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Né en 1963, Pierre Alferi est depuis longtemps considéré comme un des auteurs les plus marquants de sa génération. Depuis quelques années, il s'est engagé de façon particulièrement pertinente dans le domaine de l'image et du multimédia en explorant les innombrables possibilités de la création numérique. Ses « Cinépoèmes et films parlants » sont à cet égard une très grande réussite. Intime, textes et dessins, peut être considéré comme le scénario du film du même nom réalisé par l'auteur en 2004 qu'Inventaire/Inventaire reproduit en intégralité sur son cédérom Panoptic. Ce texte d'une grande délicatesse constitue un court poème épistolaire, autant de lettres adressées aux absents au cours d'un voyage dans les pays de l'Est. Les dessins de l'auteur - des images du film - permet au lecteur de se représenter l'espace esthétique conçu par l'auteur : une autre manière de « regarder » le film Intime.
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Cette suite d'articles, pour la plupart publiés en ligne sur le site des Cahiers du cinéma, certains dans la revue Vacarme, s'organisent autour de quelques faits ou éléments constitutifs, pour Pierre Alferi, du pouvoir qu'exerce le cinéma sur nous. D'abord le fantastique et l'immaturité qui sont d'ailleurs, hors même le genre dit fantastique qui fait ici l'objet de beaux développements, au coeur du cinéma qui produit des fantômes animés. Pierre Alferi s'attache à l'évocation et à la critique aussi bien des films à effets (science-fiction, monstres, vampires, etc.) que d'oeuvres plus discrètes, elliptiques, mais pas moins efficaces (ainsi du cinéma de Jacques Tourneur). Ensuite la mélancolie filmée à travers cette manière qu'ont certains héros non pas de regagner le monde qui leur a été refusé, mais d'en faire leur deuil. Ensuite encore, bien sûr, les acteurs, ce qui les fait, peut-être, des êtres d'un genre unique dont les personnages endossés seraient les espèces. Quelques portraits pour cerner une singularité qui ne s'affiche pas, hyperphysique, qui se laisse entrevoir de rôle en rôle, entre les avatars. Enfin, quelques articles imaginent des cinéastes à partir de leurs films. Certains s'appuyèrent sur un modèle déjà classique du beau, dans le théâtre et la peinture, pour maintenir farouchement une volonté d'art dans l'usine à films (Lang, Murnau, Ulmer, Preminger). D'autres, arrivés un peu tard, ont mimé cette volonté (Minnelli, Corman, Lynch, Kitano).
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Sylvie Fanchon. Je n'ai pas compris
Julie Crenn, Pierre Alferi, Fabienne Fulchéri, Sylvie Zavatta
- Norma
- 5 Mars 2021
- 9782376660446
Sylvie Fanchon, plasticienne, s'approprie des images, des mots, des phrases de Cortana, le logiciel d'assistance vocale de Windows, des titres de films, ou encore des jeux avec ses initiales. Ces phrases, comme « Je peux apprendre à mieux vous comprendre », sorties de leur contexte, revêtent, par un renversement de sens, une dimension philosophique, et même utopique.
Avec humour et ironie, Sylvie Fanchon déploie sur ses toiles ou ses murs peints - véritable réflexion sur la mise en espace de l'art - sa réflexion sur les relations homme/machine ou encore sur la collecte d'informations privées, comme en témoignent les deux expositions « Je m'appelle Cortana » au Frac Franche-Comté, Besançon, et « Que puis-je faire pour vous aider ? » à l'Espace de l'art concret à Mouans-Sartoux qui ont donné naissance à ce livre.