Murmure Des Soirs

  • «Est-ce que le chagrin peut changer notre composition chimique? En tout cas je ne sens plus l'amande douce, la tubéreuse et le cumin. Je ne sens plus ce que tu aimes. Ce ne sont déjà plus les jardins les épices, ni le rêve des citronniers en fleurs».
    Quel parfum sécrète la folie?
    Engluée dans un chagrin d'amour, une femme s'expose à toutes les odeurs.
    Elle nous livre à l'état brut cette dérive sensorielle.

  • Qu'est-ce qui pousse Camille à quitter la vie citadine, pour une maison isolée au fond des bois avec son chat et son lapin ? Un besoin de faire le point, dans une solitude totale. Totale ? Un inconnu frappe à la porte. Que lui veut-il ? Et pourquoi laisse-t-elle, jour après jour, cet homme aux yeux clairs prendre ses aises chez elle ? Un roman lumineux sur l'ouverture aux autres, la beauté des rencontres de hasard et le refus des préjugés.

  • Parti à Suzhou pour retrouver le charme de ses jardins splendides, Gilles rencontre une troublante jeune femme. L'art consommé de la préparation du thé, la méditation sur l'écriture qui débouche sur le monde superbe de la calligraphie, l'évocation des traditions encore vivantes issues d'un passé riche et tumultueux, et surtout l'érotisme subtil dégagé par la personnalité de Fleur de Lotus ouvrent à Gilles un monde insoupçonné. Fasciné par le mystère des jardins, attiré par la sensualité à fleur de peau de la jeune femme, il se transforme peu à peu. Il découvre également la prodigieuse puissance d'évocation émanant de très belles théières, dont la présence frémissante interpelle le regard, la forme manifeste un sens aigu de l'harmonie, l'oeuvre révélant un génie artistique et une extraordinaire virtuosité créatrice. C'est la plongée dans la Chine sauvage, à la fois splendide et redoutable, ses jardins, ses lacs, son gongfu et son histoire millénaire.

  • Mon frère et moi

    Erik Sven

    L'enfance survit-elle au désenchantement? L'innocence est-elle un leurre ? Le bonheur, une quête vaine? Pour Colline, Aubin et Béatrice, le chemin vers la magie mène au coeur de la forêt, mais se révèle parsemé de ronces et de crevasses. Et quand le père débarque à grand renfort de bulldozers, le monde extérieur les rattrape et Dame Nature s'insurge.
    Mon frère et moi entraîne le lecteur dans les profondeurs de l'âme et de la terre.

  • «C'est pour trois jours!» «Nous sommes le 19 janvier 2005. Tu viens d'en prendre pour cinq ans, mais tu ne le sais pas. Nous non plus. Tu refuses ton admission dans cette maison de repos. Catégoriquement.» Rien ne nous prépare à jouer le rôle de parents de nos propres parents. Comment incarner cette nouvelle posture à leur égard, affronter leurs demandes impossibles, leurs refus, leurs silences, la vieillesse implacable, les incompréhensions des institutions? Comment préserver ce qui peut l'être? Si possible, jusqu'au bout.

  • «Vous raconteriez ça à quelqu'un, il ne vous croirait pas. Pourtant je l'ai vu de mes yeux. J'y pense encore souvent mais je n'en parle à personne. À qui le raconter?» Fille d'émigrés polonais, Bruna passa son enfance dans le nord de la France puis à Seraing où son père était mineur. En 1941, alors qu'elle venait d'avoir seize ans, elle fut arrêtée par la Gestapo et envoyée comme travailleuse forcée en Allemagne. Prise dans un engrenage infernal, elle est ensuite transférée dans le camp de concentration de Ravensbrück avant d'échouer dans celui, plus terrifiant encore, de Bergen-Belsen. Ce livre raconte son histoire, depuis sa naissance en Pologne jusqu'au miracle de sa libération en avril 1945 et son retour à Seraing. Document littéraire exceptionnel composé à partir du témoignage d'une rescapée de l'horreur nazie, il constitue une extraordinaire leçon de volonté et de courage.

  • Si vous lisez ceci, c'est que vous vous trouvez dans une librairie.
    Le lieu de toutes les aventures, de toutes les passions, de toutes les rencontres, de tous les abandons.
    Le lieu où s'exposent les fruits de milliers d'heures de veille et de doutes, parfois de vies entières dédiées à vous raconter des histoires, à vous transmettre d'indicibles messages, à vous plonger dans les plus grands mystères.
    Le lieu qui a inspiré treize auteurs de notre maison d'édition.

    Nouvelles de Jean-Pierre L. Collignon, Jean-Marc Defays, Paul De Ré, Pierre Hoffelinck, Michel Lauwers, Dominique Maes, Alexandre Millon, Marc Pirlet, Jean-Marc Rigaux, Martine Rouhart, Erik Sven, François Tefnin et Michel Van den Bogaerde.

  • Quand on veut faire taire les minorités, ou leur dénier l'accès aux droits civiques fondamentaux, une des techniques les plus efficaces consiste à les empêcher de s'exprimer. Non seulement en leur barrant l'entrée des écoles et des universités, mais aussi en « cassant » leur musique et leurs chants. Dans les États du Sud des États-Unis, au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, certains milieux ségrégationnistes l'ont bien compris. Ils ont notamment aligné dans leur viseur un bluesman dont la voix, circonstance aggravante à leurs yeux, va jusqu'à séduire un public de jeunes Blancs. Dans la foulée, ils ont également coché sur leurs tablettes le nom d'un prospecteur de talents venu du Nord pour enregistrer les meilleurs chanteurs noirs. Derrière deux morts d'apparence anodine se joue une partie démoniaque, qui a pour enjeu la disparition ou la survivance du blues et, à travers cela, l'émancipation de la population afro-américaine. Ou comment une banale enquête sur un meurtre finit par céder la place à une quête initiatique. Où le temps s'écoule par paquets de douze mesures. Et où chaque mot, chaque son se met à osciller pour former une blue note. Une note bleue comme le fond de l'abîme, pour une musique noire comme la couleur de l'âme.

  • À la suite d'un attentat pâtissier sur une toile de Félicien Rops, l'inspecteur des assurances Jean Desjardins est engagé par les responsables du musée Rops pour évaluer les dommages. Cette enquête de routine se transforme bientôt, grâce à l'intervention d'une jeune assistante passionnée, en une quête des traces de l'artiste anticonformiste du XIXe siècle.
    Qui a intérêt à récupérer la mémoire de Félicien Rops, peintre sulfureux et amoureux des femmes : les amateurs de tartes à la crème potaches, les bourgeois collectionneurs d'art rentable ou le petit inspecteur qui rêve de raviver sa vie sentimentale?
    Une biographie romancée de Félicien Rops, qui joue à réinventer le présent à partir d'un passé fantasmé et de la correspondance de l'artiste, pour mieux croquer les rapports avec l'art, l'argent et l'amour.

  • Cavales

    Béatrice Renard

    Au coeur de l'été 1793, la guillotine trône sur la place de la Révolution. Le magistrat Antoine Fouquier-Tinville comptabilise les traîtres qui vont y passer. Théroigne de Méricourt, au tempérament angoissé, affronte la machine à tuer. Une petite fille effrayée tremble devant elle. Olympe de Gouges, intrépide, défie le sinistre instrument en collant des affiches politiques sur ses parois de bois. Les trois rebelles se retrouvent enfermées et maltraitées par leurs gardiens. Chacune se demande comment résister à la loi du plus fort. Par les armes? L'audace? La parole? Ne devraient-elles pas agir ensemble?
    Ce roman est une histoire de femmes, de féminité, de féminisme, au coeur de la Révolution française. Il raconte la rencontre d'Olympe de Gouges, l'Occitane, autrice de la Déclaration des droits de la femme, et de Théroigne de Méricourt, la Belle Liégeoise, autrement surnommée l'amazone de la Révolution. Dans les faits, elles ne se sont jamais rencontrées et j'ai eu envie de leur inventer une parenthèse dans le temps, située en été 1793, entre la réelle fessée publique reçue par Théroigne le 15 mai et le non moins réel emprisonnement d'Olympe le 20 juillet. Ce récit est une tentative d'aborder la géographie intérieure de ces deux femmes d'exception afin de donner une voix à leurs peurs et revendications. Une petite fille de fiction les accompagne dans leurs tribulations.

  • Jack

    Thibaud Petit

    Je n'avais pas encore défait tous les cartons de mon déménagement. J'étais épuisé, perdu et angoissé. Tout s'était enchaîné trop vite. La séparation, le tri dans mes souvenirs, une photo perturbante découverte sur la cheminée et cette phrase que j'avais écrite dans une histoire inachevée : on peut survivre de mille et un passés mais on meurt dès qu'on a perdu son seul avenir. Elle aurait dû m'aider mais au lieu de ça, plus les heures passaient, plus je me demandais si j'étais vraiment seul dans cet appartement. Pour ne pas sombrer dans la folie, je n'avais pas le choix : je devais me replonger dans l'écriture là où je l'avais laissée.

  • Le joli monde

    Stanislas Cotton

    "Voici un livre dont on peine à sortir indemne tant il va loin dans les tréfonds de l'âme humaine. L'auteur y narre à sa demande l'histoire d'un auteur dont il est devenu l'ami et à qui il a promis de la publier après sa mort. Fruit de longs moments passés ensemble et d'une connivence profonde, le récit écrit à la première personne semble sorti tout droit de la bouche de l'ami perdu et il débute alors que celui-ci a 16 ans et qu'il découvre l'amour avec la belle Anja. Aux superbes pages qui narrent la fraîche passion des deux adolescents succède brutalement une scène d'une barbarie atroce. Des miliciens douteux ont envahi le village et ils ont pénétré dans les maisons où ils s'adonnent à des exactions innommables. Ayant survécu par miracle au massacre, le confident n'a jamais plus parlé de cet événement qui hante pourtant ses nuits et ses jours. N'y peuvent rien le procès de guerre et les témoignages de survivants, les discours d'empathie. Aucun pays ou nom de lieux n'est cité, les dates des faits sont estompées, ce qui permet d'affirmer l'universalité du propos. La beauté de la musique et l'alcool parviennent quelquefois à écarter les fantômes, le refuge de l'écriture et de la lecture estompe la douleur des blessures toujours à vif. C'est précisément le tour de force de ce roman que de narrer le pire tout en affirmant la puissance de la poésie qui prend d'emblée possession du texte comme on vient au secours d'un noyé. Viatique aux vertus insoupçonnées, elle ne le quitte pas dans les moments les plus dramatiques. Ce faisant, Stanislas Cotton dénonce avec talent la barbarie toutes bannières confondues et salue pudiquement la mémoire des victimes tout en affirmant qu'il reste toujours en chacun une part inaliénable sur laquelle s'appuyer envers et contre tout.
    - Thierry Detienne"

  • "Dans notre monde où le savoir se spécialise de plus en plus, les disciplines deviennent parfois des mondes hermétiques dans lesquels seuls les initiés trouvent leur chemin. La linguistique, qui traite pourtant du langage et de la communication que nous ne cessons d'utiliser, n'échappe pas à cette tendance.
    Jean-Marc Defays a fait le pari d'ouvrir les fenêtres et de tenter de s'adresser à tous.
    Fort de son expérience d'universitaire et d'enseignant, il s'est assigné le défi d'aborder les concepts de disciplines qu'il enseigne sous la forme de textes brefs et accessibles. Pour ce faire, il n'hésite pas à plonger dans nos réalités quotidiennes, à convier son expérience propre, à mobiliser ses talents de conteur.
    Au fil des textes, qui forment des entités distinctes et autonomes, se dresse un constat qui fait office de fil conducteur : la plupart des savoirs se sont construits sur un schéma binaire permettant de classer les concepts en les opposant, dans un mouvement de clair-obscur qui stimule l'esprit. Mais ces arbres à deux branches affichent tôt ou tard leurs limites, leurs viennent des bourgeons qui dépassent le modèle, invitant à la nuance, au dépassement des oppositions.
    De page en page, nous serpentons parmi des mots-valises que nous utilisons parfois sans en interroger le sens, revisitant par le même coup la manière dont ils organisent notre vision du monde et guident nos actions.
    Tout l'art de Jean-Marc Defays est d'établir sans cesse des liens entre l'abstrait et le concret, en puisant dans ses expériences quotidiennes et l'observation de ses semblables. Le regard qu'il porte sur notre monde est tantôt grave, tantôt amusé, toujours vif et ludique. A l'instar des chroniques, qui avec un minimum de moyens convient le général et le particulier, la réflexion et la fable, les dico-tomies ravissent l'esprit et célèbrent l'humanité dans sa complexité en ces temps où les oiseaux de malheur monopolisent l'attention de leurs propos réducteurs. - Thierry Detienne"

  • Anonyme dans la foule, aucune marque visible ne permettait de la distinguer. Elle n'avait pas non plus accompli d'action extraordinaire qui l'aurait rendue mémorable. Pourtant Bruna avait une particularité qui en faisait une personne exceptionnelle. Rescapée des camps de concentration de Ravensbrück et Bergen-Belsen, elle avait vu ce qu'elle n'aurait jamais dû voir et subi ce qu'elle n'aurait jamais dû subir. Elle en avait été marquée pour la vie. Son témoignage, recueilli peu de temps avant sa mort, a fait l'objet d'un récit bouleversant, Histoire de Bruna. Il a obtenu en 2015 le prix triennal Eugène Schmits de l'Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique. Un jour comme un oiseau en est le post-scriptum en forme d'éloge et de remerciement.

  • Quand vous tirez sur le fil d'un vêtement, il arrive que vous reconstituiez toute la pelote. Le problème, c'est que du vêtement, il ne reste plus grand-chose... C'est ce qui est arrivé à deux reprises à Henry Blain. Ce modeste journaliste d'un tout aussi modeste quotidien a eu la malencontreuse idée d'enquêter sur deux peintures murales dans Bruxelles. Une ancienne réclame pour un vermouth et un dinosaure aux couleurs fantaisistes, destiné à égayer un jardin. Avec opiniâtreté, l'homme a entrepris de réécrire l'histoire de ces deux oeuvres oubliées. Ce faisant, il est allé de découverte en découverte. Et les fils sur lesquels il avait ingénument tiré au départ l'ont amené à défaire des trames de plus en plus complexes, aux conséquences de plus en plus lourdes. Jusqu'à réexhumer un, puis deux meurtres et formuler de nouvelles hypothèses sur un des plus tragiques assassinats politiques du siècle passé. Sous ce titre intrigant, Michel Lauwers nous donne un roman multiple. Au centre du récit, un journaliste mène une enquête singulière. Fasciné par le travail des pignonistes, ces artistes qui peignaient jadis des publicités sur les murs aveugles des maisons, il a convaincu sa rédaction de lui offrir un espace pour une série darticles illustrés de photos. Cet univers passionnant en voie de disparition justifierait à lui seul de servir d'arrière-fond tant il est riche et révélateur d'une époque révolue dont ne subsistent souvent que des ombres murales. Mais notre reporter s'intéresse à bien des choses, notamment à son propre passé familial dans une maison bruxelloise. Là aussi, il est question de peintures murales et plus particulièrement d'un dinosaure réalisé par un ami de la famille sur le mur du jardin. Son reportage est prétexte à un détour pour en tirer quelques clichés et faire remonter les souvenirs qui déboulent avec un lot de questions sur la présence de cette artiste dans l'intimité de la famille, sur sa brusque disparition. Le reportage tourne à l'enquête et il découvre vite qu'il est plus difficile d'obtenir des confidences des siens que d'un quidam honoré par les questions d'un journaliste. Et puis parallèlement, son reportage sur les pignons publicitaires prend une tournure inattendue. Sa curiosité a été attirée par une imperfection dans le dessin qui lui ouvre la porte d'une recherche plus palpitante encore. Et Kennedy dans tout cela ? Emmené par son besoin vital de vérité, le journaliste est entraîné dans un labyrinthe où il n'y pas plus place pour les rêves d'enfance mais bien pour ceux, brisés, qui entouraient le personnage de JFK. Il découvrira, d'abord incrédule, qu'il y a des secrets bien dangereux à remuer er qu'une fois des portes poussées, il n'est plus possible de les refermer. Lui-même journaliste professionnel, Michel Lauwers est fin conteur. Avec ce cinquième roman à l'écriture soignée et élégante, il affirme mieux encore ses talents d'écrivain. S'appuyant sur une documentation sans faille, il manie le suspense avec art jusqu'à la dernière ligne, sans nous donner de répit. Mais l'auteur puise aussi dans ses souvenirs personnels les plus intimes, qu'il n'hésite pas à mêler à la fiction toutes défenses abattues. Ce mélange des genres, qui représente un défi évident, confère au texte une tonalité unique, celle que dégagent les oeuvres par lesquelles un écrivain sort de sa zone de confort et nous livre une précieuse part d'humanité. 

  • Déjà tout petit, l'enfant Zara Fouchtra répondait à ses parents, taguait les murs de son école et faisait pipi dans la soupe. Adolescent, il préférait Tintin au Petit Prince et avait fait de l'insolence un art majeur. Toutefois, il aimait la vie et la mordait à belles dents pour n'en laisser que des miettes. Celles qu'a ramassées et réunies ici son meilleur et unique ami.

  • Entrez donc dans le jardin secret. Osez vous y perdre, cela en vaut la peine. Vous en sortirez plus vivant. Et vous y retournerez ensuite, de temps en temps, quand le besoin s'en fera sentir.
    Vous y croiserez des animaux philosophes, tendres, désespérés, cruels, implacables comme la vie, doux comme les instants de joie éphémère qu'il faut avoir l'art de goûter quand ils surgissent. Promenez-vous dans le bois, la prairie ou sur la plage. Le bestiaire est infini et le bonheur peut surgir sous une simple feuille morte. Il vous suffit de retrouver votre don d'émerveillement.

  • Pur et nu

    Bernard Antoine

    Toute cette histoire aurait pu tomber dans l'oubli. On aurait enterré Égide avec son secret, on aurait séché nos larmes et puis basta. Ana n'aurait pas trouvé les lettres. Alessia serait restée un mystère italien et les anges ne s'en seraient pas mêlés.
    Mais voilà, quand on est journaliste, quand on a voué sa vie aux soubresauts du monde, peut-on emporter une telle histoire dans la tombe ? Sans doute pas. Alors le fils d'Égide, Thomas, va se lancer à la recherche d'une femme introuvable, une femme qui semble n'avoir laissé aucune trace.
    Sa quête va le plonger au coeur des années de fer allemandes, sur la trace d'un jeune couple d'intellectuels norvégiens, Mattias et Birgit, arrivés à Berlin en 1970. Le quartier du Kreutzberg est en ébullition. Les étudiants occupent les universités. La rue défie un État embourbé dans la guerre froide et les éclaboussures du nazisme. Fasciné par les discours radicaux d'Ulrike Meinhoff et par la beauté de Gudrun Ensslin dont il tombe amoureux, Mattias choisit de rejoindre ceux qu'on appelle encore « la bande à Baader » et qui va bientôt devenir la Fraction armée rouge. Et sa vie bascule lorsqu'il commet l'irréparable.
    Guidés à leur insu par la vie contemplative d'Hadewijch d'Anvers (béguine et poétesse du XIIIe siècle), au terme de péripéties qui les ancrent dans les heures les plus douloureuses de l'Allemagne contemporaine, les protagonistes de Pur et nu découvriront, quatre décennies plus tard, l'étonnante cohérence de leurs destins.

  • Thomas est cloué au sol. Il perd l'hélice de sa vie. Son épouse meurt accidentellement. Il se rencontre, rencontre, se laisse déporter. Il voyage. Intérieur nuit. Extérieur jour. Entre road movie dans un mouchoir et grands espaces du Pélion, en Grèce, il tangue. En équilibre instable, il nous parle de la vie dans le deuil plutôt que du deuil dans la vie.
    Une renaissance.

  • L'Armistice. 11 novembre 1918.

    Onze heures du matin. Il gèle.

    Tout s'arrête. L'aube d'un monde nouveau.

    Onze nouvelles.

    Soldats, mères, épouses, frères, orphelins, civils, descendants, un juge, un avocat, un accroc à l'absinthe. Tous confrontés à l'expérience intime de la guerre.

    Histoires de l'Histoire.

  • À l'enseigne de la diversité, les seize nouvelles de la Couleur des lupins naviguent entre émotion, malice et humour noir. Entre gravité et légèreté. Et c'est bien «l'éternel humain» qu'au gré d'une écriture savoureuse elles font transpa¬raître sous leurs habits de fantaisie. Qu'il s'agisse d'irruptions troublantes d'images du passé, de l'ironie du sort, de chagrins intimes, de destins extravagants; ou encore d'approcher, avec la personnalité étrange et multiple de Cornélius Farouk, une des énigmes les plus singulières de notre littérature... Mais que viennent donc faire les lupins dans tout cela?

  • Un quartier animé de Bruxelles. Dans le salon de coiffure de Jackie, c'est tout un petit monde qui évolue. On s'y confie, on drague, on médit, on aime, on se compare, on rêve d'une vie meilleure. tandis qu'on se fait coiffer ou tailler la barbe. Sur fond d'amitié, la vie d'une femme telle qu'on en rencontre dans la vie de tous les jours. Et si au fil des pages l'aventure est au rendez-vous, parfois de façon brutale, l'amour ne se laisse pas usurper son rôle de jocker.

  • Mad

    Michael Lambert

    "Jusqu'où iriez-vous pour changer de vie ? Mad, la cinquantaine exaspérée, abandonne la ville et sa carrière artistique pour tout recommencer à la campagne. Mais, entre les quads, les chasseurs et Jean, son voisin, fermier attaché à sa terre, le tableau est loin d'être idyllique. Et Mad va provoquer d'inattendus remous. Qui pourrait résister à cette folle tornade de changement ?
    Le roman d'un retour à la nature, radical et tendre, violent et optimiste."

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