M.E.O.

  • à propos de Pre

    Daniel Charneux

    • M.e.o.
    • 24 Août 2020

    Pete Miller, un jogger vieillissant, a été l'ami de Steve Prefontaine, une légende du demi-fond américain. Arrivé à l'âge de la retraite, il décide de raconter - avec pour toile de fond la participation des Nifty Tortoises, son équipe de vétérans, au célèbre Hood to Coast Relay et l'histoire des États-Unis des années cinquante à nos jours -, l'épopée sportive de celui que ses supporters surnommaient «?Pre?». Un athlète qui professait une haute opinion de son sport : «?Selon Steve, l'important n'était pas la victoire, mais la manière. Gagner une course en la gérant, restant prudemment derrière pour démarrer dans le dernier tour, c'était bon pour les poules mouillées, pour les comptables. Ce n'était pas ainsi que lui, Steve Prefontaine, voyait la course. "Et comment la vois-tu, la course, toi, Plouc, avait demandé Bowerman?? - Comme une oeuvre d'art, coach?! Une oeuvre d'art."?». - Daniel Charneux construit depuis près de vingt ans un univers romanesque qui le conduit régulièrement à explorer des destinées réelles. Ainsi de Marilyn Monroe dans « Norma, roman » (prix Charles Plisnier 2007), de Lady Jane Grey dans « Si près de l'aurore » (prix quinquennal Alex Pasquier du roman historique 2018) ou du moine japonais Ryokan dans « Nuage et eau » (finaliste du prix Rossel en 2008). Ce dernier ouvrage, couplé à Maman Jeanne, a valu à Daniel Charneux d'entrer dans la collection patrimoniale belge Espace Nord. - « À propos de Pre » est son neuvième roman. Les éditions M.E.O. avaient déjà publié de lui More, un «?essai-variations?» sur Thomas More.

  • Nous et les oiseaux Nouv.

    Nous et les oiseaux

    Carino Bucciarelli

    • M.e.o.
    • 15 Février 2021

    Par une nuit de neige et de grand froid, Stéphane (ou Pierre ?) Delatour heurte une pierre sur l'autoroute. Laissant dans l'habitacle sa femme et ses deux enfants, il va téléphoner à une borne, suivi par l'étrange regard d'une corneille. Au retour, la voiture a disparu. Et dans le commissariat où il fait sa déposition, l'inspecteur semble bien solitaire. C'est l'amorce d'un chassé-croisé de personnages qui se substituent les uns aux autres, mêlés à des oiseaux et à un anorak rouge dans la neige. / À sa manière inimitable, Carino Bucciarelli revisite le réalisme fantastique cher aux contrées septentrionales.
    Carino Bucciarelli est né en 1958 dans la région de Charleroi, où il réside toujours. Il a travaillé dans l'enseignement technique et professionnel comme enseignant de pratique en mécanique productique. Il se consacre aujourd'hui totalement à l'écriture. Il fait partie du conseil d'administration de l'Association des Écrivains belges de Langue française. Son oeuvre comprend des recueils de poèmes - dont plusieurs ont été primés -, des romans et des nouvelles. / L'Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique lui a décerné en 2020 le Prix Lucien Malpertuis pour l'ensemble de son oeuvre poétique.

  • Beau comme une éclipse

    Françoise Pirart

    • M.e.o.
    • 18 Février 2018

    Jeune homme naïf et rêveur, Albien Bienfait est tiraillé entre une mère bigote et un oncle fantasque. Lorsque celui-ci parvient à le convaincre qu'il est un winner, un gagnant, Albien accepte de partir pour le bout du monde : un tout petit pays d'Afrique, le Swaziland. Mais son périple - s'il en est un ? - n'est pas de tout repos. De rencontres surréalistes en aventures parfois peu glorieuses, rien n'est épargné au doux philosophe pendant ses tribulations rocambolesques. Balayant les moqueries, Albien, porté par l'espoir fou de retrouver un amour d'enfance, va affronter les remous de la vie avec un optimisme désopilant. Jusqu'à la révélation finale où il découvrira qui il est vraiment. - Romancière, nouvelliste et biographe, Françoise Pirart, née à Bruxelles, a d'abord mené des activités professionnelles variées - élevage de chevaux, vente, secrétariat, traduction d'ouvrages anglo-saxons - avant de se consacrer à l'écriture et à la langue française. Elle enseigne aujourd'hui le français à des élèves adultes d'origine étrangère. Elle rédige également des biographies pour ceux qui souhaitent laisser une trace ou un témoignage. Son oeuvre, forte de plus de vingt titres, a obtenu plusieurs prix littéraires

  • Les beaux jours

    Annie Préaux

    • M.e.o.
    • 17 Février 2020

    Les beaux jours d'Annette s'arrêteront à sa puberté : telle est la sentence proférée par une de ses grands-mères. Ce ne sera pas l'unique prédiction empreinte de stéréotypes, voire de superstitions, à laquelle la toute jeune fille est confrontée. Durant ses années de jeunesse, elle va craindre pour sa vie, mais aussi chercher à comprendre, à trouver le sens de l'existence dans le monde du vivant et des humains. Contrairement à sa cousine Jeannette, qui, elle, restera mal à l'aise avec elle-même et la société, « clouée à quelque pilori fabriqué par ses croyances les plus profondes » et persuadée d'être promise à l'Enfer.

  • Zam

    Martino Ebale

    • M.e.o.
    • 21 Janvier 2019

    Petit-fils de lépreux, issu d'une lignée de chanteuses-danseuses traditionnelles, danseur-chorégraphe-chanteur camerounais internationalement primé, pédagogue engagé dans l'insertion sociale par l'art de jeunes défavorisés, Zam Ebale, avant de choisir l'exil pour échapper à la loi homophobe dans son pays natal, a trouvé dans le bouddhisme, qui prône le respect et la dignité de chaque vie humaine, le moyen de transcender la souffrance, de « transformer le poison en élixir », les larmes en joie, le karma en mission.
    Après avoir été en séjour illégal rocambolesque durant sept ans (porteur d'un Ordre de Quitter le Territoire inexécutable, néanmoins reconnu et subventionné par le Ministère de la Culture et représentant la Belgique à des festivals de danse à l'étranger), il est devenu Belge et chargé de mission par son pays d'accueil dans des projets internationaux de collaboration artistique, tout en continuant de produire des chorégraphies, danser et chanter. L'ouvrage nous montre une prise de conscience qui se veut rassembleuse, tout en dénonçant les préjugés de toutes natures qui provoquent le rejet, que ses victimes en soient des homosexuels, des lépreux, des séropositifs HIV, des groupes ethniques ou sociaux, des adeptes d'une religion ou d'une philosophie, ou tout simplement des femmes.
    Prix du récit autobiographique - Prix du roman gay 2019

  • Pas faite pour

    Véronique Adam

    • M.e.o.
    • 24 Août 2020

    Cécile, obscure professeur de violon, plaquée par un compagnon qui réussit mieux qu'elle dans la musique, est une jeune femme frustrée, aigrie, manquant de confiance en elle. Ses amies lui offrent pour son trente-cinquième anniversaire un abonnement à une salle de sport qui va donner à sa vie un tour inattendu. L'amitié d'une monitrice va l'amener à mettre ses préjugés de côté et lui faire découvrir un univers pour lequel elle ne s'imaginait pas faite. La rencontre d'un abonné de la salle va bousculer son image d'elle-même et la déposer - peut-être - à l'aube d'une autre existence. - Après des études de violon au Conservatoire de Bruxelles, quelques tournées internationales avec l'orchestre d'Helmut Lotti, plusieurs événements télévisés où elle accompagnait des chanteuses comme Natasha St-Pier ou Sarah Connor et la participation au groupe de rap «?État groupal?», Véronique Adam s'est passionnée pour le fitness. Après avoir été championne de Belgique, médaille de bronze aux championnats d'Europe et du monde, elle est devenue coach sportive, fondatrice et manager de la salle de fitness Play2Move, dépositaire et propriétaire de la marque du même nom. - Ce premier roman, bien que pure fiction - quoique -, explore ses deux univers familiers, tout en témoignant, non sans humour et autodérision, des contradictions d'une jeune femme contemporaine. .

  • Une histoire belge

    Robert Massart

    • M.e.o.
    • 24 Août 2020

    Deux Bruxellois qui n'auraient jamais dû se croiser lient connaissance dans d'étranges circonstances. L'un professeur de français, militant de la francité, affligé d'une phobie des oiseaux ; l'autre Flamand installé dans la capitale, collectionneur de graffitis dans les toilettes publiques et persuadé que le néerlandais est la langue du paradis, celle, primordiale, dont toutes les autres découlent. La relation difficile - mais tenace - entre l'enseignant et l'épigraphiste amateur sera bouleversée par l'irruption d'une jeune Roumaine, serveuse dans un salon de thé huppé à la clientèle gay. Mainate en folie, tenancière de bistrot amoureuse, concierge plutôt nature, invasion de rats, cataclysmes hénaurmes, rien ne leur sera épargné dans la capitale d'une Belgique minée par ses éternelles escarmouches communautaires et linguistiques. Un premier roman, à l'humour décapant, d'un amoureux de la langue française. - Robert Massart est né et vit à Bruxelles. Il a été professeur dans l'enseignement supérieur et joue un rôle actif dans le monde associatif lié au français, ce qui, entre autres activités, le fait aller régulièrement en Roumanie. Il voit en l'écriture un des meilleurs moyens de faire connaitre Bruxelles. Non pas la ville des frites et de l'Atomium, mais la métropole sans cesse confrontée aux défis de la mondialisation et aux luttes identitaires qui gangrènent notre époque.

  • Hanté par le fantôme de Mal Waldron, pianiste de jazz américain mort à Bruxelles en 2002, ce roman prend pour point de départ un fait marquant dans la vie du musicien : un grave accident cérébral occasionné par une surdose d'héroïne. Il se réveillera de son coma avec une mémoire totalement blanche. Même son nom lui échappe, sans compter son jeu pianistique dont il a tout oublié. - L'auteur de ce livre ne voulait en rien écrire une biographie du jazzman. Le musicien s'est imposé comme un personnage de roman, rien d'autre. Comme dans ses livres précédents, Carino Bucciarelli, ici au départ d'un accident de vie, se livre aux errances, digressions et jeux de miroirs qui caractérisent ses écrits. Ses thèmes récurrents - le double, la dépersonnalisation - imprègnent totalement cette histoire, qui nourrit en outre une réflexion sur l'écriture et le rôle volontaire ou non de l'écrivain dans son propre texte. - Carino Bucciarelli est né en 1958 dans la région de Charleroi, où il réside toujours. Il a travaillé dans l'enseignement technique et professionnel comme enseignant de pratique en mécanique productique. Il se consacre aujourd'hui totalement à l'écriture. Il fait partie du conseil d'administration de l'Association des Écrivains belges de Langue française. Son oeuvre comprend des recueils de poèmes, des romans et des nouvelles.

  • En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l'aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un « Monseigneur ». Celui-ci emmène l'enfant, « candidate » à l'adoption. Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c'est parcourir un trajet singulier imbriquée dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d'État et d'Église : l'arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l'heure des indépendances.  Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part « licite » dans l'espoir qu'un jour les deux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l'enfant et l'amputation de sa mémoire jusqu'à ce que son combat farouche contre l'oubli, ses efforts pour « recoller » ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité.
    Une autofiction émouvante et lucide, qui nous montre à quel point une institution religieuse peut se placer au-dessus des lois et faire souffrir au nom d'une pseudo-morale dévoyée.
    Née au Burundi à l'approche de l'Indépendance, d'une mère burundaise et d'un père belge « anonyme », Françoise Thiry, à l'âge de 6 ans, a été arrachée à sa famille maternelle par l'Église catholique pour être emmenée en Belgique et donnée en adoption. Licenciée en Pratique et Politique de Formation ainsi qu'en Sciences de l'Éducation, elle a été active dans l'action interculturelle et est aujourd'hui coordinatrice d'un Centre d'alphabétisation.

  • Un été immobile

    Claude Donnay

    • M.e.o.
    • 3 Septembre 2018

    Chaque matin, sur une plage déserte en bordure d'Ambleteuse, Amelle vient nager. Et au risque de passer pour un voyeur, Jésus-Noël, « l'homme orange, l'homme safran, l'homme soleil », l'observe au lieu d'écrire ces articles et ce livre pour lesquels il a pris pension chez Mireille, la cuisinière-bibliothécaire, aussi appétissante que les menus qu'elle lui concocte. Jusqu'au jour où Amelle disparaît, léguant à l'inconnu le journal intime de sa mère, dont chaque page est comme un caillou blanc de petit Poucet pour l'inciter à retrouver sa trace. Une quête dans laquelle Jésus-Noël s'embarque en compagnie de Mireille pour tenter d'arracher l'objet de sa fascination au diabolique docteur Eli...

    Né à Ciney en 1958, Claude Donnay vit à Dinant, dans la vallée mosane. Il a fondé la revue et les éditions Bleu d'Encre, consacrées à la poésie. À ce jour, il a publié 17 recueils de poèmes et participé à plusieurs anthologies. Il a aussi publié des nouvelles dans diverses revues, dont Spartacus, qui a reçu le prix Emma Martin. Son premier roman, La route des cendres (M.E.O.), salué par la critique, a été finaliste du prix Saga Café.

  • Entre 1985 et 1994, dans la Cité Villène, des enfants ont été abusés par un pédophile. Devenus adultes, pour se libérer du silence qui les étouffe, ils portent plainte. La narratrice, compagne de l'un d'eux, rapporte heure après heure les détails du procès. Elle démonte le mécanisme qui conduit les jeunes victimes à se sentir coupables et leurs proches à s'aveugler. Un témoignage d'autant plus éprouvant qu'il fait remonter une souffrance enfouie, elle-même ayant été, jeune fille, victime des agissements d'un professeur pervers narcissique. Elodie Wilbaux, jeune écrivaine belge vivant dans le Sud de la France, se lance en 2015 en tant que biographe privée. Elle écrit pour les autres, dans le but de briser les tabous, dépeindre la réalité, transcender un récit de vie pour éclairer d'autres vies. Le voisin de la Cité Villène est son premier roman.

  • Une canicule sans précédent. Les corps souffrent, les esprits chauffent, les repères vacillent comme silhouettes dans une brume de chaleur. La foule envahit les rues de Bruxelles pour laisser éclater une rage sans objet clairement défini, si ce n'est que «?ça?» ne peut plus durer. Arno, jeune homosexuel, est victime d'une agression violente qui provoque une onde de choc sur son entourage, sur son ami Bastian et même sur l'inspecteur chargé de l'enquête. Un questionnement affleure entre la capitale, les Ardennes et l'Orient : notre monde, notre mode de vie, sont-ils en train de fondre dans la fournaise?? Et si disparaissaient les digues que nous croyions intangibles?? si les barrières se brisaient sous une poussée obtuse?? si le plus sombre de nos mémoires revenait crever la surface en bulles pestilentielles??

  • Charlotte, une fillette européenne, et Daniel, un garçon rwandais, ont grandi ensemble pendant cinq ans, jusqu'au génocide de 1994. Vingt ans plus tard, Charlotte revient au Rwanda. Elle a l'intention de retrouver Daniel et de redécouvrir ce pays qui l'avait chassée. Elle retrouve des connaissances rwandaises, fait des rencontres et découvre peu à peu l'histoire dramatique de son ami en même temps que les complexités du pays. Daniel, de son côté, souffre toujours. Le passé est désespérément présent. Il ne sait pas que Charlotte le recherche.
    - Psychologue de formation, Monique Bernier a travaillé comme thérapeute d'enfants avant de partir à l'étranger et de se mettre à écrire. Elle était au Rwanda en avril 1994 quand a commencé le génocide des Tutsis. Les hibiscus sont toujours en fleurs est son sixième livre.

  • El curandero Nouv.

    El curandero

    Paul Vanderstappen

    • M.e.o.
    • 15 Février 2021

    « Ce n'est pas la première fois que je n'arrive pas à écrire cette histoire, pourtant elle me touche particulièrement. Je ne sais pas ce qui se passe. C'est pourquoi je suis ici. Je désirerais comprendre. » Souvent, nous cherchons ailleurs ce qui est enfoui au plus profond de nous-mêmes, nous tentons de nous donner une explication rationnelle de ce qui nous perturbe. Nous menons toutes sortes d'enquêtes qui prennent du temps et de l'argent, mais qui n'aboutissent pas toujours. Nous cherchons des modèles, qui, la plupart du temps, nous perturbent parce qu'ils ne correspondent pas à ce que nous sommes. - El Curandero se développe aux frontières du rêve et du réel, entre deux pays, la Belgique et le Chili. Le personnage participe à un deuil qui va résonner sur son propre silence et réveiller ses fantômes intérieurs. Avec l'aide d'alliés évanescents, dont on ne sait s'ils sont réels ou imaginaires, il va tenter de se réconcilier avec lui-même et de donner sens à sa vie. Une quête qui le conduira sur ses propres traces à Valparaiso, mais aussi sur les traces de l'écrivain Pablo Neruda.
    - Né et vivant actuellement en Belgique, Paul Vanderstappen a durant plus de trente ans, participé à la formation pratique de futurs éducateurs et logopèdes. - Il a publié plusieurs recueils de poèmes. El curandero est son premier roman.

  • La malédiction des mots Nouv.

    La malédiction des mots

    Evelyne Guzy

    • M.e.o.
    • 15 Février 2021

    Et si le silence se révélait un cadeau ? C'est la question que se pose Eva lorsqu'elle entame une enquête sur la vie de ceux qui ne sont plus là pour parler. - Icek, le survivant. Terne et laid, le grand-père paternel d'Eva semblait sans histoire. Un immigré juif venu de Pologne dans les années 30, comme bien d'autres. Jusqu'au jour où Eva pense découvrir son passé communiste. Qui était vraiment Icek ? - Groïnim, l'enfant d'Icek, le père d'Eva. Peu avant de mourir, il lui a légué une vidéo qui témoigne de son passé de guerre. Mais, à l'analyse, tout ne colle pas... Où se situe la vérité alors que l'enfance cachée de Groïnim lui a appris la dissimulation ? - Doniek, le résistant, grand-père maternel d'Eva. Figure importante de la lutte armée belge, dirigeant sioniste respecté et fervent anticommuniste, Doniek a vécu une descente aux enfers lorsqu'un historien a mis en cause son action. Qui a tort, qui a raison ? - Au carrefour des vies du Survivant, de l'Enfant et du Résistant, Eva se saisit de sa propre existence et se forge un destin choisi, dans l'amour des silences du passé.
    - Évelyne Guzy vit à Bruxelles. Après des études de journalisme et une agrégation - complétées plus tard par une formation à la recherche -, elle consacre l'essentiel de sa carrière à l'écriture et à la communication : auteur de brochures d'information sur des thèmes d'intérêt citoyen, éditrice, ghost writer à l'occasion, coach en écriture et en communication. Elle a assuré une chronique littéraire consacrée aux écrivains belges sur BXFM 104.3 et collabore à la revue littéraire Marginales. - La Malédiction des Mots est son cinquième livre.

  • La maison du Belge Nouv.

    La maison du Belge

    Isabelle Bielecki

    • M.e.o.
    • 15 Février 2021

    Après Les mots de Russie et Les tulipes du Japon, La Maison du Belge clôture la reconquête de sa mémoire par Élisabeth, fille d'un couple d'émigrés russo-polonais et personnage central de cette trilogie qui s'échelonne sur plus d'un demi-siècle. Ce troisième volet revient sur l'élaboration du premier. L'auteure livre les coulisses de ce livre qu'elle arrache aux contraintes, tant intérieures - briser l'amnésie, se réapproprier son passé, tenir la promesse faite à son père d'écrire sur lui, sur sa mère, sur leur huis clos de cauchemar - qu'extérieures - exprimer sa nature d'artiste et d'écrivain en dépit des manipulations d'un riche amant narcissique dont elle s'est follement éprise. / Comme l'écrit l'académicienne Myriam Watthee-Delmotte, cet amant, «?initialement vampirique, perd son combat contre son imparable concurrent qu'est l'écriture littéraire [...]?».
    Née en 1947 à Passau d'un père russe et d'une mère polonaise rescapés des camps, Isabelle Bielecki après une licence en traduction puis un diplôme de courtière en assurances, a consacré sa carrière au monde nippon des affaires tout en s'adonnant à sa passion de l'écriture (théâtre, nouvelles, poésie, roman).
    Les mots de Russie, premier volet de son triptyque romanesque, a obtenu le prix des Amis des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles. Les tulipes du Japon, le second, est paru aux éditions M.E.O.

  • Tignasse étoile

    Evelyne Wilwerth

    • M.e.o.
    • 18 Février 2018

    « Jacinthe. Joli prénom que je déteste car j'ai des yeux brun fleur fanée. Par contre, j'adore ma tignasse. C'est elle qui m'entraîne dans des dessins de plus en plus fous. Alors j'oublie ma mère qui m'est presque étrangère, que j'appelle meman. Ou mèman. Et ce père, merveilleux à 75%. J'oublie aussi ce nuage infernal au-dessus de ma tête : le secret que me cachent mes parents. » / Nous plongeons dans sa vie, de ses huit ans à ses vingt-cinq ans. Avec son tempérament de feu, ses défis, crises, délires, révoltes, prises de risques. Mais aussi son humour ! On l'accompagne dans sa quête de la vérité. Et la construction de sa vie d'artiste. - Évelyne Wilwerth vit passionnément son métier d'écrivaine, réalisation de son rêve d'enfant. Elle s'aventure dans tous les genres littéraires, le roman, la nouvelle, le théâtre, l'essai biographique... Sa bibliographie comprend plus de cinquante oeuvres, dont plusieurs ont été primées. Elle adore aussi allumer la créativité des autres dans ses ateliers d'écriture.

  • More

    Daniel Charneux

    • M.e.o.
    • 1 Décembre 2015

    En 2016, on commémorera le cinq centième anniversaire de la parution de L'Utopie de Thomas More. Le hasard veut que Geneviève Bergé ait incité Daniel Charneux à rédiger un essai sur un saint de son choix pour une collection qu'elle dirigeait (mais qui - crise de l'édition oblige - a entre-temps disparu) et que ce choix se soit porté sur Thomas More, un personnage qui le fascinait depuis longtemps. Dans cet « essai-variations », Daniel Charneux tente de percer le mystère de More, ami d'Érasme, bonus pater familias, auteur de l'Utopie, grand chancelier d'Angleterre sous Henri VIII (et, à ce titre, inquisiteur redoutable), décapité sur ordre du même et enfin canonisé, admis dans le sanctuaire de l'Église catholique. Cet ouvrage est un essai, si l'on veut bien rendre au mot son sens d'origine, celui qu'il avait chez Montaigne. Daniel Charneux « essaie » d'évoquer un homme en le passant, comme disait Montaigne, « à l'étamine » de sa sensibilité, de sa culture, de sa perception, des événements qui agitent son temps. Quant à la forme adoptée pour cette évocation, il est permis de la définir par le mot « variations », car le sujet du livre n'est pas seulement More, mais sa recherche, sa poursuite par un écrivain, comme le thème de Diabelli n'est, somme toute, qu'un point de départ pour Beethoven, lorsqu'il compose les variations éponymes. Avec une préface de Geneviève Bergé.
    Né en 1955, Daniel Charneux vit à Dour, entre Mons et Valenciennes. Licencié en philologie romane de l'Université de Liège, venu à l'écriture narrative au tournant du millénaire, il a publié sept romans, un recueil de nouvelles et deux de haïkus. Le thème du vide, du manque est pour lui obsessionnel et se retrouve dans tous ses écrits. « Écart » et « trace », ces mots anacycliques résument les deux axes de son écriture : fantaisie, jeu, création d'un univers imaginaire, d'une part ; retenue, gravité, exploration de destinées humaines réelles, d'autre part. Il a obtenu le prix Charles Plisnier pour Norma, roman. Nuage et eau, l'histoire du moine bouddhiste Ryokan et de la nonne Teishin, a été finaliste du prix Rossel 2008 et lauréat du prix de l'Association des Écrivains de Langue Française.

  • Livre pionnier, fondateur d´une véritable histoire littéraire, le travail de Juvénal Ngorwanubusa ouvre les portes d´une Francophonie parmi les plus secrètes et les plus méconnues. Une Francophonie dont le passage des grandes traditions orales à l´écriture en français commence à s´opérer dès la fin du XIXe siècle, au moment même où la tutelle coloniale allemande cherche à se mettre en place mais doit faire face à la résistance farouche du roi Mwezi Gisabo. Une Francophonie dont la réalité sera dès lors plus lente à se faire connaître et reconnaître que dans d´autres aires francophones. Livre-histoire et livre-anthologie, La Littérature de langue française au Burundi explicite bien les trois grandes phases de cette histoire littéraire. Le travail de collecte et de transcription des grandes traditions poétiques et proverbiales par des ecclésiastiques européens, puis africains, a constitué le premier socle mémoriel en français d´un peuple. Le moment Kayoya marque ensuite l´émergence d´une littérature à part entière - et ce, à l´heure du retour du pays à l´Indépendance. Cette émergence se produit à travers le poétique d´une part, l´inscription de la tension interculturelle de l´autre. Les 40-50, dernières années, enfin, voient franchir progressivement une nouvelle étape, celle de la reprise par la fiction des contradictions et avancées de l´Histoire et de la constitution, au début du xxie siècle, d´une amorce de champ littéraire spécifique.

    Un livre qui vient à son heure. Un livre qui démontre, une nouvelle fois, le pluriel et la singularité des Francophonies culturelles.

    Ngorwanubusa, né en 1953 à Kiganda (Kanyami) en province de Muramvya (Burundi), est docteur en Philosophie et Lettres (Philologie romane) de l´Université catholique de Louvain. Professeur à l´Université du Burundi, il a occupé les fonctions de doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines, de conseiller du recteur chargé de la Coopé-ration et de titulaire de la Chaire Unesco en Droits de l´homme et résolution pacifique des conflits. Il a été ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale. Il est par ailleurs l´auteur d´un récit Les Années avalanche paru dans la même collection.

  • Villa Belga

    Evelyne Heuffel

    • M.e.o.
    • 1 Septembre 2013

    Chronique d´une immigration à l´aube du XXe siècle, où une connaissance tout à fait a-touristique du Brésil, les idéaux socialistes, la volonté d´émancipation féminine, l´implantation de colonies juives en Amérique latine se mêlent au déchirement d´une femme entre deux amours et à un récit d´aventures. 1904. On émigre pour les "pays neufs". On court vers la fortune, comme ces ingénieurs des chemins de fer belges. On fuit la justice, les lois anticléricales. Ou la terreur, comme ces Juifs de Russie. Un contrat en poche, on embarque sur un steamer, on s´installe dans une cabine de première classe. Sans rien dans les mains, on s´agglomère sur l´entrepont, on sera colon, emportant ce qu´on a de plus cher : une scrupuleuse droiture, un acharnement à réussir dans l´adversité, une fierté de la besogne accomplie, un sens de la fraternité. Le Brésil, jeune république, peuple ses territoires incultes. La Belgique exporte sa révolution industrielle. La petite ville de Santa Maria da Boca do Monte, au coeur de l´état du Rio Grande do Sul, où viennent de s´implanter les grands ateliers d´une compagnie ferroviaire belge, et, non loin, une colonie agricole juive, est un point de convergence de cette révolution, de cette immigration. C´est là que s´érige la "Villa Belga", cité calquée sur les corons, qui donne lieu, ici, à une évocation imaginaire de ce passé perdu de vue. S´y heurtent espoirs, utopies, et sombres desseins de passagers qui ont vu leurs sorts se lier à bord du Paranaguá. Un nouveau roman d'Evelyne Heuffel, qui avait déjà publié aux éditions Métailié et (sous pseudonyme) chez Gallimard/Série noire.

  • Bird et le mage Chô

    Annie Preaux

    • M.e.o.
    • 1 Septembre 2017

    Que faire lorsqu'on subit un licenciement aussi brutal qu'arbitraire et que le mot « chômage » devient imprononçable ? La question, douloureuse, enfonce dans la sidération Sandrine, ex-cadre commercial d'une firme pharmaceutique. Avec, en filigrane dans la solitude et l'opacité des jours vides, la soif d'un père absent depuis l'enfance, qui vient de mourir et dont elle occupe la baraque déglinguée. Jean-Marc, lui, se demande si le stress post-traumatique lui permettra de reprendre son travail de professeur après avoir été agressé par un élève. Sa brève rencontre avec Sandrine, ivre morte le soir de son licenciement, ravive son vieux désir d'écrire. La jeune femme lui serait-elle tombée de nulle part, comme la Bird du Baiser cannibale, son roman fétiche, pour devenir LE personnage qu'il attendait ? Encore faudrait-il la retrouver...
    Prix RTL-TVI pour son premier roman, Coréenne, Annie Préaux, romaniste et enseignante, s'intéresse aux arts plastiques, à la philosophie et au théâtre-forum, qu'elle a pratiqué avec la Compagnie du P'tit Thomas. Elle anime aussi des ateliers de lecture-écriture et publie des articles de pédagogie et de réflexion humaniste. Deux de ses romans ont paru aux éditions M.E.O., J'ai immédiatement écouté les conseils de Dieu et Fuites.

  • La femme mosaïque

    Claire Ruwet

    • M.e.o.
    • 1 Février 2014

    Éliane, mosaïste et déjà grand-mère, doute d´elle-même, du sens de sa vie, de son art. Ses enfants sont partis. Elle a perdu le sommeil et l´inspiration. Son couple s´effiloche. Un accident, un hasard et elle s´envole seule pour Escadaldra, afin de s´y nourrir de l´architecture du maître de la mosaïque. Dans la ville inconnue se réveille un amour de jeunesse. Éliane retrouvera-t-elle la trace de Pedro au milieu de cette cité anonyme où les sirènes en 3D sont plus abondantes que l´eau potable ? Elle croisera sur sa route une adolescente et une jeune mère. Que lui révéleront-elles ? Inspiré de l´univers de Gaudi, ce roman déploie une atmosphère futuriste et intimiste à la fois. Fantaisie, sensualité, profondeur, jalonnent les chemins incertains du désir et de la création. Claire Ruwet, née en 1967, est licenciée en communication appliquée. « Voyage aux confins de deux mondes entremêlés. L'un résolument marqué par les fantasmes du désir, de la solitude, de la nostalgie, et ouvrant le chemin où la femme mosaïque rassemble les « petits bouts » de sa vie pour lui trouver son sens. Tout comme les tesselles multicolores ne deviennent signifiantes que dans leur ensemble. Et l'autre monde, celui d'un quotidien plus ardu, que cette mosaïque finit par enchanter à nouveau. «  (Ghislain Cotton, Le Carnet et les Instants).  Après avoir roulé sa bosse pendant 20 ans dans diverses associations d´éducation permanente et ONG, elle développe depuis 2007 une carrière artistique autour de l´écriture et du chant?: spectacles, voyages sensoriels, contés et chantés, animation d´ateliers d´écriture... Après un récit de vie et un recueil de poème, « La femme mosaïque » est son premier roman.

  • En tout !

    Daniel Soil

    • M.e.o.
    • 1 Mai 2014

    Que fait-on lorsqu´on a 22 ans au début des années 70 et qu'on reçoit sa première affectation de professeur de « morale laïque » ? On est militant des justes causes, on n´a pas le temps d´y réfléchir, alors on y va. Bien sûr, Jean a lu des livres, discuté avec tel ou telle, mais tout de même, préparer du jour au lendemain vingt cours d´éducation civique par semaine !... D´autant que tout vient en même temps, une petite amie piquante admiratrice des kibboutz, la mère de celle-ci qui le trouble, des élèves contestataires parmi lesquels Noureddine, un fervent Palestinien, une mission au Maghreb en faveur d´activistes clandestins...
    Le décor est tracé, où va déferler un drôle d´amalgame : caresses et débats, émois et invectives, passion et politique. Au bout du tumulte, un voyage à Gaza, sous l´ombrelle d´une femme mûre.
    Un roman incisif, qui rappellera nombre de « faits d'armes » aux anciens combattants post-soixante-huitards et fera découvrir aux nouvelles générations que leur droit à la parole fut le fruit de risques, de luttes et d'hésitations. Daniel Soil est né à Bruxelles. Après des études universitaires, il enseigne pendant une douzaine d´années, puis est responsable d´associations de jeunesse. Il oeuvre ensuite à la promotion des créateurs belges francophones, au Québec, en Afrique, en Europe centrale et en Europe du Sud. Il est aujourd´hui Délégué de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique francophone) à Tunis. Il a publié quatre romans, dont « Vent faste », Prix Jean Muno 2001.

  • Chemin de fer

    Michel Joiret

    • M.e.o.
    • 1 Septembre 2016

    Un circuit sur la moquette : rails, motrice, quatre wagons, la gare, le sifflet... Une enfance comme un voyage perpétuellement fantasmé. Jusqu'à ce que la famille se dédouble, deux chambres en alternance, plus de place pour le circuit et presque plus d'enfance... La retraite venue, Valentin Duvalois restaure son rêve : un appartement proche de la gare du Midi, les songeries sur un quai d'où il ne partira jamais, le précieux album des coupons mauves d'autrefois... Les départs et les arrivées des autres accélèrent le passage des jours. Roulements des boggies, sourire de la jeune Africaine qui officie au snack, trilles du canari Aristote - un présent de son Karim, l'épicier de la rue. Puis cette grève des cheminots, pétards le jour, silence la nuit... Et ce wagon éclairé sur une voie latérale. Immobile, improbable. Romancier, poète, essayiste, revuiste et naguère enseignant, Michel Joiret est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages dont plusieurs ont été laurés. Madame Cléo, également paru aux éditions M.E.O., a obtenu en 2012 le Prix du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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