Sens Et Tonka

  • Cet ouvrage, augmenté pour cette réédition d'un avant-propos de l'auteur, porte sur l'Internationale situationniste mise en perspective avec l'Internationale lettriste et les mouvements artistiques et architecturaux anglais. Autant que le cinéma, l'architecture et la Ville furent longtemps au coeur de la pensée et des activités des situationnistes. Situations construites dessine à grands traits le panorama des idées architecturales et urbaines qui accompagnèrent l'idée de situation construite, coeur actif de la pensée de l'Internationale situationniste.

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  • " Guy, Merci pour documents de l'I.S.et ouvrages de Henri Lefebvre, d'une importance vitale pour moi ici.
    Est également important pour moi de correspondre avec toi, parce que "les interlocuteurs valables sont tout de même encore rares". Mais j'énumère tout de suite les difficultés : Trop sommaire une correspondance facilite les malentendus les plus nuisibles ; [...] Une différence radicale entre circonstances, ambiances, situations et problèmes risque de nous faire, toi à Paris et moi à Montréal, écrire pour nous entendre des lettres "non-averties", un non-sens que seules une certaine bonne volonté et une objectivité en "en soi" peuvent éviter.
    Il vaut cependant la peine d'essayer de correspondre. Décidément. " [...] Début de la lettre (inédite) de Patrick Straram à Guy Debord (1960). Suivi d'une lettre (inédite) de Patrick Straram à Yvan Chtcheglov (1959).

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  • La Veuve blanche et noire un peu détournée est un roman d'apprentissage racontant l'éducation sentimentale du jeune Straram âgé de 18 ans par une femme de 20 ans son aînée. Il fait de cet épisode mineur, longtemps ressassé, la clé de son indépendance intellectuelle et affective. Cette oeuvre autobiographique peut également être comprise dans le sillage des pratiques lettristes puisqu'elle fait un usage constant de "détournements".

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  • Chambranle

    Jacques Astruc

    Une voix arrive jusqu'à nous, une voix surgie de la solitude des origines. À peine un souffle d'extase, abandonné dans l'appartement des parents disparus. Elle est dans une immense attente, celle d'après le deuil. La mort de Papa-Maman l'a libérée, un moment, de l'angoisse immémoriale des fils. Il survit, hanté par la culpabilité des survivants. Ivre de l'ingratitude de la liberté. Son sexe est son unique preuve d'existence. Il parle pour lui, en son nom. Il tente, à tout prix, d'échapper au souvenir obsessionnel des souvenirs anciens. Il ose, enfin, désirer, aimer. Il n'est peut-être pas trop tard, pour tenter de vivre, pour immoler l'enfant tyranique au fond de soi. Les grands corps terrifiants de Papa-Maman gisent là-bas, dans la chambre du fond. Il nous parle du désir terrible qu'il a du corps d'un homme, un homme merveilleux qui contient tous ses fantasmes. Une chance de bonheur, fragile. Il crie cette joie absolue, secrète, maudite. Il nous jette son orgasme, le plaisir brut que lui donne le sexe magique de l'Amant sans nom, celui qui le rend "heureux".

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  • En surface, Treize fois moi cultive le paradoxe de surtout parler d'autrui, en ce qu'au moins douze de ces textes se centrent sur des artistes bien réels, dont l'univers et la manière sont revisités sur le mode fictionnel. Tout en faisant la part belle à des écrivains (Borges, Dick, Kerouac, Simenon...), l'ambition est aussi d'évoquer des créateurs multiples (Dotremont), voire des plasticiens (Lautrec, David) ou même un musicien de la trempe de Glenn Gould. Serionsnous
    simplement conviés à des exercices de style et/ou d'admiration ? Rien n'est moins sûr. C'est qu'au fil des récits
    transparaît, corroborée par des citations liminaires, une remise en question de l'identité de ces artistes, tout comme de la propriété de leurs productions respectives. Les créations d'autrui considérées comme un libre-service culturel... Une conception à laquelle adhère ouvertement l'écrivain à l'oeuvre derrière douze prête-noms, mais qui, au fur et à mesure qu'il compose son florilège et se reflète dans tant de miroirs divergents, en vient à s'interroger sur sa propre personnalité. Un trouble qui culmine dans le texte final (Le treizième homme), où le signataire de l'ensemble, s'étant lancé à Prague sur
    les traces de Kafka, se retrouve confronté à ce qui reste de lui-même et peut faire sien le propos d'Oscar Wilde selon lequel "chaque grand homme de nos jours a ses disciples, et c'est habituellement
    Judas qui écrit sa biographie"... Alors se dévoile la véritable nature du livre : plus qu'un simple recueil d'hommages ironiques, l'intrication romanesque de textes faussement disparates, où est montrée en pleine action, telle une mise à mort, la dilution de ce leurre, éculé mais tenace, qui consiste à présenter l'artiste comme seul maître à bord de son oeuvre.

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  • la sociologie d'aujourd'hui ne connaît plus d'aventure.
    elle ne court plus de risque. elle se retranche derrière son académisme universitaire qui lui donne sa légitimité scientifique. cette chronique de la vie quotidienne dans un village de champagne est l'expérience originale d'un sociologue qui refuse les modèles conformistes d'interprétation des phénomènes de société. il construit avec les gens le récit de ce qu'ils vivent ou de ce qu'ils ont vécu. ce village est devenu célèbre depuis que france culture fait des émissions avec les habitants en prenant leurs réflexions pour un reflet de ce qui se passe dans le monde contemporain.
    comment une si petite communauté peut-elle idéaliser sa joie de vivre avec tant d'humour ?.

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  • Carnets de terres ? " Sisyphe au trou ", " Céline ", " Bonne année ", " Miaou rixe ", " Kampfologie ", " Terres d'asiles ", Loup ", " La visite ", Nitassinan ", " Le retour ", " Hugo ", " Les anges réveillonnent ".
    Carnets de terres. Douze nouvelles, douze histoires plus ou moins vraies, douze souffrances d'ici et d'ailleurs. Rien ne vous est épargné : vieillesse solitaire et racisme ordinaire, immigration historique et épuration ethnique, idéologie nauséeuse et maladie cafardeuse. Carnets de terres ? Un cri. Un grand cri d'espoir pourtant dans ce tout ce noir. Car si l'ignoble et la mort gagnent, parfois, il suffit d'un seul témoin pour en parler, encore.
    Et dénoncer, toujours.
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  • Selon l'opinion du jour, Hannah Arendt serait connue et reconnue pour avoir élaboré sur des grandes philosophies politiques du temps présent. Cette
    appréciation n'a-t-elle pas pour défaut d'occulter l'hostilité déterminée d'Hannah Arendt à ce qu'il est convenu d'appeler "philosophie politique" ? Hannah Arendt n'a-t-elle pas explicitement avoué qu'elle prenait toujours soin de mentionner l'opposition qui existe entre philosophie et politique ? De là, sinon l'ouverture d'un réquisitoire, tout au moins la mise en lumière de ce qui fait obstacle à une fusion harmonieuse entre philosophie et politique. N'est-ce pas du côté d'une conception héroïque de la politique que Hannah Arendt trouve une réplique pertinente aux déficits de la philosophie politique classiqueoe
    Loin de mener à un retour vers une science empirico-analytique des phénomènes politiques, l'offensive d'Hannah Arendt conduit au seuil de ce que pourrait être une philosophie politique critique.La question est : faut-il canoniser Hannah Arendt ou bien laisser entendre la voix dérangeante de "l'enfant terrible" de la pensée politiqueoe

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