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soutou georges henri
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La grande illusion ; comment la France a perdu la paix, 1914-1920
Soutou Georges-Henri
- Tallandier
- Texto
- 1 Septembre 2016
- 9791021021198
La grande illusion : que la guerre de 1914-1918 serait courte et mettrait fin à la position dominante occupée par l'Allemagne depuis Bismarck ; que la France récupérerait les territoires perdus depuis la Révolution française, mais aussi établirait une sphère d'influence de premier rang et une mainmise sur les régions rhénanes, voire remettrait en cause l'unité allemande ; et, pour finir, que les traités de paix réaliseraient au moins les principaux objectifs poursuivis et en tout cas garantiraient la sécurité à long terme.
Ces illusions, largement partagées, étaient portées par l'obsession de la sécurité face à l'Allemagne et par l'affirmation du modèle républicain face au « militarisme prussien ». Ceux qui tentèrent d'achever le conflit par la négociation furent écartés.
Paris a joué son rôle dans la marche à la guerre et a défini des buts qui ont largement contribué à déterminer le déroulement du conflit et ensuite la paix. Finalement, les dirigeants n'ont pas obtenu ce qu'ils souhaitaient, tout en compromettant, par leurs exigences et par leur vision biaisée des réalités, la restauration du système international.
C'est ainsi que la France a perdu la paix.
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La grande rupture : De 1989 à nos jours
Georges-Henri Soutou
- Tallandier
- Texto
- 9 Octobre 2025
- 9791021066939
À partir de 1989, la chute du mur de Berlin, puis la fin de l'URSS et du communisme suscitèrent un grand optimisme en Occident. Aujourd'hui, à l'heure de la guerre en Ukraine, on en est loin. La Russie, qui paraissait prête à s'inscrire dans le nouvel ordre mondial libéral, s'en est progressivement éloignée, jusqu'à le provoquer ouvertement.
Georges-Henri Soutou, historien spécialiste des relations internationales, est probablement le mieux placé pour expliquer cette histoire : les questions de nationalités en Europe orientale et dans les Balkans, la brutalité de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide, la transition démocratique manquée de la Russie et l'échec des tentatives pour mettre les relations entre l'Occident et la Russie sur un nouveau pied après 1991. La gestion calamiteuse des relations internationales depuis 1989-1990 a fait le lit de la guerre actuelle.
Édition actualisée -
La Guerre froide de la France : 1941-1990
Georges-Henri Soutou
- Tallandier
- Texto
- 2 Mars 2023
- 9791021057500
L'« atlantisme » a presque toujours été minoritaire dans la France de la guerre froide qui a imprimé à cet affrontement sa marque particulière.
Pendant ce conflit qui oppose les deux blocs d'un monde bipolaire, la France a mené une politique singulièreau sein de l'alliance occidentale. Davantage que les autres alliés des États-Unis face au bloc soviétique, elle a cherché à maintenir le cadre d'une « double sécurité » : face à l'URSS comme face à une éventuelle résurgence du militarisme allemand, alors que le souvenir de la Seconde Guerre mondiale restait proche. Elle a tenté, avec des responsables aussi divers que de Gaulle, Mendès France, Mitterrand, d'imaginer une sortie qui ne serait pas une victoire pure et simple sur l'URSS et ses satellites. Au total, si elle n'a pas « gagné » cette guerre de cinquante ans, la France ne l'a pas « perdue ». C'est déjà beaucoup.
Appuyée sur des archives inédites et des témoignages, cette somme historique sans précédent renouvelle fondamentalement notre vision du second XXe siècle. -
La grande rupture : 1989-2024 ; De la chute du mur à la guerre d'Ukraine
Georges-Henri Soutou
- Tallandier
- Histoire
- 24 Octobre 2024
- 9791021056077
À partir de 1989, la chute du mur de Berlin, puis la fin de l'URSS et du communisme suscitèrent un grand optimisme en Occident. Aujourd'hui, à l'heure de la guerre en Ukraine, on en est loin. La Russie, qui paraissait prête à s'inscrire dans le nouvel ordre mondial libéral, s'en est progressivement éloignée, jusqu'à le provoquer ouvertement.
Les innombrables ouvrages publiés le plus souvent à la hâte depuis deux ans et demi sur la guerre en Ukraine négligent la nécessaire profondeur historique qu'il faut observer pour bien comprendre la genèse du conflit. Or Georges-Henri Soutou, historien spécialiste des relations internationales, est probablement le mieux placé pour expliquer cette histoire sur le temps long : les questions de nationalités en Europe orientale et dans les Balkans, la brutalité de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide, la transition démocratique manquée de la Russie après 1991, l'échec des tentatives pour mettre les relations entre l'Occident et la Russie sur un nouveau pied après 1991. La gestion calamiteuse des relations internationales depuis 1989-1990 a fait le lit de la guerre actuelle.
Dans ce désastre, les responsabilités sont partagées. La Russie a été de plus en plus agressive mais l'Occident a été souvent provocateur et toujours trop sûr de lui.
L'issue du conflit est encore incertaine mais, de toute façon, le retour de la guerre sur notre continent est une catastrophe. Le troisième suicide de l'Europe depuis 1914... -
Charles Ailleret, le stratège du général de Gaulle : Actes de colloque
Henri Bentégeat, Jérôme de Lespinois, Georges-Henri Soutou, Collectif
- EDITIONS PIERRE DE TAILLAC
- Mémoires, Essais, Biographies
- 31 Octobre 2025
- 9782364453180
Après la fin de la guerre d'Algérie, le général de Gaulle s'est appuyé sur un homme pour convertir l'armée qui était devenue un instrument de maintien de l'ordre colonial en une armée moderne dotée de l'arme nucléaire et destinée principalement à maintenir le rang et la souveraineté de la France en Europe.
Polytechnicien, résistant, déporté, acteur clef de la constitution de l'arsenal nucléaire français, théoricien militaire, chef d'état-major des armées, le général Ailleret a mis en oeuvre la politique militaire du général de Gaulle jusqu'à sa disparition tragique en 1968.
Son rôle véritable était resté peu connu jusqu'à la découverte par sa petite fille d'archives familiales exceptionnelles. Basé sur l'exploitation de ces documents inédits, ce livre rassemble les actes d'un colloque, organisé à l'École militaire, consacré à la figure de cet officier exceptionnel qui est devenu le stratège du général de Gaulle. -
Europa ! les projets européens de l'Allemagne nazie et de l'Italie fasciste
Georges-Henri Soutou
- Tallandier
- Texto
- 10 Novembre 2022
- 9791021055322
Rejetant les traités conclus à la fin de la Première Guerre mondiale, et travaillées par des idéologies mortifères - racisme biologique et hypernationalisme -, les puissances européennes de l'Axe ont occupé la quasi-totalité du continent et ont initié de nombreux projets pour le réorganiser et le dominer.
On sait que certains territoires avaient vocation à être purement et simplement annexés. D'autres, à devenir des colonies de peuplement. Mais on sait moins que Rome et Berlin préparaient un « ordre nouveau en Europe », totalitaire et autarcique, avec d'importants aspects culturels, économiques et sociaux.
Fort d'une documentation recueillie aux quatre coins de l'Europe, Georges-Henri Soutou aborde ce sujet capital sous ses multiples aspects et il en vient à renouveler l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. -
La mesure de la force : traité de stratégie de l'Ecole de guerre
Jérôme de Lespinois, Georges-Henri Soutou, Olivier Zajec, Martin Motte
- Tallandier
- Texto
- 12 Octobre 2023
- 9791021059221
Alors que la guerre en Ukraine sonne le retour aux conflits de haute intensité, la compréhension de la stratégie suppose de savoir décrypter les formes guerrières d'aujourd'hui d'après les principes militaires de toujours.
La pensée stratégique occidentale peine à définir une ligne d'action crédible face aux évolutions de la guerre : elle est écartelée entre la tentation du tout-technologique et la fascination pour les nouvelles approches venues de la sociologie, de l'anthropologie, de l'ethnologie, etc. Or la technique n'est qu'un facteur de l'équation stratégique et les sciences sociales, certes indispensables, ne sauraient se substituer aux connaissances militaires fondamentales. Ce sont ces connaissances que les auteurs du présent ouvrage, historiens de la stratégie et professeurs à l'École de guerre, nous font découvrir. -
Le conflit Est-Ouest a dominé le monde depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la chute du Mur de Berlin. Ce livre en retrace l'histoire et en corrige la vision parfois sommaire que nous en avons retenue. Ce fut un conflit global, tout à la fois idéologique, politique, militaire et même parfois territorial, car la « guerre froide » ouvrit aussi des fronts « chauds », même s'ils furent circonscrits. Elle ne dégénéra toutefois jamais en confrontation ouverte, et connut des moments d'accalmie prolongés, voire de détente. C'est que ce conflit n'a jamais visé à anéantir l'adversaire, mais à le contraindre à changer. En outre, le pacte conclu entre les grandes puissances au lendemain de la victoire sur l'Allemagne nazie fut un profond facteur de stabilité, en Europe notamment. L'effondrement interne de l'un des deux adversaires apporta une conclusion rapide et imprévue par chacun des acteurs à ce conflit. Georges-Henri Soutou livre ici une analyse majeure de la période.
Professeur émérite d'histoire contemporaine à Sorbonne Université, membre de l'Institut, Georges-Henri Soutou est spécialiste des relations internationales. Il est notamment l'auteur de La Guerre froide de la France 1941-1990 (Tallandier, 2018) et de La Grande Illusion. Quand la France perdait la paix 1914-1920 (Tallandier, 2015). -
1943 : L'année du choix pour les diplomates
Isabelle Richefort, Jean Mendelson, Georges-Henri Soutou
- Cths Edition
- 18 Septembre 2024
- 9782735509706
1943 : l'année du choix pour les diplomates, comment se comportèrent les représentants français au cours de l'année 1943 où le sort des armes semblait basculer ?
Au début de 1943, lorsque l'Allemagne nazie vit à Stalingrad son premier coup d'arrêt, la représentation
de la France à l'étranger connaît une situation inédite. Trois réseaux se superposent
ou coexistent en s'affrontant : les représentants du gouvernement de Vichy, ceux du général
de Gaulle et du Comité national français de Londres, et ceux qui se rallient au général Giraud,
haut commissaire depuis décembre 1942 à Alger. En juin 1943, la création du Comité français
de libération nationale, le CFLN, permet la fusion des réseaux gaulliste et giraudiste, qui font
désormais face aux diplomates fidèles à Vichy.
Comment se comportèrent ces représentants français au cours de cette année 1943 où le sort
des armes semblait basculer ? ment rendirent-ils compte des évolutions vécues par leur
pays de résidence ? Comment réagirent-ils aux événements qui bouleversaient la France et son
empire ? Quelle furent leur évolution personnelle et leur comportement envers les membres
du réseau rival ? Comment s'est déroulée sur le terrain la fusion de deux réseaux diplomatiques
rivaux, lors de la constitution du CFLN ? Cette plongée dans les archives diplomatiques
françaises permet d'appréhender toutes les nuances du champ politique, depuis le gaulliste
de la première heure jusqu'au pétainiste inconditionnel ; elle conduit à distinguer le diplomate
qui, secrètement rallié à la France libre, est contraint de demeurer dans le réseau dirigé
par Pierre Laval, ministre des Affaires étrangères de l'État français, de celui qui a suivi le vent
en se ralliant à Giraud après le débarquement américain et britannique en Afrique du Nord.
Être diplomate français en 1943, c'est pratiquer une activité professionnelle dans des conditions
éloignées de la diplomatie classique. Les archives du ministère des Affaires étrangères
donnent ainsi la vision de ce que furent l'action tant des soutiers de la diplomatie que celle
de personnages qui marquent de leur empreinte l'histoire du pays et de ses relations internationales. -
L'Europe de 1815 à nos jours (3e édition)
Georges-Henri Soutou
- PUF
- Nouvelle Clio
- 7 Janvier 2015
- 9782130634928
Cet ouvrage entend considérer l'Europe comme un tout et ne pas rester prisonnier des histoires nationales, pour comprendre le chemin parcouru depuis le Congrès de Vienne, de l'ère des nationalismes à l'Union européenne, c'est-à-dire à un espace international organisé très original (ni État centralisé, ni confédération, ni fédération), répondant aux normes de la démocratie libérale et jouissant d'un niveau de vie élevé.
La réflexion est menée à partir de trois points de vue : celui du système européen et de son évolution progressive, depuis le « Concert européen » du XIXe siècle jusqu'à l'intégration européenne actuelle celui des grandes évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles de l'Europe celui, enfin, de l'expérience historique unique de la démocratisation progressive de tout un continent.
La méthode suivie insiste sur la notion de structures dans les relations internationales : structures d'équilibres géopolitiques, structures de relations diplomatiques, structures juridiques, structures de civilisation. Cette notion résume les recherches les plus avancées de la science historique actuelle dans ce domaine et permet de poser le problème de l'Europe, de son identité, de ses limites, de façon nouvelle.
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Le retour du nucléaire militaire
Jean Baechler, Georges-Henri Soutou
- Hermann
- 20 Mars 2019
- 9791037000804
La fin de la guerre froide a semblé marquer un déclin du nucléaire militaire, condamné à la fois par la fin de l'affrontement entre les deux superpuissances, l'hostilité grandissante de l'opinion publique mondiale et les progrès technologiques des armes intelligentes. Mais les dossiers brûlants du nucléaire iranien et nord-coréen montrent qu'il n'en est rien. Le sommet de l'OTAN, en 2016, a réaffirmé la validité stratégique de la dissuasion nucléaire.
Celle-ci doit toutefois s'adapter à un nouveau contexte, marqué par l'émergence de nouvelles puissances et d'acteurs non étatiques comme les organisations terroristes. Les auteurs de ce volume envisagent ainsi les mutations de l'ordre nucléaire international : à quelles conditions l'arme nucléaire est-elle encore pertinente ? Quelles doctrines et quelles méthodes adopter ? Comment répondre aux nouvelles menaces ?
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L'action extérieure de la France ; entre ambition et réalisme
Georges-Henri Soutou
- PUF
- 25 Novembre 2020
- 9782130827085
Si encore fin 2017, nous paraissions nous trouver dans un univers relativement prévisible, où la mondialisation se développait de façon irrésistible, en 2019, la donne a profondément changé : la crise économique revient, les Etats-Unis ont entamé une guerre commerciale avec la Chine et l'Europe et leur président n'hésite pas à rompre avec une série d'orientations fondamentales de la politique américaine depuis les années 1950, le Moyen-Orient est plus agité que jamais et la puissance commerciale de la Chine inquiète de plus en plus les Européens. En 2017, il s'agissait d'adapter la France à la mondialisation, en 2019 il s'agit de la préparer au temps d'arrêt de cette dernière. Et peut-être à une nouvelle récession mondiale. La plupart des paramètres de l'action extérieure de la France s'en trouvent très sérieusement remis en cause.
Durant un an, l'Académie des sciences morales et politiques a engagé une réflexion sur l'organisation, les moyens et l'action des pouvoirs publics dans le domaine de la politique extérieure de la France, que ce soit sous l'angle historique, culturel, militaire ou géopolitique. Cet ouvrage est le fruit des contributions des académiciens et de personnalités invitées au cours de cette anné de réflexion sur les enjeux et les modalités de l'action extérieure de la France.
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La grande illusion ; quand la France perdait la paix, 1914-1920
Georges-Henri Soutou
- Tallandier
- 9 Avril 2015
- 9791021010185
La grande illusion : que la guerre de 1914-1918 serait courte et mettrait fin à la position dominante occupée par l'Allemagne depuis Bismarck ; que la France récupérerait les territoires perdus depuis la Révolution française, mais aussi établirait une sphère d'influence de premier rang et une mainmise sur les régions rhénanes, voire remettrait en cause l'unité allemande ; et, pour finir, que les traités de paix réaliseraient au moins les principaux objectifs poursuivis et en tout cas garantiraient la sécurité à long terme. Ces illusions, largement partagées, étaient portées par l'obsession de la sécurité face à l'Allemagne et par l'affirmation du modèle républicain face au « militarisme prussien ». Ceux qui tentèrent d'achever le conflit par la négociation furent écartés. Paris a joué son rôle dans la marche à la guerre et a défini des buts qui ont largement contribué à déterminer le déroulement du conflit et ensuite la paix. Finalement, les dirigeants n'ont pas obtenu ce qu'ils souhaitaient, tout en compromettant, par leurs exigences et par leur vision biaisée des réalités, la restauration du système international. C'est ainsi que la France a perdu la paix.
Georges-Henri Soutou, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Paris-Sorbonne et membre de l'Académie des sciences morales et politiques, est l'un des meilleurs connaisseurs européens de l'histoire des relations internationales
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Journal du général Edmond Buat ; 1914-1923
Edmond Buat, Frédéric Guelton
- Perrin
- 5 Novembre 2015
- 9782262038397
La Grande Guerre et ses suites , vues de l'intérieur, comme on ne les avait jamais montrées.
En 1914, le polytechnicien Edmond Buat est lieutenant-colonel. Il est chef d'état-major général des armées, lorsqu'il meurt soudainement en décembre 1923. Cette carrière remarquable est celle d'un homme exceptionnel. De la Grande Guerre, il a connu tout et tous : chef de cabinet du ministre de la Guerre d'août 1914 à novembre 1915, il est à l'articulation, souvent difficile, entre le pouvoir politique et le haut commandement militaire. Commandant sur le front, il a vécu au plus près la violence des combats. Créateur en 1917 de la réserve générale d'artillerie, qui permettra de l'emporter sur les Allemands l'année suivante, il est un technicien prophétique de la guerre industrielle. Nommé en juillet 1918 major général des armées françaises, c'est à dire numéro 2, auprès de Pétain, il est l'un des artisans de la victoire. Expert auprès du gouvernement lors des négociations du traité de paix, il s'emploie dans ses dernières fonctions à préparer la France au nouveau conflit qu'il juge inévitable.
Le général était doublé d'un observateur perspicace et d'un écrivain de talent. Tous les soirs, il a consigné dans des cahiers les faits et les réflexions de la journée. Tout y passe, les hommes, les événements, les idées. Alors que les mémoires des grands chefs, Joffre et Foch, et de Poincaré, ont été rédigés en vue de servir leurs auteurs, ce prodigieux document a toute la fraîcheur du spontané et de l'inédit.
Dans sa préface, Georges-Henri Soutou, de l'Institut, donne toute sa portée à ce témoignage d'un " esprit libre, volontiers mordant ". Le colonel Frédéric Guelton, ancien chef du département de l'armée de terre du service historique de la Défense, a présenté et annoté en spécialiste le texte donné ici dans son intégralité. -
Politique Etrangère 1/2018 Etats : quel nouveau souffle ? - mars 2018
Collectif
- Politique Etrangere
- 5 Mars 2018
- 9782365678131
On songe à la scène de l'apprenti sorcier dans Fantasia de Walt Disney, lorsque l'éclatement du balai magique provoque la multiplication des petits balais, qui ne font qu'accentuer la catastrophe. L'attraction internationale du modèle étatique n'est-elle pas lourde de contradictions ? Les États, quels qu'ils soient, ne disparaissent pas du jeu stratégique quand bien même leur façon de mener les combats militaires s'est modifiée et que les guerres menées ont parfois des conséquences inverses aux effets recherchés. Le mode d'organisation pré-national de l'empire peut-il être aussi un modèle post-national ? On pense évidemment à l'Union européenne, dont Vladimir Boukovski s'était demandé si elle n'était pas une nouvelle URSS... La question de l'incurie des États était bien au coeur des révolutions arabes : leurs défauts originels les ont fragilisés au point de remettre en cause de façon radicale les régimes, les institutions, parfois même les frontières.
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Politique étrangère n° 3/2018 - Sorties de guerres -Iran - septembre 2018
Collectif
- Politique Etrangere
- 6 Septembre 2018
- 9782365678179
A l'heure où l'on s'interroge sur la nature même de la puissance, une dimension supposée irréductible fait de la résistance : le militaire. En dépit de la confusion typologique qui règne depuis trente ans sur les conflits et les interventions armées, le maniement de la force demeure un élément discriminant de la puissance. Ainsi détecte-t-on une mue de la puissance chinoise dans son build up militaire, dans la participation de Pékin aux opérations de l'Organisation des Nations unies (ONU), dans l'installation de bases dans la Corne de l'Afrique...
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Etudes polemologiques
Georges-Henri Soutou
- Institut De Strategie Et Des Conflits
- 1 Octobre 2012
- 9782857890348
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L'Or et le sang : Les buts de guerre économiques de la Première Guerre mondiale
Georges-Henri Soutou
- Fayard
- 6 Avril 1989
- 9782213022154
Désordres monétaires, politiques nationales de l'industrie et de l'énergie, regroupements économiques, questions douanières... Les hommes qui ont mené la Première Guerre mondiale ont découvert ces problèmes, et les solutions qu'ils ont tenté de leur apporter ont façonné le XXe siècle. L'économie d'aujourd'hui plonge ses racines dans leur action.En effet, le conflit a été aussi une guerre économique. Non seulement pendant les hostilités proprement dites, par la lutte industrielle et le blocus, mais aussi en vue de l'après-guerre, par la mise au point de véritables buts de guerre économiques, lesquels tracent dans chaque camp un avenir bien défini. Pour les Français, les Britanniques et les Américains, démocratie politique et libéralisme économique vont de pair. Pour l'Allemagne et ses alliés, la priorité, tout au moins au début, est la construction en Europe centrale (le Mitteleuropa) d'un bastion qui serait en même temps le conservatoire d'une expérience originale à mi-chemin entre l'Ancien Régime et les temps nouveaux.La victoire des Alliés sera la victoire du libéralisme. Le libéralisme prévaut aussi en Allemagne même, et pas simplement sous le choc de la défaite: les milieux dirigeants s'aperçoivent progressivement que leurs véritables besoins et aspirations sont finalement mieux pris en compte par le libéralisme que par l'ordre voulu par Bismarck.Contrairement aux idées reçues, le traité de Versailles n'est pas seulement une paix politique et territoriale, mais comporte un projet industriel et commercial. Celui-ci résume les buts de guerre économiques des Alliés et les fait triompher.Georges-Henri Soutou, né en 1943, agrégé d'histoire, docteur d'Etat, est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paris-IV-Sorbonne. Il est spécialiste des relations internationales au XXe siècle, et particulièrement de leurs aspects économiques et stratégiques.
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La guerre froide de la France ; 1941-1989
Georges-Henri Soutou
- Tallandier
- Histoire
- 26 Avril 2018
- 9791021032033
La France a pleinement participé à la guerre froide. Mais à la différence d'autres pays, l'« atlantisme » y a presque toujours été minoritaire et, dans le domaine politique comme sur le plan militaire, elle a imprimé à cet affrontement sa marque particulière, sans tomber dans l'hystérie antisoviétique ni dans le rejet de la Russie en tant que telle.
Présente dans toutes les grandes crises, elle a, avec davantage de détermination que ses alliés, cherché à maintenir dans ce conflit nouveau (conflit de puissance et conflit idéologique à la fois) le système international classique dans le cadre d'une « double sécurité » (aussi bien face à l'URSS que face à une éventuelle résurgence du problème allemand), ou même elle s'est employée à promouvoir un nouveau système européen permettant de relativiser les différences entre les deux parties du continent.
Malgré le confort que la situation aurait pu lui procurer, elle a tenté, avec des variantes et des responsables aussi différents que de Gaulle, Bidault, Robert Schuman, Mendès France, Mitterrand, d'imaginer une sortie qui ne serait pas le résultat d'une victoire pure et simple. Sortie qui passerait par le retour au primat de l'intérêt national à l'Est ou bien par la convergence des modèles de société.
Au total, si la France n'a pas « gagné » cette guerre de cinquante ans, elle ne l'a pas « perdue ». Étant donné la lourdeur des problèmes de la décolonisation et la profondeur de ses divisions internes sur la politique à suivre envers l'URSS mais aussi envers les États-Unis et l'Allemagne, c'est déjà beaucoup.
Appuyée sur le dépouillement méthodique des archives du Quai d'Orsay et des autres grandes chancelleries, la plupart inédites, des témoignages et des Mémoires de multiples protagonistes, cette somme historique sans précédent renouvelle fondamentalement notre vision du second XXe siècle.
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Europa ! les projets européens de l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste
Georges-Henri Soutou
- Tallandier
- Histoire
- 23 Septembre 2021
- 9791021050235
Rejetant les traités conclus à la fin de la Première Guerre mondiale, et travaillées par des idéologies mortifères - racisme biologique et hypernationalisme -, les puissances européennes de l'Axe ont occupé la quasi-totalité du continent (hormis les pays neutres et la Grande-Bretagne) et ont initié de nombreux projets pour le réorganiser et le dominer.
On sait que certains territoires avaient vocation à être purement et simplement annexés. D'autres, à devenir des colonies de peuplement, comme une partie de la Pologne et la Russie, dont trente millions d'habitants devaient être expulsés. Enfin, les pays de l'Europe occidentale et des Balkans seraient durablement vassalisés, avec des régimes alignés.
Mais on sait moins que Rome et Berlin préparaient un « ordre nouveau en Europe », totalitaire et autarcique, certes dirigé de Berlin et dans une moindre mesure de Rome, mais avec une union géopolitique et économique du continent, et un projet culturel et social « corporatiste » original. Les divisions internes à Rome et à Berlin, les désaccords entre les deux capitales et, à partir de 1943, les défaites, firent échouer tout cela, même si le projet d'une organisation de l'Europe survécut à 1945.
Remontant en amont, en particulier aux idées politiques de l'entre-deux-guerres et prolongeant ses observations sur l'après-guerre et les premières réorganisations du continent, Georges-Henri Soutou aborde ce sujet capital sous ses multiples aspects : intellectuel, politique, militaire, diplomatique et économique. Fort d'une documentation recueillie aux quatre coins de l'Europe, il en vient à renouveler entièrement l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.
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cet ouvrage entend considérer l'europe comme un tout et ne pas rester prisonnier des histoires nationales, pour comprendre le chemin parcouru depuis le congrès de vienne, pour comprendre comment on est passé de l'ère des nationalismes à l'union européenne, c'est-à-dire à un espace international organisé très original (ni etat centralisé, ni confédération, ni fédération), répondant aux normes de la démocratie libérale et jouissant d'un niveau de vie élevé.
la réflexion est menée à partir de trois points de vue : d'abord celui du système européen et de son évolution progressive, depuis le " concert européen " du xixe siècle jusqu'à l'intégration européenne actuelle. il existe en effet un tel système européen depuis longtemps, bien avant la construction européenne contemporaine : l'europe ancienne n'était malgré tout pas une jungle. le deuxième axe a consisté à privilégier l'approche, à partir d'un point de vue européen global, des grandes évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles de l'europe.
le troisième axe est l'expérience historique unique de la démocratisation progressive de tout un continent, processus commencé avec la révolution française et en cours d'achèvement maintenant seulement, à travers bien des drames et des crises. la méthode suivie insiste sur la notion de structures dans les relations internationales : structures d'équilibres géopolitiques, structures de relations diplomatiques, structures juridiques, structures de civilisation.
cette notion résume les recherches les plus avancées de la science historique actuelle dans ce domaine et permet de poser le problème de l'europe, de son identité, de ses limites, de façon nouvelle.
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Le Congrès de Paris (1856) : un événement fondateur
Gilbert Ameil, Isabelle Nathan, Georges-Henri Soutou
- P.I.E. Peter Lang
- Diplomatie Et Histoire
- 31 Mai 2018
- 9789052015385
Réuni en 1856 pour mettre fin à la guerre de Crimée, le Congrès de Paris fut l'occasion d'un incontestable rééquilibrage de l'Europe, après une période de relative mise à l'écart de la France consécutive à la chute du Premier Empire et au congrès de Vienne de 1815. Le Congrès de Paris n'a pas remis en cause le fonctionnement du système européen existant, ce concert européen qui reposait sur la concertation entre les grandes puissances. Mais il a largement contribué à poser un certain nombre de jalons pour l'avenir : entrée de la notion d'autodétermination des populations dans le droit public européen à l'occasion de la question roumaine, début de l'européanisation de la question des droits des minorités religieuses et ethniques, établissement d'un statut des Détroits turcs comme élément du système européen, ouverture au niveau européen de la question italienne, début du développement d'un nouveau droit maritime. Le Congrès de Paris marque la transition entre la légitimité nationale de type historique et dynastique et la légitimité reposant sur l'adhésion des populations. Il inaugure ainsi une période fondamentale dans le processus de modernisation du continent européen.
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Les puissances mondiales sont-elles condamnées au déclin ?
Georges-Henri Soutou
- Hermann
- 14 Février 2013
- 9782705684365
L'histoire semble montrer que les grands pays, parvenus à un certain degré de puissance et de développement, sont poussés à se « mondialiser » et à dépasser de fait leurs capacités réelles. Inéluctablement, ce processus les conduit au déclin, qui n'est en somme que l'effet direct de leur sur-engagement. Mais derrière cette hypothèse très générale d'un couple logique « mondialisation déclin » apparaissent immédiatement d'importantes différences. Les exemples britannique et américain frappent à première vue l'esprit, comme correspondant à cette hypothèse alors que la Russie, l'Allemagne ou la Chine évoquent des évolutions beaucoup plus complexes. Rien n'est univoque : la mondialisation est en général comprise comme un phénomène de nature économique, mais elle comporte aussi des aspects militaires et idéologiques. Elle peut d'autre part être considérée comme hégémonique, être rejetée, ou être équilibrée par un engagement régional. Quant au déclin, il peut être conçu comme absolu ou relatif, voire être accepté comme étant la marque d'un rattrapage normal par les pays émergents.
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L'alliance incertaine ; les rapports politico-stratégiques franco-allemands 1954-1996
Georges-Henri Soutou
- Fayard
- Histoire Contemporaine
- 23 Octobre 1996
- 9782213597577
Si tout le monde sait que la France et l'Allemagne sont les deux principaux partenaires de la construction européenne, on sait moins qu'à différentes reprises, une fois surmonté l'échec de la CED, elles ont, aussi bien sous la IVe République qu'avec de Gaulle ou Mitterrand, sérieusement envisagé d'établir entre elles une véritable communauté militaire et stratégique face à la menace soviétique. Elles n'y sont jamais parvenues, à cause du poids de leurs arrière-pensées réciproques, à cause aussi des réticences, voire de l'opposition de leurs partenaires européens, des Etats-Unis et en son temps de l'URSS. Néanmoins, leur dialogue n'a jamais cessé depuis 1954 et a connu une remarquable continuité, conduisant en particulier au traité de l'Elysée puis au traité de Maastricht, lequel comporte un important volet stratégique: il sera peut-être l'un des éléments essentiels de cette politique extérieure et de sécurité commune que la conférence intergouvernementale de Turin essaie en ce moment même de mettre sur pied dans un contexte international transformé par la fin de la Guerre froide. Ce dialogue reste au coeur de l'avenir de l'Europe qui doit choisir entre développer sa personnalité ou bien se fondre dans l'univers atlantique.Ce livre relate également l'histoire de la dimension stratégique de la construction européenne qui permet de repérer certaines structures permanentes de la politique extérieure de la France comme de la RFA et de leurs rapports, notamment le poids des questions nucléaires, les problèmes de l'Alliance atlantique, ceux d'une défense européenne, et de souligner les arrière-pensées divergentes de Bonn et de Paris. C'est une mise à plat décapante qui est ici offerte et qui permet de comprendre pourquoi l'alliance franco-allemande, si logique et nécessaire soit-elle, est restée une " alliance incertaine ".Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paris-Sorbonne, spécialiste des relations internationales, Georges-Henri Soutou est l'auteur de nombreux travaux. Il a notamment publié L'Or et le Sang Les buts de la guerre économique de la Première Guerre mondiale (Fayard, 1989).