JC Lattès (réédition numérique FeniXX)

  • Izo est un être étrange. Grand et mince, manteau noir et chapeau melon, il arrive tout droit d'un tableau de Magritte. Sans passé, donc sans mémoire, sans langage mais d'une intelligence supérieure, sans a priori et donc ouvert à toutes les expériences, Izo devient polyglotte, philosophe, écologiste..., il s'essaie à toutes les religions, toutes les idéologies, il découvre le monde. Et ce monde, c'est le Paris d'aujourd'hui dont, pour notre plus grand bonheur, Izo l'entomologiste observe les machines et les manies, les couleurs et les travers, les folies et les snobismes. Avec ce conte moderne, joliment burlesque et tendre, traversée des apparences, Pascal de Duve nous renvoie comme en miroir une image cocasse, souvent absurde, de notre existence.

  • Coup sur coup, deux femmes ont fait irruption dans la vie de Julien Chayssac, un des plus brillants paléontologues de sa génération. La première, dont il vient de découvrir le squelette fossilisé après des mois de recherches, vivait en Auvergne il y a deux millions d'années. C'est Laura, la "première" Française dont Julien va reconstituer peu à peu la physionomie, grâce à ses ordinateurs, et modeler avec amour le corps dans l'argile. L'autre, Jessica, pourrait devoir son nom à un de ces typhons qui dévastent régulièrement les Caraïbes. Cette jeune et jolie publicitaire américaine va, en effet, à la suite d'une méprise, entraîner Julien dans une série de catastrophes. De quiproquos en rebondissements, du coeur de la France aux buildings de la 5e Avenue, en passant par les laboratoires du Muséum d'Histoire naturelle, les aventures les plus extravagantes et les plus inattendues se succèdent. Irrésistible de drôlerie, plein de tendresse, Une femme ou deux est aussi un film de Daniel Vigne, avec Gérard Depardieu et Sigourney Weaver.

  • Il n'est pas obligatoire d'être moche quand on bosse en qualité de femme flic dans une brigade d'intervention. Mais, en face de la croupe incendiaire de Tania, le Commissaire spécial Mathias Ruggini pensait qu'il était simplement dur de vieillir. Il y avait aussi Stephan, son meilleur inspecteur qui haïssait Pradal, le commissaire-adjoint, surnommé le Prince de la bavure. Mathias, le patron, essayait de finir sa carrière en roue libre lorsqu'un tueur mystérieux se mit à descendre ses hommes un par un. Et la brigade du vieux flic se transforma en radeau de la Méduse par un vent de force 8.

  • Époque : Un avant-guerre presque de légende, lampes à pétrole et voitures à chevaux. Lieu : Le faubourg d'une petite ville des Côtes du Nord. Personnages : Ni ouvriers, ni paysans, petites gens déracinés dans leur propre pays, coupés de tout, faisant des montagnes avec rien, une misère permanente mais presque inconsciente, mais surtout un goût du rire et, paradoxalement puisque la plupart manifeste une énorme bêtise, une sorte de sens de l'humour. Le narrateur : Un très vieil homme qui ressasse et radote sur sa vie passée, sur une façon de vivre. Il parle comme un moulin à paroles, à la limite pour ne rien dire, mais dans l'accumulation des anecdotes, des faits minimes qui ont, (du moins le croit-il), jalonné sa vie, c'est une description d'un certain aspect de la province française avant la guerre de 39, avec un rire quelquefois jaune, quelquefois franc. Le mot de la fin, c'est que lorsqu'on n'a ni l'intelligence, ni la fortune, ni la chance, il reste (bêtement ou avec grandeur) la tendresse.

  • Comme beaucoup d'intellectuels juifs contemporains, l'auteur, qui est philosophe et psychologue, tente d'ancrer les conflits et les problèmes politiques actuels dans le texte même de la Bible. Le sens premier du message biblique étant, nous dit Éliane Amado Levy-Valensi, de nous apprendre à "choisir la vie", à réintroduire le sens de la fraternité dans la praxis du monde. Car ce n'est qu'en tenant compte de ces dimensions-là que les nations en termineront avec la destruction, et Israël avec le problème palestinien. Après s'être donc livré à une analyse exégétique des "onze" épreuves d'Abraham, dont les thèmes forts sont le rejet de l'infanticide et l'émergence de la notion de fraternité, Éliane Amado Levy-Valensi consacre la deuxième partie de son ouvrage à l'entité palestinienne. Renouvelant de fond en comble le problème posé par une idéologie éculée, elle replace les choses dans une perspective concrète de l'Histoire, de ses sources.

  • Un péon, c'est un journalier. Un humble. Le héros de ce livre, lui, n'avait rien d'un péon lorsqu'il s'engagea dans les Brigades internationales, pendant la guerre d'Espagne. Il y découvrit la violence et la sauvagerie : celles des paysages, et celles des combats... Il y vécut, avec l'avidité de ceux qui côtoient la mort, un amour bref mais lumineux... Son itinéraire allait le mener jusqu'à l'oubli... Jusqu'à devenir lui-même un péon... Grand reporter et écrivain, René Mauriès est un amoureux de l'Espagne et de son histoire. A travers le destin d'un aventurier, il nous fait découvrir les aspects méconnus d'une guerre qui marqua toute une génération : les camps de concentration en France, les maquis antifranquistes...

  • Il naît pendant la Révolution de 1830. Celle de 1848 fait de lui un républicain. Il a 29 ans lorsque Mireille, sa grande épopée lyrique, est un triomphe. Lamartine le qualifie de « grand poète épique ». Frédéric Mistral est célèbre. Désormais, il sera le symbole de la Provence. A travers la saga (du provençal sagato, lignée) de la famille Mistral, voici toute l'histoire de la Provence au XIXe siècle, reconstituée grâce à des correspondances et des documents d'époque. On y découvre la vie quotidienne des notables, des paysans et des ouvriers du pays rhodanien au coeur d'une civilisation patriarcale menacée par l'apparition du machinisme agricole.

  • Son ami Joseph Kessel l'avait surnommé Seigneur Titi. Il aimait la vie, l'amitié, la fête. Né pauvre, il était millionnaire. Sa mère avait traversé à pied toute la Russie pour fuir les pogroms du Tzar ; il devint un prince de Paris. Pendant la Résistance, il s'appela Socrate (carte de la France libre n° 2). Pour lui, l'héroïsme, comme la joie, était au quotidien. Aujourd'hui, Michel Rachline, son fils, évoque ce personnage exceptionnel. Défilent dans le Paris de l'entre-deux guerres chanteuses anarchistes, grands-ducs et chauffeurs de taxis, princes toqués et artisans bougons dans le grand bal des retrouvailles avec Seigneur Titi.

  • Il y a aujourd'hui 70 000 médecins en France. 70 000 hommes et femmes qui ont fait le serment de protéger la vie. Leurs responsabilités quotidiennes : poser un diagnostic, ordonner des médicaments, faire hospitaliser un malade, conseiller et soulager ceux qui souffrent. Mario Beunat les a rencontrés. Chacun, médecin des villes ou des campagnes, médecin des hôpitaux, étudiant, lui a confié ses problèmes, ses colères, ses espoirs. Chacun parle ici librement de son métier et de sa vie de tous les jours. Ce sont, à travers de multiples témoignages, les différentes conceptions de la médecine qui s'affrontent. Les problèmes essentiels (la nationalisation de la médecine, la responsabilité professionnelle, la contraception et l'avortement, les greffes du coeur...) y sont évoqués, discutés. De dialogue en confession, c'est un portrait vivant du médecin en 1974 qui se dégage. "Journal d'un médecin" nous concerne tous : il n'est pas inutile de savoir a qui, aujourd'hui ou demain, nous allons confier notre vie.

  • 11 septembre 1910. Jules Durand, anarchiste, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre, est arrêté et inculpé de complicité d'assassinat. sur la personne d'un ouvrier non-gréviste Louis Dongé. Jules Durand, totalement étranger à l'affaire, nie. 25 novembre 1910. De complice, Jules Durand devient le principal accusé. Il est condamné à mort par la Cour d'Assises de Rouen. Et c'est le début d'une affaire appelée "l'affaire Dreyfus du pauvre" et qui tout autant divisa la France et, plus encore, souleva les passions dans le monde. Plus de 70 ans après, Alain Scoff a dépouillé les dossiers qu'il a pu retrouver, "fouillé les greniers de la mémoire", interrogé les derniers témoins, pour un récit qui se lit comme un roman et demeurera indispensable à qui veut connaître un des chapitres essentiels de l'histoire du mouvement ouvrier en France.

  • 4000 avant Jésus-Christ, 70 siècles après la Guerre du Feu, les hommes savaient polir les pierres, construire des huttes, et commençaient à pratiquer l'agriculture, l'élevage. C'était l'aube de la civilisation. En ce temps-là, les femmes jouaient un rôle prépondérant dans les tribus. Elles étaient les filles de la Grande Déesse, la créatrice de l'univers qui les avait dotées du pouvoir de donner la vie. Voici l'histoire du clan de Krah Longues Jambes, voici les aventures, étonnantes et pittoresques, pathétiques et tumultueuses, d'une communauté de femmes et d'hommes, avec leurs passions, leurs espérances, et leur lutte contre les fléaux naturels. Voici la sauvage épopée de nos lointains ancêtres. C'est en travaillant à un essai sur le mythe de la Grande Déesse que l'on retrouve à l'origine de la plupart des religions, qu'Henri Kubnick, historien et romancier, a eu l'idée de cette sage préhistorique, la première jamais écrite, sur ces temps, pas si lointains, où les enfants de la Grande Déesse s'apprêtaient à régner sur le monde.

  • "Cette vieille dame capricieuse et tyrannique, ingrate et séduisante, coléreuse et pathétique, cette Doyenne du quartier de la République promenant son chien dans un accoutrement fantaisiste ou encore injuriant les marchands de sa rue, cette créature crépusculaire qui, lentement, inexorablement s'enfonce dans sa nuit, est innombrable. Nous la côtoyons chaque jour, nous la contemplons chaque matin dans notre glace, car elle est nous-mêmes rendus à notre solitude." Ainsi parle Michel del Castillo dans sa préface. Mais la solitude est parfois accompagnée d'un témoin. Ici ils sont deux, le narrateur et Alain, le fils de la Doyenne, qui la néglige. Dès lors qui assumera le naufrage de la vieille dame ? Sinon le narrateur au nom d'une amitié assez trouble avec Alain. La force de ce livre rare, dans tous les sens du terme, est de montrer l'amour là où tout le monde voit une déchéance. Robert Hilt aborde pour son premier roman avec un courage téméraire un sujet qui, quoi qu'on fasse, nous concerne ou nous concernera tous : le grand âge.

  • Les Héros quittent l'Enfer. Ils y sont depuis si longtemps... Sur les milliers d'hectares de taillis et de rizières que violent buffles et charrues depuis 20 ans, pas une croix, pas un monument, mais en revanche un musée du déshonneur et de la défaite. Est-ce ainsi que nous devons remercier les Héros ? Les 7 partent en guerre. A chaque page du plus surprenant roman d'action que vous avez jamais lu, vous entendrez le hurlement des soldats abandonnés. Les guerres mortes, coloniales ou pas, impliquent-elles d'avoir à les faire mourir deux fois ? Chair et sang, drame et folie, un commando de 7 hommes dans une fascinante expédition à travers la Thaïlande, le Cambodge en lutte et le Tonkin couvé par Mao. Une croisade de la colère dont le but est de rallumer, puisque d'autres les ont soufflées, les torches du souvenir.

  • "La première fois que j'ai marché entre deux représentants de la force publique, j'avais quinze ans. Ce qui me valut alors ce privilège était d'avoir dérobé aux gens chez qui j'étais placée une demi-meule de gruyère. A cette première fois de nombreuses autres s'étaient succédées, dont le rituel ne variait guère. Ce qui faisait l'originalité de la présente, c'est qu'il n'y avait pas de délit. Et mon seul crime, s'il fallait en voir un, était d'aimer. Ça faisait quatre ans maintenant que nous avions pris la route ensemble et c'est à lui, arrêté quelques mois plus tôt aux États-Unis pour trafic de drogue, que je devais ce voyage outre-Atlantique. Moi qui n'avais jamais songé mettre les pieds en Amérique, je les avais bel et bien et qui sait pour combien de temps ? Tout dépendrait du verdict..." Ainsi commence A l'arraché. A l'arraché où Jeanne Cordelier, avec l'authenticité qui fit le succès de la Dérobade, raconte ses années de misère après qu'elle eut réussi à échapper à la prostitution. Elle témoigne de sa longue cavale, dans l'univers des petits voyous et de son combat, obstiné, pathétique, pour en sortir, pour échapper à l'alcool, l'angoisse, et la médiocrité... à l'arraché !

  • Ouvrier sans gamelle à Paris, il fait des gaufrettes en cadence ; coursier dans le quartier du Sentier, il affronte un autobus avec son vélo ; dessinateur affamé, il est payé en crème dermatologique ; à la recherche d'un amour d'enfance du côté de Gênes, il découvre que le temps épaissit les réalités corporelles ; il se croyait fidèle à son passé, il s'aperçoit qu'il l'a étourdiment renié ; candidat à l'élégance, il est dupé par un Napolitain vétéran de la magouille ; n'étant plus Rital, il constate qu'il n'est toujours pas Français... Notre "Étourdi" est un sacré voyageur imaginaire qui vogue et divague porté par la maxime "là-bas c'est mieux qu'ailleurs". Jusqu'au jour où la rencontre avec un pauvre nègre lui fait comprendre que chacun croit que le pain noir ou blanc des autres a une meilleure saveur... Tendresse et humour imprègnent ce livre qui nous dit - peut-être - qu'à 20 ans on n'a pas d'avenir mais la certitude de disposer de l'éternité.

  • Saperlipopette ! Est-ce bien Leonid Brejnev qu'on aperçoit, deux ans après sa mort, dans les environs de Fontainebleau, son fantôme, son frère ou... sa momie ? Et pourquoi le KGB a-t-il cherché à liquider un clochard nommé Athanase, héritier de la couronne d'Arménie et ancien spécialiste mondial des corbeaux dont il parle d'ailleurs la langue noire ? Quant à la ville morte de Coulanges-les-Roses où habita Encrepot-Pacha, mystérieux fondateur de la secte des onirosophes, dissimule-t-elle bien dans ses carrières souterraines la machine qui affaire aujourd'hui la parapsychologie soviétique ? Sur les ailes d'une gaieté vertigineuse, le Corbeau Rouge emporte le lecteur, comme à son insu, vers des interrogations plus graves et plus amples : la vie n'est-elle pas d'abord un chemin de métamorphose ? Et le communisme n'est-il pas le corps ténébreux, l'ombre et comme la momie de l'esprit, cuirasse d'automatismes qui n'entre en putréfaction que, telle la vieille forme de Leonid Brejnev, pour mieux aider le Christ à renaître ? Roman d'aventures fantastiques, le Corbeau Rouge ne peut bientôt plus dissimuler son secret : il est une superbe méditation sur l'oeuvre au noir, ce passage difficile qui conduit l'homme, à travers ses tristesses et ses échecs, vers la renaissance de son être, phase de l'alchimie traditionnelle dont le corbeau a toujours été le symbole.

  • 1905 : lorsqu'on est adolescent en province, que l'on se retrouve orphelin, riche d'un château et nanti d'un tuteur qui vous initie à l'épicurisme, que faire, sinon partir à la conquête du Paris des plaisirs ? Paris et ses dandys, Paris et ses bas-fonds... De fêtes cruelles en duels, ce jeune homme de bonne famille se révèle être un virtuose dans les jeux cyniques de la séduction... Pour prendre quelle revanche ?... Un récit brillant, plein de verve et d'insolence, qui révèle un jeune romancier de talent : Jean-Yves Proverbio.

  • MZ : Le plus beau programme mis au point par les stratèges du KGB pour déstabiliser l'Europe. Le programme le plus secret. Et le plus long : 30 ans ! MZ : Une arme invisible, et absolue : la manipulation de l'intelligence humaine. MZ : Responsable, Vladimir Khaldine qui, à Moscou, depuis 1964, sélectionne en Allemagne, en Angleterre et en France les enfants surdoués qui seront les pions d'une nouvelle stratégie de la guerre froide. Parmi eux, Magalie, 8 ans. Son QI stupéfiant fera d'elle l'une des femmes les plus brillantes de sa génération. Magalie, le triomphe de Khaldine... MZ : Une machination que nul, excepté Khaldine et les maîtres du Kremlin, ne sait comment enrayer...

  • Harry Williamson, un boxeur qui vient de raccrocher les gants sur une victoire, part au Brésil pour flamber sa bourse au carnaval... et enquêter sur l'étrange disparition d'un journaliste. On veut l'empêcher de savoir. Ses ennemis - policiers marrons, tueurs sadiques, hommes politiques corrompus - sont prêts à tout. Mais il a avec lui la chance, la ruse et le goût de la violence. Goût de la violence auquel il devra de rencontrer, au-delà du Rio Negro, le Maître de la brousse. Loin des cités et des lois, dans un mystérieux laboratoire au coeur de la forêt, gardé par des Indiens fanatiques, il découvrira un immense rêve. Et une autre violence...

  • La collection Dernier rayon s'ouvre à un genre maudit : la littérature érotique, celle que l'on cache au sommet des bibliothèques. L'art d'aimer n'est pas incompatible avec l'art d'écrire. DERNIER RAYON vous le prouve.

  • On l'a baptisé "le milliardaire rouge" en raison de son pouvoir financier et de son appartenance, depuis l'âge de 16 ans, au parti communiste. Il s'appelle Jean-Baptiste Doumeng. Il dirige aujourd'hui une quarantaine de sociétés dont INTERAGRA, IPITRADE, L'UCASO, la Compagnie Européenne de développement... Jean-Baptiste Doumeng fascine. Tous ceux qui l'approchent se mettent à inventer sur son compte mille histoires, à fabuler. Ainsi naît la légende, mais aussi l'envie de tout savoir de ce mystérieux personnage. Être aujourd'hui milliardaire et communiste, le cas est peu banal. Il a passionné Jacques Lamalle qui raconte ici l'étonnante ascension d'un de ces grands hommes qui, dans l'ombre, nous gouvernent.

  • 1830-1890. St-Rémy-de-Provence. Voici l'histoire authentique d'un homme qui, pour s'être marié sans le consentement familial, fut interné pendant 48 ans. Jean Mistral - parent du poète - était fils d'un riche négociant en chardons à carder la laine. Épris d'une Polonaise qu'il épousa, il fut réduit à la misère par son père. Lequel, après avoir chassé "l'Étrangère", fit enfermer son fils en le prétendant fou, malgré l'opposition violente de la population locale. C'est toute la vie d'une bourgade provençale au XIXe siècle que Jean-Paul Clébert ressuscite dans son roman : la hargne d'un notable au paternalisme outrancier, la duplicité d'hommes de loi pour qui les procès entrepris furent l'occasion de burlesques et tragiques péripéties, la cruauté d'une société rejetant celui qui ne se soumet pas à ses normes... Comment une émouvante histoire d'amour devint une affaire d'État, comment un homme seul, ruiné, humilié, résista aux siens par sa seule dignité : on s'en souvient encore, dans les Alpilles. Frédéric Mistral, le prix Nobel, s'inspira des malheurs de son cousin pour écrire Mireille.

  • Quand on demanda à Pauline Bonaparte si cela ne l'avait pas gênée de poser nue pour le sculpteur Canova, elle répondit : "Non, l'atelier était bien chauffé". Pauline Bonaparte, que l'on surnomma "la plus belle femme de son temps", était voluptueuse, frivole, et n'en rougissait pas. Épouse du général Leclerc, puis du prince Borghèse, elle traversa le Directoire, le Consulat et l'Empire en faisant beaucoup d'heureux. Fait rare, elle sut garder l'amitié de tous ses amants. Car cette femme légère avait une vertu : la fidélité. En une époque où les renversements d'alliances étaient fréquents, elle n'accepta jamais de trahir Napoléon. A l'encontre des autres membres de sa famille, dans la gloire comme dans les souffrances, elle resta d'un inébranlable attachement à son frère.

  • "J'ai tout connu, les plus grandes réussites, les plus grandes joies, les plus grands malheurs aussi et j'ai réussi à affronter tout cela. Eh bien, si j'avais à désigner ce qui est mon plus grand sujet de fierté, c'est cela que je dirais encore et encore : je n'ai jamais courbé la tête, je n'ai jamais enchaîné ma liberté". Avec l'élan et l'enthousiasme qui le caractérisent, avec des idées fortes sur la radio de l'an 2000, ce formidable précurseur raconte comment il inventa un nouveau type de relations entre les gens grâce à l'achat d'un petit émetteur privé. Lui dont la vocation est de pressentir et de convaincre, il fait revivre un morceau d'histoire et assure "ce fut l'époque la plus merveilleuse de ma vie".

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