Visages. Poèmes 1995-2001

  • Paul Éluard aimait lire les poètes. Il affirmait que la plus belle anthologie est celle que l'on compose pour soi, et il a réalisé en ce domaine l'une des plus toniques et surprenantes explorations de la poésie française à travers les siècles. En ce qui concerne son oeuvre personnelle, il a également, à pusieurs reprises, proposé des choix par lesquels il entendait suggérer un parcours allant de recueil en recueil et qui révélait à l'évidence l'unité foncière de sa démarche, la permanence de sa voix.
    C'est l'ultime recension voulue par Paul Éluard lui-même, peu de temps avant sa mort, qui se trouve ici rassemblée, avec pour titre l'un des vers où il apparaît en poète de l'appel, de l'offrande, en poète qui veut l'accueil, l'écoute, l'harmonie et l'amour. Tous les chemins suivis, toutes les émotions, tous les désirs, toutes les solidarités, tous les engagements tissent non pas un labyrinthe mais une échappée fragile et lumineuse, une quête sans cesse alertée, qui ne refuse pas les combats du monde tout en préservant une grâce singulière, une magie douce, une inapaisable tendresse.
    Avec cette anthologie, c'est toute la poésie d'Éluard qui se donne en partage. En elle, à toutes les pages, se lèvent un chant, une merveille, un visage qui savent se faire aimer.

  • Carnet intime du dessinateur contenant des croquis de portraits de femmes : à l'encre, au crayon, au pastel gras ou sec. Accompagnés de poèmes contemporains.

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  • Dans ce deuxième et dernier tome du journal de Jo Manix, la jeune auteure troque le stylo pour le pinceau. Après ses séjours en Suisse et à Nice, elle raconte son expérience du cancer. Sur un ton qui reste léger malgré la maladie et l'urgence de raconter, elle jette sur le papier, sans fi oritures, ses séjours à l'hôpital, ses relations avec son compagnon, avec ses parents, et ses questionnements de jeune artiste.

  • La stratégie révolutionnaire est ancrée à la loi de la rupture de l'équilibre international. Puisque les métropoles ont besoin du développement des nouvelles puissances, l'ordre a besoin de la dynamique qui finalement le renversera, autrement dit l'unité se maintient en vertu de la scission. Un exemple d'aujourd'hui : l'unité du cartel du libre-échangisme impérialiste a besoin de coopter Pékin. Mais le renforcement de la Chine, stimulé par cette même cooptation, alimentera les tendances à la scission.

    Il s'agit de beaucoup plus que du simple emprunt éclectique des théories de Lénine sur le développement inégal opéré par les écoles réalistes bourgeoises ; il s'agit de reconnaître la nécessité du développement inégal en tant que moteur de la scission, en tant qu'accumulation souterraine des tensions entre les puissances, en tant que dynamique découlant du même processus de développement des métropoles impérialistes, à travers les connexions de l'exportation de capitaux et du commerce mondial L'impérialisme n'est pas en mesure de garantir l'ordre international, et cela non pas au sens générique où le développement inégal changerait les rapports entre les puissances, mais plutôt au sens direct et nécessaire où l'ordre a besoin de faire épanouir ces forces même qui le détruiront Dans ce sens, la théorie de l'impérialisme ajoute à la loi de la lutte de classes - le capitalisme développant le prolétariat développe la force sociale révolutionnaire qui s'oppose à lui - la loi de la rupture de l'équilibre international : l'ordre international impérialiste développant les nouvelles puissances développe le moteur même de la dynamique de sa propre rupture. La dernière différence entre les théories bourgeoises de l'équilibre et la théorie marxiste réside justement dans cette connexion.

    Pour les courants théoriques et politiques de la bourgeoisie, l'équilibre et la rupture de l'équilibre sont en question du point de vue des différentes puissances en compétition : la conservation, la transformation ou la rupture de l'ordre sont vues en fonction des intérêts particuliers de chaque puissance ou des intérêts généraux du cartel unitaire de l'impérialisme. Pour le marxisme, la question centrale est la stratégie internationale du prolétariat, dans laquelle la lutte entre les États ne peut être séparée de la lutte entre les classes.

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  • «On pourrait dire : voilà, tout cela nous appartient,
    le jardin jusqu'à la route,
    la maison jusque dans ses fissures,
    avec le pot en terre qui s'émiette dans la brume ce matin, et la brume elle-même
    qui glisse une main (puis tout son bras)
    par le carreau manquant de la chambre sous les combles ;
    comme chaque feuille qui tombe, et celles qui entrent clandestinement dans la maison,
    collées sous nos chaussures
    - leur mort aussi nous appartient.»

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  • Lire Walter Ruhlmann, c'est ouvrir un tiroir secret de notre conscience. C'est aussi s'élargir l'esprit et cultiver le goût de la différence. Frédéric MAIRE, dans Press-stances nº7, décembre 1995 Walter a une conscience aiguë de sa propre existence, de ses envies, de ce qu'il veut ou ne veut pas en faire, des plaisirs qu'il y trouve, comme de ses souillures et de ses souffrances. Sa poésie est son album de voyage, la trace de son itinéraire parmi les hommes. Et ce besoin, de dire et d'écrire, il l'exprime debout, dehors, face aux vents. Il se mouille, forcément. Alors pour vous, je ne sais pas ; moi, il m'atteint, me touche et me mouille aussi. La poésie de Walter ne sent pas la rose, c'est certain. Pourtant, quel parfum de rose pourrait ainsi vous prendre à la gorge ? Bzone, préface à L'horizon des peupliers, 1998 Je déclare que Walter Ruhlmann est la version française de Georg Trakl, et puis c'est tout. Marie Lecrivain, éditrice de la revue américaine poeticdiversity

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  • Linguiste de formation, poète le reste du temps, Yves-Ferdinand Bouvier offre avec « Poèmes vrais (100 visages de la vérité) » un bouquet de réflexions poétiques sur la relation de l'homme à la vérité et aux visages multiples qu'elle lui montre sans cesse. Visages ou masques, qui pourra voir au-delà sinon le poète ? Car la poésie permet de poser les vraies questions en toute beauté, loin de la stérilité des débats d'idées.

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  • Jean-Claude MOUNKALA est né à Dolisie en république du CONGO. Il est psychologue et gérontologue Sa passion littéraire s'exprime aussi bien dans la nouvelle, le théâtre que la poésie.
    Il est l'auteur de nombreux manuscrits, dont certains extraits ont été publiés dans des ouvrages collectifs. Il est lauréat du concours de la meilleure nouvelle de langue française de l'Agence française de Coopération Culturelle et Technique (ACCT).

    La poésie de Jean-Claude MOUNKALA est un grand chant d'amour, tour à tour langoureux, violent et douloureux. L'amour est une souffrance que l'on se doit d'assumer ; " c'est le prix de l'homme ", se plait-il à rappeler. C'est un véritable engagement pour l'homme et sa cause.
    Sans Visage est son premier recueil de poésie publié.

  • Mohammed Khaïr-Eddine, l'un des grands écrivains marocains de notre temps, mort prématurément, était poète, romancier, tragédien et chroniqueur, mais aussi un maître rare et précieux de l'écriture épistolaire. La présente correspondance, qui comprend une centaine de lettres, dont quatre-vingt-onze destinées à sa femme Zhor Jendi, des poèmes et des textes littéraires inédits, des peintures et des dessins, n'est pas seulement iconoclaste.
    Khaïr-Eddine dresse, dans cette correspondance et ces écrits, un portrait inattendu de l'homme, de ses affects, de ses obsessions, de son oeuvre et de sa pensée, et relance le débat sur son écriture et ses convictions.
    Ce qui est donné à lire, ici, c'est que Khaïr-Eddine ne jurait ni par la révolution ni par l'ordre établi ou l'ethnie ; il n'était pas davantage le guérillero linguistique que l'on disait, mais un écrivain sceptique, un empiriste transcendantal qui n'a cessé de s'interroger sur les odeurs de mantèque propres à son territoire existentiel et à chaque époque.

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  • Poemes (1949-1995)

    Muller

    • Seuil
    • 8 Mars 2003
  • La pauvreté, cumul d'insuffisances de ressources essentielles à la vie - et notamment la considération, les avoirs, les savoirs, les pouvoirs - préoccupe les décideurs politiques, les bailleurs de fonds, les acteurs de la société civile et du secteur privé, les universitaires et chercheurs. Mais en dépit de longues décennies de programmes de lutte contre la pauvreté en Afrique noire francophone, les résultats restent mitigés. Dans ces pays illustrés ici par le cas du Sénégal, la lutte contre la pauvreté est perturbée par la persistance des poches d'inefficacité, une approche trop « macro » et centralisée pour un phénomène « micro » et localisé, la présence d'une multitude d'agences spécialistes ayant une approche sectorielle et thématique face à une problématique holistique et intégrée, le pilotage de processus par des acteurs aux agendas et préoccupations ne correspondant pas aux aspirations des populations vulnérables, de nombreuses priorités politiques, parfois en difficulté de cohérence, tiraillées entre des préoccupations modernes et un fort attachement à la tradition, avec des contraintes économiques et écologiques fortes. Comment vaincre la pauvreté dans ce contexte ?

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  • Shlomo Reich a boîté d'une vie.
    Il va, c'est un dernier trait de son humour, avancer d'une mort vers une nouvelle forme de vie, celle de ses poèmes, continuer ses nuits blanches de Jérusalem, mais ce n'est plus lui qui lira ses poèmes, ce seront d'autres vies.

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