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Prix
jean baechler
-
Le retour du nucléaire militaire
Jean Baechler, Georges-Henri Soutou
- Hermann
- 20 Mars 2019
- 9791037000804
La fin de la guerre froide a semblé marquer un déclin du nucléaire militaire, condamné à la fois par la fin de l'affrontement entre les deux superpuissances, l'hostilité grandissante de l'opinion publique mondiale et les progrès technologiques des armes intelligentes. Mais les dossiers brûlants du nucléaire iranien et nord-coréen montrent qu'il n'en est rien. Le sommet de l'OTAN, en 2016, a réaffirmé la validité stratégique de la dissuasion nucléaire.
Celle-ci doit toutefois s'adapter à un nouveau contexte, marqué par l'émergence de nouvelles puissances et d'acteurs non étatiques comme les organisations terroristes. Les auteurs de ce volume envisagent ainsi les mutations de l'ordre nucléaire international : à quelles conditions l'arme nucléaire est-elle encore pertinente ? Quelles doctrines et quelles méthodes adopter ? Comment répondre aux nouvelles menaces ?
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Résilience démocratique : Éléments de sociologie historique
Collectif, Jean Baechler, Alexandre Escudier
- Hermann
- 27 Novembre 2024
- 9791037040596
Pourquoi, comment et à quelles conditions la démocratie survit-elle au populisme, à la démagogie, aux dérives illibérales et dictoriales de toutes sortes ? Dans quelle mesure peut-on parler de « résilience démocratique » ?
Dans un monde démocratique tourmenté, ces questions méritent un examen diachronique et thématique approfondi, à défaut de pouvoir être exhaustif. Tel est l'objet du présent ouvrage, qui croise des approches historiques, sociologiques et philosophiques diverses.
Avec les contributions de : Vincent Azoulay, Bertrand Badie, Jean Baechler (†), Marc Boone, Fabrice Brandli, Élisabeth Crouzet-Pavan, Antony Dabila, Alexandre Escudier, Yann Le Bohec, Nicolas Leron, Charles-Édouard Levillain, Thomas Maissen, Fernando Menezes de Almeida, Arnaud Mercier, Gilbert Merlio, Christian de Perthuis, Frédéric Ramel, Alain Rouquié, Flocel Sabaté, Ilaria Taddei, Virginie Tournay, François Vergniolle de Chantal et Kurt Weyland. -
Sociologie historique de l'absolu
Jean Baechler
- Hermann
- Philosophie Hermann
- 26 Juillet 2023
- 9791037029645
L'absolu a-t-il été inventé par l'espèce humaine? Si oui, quand, dans quelles circonstances, à quelles fins et dans quelles conditions? Si ce n'est pas le cas, est-à-dire que l'absolu serait une donnée immédiate de la conscience humaine? Et si tel est le cas, peut-on le vérifier et qu'est-ce que cela signifie?
À travers une enquête de sociologie historique, qui remonte au paléolithique et examine aussi bien la pensée indienne (avec la notion d'Atman dans les Upanisads), les pensées en Asie Mineure (qui conçurent le concept de Dieu) ou les philosophies chinoises (qui thématisèrent les premières la notion de Devenir), le présent essai a pour vocation d'expliquer ce qui semble destiner l'espèce humaine à se poser des questions métaphysiques. -
La guerre est un conflit violent entre polities. Mais qu'est-ce qu'une guerre, et plus précisément une guerre civile ? Tous les conflits violents n'en sont pas, telle une bagarre entre deux bandes criminelles rivales, tandis que d'autres hésitent entre ces deux statuts, tels la faide, la piraterie, et certains millénarismes qui s'apparentent plus ou moins à des faits de guerre. Lorsque le conflit violent oppose, à l'intérieur d'une même politie, plusieurs factions adverses, on parle généralement de guerre civile. Il peut alors s'agir de guerres paysannes, de guerres interdynastiques, de guerres révolutionnaires, ou de guerres civiles en un sens plus précis, quand une politie se partage en deux polities potentielles, ou au contraire lorsqu'un conflit est déclenché en vue d'atteindre l'unification d'une politie éclatée. Ainsi, les guerres qui ont ravagé les États-Unis de 1861 à 1865, la Russie en 1919 et 1920, l'Espagne de 1936 à 1939, la Chine de 1945 à 1949, le Liban de 1975 à 1990, et celle qui engloutit présentement la Syrie depuis 2011, sont, à coup sûr, des guerres civiles. Mais pourquoi les qualifier de « civiles » ? Le terrorisme relève-t-il de la criminalité, de la guerre civile ou de la guerre ? Enfin, quelles sont les modalités culturelles, psychiques, politiques, techniques et matérielles par lesquelles une guerre civile commence, est menée et se termine ?
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Guerre, histoire et société ; éléments de polémologie
Jean Baechler
- Hermann
- 19 Avril 2019
- 9791037000774
Comment fonder en raison une science de la guerre ? Sur quel point d'appui objectif construire une polémologie ? Comment rendre intelligible un objet rendu énigmatique par la diversité de ses expressions dans la matière historique ? La réflexion menée ici part du constat suivant : les représentants d'une même espèce se sont livrés depuis des temps immémoriaux à des massacres entre congénères. Le règne vivant repose certes sur une chaîne alimentaire dont les chaînons imposent qu'ils se tuent entre eux pour survivre. Mais cette contrainte biologique s'exerce entre espèces avant tout, et très marginalement entre individus de la même espèce. L'homme est de ce point de vue une exception criante : si les hommes s'entretuent très peu, en temps normal, entre membres de la même société, le meurtre est en revanche largement perpétré entre sociétés. Pourquoi ce contraste fondamental ? Pourquoi les humains ne se contentent-ils pas, comme tous les autres vivants, de prendre la vie d'autrui seulement si cela leur est nécessaire pour survivre et perpétuer leur espèce ?
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Bulletin de la Société française de philosophie : esquisse d'une théorie du religieux
Jean Baechler
- Societe Francaise De Philosophie
- Bulletin De La Societe Francaise De Philosophie
- 1 Septembre 2009
- 9782711650538
Une science des religions peut et doit choisir entre deux hypothèses, dont elle puisse déduire les propositions à tester sur les faits, de manière à conduire à des explications plausibles de ceux-ci. Selon l'hypothèse mondaine, dans ses variantes sociologiques ou psychologiques, la religion est un artefact culturel ou psychique, remplissant des fonctions profanes repérables, et les religions les traces laissées, dans la documentation historique, par l'imagination et l'ingéniosité humaines à en procurer les moyens. La thèse postule l'inanité et la vanité de ce dont le religieux, la religion et les religions se réclament unanimement, à savoir un ou des principes à statut extra- et suprahumain. L'hypothèse métaphysique est agnostique; elle tient que la revendication religieuse peut être vraie ou fausse et que toute théorie prétendant à la vérité doit inclure ce dilemme indécidable, sans compromettre, pour autant, la vérifiabilité des propositions énoncées sur les phénomènes religieux.
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Pris en son sens le plus étroit, l'art (au singulier) semble être une particularité européenne moderne et un produit culturel de l'histoire. La distinction entre art et non-art est particulièrement délicate et semble de plus en plus difficile à délimiter clairement dans nos sociétés contemporaines, où le beau investit de nombreuses sphères artisanales et industrielles tout en s'absentant des productions désignées spécifiquement par le vocable "artistique".
Dans ce court essai, l'auteur propose d'examiner la question de l'art et du non-art dans le double cadre de la mondialisation et de la modernisation. L'objet est de comprendre la nouvelle matrice culturelle qui se dessine aujourd'hui, où l'art se fond de plus en plus avec la notion de "culture" et questionne ainsi la "désartification" (Nathalie Heinich) de nos sociétés occidentales contemporaines qui va de pair avec leur "culturation". -
Que valent nos connaissances ? ; essais et échecs cognitifs
Jean Baechler
- Hermann
- 11 Septembre 2019
- 9791037001740
Que vaut le connaître humain ? Telle est la question que ce présent texte essaie de traiter, en évitant à la fois les écueils du scepticisme et du dogmatisme, et en s'appuyant sur l'histoire et la sociologie des méthodes de recherche qu'utilisent les chercheurs et les scientifiques. Grâce à la notion de réalisme critique, l'auteur soutient une position dynamique sur l'exploration du vrai. En affirmant ainsi qu'il n'y a que du « provisoirement vrai », c'est un optimisme prudent et circonspect de la rationalité humaine que ce texte nous invite à développer.
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Le public et le privé ont toutes les apparences de notions claires et distinctes. Elles s'avèrent pourtant illusoires si l'on y regarde de plus près. L'une et l'autre notions sont en vérité ambiguës, car elles tendent à empiéter l'une sur l'autre. La distinction du public et du privé perd ainsi tout statut conceptuel et se réduit à des usages de convention.Pour peu que l'individu se garde, pour une raison ou pour une autre, de se confondre dans l'indifférenciation avec les autres membres composant le domestique, il devient indispensable de postuler un espace encore plus restreint et réservé à l'individu. On peut convenir de l'appeler « l'intime », car le mot désigne ce qu'il y a de plus profond et de plus irréductible dans l'humain. Quelles sont la nature, la gestion et la variabilité de l'intime comme espace ?
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Esquisse d'une histoire universelle
Jean Baechler
- Fayard
- Divers Histoire
- 9 Octobre 2002
- 9782213613802
Par quels cheminements l'espèce humaine est-elle devenue ce qu'elle est aujourd'hui ? Pour y répondre, Jean Baechler fait appel à l'archéologie, à l'ethnographie, à l'histoire et à la sociologie comparée. Son livre, porté par le savoir de toute une vie, reconstitue dans toute sa richesse la longue aventure de l'Homo sapiens depuis ses plus lointaines origines.Dans cette histoire universelle, déroulée sur des centaines de millénaires, l'auteur distingue trois ères successives. L'ère paléolithique, qui s'étend sur cent à deux cents mille ans, saisit l'homme dans son histoire naturelle, vivant en bandes et en tribus comme une espèce animale parmi d'autres, autonome, adapté à ses milieux et capable de résoudre tous ses problèmes. Une deuxième ère, déclenchée par la fin de la dernière glaciation, dure une dizaine de millénaires. Elle est marquée par l'émergence et l'extension du pouvoir politique, la constitution de royaumes et d'empires, le passage à la production alimentaire et artisanale, l'apparition de religions universelles. La troisième ère, commencée il y a environ cinq siècles, n'a pas atteint son terme. Elle a ouvert, d'abord aux Européens puis à tous les humains, une nouvelle étape de l'histoire humaine. Nous y vivons encore.Ce livre montre que, par-delà toutes les tribulations des sociétés anciennes et modernes, c'est la même nature humaine qui a produit les histoires les plus diverses. Il décrit l'émergence des grandes civilisations traditionnelles et en analyse l'évolution millénaire. Il observe dans l'histoire de la Chine la transition exemplaire de la tribu à l'empire, voie dont les autres civilisations se sont plus ou moins écartées. Par des détours imprévisibles, mais intelligibles, écrit Jean Baechler, l'Europe n'a pas connu l'unification impériale. Elle a exploré, en revanche, toutes les virtualités politiques pour aboutir à la modernité éclatée - scientifique, démocratique, individualiste - qui est toujours la nôtre.Membre de l'Institut, professeur à la Sorbonne, Jean Baechler est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Démocraties (1985), Le Capitalisme (1995) et Nature et histoire (2000).
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Le capitalisme Tome 2 : l'économie capitaliste
Jean Baechler
- Folio
- Folio Histoire
- 23 Mars 1995
- 9782070328819
Étrange destin idéologique que celui du capitalisme au cours de ce dernier quart de siècle : d'objet d'opprobre, le voici devenu la panacée à tous les maux qui accablent l'humanité. Alors que beaucoup tenaient, il n'y a guère, la chronique de sa mort annoncée, tous les pays désormais rivalisent d'ardeur pour l'adopter. Or, deux problèmes posés par le capitalisme et qui ont été l'obsession de ces géants de la sociologie historique que furent Karl Marx et Max Weber attendent encore une réponse.Le premier problème est celui, plus directement historique, de la genèse du capitalisme : pourquoi ce régime nouveau de l'économique a-t-il émergé en Europe à partir d'une certaine date, et non pas en une autre civilisation ni à une autre époque ? À cette question répond le tome premier, Les origines.Le deuxième problème est la place et la portée du capitalisme dans cette phase de l'histoire de l'humanité qu'il est convenu d'appeler la «modernité». À cette question s'attache le deuxième volume, L'économie capitaliste, qui retrace les diverses conditions et modalités économiques de la mondialisation du capitalisme, indépendamment des conditions politiques de la démocratie européenne occidentale qui fut son berceau.
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Comment les êtres humains peuvent-ils vivre ensemble dans le respect mutuel ? Tel est le problème fondamental de l'éthique, que présente ici de façon synthétique et didactique Jean Baechler, qui montre que l'éthique traite ainsi de quatre registres de faits : ceux qui ressortissent aux moeurs particulières, ceux qui semblent universellement interdits comme le meurtre ou le viol, ceux qui s'apparentent à des fins dernières recherchées par les hommes, et enfin ceux qui traitent de la responsabilité des acteurs, des personnes.
Sans nier la part de relatif et d'arbitraire qui semble le propre des conduites morales, Jean Baechler démontre qu'il importe de combattre le relativisme éthique, notamment en fondant l'éthique sur des arguments rigoureusement objectifs, valables pour tous, mais aussi réfutables et donc perfectibles. -
Précis de philosophie politique
Jean Baechler
- Hermann
- Philosophie Hermann
- 22 Janvier 2014
- 9782705688165
L'espère humaine est conflictuelle et grégaire, menacée de toutes parts par la montée aux extrêmes de la violence. Aussi se trouve-t-elle confrontée à ce problème urgent: "comment vivre ensemble sans s'entre-tuer?" Le politique est l'ordre humain en charge de ce problème, et son objectif est la paix par la justice. Dans ce bref précis didactique, Jean Baechler prouve que "le seul moyen d'éviter la guerre et de résoudre des problèmes communs dans un monde dangereux et imprévisible est de s'efforcer à l'union politique", même si celle-ci est bien évidemment "extrêmement difficile à réaliser".
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Écrits (1967-2022) Tome 2 : "Sociologie" Partie 3 : 1969-2002
Jean Baechler
- Hermann
- 31 Mars 2025
- 9791037043177
Jean Baechler compte parmi les derniers grands auteurs de la sociologie classique. Comme les fondateurs des sciences humaines et sociales, son oeuvre mobilise tour à tour les registres de la philosophie, de la sociologie et de l'histoire. D'envergure encyclopédique, elle porte aussi bien sur la sociologie historique du politique, que les origines du capitalisme, la sociologie des religions, l'éthique, la métaphysique et l'épistémologie. Elle se caractérise par sa dimension comparatiste et diachronique, en ce qu'elle englobe toutes les formes d'organisation sociale (bandes, tribus, cités, royaumes, empires, nations), sur la plupart des grandes aires civilisationnelles, depuis le Paléolithique supérieur.
Le deuxième tome (en deux volumes) rassemble les écrits sociologiques de Jean Baechler. Abordant des questions aussi variées que la guerre, les révolutions, les suicides, les idéologies ou les morphologies sociales (bandes, tribus, cités, villes-centres, castes, féodalité, royaumes, empires, nations), il invite à porter un regard sociologique et comparatiste sur l'histoire universelle.
Dans chaque texte, après une définition rigoureuse des termes d'un problème et l'inventaire de ses coordonnées historiques, Baechler s'emploie à peser les facteurs sociologiques expliquant pourquoi une configuration sociale latente, pensable ex ante, s'est manifestée ici plutôt qu'ailleurs, à telle période plutôt qu'une autre. L'articulation entre macro- et micro-sociologie, entre agrégats émergents et intentionnalité d'acteurs, s'y révèle toujours centrale. -
Écrits (1967-2022) Tome 3 : "Histoire" Partie 5 : 1967-1989
Jean Baechler
- Hermann
- 31 Mars 2025
- 9791037043214
Jean Baechler compte parmi les derniers grands auteurs de la sociologie classique. Comme les fondateurs des sciences humaines et sociales, son oeuvre mobilise tour à tour les registres de la philosophie, de la sociologie et de l'histoire. D'envergure encyclopédique, elle porte aussi bien sur la sociologie historique du politique, que les origines du capitalisme, la sociologie des religions, l'éthique, la métaphysique et l'épistémologie. Elle se caractérise par sa dimension comparatiste et diachronique, en ce qu'elle englobe toutes les formes d'organisation sociale (bandes, tribus, cités, royaumes, empires, nations), sur la plupart des grandes aires civilisationnelles, depuis le Paléolithique supérieur.
Dans ce troisième tome (en deux volumes), les écrits historiques de Jean Baechler couvrent un large éventail de travaux sur le politique (démocratie, empire, féodalité, castes), le capitalisme, les mécanismes de marché, les relations internationales, la guerre, entre autres. L'approche diachronique et comparatiste qui caractérise son oeuvre s'y manifeste pleinement, après une identification conceptuelle des problèmes et une analyse sociologique des facteurs explicatifs.
Pour Baechler, l'histoire se transforme en « gigantesque laboratoire », où les hypothèses philosophiques et sociologiques sont mises à l'épreuve grâce à une étude minutieuse des faits, croisant structures agrégées, logique d'action des individus et intérêts et représentations des groupes. -
Écrits (1967-2022) Tome 3 : "Histoire" Partie 6 : 1989-2022
Jean Baechler
- Hermann
- 31 Mars 2025
- 9791037043238
Jean Baechler compte parmi les derniers grands auteurs de la sociologie classique. Comme les fondateurs des sciences humaines et sociales, son oeuvre mobilise tour à tour les registres de la philosophie, de la sociologie et de l'histoire. D'envergure encyclopédique, elle porte aussi bien sur la sociologie historique du politique, que les origines du capitalisme, la sociologie des religions, l'éthique, la métaphysique et l'épistémologie. Elle se caractérise par sa dimension comparatiste et diachronique, en ce qu'elle englobe toutes les formes d'organisation sociale (bandes, tribus, cités, royaumes, empires, nations), sur la plupart des grandes aires civilisationnelles, depuis le Paléolithique supérieur.
Dans ce troisième tome (en deux volumes), les écrits historiques de Jean Baechler couvrent un large éventail de travaux sur le politique (démocratie, empire, féodalité, castes), le capitalisme, les mécanismes de marché, les relations internationales, la guerre, entre autres. L'approche diachronique et comparatiste qui caractérise son oeuvre s'y manifeste pleinement, après une identification conceptuelle des problèmes et une analyse sociologique des facteurs explicatifs.
Pour Baechler, l'histoire se transforme en « gigantesque laboratoire », où les hypothèses philosophiques et sociologiques sont mises à l'épreuve grâce à une étude minutieuse des faits, croisant structures agrégées, logique d'action des individus et intérêts et représentations des groupes. -
Écrits (1967-2022) Tome 2 : "Sociologie" Partie 4 : 2002-2022
Jean Baechler
- Hermann
- 31 Mars 2025
- 9791037043191
Jean Baechler compte parmi les derniers grands auteurs de la sociologie classique. Comme les fondateurs des sciences humaines et sociales, son oeuvre mobilise tour à tour les registres de la philosophie, de la sociologie et de l'histoire. D'envergure encyclopédique, elle porte aussi bien sur la sociologie historique du politique, que les origines du capitalisme, la sociologie des religions, l'éthique, la métaphysique et l'épistémologie. Elle se caractérise par sa dimension comparatiste et diachronique, en ce qu'elle englobe toutes les formes d'organisation sociale (bandes, tribus, cités, royaumes, empires, nations), sur la plupart des grandes aires civilisationnelles, depuis le Paléolithique supérieur.
Le deuxième tome (en deux volumes) rassemble les écrits sociologiques de Jean Baechler. Abordant des questions aussi variées que la guerre, les révolutions, les suicides, les idéologies ou les morphologies sociales (bandes, tribus, cités, villes-centres, castes, féodalité, royaumes, empires, nations), il invite à porter un regard sociologique et comparatiste sur l'histoire universelle.
Dans chaque texte, après une définition rigoureuse des termes d'un problème et l'inventaire de ses coordonnées historiques, Baechler s'emploie à peser les facteurs sociologiques expliquant pourquoi une configuration sociale latente, pensable ex ante, s'est manifestée ici plutôt qu'ailleurs, à telle période plutôt qu'une autre. L'articulation entre macro- et micro-sociologie, entre agrégats émergents et intentionnalité d'acteurs, s'y révèle toujours centrale. -
Les phénomènes révolutionnaires
Jean Baechler
- Éditions de La Table Ronde
- La Petite Vermillon
- 13 Avril 2006
- 9782710328438
Jean Baechler, parce qu'il croit en la liberté de l'homme et parce qu'il est un penseur du politique, n'a jamais imaginé que pourrait s'établir sur la terre une paix immobile et durable, quels que soient les efforts des utopistes et autres idéologues.
Il est persuadé que les sociétés humaines seront toujours traversées par des refus d'obéir et des révoltes contre l'autorité, même si celle-ci semble revêtir les apanages de la " bonne " gouvernante. Pour lui, les phénomènes révolutionnaires font partie de l'aventure du politique. Il en décrit les multiples formes et les expressions diverses en une réflexion qui fait appel à la philosophie, à la sociologie, à l'histoire.
D'où viennent les révolutions, comment viennent-elles briser le rythme des jours, et quel destin les attend ? Sous quels avatars peut-on les examiner ? Ecrit dans les années 60, ce livre n'a pas vieilli, parce qu'il décrit un phénomène éternel, une expression de notre condition politique. L'analyse y est précieuse pour les nouvelles révolutions comme pour les anciennes. Il peut contribuer à la compréhension des décennies présentes et éclairer l'avenir.
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Un nouvel ordre international est inévitable. Sera-t-il défini par l'hégémonie américaine, un chaos incontrôlable ou un ordre rappelant le concert européen des nations ? Ce dossier analyse la troisième issue, sa logique, ses acteurs et les indices d'une possible émergence de solution.
Table des matières -- La mondialisation politique (Jean Baechler) -- Le problème de l'émergence de l'Europe dans un monde multipolaire, Europe-puissance ou collaboration transatlantique (Georges-Henri Soutou) -- Peut-on intégrer la Russie dans un ordre mondial oligopolaire ? (Alain Besançon) -- Un nouveau rôle pour l'Inde ? (Christiane Hurtig) -- La mondialisation du droit (Mireille Delmas-Marty) -- L'humanité et les guerres de la mondialisation, considérations réalistes sur l'éthique et le droit international (André Tosel)
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Une société n'est pas seulement un composé d'individus, de populations, de groupes et de réseaux, elle est aussi ce qui fait tenir le tout ensemble. En partant du concept durkheimien de solidarité sociale, Jean Baechler propose un examen des principes de cohésion et de cohérences des sociétés humaines ou morphologies. Un repérage empirique permet de construire un échantillon plausible d'une dizaine de morphologies : la bande, la tribu, la cité, les castes indiennes, les féodalités européennes et japonaise, le marché-centre chinois, la ville-capitale asiatique et la nation moderne. Leur analyse révèle la diversité des solutions trouvées par l'espèce humaine pour rendre effective sa grégarité. Deux chapitres sont ensuite consacrés aux dispositifs objectifs et aux dispositions subjectives mis en oeuvre par les diverses solutions. Les solidarités mécanique et organique repérées et analysées par Emile Durkheim dans la division du travail social en reçoivent un éclairage nouveau, pour porter le concept de morphologie et de culture. Cette délimitation conceptuelle permet de préciser davantage encore les personnalités respectives des diverses morphologies. Pour assurer leur fonction, elles doivent être simples, efficaces, souples et robustes. Des systèmes d'action sont ainsi définis, qui contribuent à expliquer leur invention anonyme dans les contextes divers rencontrés par l'espèce hum
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La guerre est un conflit violent entre combattants armés qui oppose plusieurs groupes humains. L'organisation des soldats et l'institution des armées dépendent des techniques de la guerre, du développement des sociétés, des ressources mobilisées, de la modération ou de la montée aux extrêmes des engagements. À cet égard, la documentation historique révèle la plus grande diversité entre l'armée romaine, le modèle scythe ou celui des guerriers précolombiens, mais aussi entre les armées féodales, celles des cités médiévales et celles des royaumes modernes. La modernité et l'âge industriel ont doté les armées de moyens inédits et provoqué une rationalisation des organisations militaires. Sachant que l'armée et les soldats contrôlent la force des États en présence, comment garantir que la communauté des citoyens en conserve la maîtrise ? Les démocraties contemporaines ont trouvé des réponses à ce dilemme vital.
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La guerre et la santé entretiennent des relations éminemment ambiguës. La guerre encourage l'augmentation démographique et exige des soldats en bonne santé, mais elle tue et mutile. Elle est responsable de catastrophes épidémiques, du fait de germes transportés par les troupes, et de l'affaiblissement physique général des civils éprouvés par les prélèvements militaires sur des ressources limitées. Cependant, elle a aussi été à l'origine de grands progrès médicaux, et ce dès l'Antiquité grecque. Ainsi, la radiologie a été développée pendant la Grande Guerre, de même que la chirurgie réparatrice du visage. La médecine militaire a également permis de grandes découvertes dans la médecine tropicale. La guerre inflige donc des blessures, des infirmités, des traumatismes psychiques graves, mais elle a aussi poussé à la prise en charge des uns et des autres et au progrès des traitements. L'humanité se porterait certainement mieux sans la guerre, mais la guerre est-elle donc si néfaste à la santé des hommes ? Diverses réponses argumentées et nuancées sont ici apportées, en fonction des époques et des cultures.
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La guerre a un poids décisif sur les affaires humaines depuis une dizaine de millénaires. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, la guerre était perçue et vécue, selon la position occupée et les péripéties, comme un fléau ou une aventure exaltante. La catastrophe suicidaire de 1914 a instillé l'horreur de la guerre et inspiré un courant pacifiste dominant, qui a longtemps fait de la guerre un tabou en tant qu'objet d'étude dans les sciences humaines, y compris en histoire. Depuis peu, les travaux se sont multipliés. L'Académie des sciences morales et politiques a ainsi consacré à la guerre une enquête de fond, qui a résulté dans la publication, aux Éditions Hermann, de seize volumes collectifs. Le colloque des Treilles, dont le présent volume recueille les actes, a réuni des collaborateurs dévoués à cette entreprise. La variété des thèmes abordés témoigne de l'importance de la guerre pour tous les départements de l'humain.
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La guerre se pratique avec diverses ressources, humaines, matérielles (en particulier les armes) et organisationnelles. L'inévitable compétition entre polities ennemies provoque l'usage militaire de toutes les techniques appropriées et stimule les inventions technologiques (susceptibles d'applications variées) - inventions qui maximisent l'efficacité et les chances de victoire. La guerre est donc à la fois bénéficiaire et moteur du progrès technique.
Cette étroitesse des rapports entre les guerres et les techniques est apparente dès les débuts de la guerre au néolithique, dans la production et l'usage des armes, et n'a cessé de se confirmer jusqu'à l'époque moderne, quels que soient les contextes et les cultures. Les textes des spécialistes ici réunis fournissent des analyses précises sur les relations entre guerre et technique, du néolithique jusqu'au XXIe siècle - à l'heure de l'arme nucléaire, de l'intelligence dans les systèmes de défense et du cyberespace, où les robots sont en passe de bouleverser l'art de la guerre, en attendant les progrès techniques encore à venir.