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agathe charnet
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Professeure de philosophie, Marie-Pierre a dû sacrifier ses rêves de cinéma aux tâches domestiques et à la charge mentale maternelle. À l'aube de ses 50 ans, alors qu'elle a divorcé et que ses enfants quittent la maison, une catastrophe percute sa nouvelle existence : elle commence à chercher ses mots, puis à les perdre. Elle ne peut plus enseigner ; elle est atteinte d'un Alzheimer précoce.
Cette femme est la mère de l'autrice. Celle-ci lui redonne en littérature la place qui aurait dû être la sienne, raconte l'irruption de la maladie et ses bouleversements, et un parcours de soin où s'instaure une relation de jeune aidante à malade, avec ses moments de joie, ses espoirs, ses abîmes.
D'une écriture rageuse et empathique, Agathe Charnet retrace deux trajectoires de femmes de générations différentes, et nous interroge avec une franchise saisissante : comment accompagnons-nous nos proches quand ils souffrent ? Qu'est-ce qu'une fin de vie et une mort dignes ? En bref : comment résister et apporter du soin face aux douleurs qui nous affligent ?
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Ceci est mon corps interroge l'histoire du corps d'une femme de 30 ans en 2021, et scrute la construction de l'injonction à l'hétérosexualité :
« En fait, la question que je me pose, enfin je veux dire ce que j'ai besoin de raconter avec ce projet, c'est comment ça se fait tu vois, comment ça se fait que des corps comme ton corps et le mien, des corps qu'on dit de femmes, à première vue des corps qui ont été protégés, qui ont été l'objet de mises en garde, l'objet d'attentions particulières, de conseils dédiés, comment ça se fait que nos corps dits de femmes, oui comment ça se fait que ces corps-là, ces corps dits de femmes de presque trente ans, ils aient subi toutes ces violences et qu'ils soient - à l'intérieur comme à l'extérieur - aussi marqués par des violences qui ont étouffé la vérité des désirs ? Parce que tu sais, le désir, c'est comme la liberté, c'est comme le feu. Ça s'étouffe. Le désir, c'est comme un cri que personne ne veut entendre. Si personne n'y prendre garde, ça se laisse étouffer. » Agathe Charnet retrace, avec beaucoup de finesse et de recul, la vie de son corps, sa vie, de sa naissance à aujourd'hui, et fait de son vécu une expérience universelle. Avec une apparente simplicité elle pose des mots sur les moments charnières de cette histoire. Il s'en dégage une force, aussi cathartique que rassurante, qui permet de comprendre. -
Nous étions la forêt ; Le dieu des causes perdues
Agathe Charnet
- L'Oeil du Prince
- Théâtre
- 6 Juin 2024
- 9782351052242
(Nous étions la forêt)
Le bois de la Fermette et ses proches résidents mènent une vie paisible. Leur équilibre est bouleversé lorsqu'un projet de parc photovoltaïque - qui nécessite de déboiser une portion de la Fermette - est annoncé. Certes, l'intention est de produire une énergie renouvelable, mais les conséquences sur l'écosystème en valent-elles vraiment la peine??
C'est bien la question qui va tout à coup animer les habitants de la région, mettant à nu les désaccords, les divergences politiques ou, au contraire, les causes communes inattendues.
(Le Dieu des causes perdues)
Après une fausse couche, Anna part à la recherche de son frère, Maxime dont elle n'a plus de nouvelles depuis ses douze ans. !
En quête de signes, Anna se lance dans une épopée initiatique mue par une seule question : quand l'absence et le silence envahissent tout, en qui croire, à quoi s'accrocher ? ! -
Au départ, il y a une question inspirée d'un vers de Rimbaud posée par Patrice Douchet, directeur du théâtre de la Tête Noire (Saran) à Agathe Charnet : « Est-on (pris au) sérieux, quand on a dix-sept ans ? » Une impulsion poétique comme un prétexte à la rencontre d'une vingtaine de jeunes âgé·e·s de quatorze à vingt-deux ans, de Saran et d'ailleurs.
Dix-sept ans, des corps qui se transforment, des voix qui s'affirment, des destins qui se dessinent.
Dix-sept ans, l'âge des premiers assauts de la vie et des lancées folles à la poursuite du monde.
Dix-sept ans aujourd'hui.
Éclater de jeunesse et de lucidité dans un monde abîmé. Et ne pas en perdre sa fougue.
Car de nouveau, au milieu du tumulte nécessaire, convoquer Rimbaud :
« Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête... ».
Un texte à partager dans les lycées comme les conservatoires ou pratiques théâtrales à destination de la jeunesse. -
Dialogue(s)
Agathe Charnet, Marie Fourquet, Veronika Mabardi, Nathalie Papin, Nadège Prugnard, Samira Sedira
- Avant scène théâtre
- Quatre-Vents
- 19 Mai 2023
- 9782749816050
Pour cette neuvième édition des Intrépides, six autrices issues du monde des lettres et du spectacle ont composé chacune une pièce courte autour du thème : « dialogue(s) ». Le dialogue avec la mère, l'amie, l'inconnue, le fils ou l'amant, est nourri de souvenirs, de chansons, d'amour, ou réinventé a posteriori. Tendre, drôle, douloureux, intense, impossible, il peut revenir comme un écho et rythmer une vie comme un refrain, en être le point d'ancrage. Les dialogues donnent un sens au chaos de l'existence. La création de Dialogue(s) a eu lieu le 24 avril 2023 au Théâtre 14 (Paris), dans une mise en espace de Léna Bréban, avec une composition musicale de Claire Diterzi, et interprété par les autrices.