mais aussi des pianistes, un anarchiste venu assassiner Léopold II, ou encore de chers disparus revenus errer dans les rues de Bruxelles, le temps d'une quarantaine pandémique...

    Autant de balades douces-amères à travers une Belgique aussi rêvée qu'ancrée dans les passions de Véronique Bergen, académicienne, philosophe, poète qui, à travers son oeuvre romanesque, s'attache à donner une voix aux oubliés.

  • Gang blues ecchymoses, un roadmovie visuel et poétique signé Sadie von Paris et Véronique bergen.
    Sous l'objectif de la jeune photographe Sadie von Paris, les cris d'une génération en quête d'un ailleurs, un voyage dans la jungle de l'asphalte, l'ivresse des sens, les rituels des substances et de l'éros.
    Aux paysages mystico-urbains de la colère shootés par Sadie von Paris se noue la danse des mots de Véronique Bergen.
    Un livre placé sous le signe de l'insurrection contre tout ce qui emprisonne, un braquage du réel étriqué un « non » à l'assassinat de nos existences un rugissement de tendresse aussi une création de mondes alternatifs dans le chaos acosmique contemporain Tout ce qui bouge est politique.

  • Dans le nouveau roman de Véronique Bergen, des chiens célèbres apparaissent tour à tour : Loukanikos, le « riot dog » des insurrections grecques contre l'austérité, Blondi, le berger allemand d'Hitler, Laïka, animale victime de la conquête spatiale, le chien d'une tribu Yanomami confronté à l'extermination des Indiens d'Amazonie ou encore ceux de Marie-Antoinette.
    Comme autant de narrateurs et témoins de la folie humaine, ces chiens interrogent le futur de notre espèce à travers son passé : Tous doivent-ils donc être sauvés ? ou aucun ?

  • « J'ai vécu parmi des mots qui sentaient encore le carnage, la folie, la guerre, des mots que je mettais en mouvement pour les arracher aux champs de sang. Si je naquis le 7 octobre 1934 à Oldenburg, trois mois après la Nuit des Longs Couteaux, quelques jours après la création des Verfügungstruppen affiliées à la SS, je vis le jour le 14 mai 1970 lorsque nous libérâmes Andreas Baader. Le seul vrai baptême se sacre dans l'illégalité puisqu'il n'est aucune liberté possible dans l'espace de l'État. Ceux qui désavouent la révolution seront, par nous, désavoués. Entre eux et nous, le divorce prendra la forme d'un pistolet-mitrailleur MP5 en travers d'une étoile rouge. « Année zéro » ; « tous pour tous » en lieu et place d'« un ou de quelques-uns pour tous » ; « un se divise en deux »... Je viens de comprendre que la guérilla urbaine requiert l'invention de mathématiques nouvelles. L'homme à venir ne jaillira pas de l'arithmétique de nos pères. »

  • Griffures

    Véronique Bergen

    La poésie comme matériau pour explorer les états du corps, le corps amoureux, le corps jouissant, le corps se donnant de nouvelles naissances, le corps rebelle à l'oppression, le corps soumis à la loi de l'éros, le corps se libérant, le corps s'abandonnant. Griffures se tient sur les lignes où la chair, le désir, l'enfance cherchent à se phraser.
    La poésie comme déclinaison des folies collectives, du chaos de l'Histoire, en un jeu d'échos avec les débâcles individuelles. Un théâtre des bourreaux et des sacrifiés, une galerie de personnages, Judith, Sulamith, Salomé sur fond de pogroms, avec la Shoah comme ombilic. La Nuit obstinée ou comment veiller sur l'innommable en le dépliant en verbe.

  • Les Roms se tiennent à la croisée d'une mondialisation destructrice des différences et d'un empire marchand uniformisant, travaillant à la production d'un rebut humain. De la fabrication de la question rom aux discriminations dont sont victimes les Roms de nos jours, cet ouvrage interroge les mécanismes, les formes, les enjeux de la romaphobie actuelle en remontant aux origines de l'antitsiganisme séculaire.

    Avec le soin de ne pas parler à la place des Roms, l'auteure a pris le parti d'aborder ces populations sous l'angle de leur choix de vie - qu'il soit contraint ou voulu - et livre aux lectrices et aux lecteurs une analyse du combat mené contre le nomadisme par des États régis par la sédentarité et le néolibéralisme.

  • On connaît la star hollywoodienne, la sex-symbol. On a beaucoup écrit sur sa vie privée qui peut se résumer en une succession d'échec. On croit connaître son insatisfaction récurrente, tant dans sa vie professionnelle que dans sa relation au monde. Mais tous ces flashes superposés sur ces fragments de vie (fragments écrits, filmés, photographiés...) plutôt que de révéler la personne, font écran au sensible, durcissent le mythe, participent, jusqu'à dans sa mort, à la fabrique du divertissement - jusqu'à sa mort, tragique (suicide ? overdose ? assassinat ?) dont elle est dépossédée, et qui devient, elle-même, source de nouvelles fictions...
    La force de ce nouveau récit sur et autour de Marilyn Monroe se trouve dans la capacité de l'auteure à inventer l'écriture qui redonne chair au sujet ; et qui dote le sujet d'une voix neuve, sensible, intelligente. Ce portrait de l'actrice, de cette star "antistar", est d'une telle densité qu'il nous offre par la même occasion le portrait en creux d'une époque, d'un système, et des homme qui forge "malgré elle" ce que l'actrive devient et contre quoi, dans un même temps, elle se rebelle.
    Un roman qui semble écrit du sensible même de la star...

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  • Comment interroger la pensée de Sartre qui embrassa la philosophie, le roman, le théâtre, le siècle et noua l'aventure conceptuelle à l'engagement politique ? Comment dépoussiérer Sartre des clichés ? En quoi sommes-nous héritiers de la nouvelle façon de philosopher qu'il impulsa, de cette manière neuve de poser des problèmes ? En d'autres termes, en quoi Sartre est-il notre contemporain ? Cet essai propose d'y répondre à travers un questionnement original, confrontant la philosophie de Sartre axée sur l'opposition entre l'homme et le monde aux pensées de Spinoza, Nietzsche et Deleuze pour envisager la possibilité d'une politique résolument tournée vers une écologie post-humaniste.

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