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L'Herbe Qui Tremble
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Une nouvelle est une façon rapide de raconter l'histoire d'une crise en ne gardant que les temps forts. Une nouvelle traverse au galop les paysages, les rencontres et les drames pour atteindre sa cible et faire sentir que toute l'existence est une fuite en avant. Une nouvelle part de la première surprise venue, d'un incident parfois minuscule, pour aboutir au danger, à la remise en cause du monde apparent. Les vingt nouvelles concentrées dans ce livre sont toutes des accidents de parcours, des moments où la vie bascule et où tout, vraiment, peut arriver.
Un accident de chemin de fer, une église perdue au milieu de nulle part, un sosie qui surgit dans un café, une lanceuse de couteau aux yeux tendres, un ange gardien inattendu, un hôtel soudain vidé de son personnel, une policière, une naïade, un somnambule amoureux, un vieux touriste hollandais, une clinique transformée en île déserte, un médecin tortueux, sont quelques- uns des déclics qui mettent soudain le narrateur face à face avec son destin.
Et si c'était sa faute ? Si à force de tenter le sort, il était la cause véritable de toutes les surprises et de tous les périls qui semblent naître sous ses pas ?
Pourtant, je n'étais pas vraiment imprudent. Je n'allais pas dans les quartiers chauds, je ne fréquentais pas les fumeries d'opium, je n'ouvrais pas ma porte à des inconnues à la jupe fendue qui venaient me demander des allumettes à deux heures du matin. Je n'émettais jamais aucune idée politique, d'ailleurs je n'en avais pas. J'aimais les aventurières qui ont lu L'Île au trésor. Les belles illettrées me laissaient assez froid... -
C'est un Manciet surprenant que nous révèle le plus volumineux de ses manuscrits délaissés : La Tentation de saint Antoine. Sur la chemise qui conserve le texte figure le titre : La Tentacion deu gran St Antòni. Mais le texte, lui, est en français, avec des passages entièrement ou partiellement en occitan. Sous l'aspect d'une épopée boiteuse (onze chants) le poème se présente comme le récit halluciné et pour partie autobiographique d'une série de tentations - ne plus croire, se suicider, renoncer à l'écriture - vécues par un sujet sur fond de catastrophes historiques du xxe siècle. Du point de vue formel, le poème mêle les registres, du truculent au mystique, ce qui fait de sa lecture une expérience vertigineuse. Il est aussi le lieu d'un feu d'artifices d'inventions typographiques dont témoignent les quelques pages manuscrites reproduites en fin de volume.
Au sommaire
- Avant-propos de Sèrgi Javaloyès
- La Tentation de saint Antoine
- Postface de Guy Latry
- Pages manuscrites
- Petite biographie et bibliographie sélective de Bernard Manciet -
Prix Georges-Perros 2009.
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Sylvestre Clancier est poète et essayiste. Sa formation philosophique l'a amené à entreprendre des recherches sur l'allégorie et le symbolisme, ainsi que sur la patascience et l'imaginaire. Il a écrit et fait paraître des poèmes et des fantaisies en prose puis en recueils. Avec « le Discobole du futur », le poète nous invite à partager sa pensée humaniste, attentive à l'autre.
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"Et ton corps et les mots, c'est pareil.
C'est tout un.
C'est tout nu."
Écrit sous l'eau est une suite de proses brèves au croisement de la poésie et de la narration, où l'on retrouve toute la puissance d'évocation du romancier Jacques Richard (la Femme qui chante, la Course, éd. Onlit).
Où sommes-nous ? Dans des lieux et un temps indéterminés, où la mer, les corps, les chemins et le ciel incertains, l'opacité du jour et la nuit alentour pèsent cependant de tout le poids de leur présence.
Qui sont-ils ? Un je qui adresse fréquemment à un tu. Deux êtres à la dérive qui boitent de n'être pas un et s'épuisent de se chercher sans fin. Mais se trouve-t-on jamais ?
Dans le secret de la chambre, l'existence n'est pas moins pleine d'ivresses et d'abîmes que dans la forêt du monde. Car vivre, c'est danser sur le fil tendu entre l'illusion de ce que nous croyons être et le péril de la réalité, dans la chair d'une langue que Jacques Richard fait parler pour nous, même et surtout quand il dit je. -
Amour quelque part le nom d'un fleuve
Alain Dantinne, Jean Morette
- L'Herbe Qui Tremble
- 1 Octobre 2020
- 9782491462000
« Amour quelque part le nom d'un fleuve » réunit un large choix des poèmes d'Alain Dantinne publiés de 1979 à 2011. Ce sont pour la plupart des poèmes du voyage, voyages intérieurs du poète qui, des routes d'Amérique du Sud à celles de Roumanie, ne cesse d'interroger les vies qu'il croise et les sentiments qui le submergent. C'est une interrogation constante sur la recherche d'amour, voyager pour chercher, rencontrer enfin ce fleuve qui se trouve quelque part.
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Alphabétiques est un abécédaire oulipien.
Vingt-six variations sur un même thème. Une lamentable histoire de drague : A désire ardemment suborner B ; B proteste avec énergie ; C intervient et ratatine A.
Vingt-six tautogrammes, un par lettre de l'alphabet. Mais qu'est-ce donc qu'un tautogramme ? Un tautogramme est un texte dont tous les mots commencent par la même lettre. Dans Alphabétiques, tous les mots du premier récit commencent par la lettre A, tous ceux du deuxième par la lettre B, et ainsi de suite jusqu'à Z.
Vingt-six images de Mathieu Labaye illustrant librement chacun des textes en jouant elles aussi de l'idée de variation.
Vingt-six variations typographiques.
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Toute tentative poétique s'efforce, à sa manière, à une description du monde. Ce livre-ci n'y manque certes pas, tâchant à travers la diversité des situations de cueillir la forme de l'incessant balancement à l'oeuvre en toutes choses.
Se saisir de l'infime, du dérisoire, de l'inaperçu qui habite les vies, de même qu'embrasser les immensités en y échouant avec constance, ces mouvements simultanés et contradictoires trouvent parfois une issue dans la parole poétique.
Du Rhin à Nauplie à Mount Washington, une oreille inventive, un oeil désencombré peuvent capter leur part de ces désordres, entendre des respirations secrètes ou voir l'insoupçonné. Rien n'est donné d'avance, sauf d'être bercé par le balancement.
Vois-tu ces feuilles en tourbillon s'enroulant tornade de salon sur l'herbe rase?
Ma parole elles se prennent pour des étourneaux enivrés de leur vol ou alors un dieu venteux joue à la toupie seul de son Olympe à savoir souffler en rond et tu n'oses traverser - de crainte de le briser - ce que les contes appellent un sortilège -
L'oeuvre d'Enid Blyton, dont la partie la plus connue est la série du Club des Cinq, passionne et enthousiasme les enfants alors qu'elle indiffère le plus souvent les adultes. Il faut croire que François Rivière échappe à la règle puisque les livres mais aussi le personnage d'Enid Blyton ont irradié son enfance et n'ont jamais quitté sa mémoire.
Ses affinités électives avec cette littérature enfantine, François Rivière les évoque au fil d'un livre entremêlant enquête sur la romancière - sa vie publique et privée, son univers, son écriture quasi médiumnique -, remémoration personnelle, réflexion sur l'imaginaire enfantin et échappées dans la fiction.
Souvenir d'Enid Blyton n'est pas destiné aux jeunes lecteurs de la Bibliothèque rose mais à leurs aînés partis à la recherche de leur enfance perdue. C'est un essai en forme de rêverie dont le sujet secret pourrait bien être : « comment mes lectures et mes jeux d'enfant ont fait de moi un écrivain ».
Cette réédition s'accompagne d'une postface inédite. -
La suite poétique "Rousseau dort tranquille" est composée dans un langage qu'on dirait volontiers proche du slam, c'est une poésie déclamatoire et pourtant très intimiste, elle masque derrière un vocabulaire ancré dans notre époque, dans notre relation quotidienne aux mots, un travail exigeant d'écriture, de perfection de la langue, d'amour du langage beau, du rythme, et se dégage de sa lecture une pensée engagée, soucieuse de l'autre et une pensée plus soucieuse de l'intime. Dans un texte adressé aux jeunes poètes, Jean-Luc Despax écrivait : "Les bons sentiments ne font pas des bons poèmes, les mauvais non plus. Mais il faut des sentiments." Les dessins de Denis Pouppeville sont dans le registre des poèmes : ils semblent voyeurs, mais chaque dessin dissimule un écart de regard vers quelque chose d'invisible.
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1861-1865. La guerre de Sécession oppose les États-Unis d'Amérique et les États confédérés. Cette guerre civile est l'un des premiers conflits à être couvert par des photographes. L'un d'eux en tire la matière d'un ouvrage célèbre, « Gardner's Photographic Sketch Book of the Civil War ».
Années 1960. Un jeune garçon, en Flandre, découvre le monde des images à travers les chromos offerts dans les paquets de chewing-gum. Une des séries, consacrée à la guerre de Sécession, le marque durablement.
De nos jours. Venu aux États-Unis faire l'acquisition de photographies inédites de la guerre de Sécession, un reporter affronte des péripéties obscures de roman noir.
Entrelaçant l'Histoire, la mémoire personnelle et la fiction, Faire sécession propose une méditation sur les rapports entre la guerre et ses représentations forcément trompeuses, et, plus généralement, entre le récit et l'image. Les gravures de Frédéric Coché, qui accompagnent le livre sans l'illustrer, repensent la même thématique à la lumière de l'histoire de l'art.
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Après avoir, dans un de mes livres récents, « le Miroir des solitudes », suivi pas à pas Dante et sa « Divine Comédie », livre matriciel pour la langue, la littérature, la culture italiennes et plus largement pour la culture occidentale, je me suis laissé guider ici par l'oeuvre d'Homère et son héros voyageur, Ulysse, l'homme aux mille détours. J'ai écrit ce « Radeau » dans l'urgence, avec le sentiment que nous avions besoin aujourd'hui de rassembler dans notre poésie les fragments épars d'un héritage fabuleux, toujours plus facilement mesurable, mais de moins en moins facile à intégrer à nos vies et à partager entre nous. Presque trois mille ans d'expériences poétiques et artistiques les plus diverses aspirées par le vortex matriciel d'Homère, je crois qu'il y a moyen d'en faire encore quelque chose pour ceux qui le voudront bien aujourd'hui et, pourquoi pas, pour ceux qui suivront et qui auront besoin de respirer l'air du grand large.
- Christian Monginot
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Poésie (presque) incomplète
Laurent Demoulin
- L'Herbe Qui Tremble
- D'autre Part
- 1 Janvier 2019
- 9782918220701
Voici un oiseau rare pour qui le vers classique reste une forme vivante, qu'on le coule dans un sonnet régulier ou qu'on lui forge un écrin neuf : le poème à rimes contrariées, par exemple, invitant à une double lecture horizontale et verticale.
Voici un poète insistant. Un seul poème ne lui suffit pas à épuiser un motif. Il lui faut, sur un même thème, broder des variations - en prose, en vers libres ou rimés - qui en explorent les possibles, en déploient toutes les nuances.
Voici un homme enfin en qui se disputent l'étonnement, le bonheur et l'angoisse d'être au monde, que taraudent la mémoire et la filiation, que subjugue la beauté stupéfiante des femmes. Aussi bien, jouer avec les formes, en inventer de nouvelles, n'a de sens pour Laurent Demoulin qu'au regard de cette conviction peut-être démodée : la poésie a quelque chose à nous dire. La forme, disait Victor Hugo, c'est le fond qui remonte à la surface.
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Avec « Pays perdu d'avance », Sylvie Fabre G. a porté son écriture dans ce qu'elle appelle un « registre lyrique ». Ce tournant, ou plutôt ce passage exceptionnel vers une écriture plus classique s'est imposé à elle avec la disparition de sa mère. En relatant des moments de son enfance, la poète retourne aux sources de l'enfance, et aussi, et surtout, aux sources de sa poésie. Les thèmes de Pays perdu d'avance retrouvent les grandes images et figures fondatrices de la vie et de son oeuvre.
« Sans doute reviens-je aux racines réelles et irréelles de la langue, nous dit Sylvie Fabre G., celles qui constituent la mienne en particulier. Le texte est aussi traversé par le souffle des lectures de certains poètes. Le rapport à la mort et à l'origine, les exils, l'amour et la douleur l'habitent aussi. » Le peintre Fabrice Rebeyrolle est allé au plus profond des poèmes pour mettre des couleurs sur les sentiments qui ont fait naître la poésie de Sylvie Fabre G. -
Une suite de poèmes en prose qui tentent d'observer ce qui se passe dans le corps quand on écrit ; le conflit sans merci entre le visage (cette figure composée qu'on propose à autrui, sans quoi l'existence serait invivable) et la gueule (cette « bouche d'ombre » qui parle en soi). Écrire, ce qui s'appelle vraiment écrire, suppose un état de disponibilité auquel on ne s'abandonne pas volontiers parce qu'il implique un ébranlement, une dépossession dont on ne sort pas indemne.
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Toute forme d'excès est absente de la poésie de Véronique Wautier. Elle privilégie au contraire le registre de la discrétion : pas de mots à l'emporte-pièce, pas de grandiloquence, mais quelques moments de notre vie difficiles à traverser que son langage parvient, grâce à une économie d'effets, à nous rendre acceptables.
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Dans la rencontre avec les oeuvres de l'artiste Sylvie Cotton, la poète affronte la présence de la fin (« c'est brutal »). Comment « faire barrage » à ce qui s'en va, disparaît, s'use, se déchire, s'efface, finit ? Entre cendre et confettis demeure la volonté que ce soit toujours chaud et amoureux : le poème pour garder trace de nous et de nos ex-vivants. Retenir, si ce n'est revenir.
EXTRAIT A Synthesis of Intuitions ne veut ni tromper ni trahir.
Tes rétines les miennes le savent.
Pastilles rouges égarées voyantes calmantes sur flocons rose beige neige.
Car nous sommes ces histoires ces pyramides d'énergie et elles sont nous.
Fier jeu de miroirs de maisons-miroirs - protection où nous ne faisons face qu'à nous-mêmes.
Tu dis à l'autre tous les autres que nous sommes.
Et chaque livre chaque mur de musée urnes de regards et d'errance le répètent après toi.
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Sans doute la lecture la plus fidèle et la plus féconde d'un poème consiste-t-elle à l'écouter en écrivant un autre poème, lequel à son tour en appellera un nouveau. Isabelle Lévesque et Pierre Dhainaut ont décidé d'approfondir ainsi, au gré de leur correspondance, le dialogue amical. Il n'est pas vrai, croient-ils, que l'écriture est une activité exclusivement solitaire?: lorsqu'elle est pratiquée en commun, elle affine l'attention, la relance. Alors s'ouvre un temps comme un espace où se multiplient, loin de toute préméditation, les échos, les images, les rythmes. Une voix prend naissance, qui est aussi bien celle de Pierre Dhainaut et celle d'Isabelle Lévesque, qui traverse les identités, ces frontières, une troisième voix, ce livre est le sien.
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Y trouver la fièvre
Jean-Louis Rambour, Pierre Tréfois
- L'Herbe Qui Tremble
- 15 Janvier 2024
- 9782491462628
LE LIVRE Introspective quoique tout entière rivée au monde extérieur - jusque dans ses détails les plus ténus, ses plus humbles manifestations, la poésie de Jean-Louis Rambour ne cesse de surprendre, de décontenancer.
Nous qui le suivons pas à pas, vers à vers, en lecteurs happy few (et flattés par ce statut), sommes cette fois encore contaminés, embrasés, «?les yeux gorgés de blanc?», par cette fièvre de voir, sentir, vibrer, d'être éternellement / étonnamment séduits... Pierre Tréfois EXTRAIT Les mains gantées de blanc paumes sur table on dirait des enfants morts de chaque côté d'un livre Et les yeux du lecteur seraient des lunes tachées de poudres qui imagineraient la résurrection des doigts Un sort semblerait pouvoir agir s'échapper rompre avec le froid On quitte alors l'impossible le sang monte aux ongles comme la sève des racines On croit pouvoir bientôt saisir des mains chaudes vivre un nouveau cycle Mais le cuir des gants se fendille il semble même s'inscrire dans le bois de la table dans la matière et rejoindre un trou noir Il noircit lui-même et c'en est fini de l'idée d'un coup tapé à la porte par celui qui ne peut plus entrer. -
LE LIVRE Le passeur est cet homme ou cette femme qui vous fait naître, apparaître au monde, pose des routes ou des rêves, vous fait passer de l'hiver à l'été, du jour à la nuit et de la nuit au jour, vous nourrit et vous plume, vous fait traverser des ponts, des rivières, et même le fleuve Styx. Chaque homme a son passeur nous dit le poète.
EXTRAIT Chaque homme a son passeur, depuis l'enfant sans aucun prélude, jusqu'au vieillard qui fête vertement le centenaire de sa puberté, en passant par le jeune homme dont la parenthèse se ferme tôt. Il existe donc un fleuve, une rive.
Du bon côté, un bois jaune. Et à l'orée du bois une cloche de verre pour préserver un papillon, sans doute comme un permanent volettement de vie.
D'une vasque de feu émergent des étoiles qui prennent des dents de scie à perforer les ciels.
Les oiseaux ont alors le coeur en Arabie, en Inde ou à l'emplacement initial du monde. -
La métaphore du passage au marbre dit à la fois le renouvellement, la réparation après un accident et une étape, un déplacement dans une région où les collines et les montagnes, le sol qu'on arpente sont un marbre à révéler. Une région, riche en mystique, qui se donne donc à lire comme un livre, un ensemble de signes à déchiffrer.
Alexis Bernaut donne des poèmes comme on se révèle à une personne chère. Il explore comme il s'explore, proposant une lecture double des paysages extérieur et intérieur, à la fois exploration sensuelle et profonde, requérant lenteur, patience et immobilité?; et instantanéité, vitesse, fugacité. -
Chansons des mers du Sud
Mariano Rolando Andrade
- L'Herbe Qui Tremble
- Les Traversees
- 1 Septembre 2024
- 9782491462703
« Un poète « au bout du rouleau », littéralement privé de l'usage de ses mains depuis vingt ans déjà, s'enfonce, à l'exemple de ses maîtres anciens qui l'y enjoignent, dans « le ventre des mers du Sud », espérant ainsi renouer peut-être avec l'écriture, dénicher au terme de sa quête le baume susceptible de guérir ses « mains brisées ». Traduit de l'Argentin par l'auteur et Christophe Manon.
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Anne Slacik est peintre, Claudine Bohi, poète. Ensemble elles ont réalisé deux livres à L'herbe qui tremble ; sur les poèmes de Claudine Bohi, Anne Slacik a peint. Depuis, complices en beaucoup de choses. Lors d'une exposition, Claudine Bohi découvre quelques oeuvres bleues d'Anne Slacik, elle est bouleversée. Elle écrit une série de poèmes réunis sous le titre Regarde. De ces poèmes, une exposition consacrée aux « Bleus » d'Anne Slacik, et un livre.L'EXTRAIT« la nuit qui ne reviendra pas vous l'avez dessinée de vos doigts decouleurs vous l'avez déposée dans nos yeux comme un trésor d'enfantcomme une caravelle qui entrouvre l'histoire mais ne la referme pasvous voguez ainsi partoutvous voguez maintenant loin de nos gouffres vous voguezsur cette mer étonnante et rassurante sur cette marée d'imageset d'eaux lisses qui apprivoisent qui apaisentet qui donnent à la mort comme à l'amource goût d'espace et de miel inachevécar vous le savez oui vous voguez là où le bleu prend sa source »
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Régulier / irrégulier
Laurent Demoulin, Alain Dulac
- L'Herbe Qui Tremble
- 15 Février 2025
- 9782491462802
L'auteur avertit le lecteur dès l'entrée du livre?:?composé sous la forme de sonnets, il ne faut pas y chercher une démonstration formaliste. D'un contenu disparate, le recueil est divisé en dix parties, pour s'y retrouver, peut-être. Sinon, eh bien prenez-votre temps de le lire, d'aller boire un café entre chaque partie, de faire un tour au jardin, et pourquoi pas d'ouvrir un autre livre?!