M.E.O.

  • à propos de Pre

    Daniel Charneux

    • M.e.o.
    • 24 Août 2020

    Pete Miller, un jogger vieillissant, a été l'ami de Steve Prefontaine, une légende du demi-fond américain. Arrivé à l'âge de la retraite, il décide de raconter - avec pour toile de fond la participation des Nifty Tortoises, son équipe de vétérans, au célèbre Hood to Coast Relay et l'histoire des États-Unis des années cinquante à nos jours -, l'épopée sportive de celui que ses supporters surnommaient «?Pre?». Un athlète qui professait une haute opinion de son sport : «?Selon Steve, l'important n'était pas la victoire, mais la manière. Gagner une course en la gérant, restant prudemment derrière pour démarrer dans le dernier tour, c'était bon pour les poules mouillées, pour les comptables. Ce n'était pas ainsi que lui, Steve Prefontaine, voyait la course. "Et comment la vois-tu, la course, toi, Plouc, avait demandé Bowerman?? - Comme une oeuvre d'art, coach?! Une oeuvre d'art."?». - Daniel Charneux construit depuis près de vingt ans un univers romanesque qui le conduit régulièrement à explorer des destinées réelles. Ainsi de Marilyn Monroe dans « Norma, roman » (prix Charles Plisnier 2007), de Lady Jane Grey dans « Si près de l'aurore » (prix quinquennal Alex Pasquier du roman historique 2018) ou du moine japonais Ryokan dans « Nuage et eau » (finaliste du prix Rossel en 2008). Ce dernier ouvrage, couplé à Maman Jeanne, a valu à Daniel Charneux d'entrer dans la collection patrimoniale belge Espace Nord. - « À propos de Pre » est son neuvième roman. Les éditions M.E.O. avaient déjà publié de lui More, un «?essai-variations?» sur Thomas More.

  • Une histoire belge

    Robert Massart

    • M.e.o.
    • 24 Août 2020

    Deux Bruxellois qui n'auraient jamais dû se croiser lient connaissance dans d'étranges circonstances. L'un professeur de français, militant de la francité, affligé d'une phobie des oiseaux ; l'autre Flamand installé dans la capitale, collectionneur de graffitis dans les toilettes publiques et persuadé que le néerlandais est la langue du paradis, celle, primordiale, dont toutes les autres découlent. La relation difficile - mais tenace - entre l'enseignant et l'épigraphiste amateur sera bouleversée par l'irruption d'une jeune Roumaine, serveuse dans un salon de thé huppé à la clientèle gay. Mainate en folie, tenancière de bistrot amoureuse, concierge plutôt nature, invasion de rats, cataclysmes hénaurmes, rien ne leur sera épargné dans la capitale d'une Belgique minée par ses éternelles escarmouches communautaires et linguistiques. Un premier roman, à l'humour décapant, d'un amoureux de la langue française. - Robert Massart est né et vit à Bruxelles. Il a été professeur dans l'enseignement supérieur et joue un rôle actif dans le monde associatif lié au français, ce qui, entre autres activités, le fait aller régulièrement en Roumanie. Il voit en l'écriture un des meilleurs moyens de faire connaitre Bruxelles. Non pas la ville des frites et de l'Atomium, mais la métropole sans cesse confrontée aux défis de la mondialisation et aux luttes identitaires qui gangrènent notre époque.

  • Nous et les oiseaux

    Carino Bucciarelli

    • M.e.o.
    • 15 Février 2021

    Par une nuit de neige et de grand froid, Stéphane (ou Pierre ?) Delatour heurte une pierre sur l'autoroute. Laissant dans l'habitacle sa femme et ses deux enfants, il va téléphoner à une borne, suivi par l'étrange regard d'une corneille. Au retour, la voiture a disparu. Et dans le commissariat où il fait sa déposition, l'inspecteur semble bien solitaire. C'est l'amorce d'un chassé-croisé de personnages qui se substituent les uns aux autres, mêlés à des oiseaux et à un anorak rouge dans la neige. / À sa manière inimitable, Carino Bucciarelli revisite le réalisme fantastique cher aux contrées septentrionales.
    Carino Bucciarelli est né en 1958 dans la région de Charleroi, où il réside toujours. Il a travaillé dans l'enseignement technique et professionnel comme enseignant de pratique en mécanique productique. Il se consacre aujourd'hui totalement à l'écriture. Il fait partie du conseil d'administration de l'Association des Écrivains belges de Langue française. Son oeuvre comprend des recueils de poèmes - dont plusieurs ont été primés -, des romans et des nouvelles. / L'Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique lui a décerné en 2020 le Prix Lucien Malpertuis pour l'ensemble de son oeuvre poétique.

  • Au revoir Lisa

    Françoise Houdart

    • M.e.o.
    • 12 Mai 2021

    La foudre frappe le tilleul séculaire devant la maison d'Eugénie, précipitant la vieille dame sur le carreau de sa cuisine. Sa fille Lisa va la voir à l'hôpital. C'est le début pour elle d'une prise de conscience de tous les mystères qui ont jalonné sa vie, depuis la pensione Mona Lisa, près de la gare Santa Maria Novella, à Florence où ses parents ont passé leur lune de miel et où elle a - peut-être - été conçue, jusqu'à la fuite de son père Auguste, incapable d'assumer une accusation grave, et dont elle n'a plus su que des cartes postales envoyées des quatre coins de France et d'Italie. De non-dit en non-dit, un mur s'est érigé, qu'il lui faut à présent déconstruire pierre à pierre.
    Traductrice de formation, enseignante, poète, nouvelliste et romancière, Françoise Houdart poursuit, avec ce vingt et unième roman, son exploration d'une écriture qui soumet le vécu aux défis de l'imaginaire. Lauréate de nombreux prix littéraires (dont le prix Baron de Thysebaert et le prix Charles Plisnier), elle déploie aussi de multiples activités dans les bibliothèques et les écoles.

  • El curandero

    Paul Vanderstappen

    • M.e.o.
    • 15 Février 2021

    « Ce n'est pas la première fois que je n'arrive pas à écrire cette histoire, pourtant elle me touche particulièrement. Je ne sais pas ce qui se passe. C'est pourquoi je suis ici. Je désirerais comprendre. » Souvent, nous cherchons ailleurs ce qui est enfoui au plus profond de nous-mêmes, nous tentons de nous donner une explication rationnelle de ce qui nous perturbe. Nous menons toutes sortes d'enquêtes qui prennent du temps et de l'argent, mais qui n'aboutissent pas toujours. Nous cherchons des modèles, qui, la plupart du temps, nous perturbent parce qu'ils ne correspondent pas à ce que nous sommes. - El Curandero se développe aux frontières du rêve et du réel, entre deux pays, la Belgique et le Chili. Le personnage participe à un deuil qui va résonner sur son propre silence et réveiller ses fantômes intérieurs. Avec l'aide d'alliés évanescents, dont on ne sait s'ils sont réels ou imaginaires, il va tenter de se réconcilier avec lui-même et de donner sens à sa vie. Une quête qui le conduira sur ses propres traces à Valparaiso, mais aussi sur les traces de l'écrivain Pablo Neruda.
    - Né et vivant actuellement en Belgique, Paul Vanderstappen a durant plus de trente ans, participé à la formation pratique de futurs éducateurs et logopèdes. - Il a publié plusieurs recueils de poèmes. El curandero est son premier roman.

  • La malédiction des mots

    Evelyne Guzy

    • M.e.o.
    • 15 Février 2021

    Et si le silence se révélait un cadeau ? C'est la question que se pose Eva lorsqu'elle entame une enquête sur la vie de ceux qui ne sont plus là pour parler. - Icek, le survivant. Terne et laid, le grand-père paternel d'Eva semblait sans histoire. Un immigré juif venu de Pologne dans les années 30, comme bien d'autres. Jusqu'au jour où Eva pense découvrir son passé communiste. Qui était vraiment Icek ? - Groïnim, l'enfant d'Icek, le père d'Eva. Peu avant de mourir, il lui a légué une vidéo qui témoigne de son passé de guerre. Mais, à l'analyse, tout ne colle pas... Où se situe la vérité alors que l'enfance cachée de Groïnim lui a appris la dissimulation ? - Doniek, le résistant, grand-père maternel d'Eva. Figure importante de la lutte armée belge, dirigeant sioniste respecté et fervent anticommuniste, Doniek a vécu une descente aux enfers lorsqu'un historien a mis en cause son action. Qui a tort, qui a raison ? - Au carrefour des vies du Survivant, de l'Enfant et du Résistant, Eva se saisit de sa propre existence et se forge un destin choisi, dans l'amour des silences du passé.
    - Évelyne Guzy vit à Bruxelles. Après des études de journalisme et une agrégation - complétées plus tard par une formation à la recherche -, elle consacre l'essentiel de sa carrière à l'écriture et à la communication : auteur de brochures d'information sur des thèmes d'intérêt citoyen, éditrice, ghost writer à l'occasion, coach en écriture et en communication. Elle a assuré une chronique littéraire consacrée aux écrivains belges sur BXFM 104.3 et collabore à la revue littéraire Marginales. - La Malédiction des Mots est son cinquième livre.

  • Né dans le Borinage en 1903, Joseph Jumeau est connu comme écrivain sous le nom de Pierre Hubermont. Rédacteur au journal socialiste L'Avenir du Borinage puis au Peuple, il participe à plusieurs revues littéraires progressistes. Très à gauche dans le P.O.B., mais anticommuniste, il opte pourtant, en 1940, pour l'«?Ordre Nouveau?» dans la mouvance d'Henri De Man. Il collabore avec l'occupant, d'abord comme journaliste, avant d'animer la Communauté Culturelle Wallonne. Arrêté en 1944, il est déféré devant le conseil de guerre. Son avocat plaide l'irresponsabilité, insistant sur les antécédents familiaux et sur le contraste entre ses articles avant et pendant le conflit. Il va ainsi sauver sa tête. On lui doit plusieurs romans dont, en 1930, Treize hommes dans la mine. En 1935, il signe un texte dans un ouvrage collectif sur la Nuit des Longs Couteaux, où dénonce les atrocités, les massacres, les camps de concentration du régime avec lequel il collaborera pourtant quelques années plus tard. Un personnage complexe dont trois auteurs cherchent à cerner les multiples facettes.
    Léon Fourmanoit, auteur de nombreuses publications concernant le Borinage et son histoire, notamment politique, a rencontré Hubermont à trois reprises, en 1986. Il a recueilli de lui plusieurs inédits et d'irremplaçables témoignages de première main.
    Claude Duray étudie depuis une quinzaine d'années l'histoire sociale et politique du Borinage. On lui doit notamment une remarquable monographie concernant Walter Dauge. En se penchant sur le cas de ce dernier, il a vu apparaître, comme en filigrane, ce Joseph Jumeau alias Pierre Hubermont devenu par la suite l'objet principal de ses recherches.
    Daniel Charneux, enfin, a découvert grâce à Claude Duray l'existence de cet écrivain prolétarien majeur, aujourd'hui presque oublié. Il a lu toute l'oeuvre disponible qu'il commente ici avec le point de vue du romaniste.

  • Beau comme une éclipse

    Françoise Pirart

    • M.e.o.
    • 18 Février 2018

    Jeune homme naïf et rêveur, Albien Bienfait est tiraillé entre une mère bigote et un oncle fantasque. Lorsque celui-ci parvient à le convaincre qu'il est un winner, un gagnant, Albien accepte de partir pour le bout du monde : un tout petit pays d'Afrique, le Swaziland. Mais son périple - s'il en est un ? - n'est pas de tout repos. De rencontres surréalistes en aventures parfois peu glorieuses, rien n'est épargné au doux philosophe pendant ses tribulations rocambolesques. Balayant les moqueries, Albien, porté par l'espoir fou de retrouver un amour d'enfance, va affronter les remous de la vie avec un optimisme désopilant. Jusqu'à la révélation finale où il découvrira qui il est vraiment. - Romancière, nouvelliste et biographe, Françoise Pirart, née à Bruxelles, a d'abord mené des activités professionnelles variées - élevage de chevaux, vente, secrétariat, traduction d'ouvrages anglo-saxons - avant de se consacrer à l'écriture et à la langue française. Elle enseigne aujourd'hui le français à des élèves adultes d'origine étrangère. Elle rédige également des biographies pour ceux qui souhaitent laisser une trace ou un témoignage. Son oeuvre, forte de plus de vingt titres, a obtenu plusieurs prix littéraires

  • Les beaux jours

    Annie Préaux

    • M.e.o.
    • 17 Février 2020

    Les beaux jours d'Annette s'arrêteront à sa puberté : telle est la sentence proférée par une de ses grands-mères. Ce ne sera pas l'unique prédiction empreinte de stéréotypes, voire de superstitions, à laquelle la toute jeune fille est confrontée. Durant ses années de jeunesse, elle va craindre pour sa vie, mais aussi chercher à comprendre, à trouver le sens de l'existence dans le monde du vivant et des humains. Contrairement à sa cousine Jeannette, qui, elle, restera mal à l'aise avec elle-même et la société, « clouée à quelque pilori fabriqué par ses croyances les plus profondes » et persuadée d'être promise à l'Enfer.

  • Pas faite pour

    Véronique Adam

    • M.e.o.
    • 24 Août 2020

    Cécile, obscure professeur de violon, plaquée par un compagnon qui réussit mieux qu'elle dans la musique, est une jeune femme frustrée, aigrie, manquant de confiance en elle. Ses amies lui offrent pour son trente-cinquième anniversaire un abonnement à une salle de sport qui va donner à sa vie un tour inattendu. L'amitié d'une monitrice va l'amener à mettre ses préjugés de côté et lui faire découvrir un univers pour lequel elle ne s'imaginait pas faite. La rencontre d'un abonné de la salle va bousculer son image d'elle-même et la déposer - peut-être - à l'aube d'une autre existence. - Après des études de violon au Conservatoire de Bruxelles, quelques tournées internationales avec l'orchestre d'Helmut Lotti, plusieurs événements télévisés où elle accompagnait des chanteuses comme Natasha St-Pier ou Sarah Connor et la participation au groupe de rap «?État groupal?», Véronique Adam s'est passionnée pour le fitness. Après avoir été championne de Belgique, médaille de bronze aux championnats d'Europe et du monde, elle est devenue coach sportive, fondatrice et manager de la salle de fitness Play2Move, dépositaire et propriétaire de la marque du même nom. - Ce premier roman, bien que pure fiction - quoique -, explore ses deux univers familiers, tout en témoignant, non sans humour et autodérision, des contradictions d'une jeune femme contemporaine. .

  • Les effacés

    Anne Staquet

    • M.e.o.
    • 1 Décembre 2020

    Que se passerait-il si d'aventure une philosophe se retrouvait aide-soignante dans une maison de repos fortement atteinte par la covid ? Les effacés en est le résultat. La vieillesse, le rapport à l'autre et au corps y sont abordés sous un tout autre rapport. Un texte mêlant le récits de l'expérience, des analyses de la situation et des réflexions philosophiques. Un ouvrage qui se veut accessible à tous afin d'alimenter la réflexion.
    - Anne Staquet est écrivain et professeur de philosophie à l'Université de Mons. Outre des ouvrages philosophiques, elle a publié un roman et du théâtre.

  • 1962. L'aube des golden sixties, une décennie charnière, sans monstre ni smartphone, avec une jeunesse à l'étroit dans le carcan des conventions. Les filles de seize ans sortent du bois, elles sont baby-sitters, monitrices, elles dansent, flirtent, testent, découvrent. Jeanne n'a pas peur du loup, aucune incitation à être féministe. Bruxelles, Koksijde, Ostende, Paris, elle dévore la liberté, côtoie les hommes avec impudence, dénonce le faux angélisme des adolescentes en revendiquant la possibilité de dire non. Et découvre l'amour dans un monde où la pilule est encore à venir. Un roman qui nous parle d'un temps où la vie se réinventait. Nicole Marlière, Bruxelloise, travaille dans le secteur de la formation et de l'accompagnement aux demandeurs d'emploi. Les étés de Jeanne est son troisième roman.

  • Le meublé en château, de grenier en cachot, d'Afrique en Italie, on voyage, pris, comme les personnages, entre passé et présent, rêve et réalité, bonheur et horreur, dans un tourbillon de peur de toutes les couleurs. La vie, la mort, l'amour, le mystère, un doigt de folie, un soupçon de fantastique, un zeste de cruauté... Dix nouvelles souvent tendues, parfois cruelles, où l'on frémit, doute et espère. Isabelle Fable vie et écrit à Bruxelles. Forte d'une dizaine de titres (poésie, nouvelles, roman), son oeuvre a obtenu plusieurs prix littéraires. « Imaginer, ressentir et offrir, par la magie des mots, la réalité de personnages irréels. Emmener le lecteur au coeur de la vie de ces êtres de papier, aussi vrais et passionnants que des êtres vivants. »

  • En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l'aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un « Monseigneur ». Celui-ci emmène l'enfant, « candidate » à l'adoption. Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c'est parcourir un trajet singulier imbriquée dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d'État et d'Église : l'arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l'heure des indépendances.  Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part « licite » dans l'espoir qu'un jour les deux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l'enfant et l'amputation de sa mémoire jusqu'à ce que son combat farouche contre l'oubli, ses efforts pour « recoller » ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité.
    Une autofiction émouvante et lucide, qui nous montre à quel point une institution religieuse peut se placer au-dessus des lois et faire souffrir au nom d'une pseudo-morale dévoyée.
    Née au Burundi à l'approche de l'Indépendance, d'une mère burundaise et d'un père belge « anonyme », Françoise Thiry, à l'âge de 6 ans, a été arrachée à sa famille maternelle par l'Église catholique pour être emmenée en Belgique et donnée en adoption. Licenciée en Pratique et Politique de Formation ainsi qu'en Sciences de l'Éducation, elle a été active dans l'action interculturelle et est aujourd'hui coordinatrice d'un Centre d'alphabétisation.

  • La femme mosaïque

    Claire Ruwet

    • M.e.o.
    • 1 Février 2014

    Éliane, mosaïste et déjà grand-mère, doute d´elle-même, du sens de sa vie, de son art. Ses enfants sont partis. Elle a perdu le sommeil et l´inspiration. Son couple s´effiloche. Un accident, un hasard et elle s´envole seule pour Escadaldra, afin de s´y nourrir de l´architecture du maître de la mosaïque. Dans la ville inconnue se réveille un amour de jeunesse. Éliane retrouvera-t-elle la trace de Pedro au milieu de cette cité anonyme où les sirènes en 3D sont plus abondantes que l´eau potable ? Elle croisera sur sa route une adolescente et une jeune mère. Que lui révéleront-elles ? Inspiré de l´univers de Gaudi, ce roman déploie une atmosphère futuriste et intimiste à la fois. Fantaisie, sensualité, profondeur, jalonnent les chemins incertains du désir et de la création. Claire Ruwet, née en 1967, est licenciée en communication appliquée. « Voyage aux confins de deux mondes entremêlés. L'un résolument marqué par les fantasmes du désir, de la solitude, de la nostalgie, et ouvrant le chemin où la femme mosaïque rassemble les « petits bouts » de sa vie pour lui trouver son sens. Tout comme les tesselles multicolores ne deviennent signifiantes que dans leur ensemble. Et l'autre monde, celui d'un quotidien plus ardu, que cette mosaïque finit par enchanter à nouveau. «  (Ghislain Cotton, Le Carnet et les Instants).  Après avoir roulé sa bosse pendant 20 ans dans diverses associations d´éducation permanente et ONG, elle développe depuis 2007 une carrière artistique autour de l´écriture et du chant?: spectacles, voyages sensoriels, contés et chantés, animation d´ateliers d´écriture... Après un récit de vie et un recueil de poème, « La femme mosaïque » est son premier roman.

  • En tout !

    Daniel Soil

    • M.e.o.
    • 1 Mai 2014

    Que fait-on lorsqu´on a 22 ans au début des années 70 et qu'on reçoit sa première affectation de professeur de « morale laïque » ? On est militant des justes causes, on n´a pas le temps d´y réfléchir, alors on y va. Bien sûr, Jean a lu des livres, discuté avec tel ou telle, mais tout de même, préparer du jour au lendemain vingt cours d´éducation civique par semaine !... D´autant que tout vient en même temps, une petite amie piquante admiratrice des kibboutz, la mère de celle-ci qui le trouble, des élèves contestataires parmi lesquels Noureddine, un fervent Palestinien, une mission au Maghreb en faveur d´activistes clandestins...
    Le décor est tracé, où va déferler un drôle d´amalgame : caresses et débats, émois et invectives, passion et politique. Au bout du tumulte, un voyage à Gaza, sous l´ombrelle d´une femme mûre.
    Un roman incisif, qui rappellera nombre de « faits d'armes » aux anciens combattants post-soixante-huitards et fera découvrir aux nouvelles générations que leur droit à la parole fut le fruit de risques, de luttes et d'hésitations. Daniel Soil est né à Bruxelles. Après des études universitaires, il enseigne pendant une douzaine d´années, puis est responsable d´associations de jeunesse. Il oeuvre ensuite à la promotion des créateurs belges francophones, au Québec, en Afrique, en Europe centrale et en Europe du Sud. Il est aujourd´hui Délégué de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique francophone) à Tunis. Il a publié quatre romans, dont « Vent faste », Prix Jean Muno 2001.

  • Une canicule sans précédent. Les corps souffrent, les esprits chauffent, les repères vacillent comme silhouettes dans une brume de chaleur. La foule envahit les rues de Bruxelles pour laisser éclater une rage sans objet clairement défini, si ce n'est que «?ça?» ne peut plus durer. Arno, jeune homosexuel, est victime d'une agression violente qui provoque une onde de choc sur son entourage, sur son ami Bastian et même sur l'inspecteur chargé de l'enquête. Un questionnement affleure entre la capitale, les Ardennes et l'Orient : notre monde, notre mode de vie, sont-ils en train de fondre dans la fournaise?? Et si disparaissaient les digues que nous croyions intangibles?? si les barrières se brisaient sous une poussée obtuse?? si le plus sombre de nos mémoires revenait crever la surface en bulles pestilentielles??

  • Pleure, tu pisseras moins

    Dawa Ma

    • M.e.o.
    • 24 Août 2020

    Confinée par la pandémie de coronavirus dans sa confortable demeure londonienne, la narratrice, mannequin de niveau international, relit son journal commencé en 2013, où elle relate, brute de décoffrage, une dépression existentielle abyssale. Souffrance, déchirements, révoltes, analyses, imprécations, quêtes philosophique et sociologique, assuétudes, automutilations et autodéfis jalonnent une tornade psychique. Aujourd'hui qu'elle a passé le cap, l'inactivité forcée lui permet de réfléchir à une enfance martyre - grave maltraitance, viols à répétition, prédélinquance, période SDF - qu'elle avait refoulée grâce à la réussite sociale, mais dont l'éruption a été d'autant plus terrible qu'elle était comprimée. - Un premier roman autobiographique et un témoignage bouleversant de courage et d'authenticité, oscillant sans cesse entre dénonciation, besoin de justice et volonté de résilience. - Dawa Ma a représenté de grandes maisons de haute couture et de cosmétiques à travers le monde, particulièrement en Asie. Elle a posé pour d'importantes revues dont elle a fait plusieurs couvertures et a tourné dans quelques films d'art et d'essai. De nationalité française, elle vit aujourd'hui à Londres, où elle est productrice de mode tout en continuant à défiler et poser, en préparant la sortie de son premier disque et en effectuant des études de droit. .

  • Chemin de fer

    Michel Joiret

    • M.e.o.
    • 1 Septembre 2016

    Un circuit sur la moquette : rails, motrice, quatre wagons, la gare, le sifflet... Une enfance comme un voyage perpétuellement fantasmé. Jusqu'à ce que la famille se dédouble, deux chambres en alternance, plus de place pour le circuit et presque plus d'enfance... La retraite venue, Valentin Duvalois restaure son rêve : un appartement proche de la gare du Midi, les songeries sur un quai d'où il ne partira jamais, le précieux album des coupons mauves d'autrefois... Les départs et les arrivées des autres accélèrent le passage des jours. Roulements des boggies, sourire de la jeune Africaine qui officie au snack, trilles du canari Aristote - un présent de son Karim, l'épicier de la rue. Puis cette grève des cheminots, pétards le jour, silence la nuit... Et ce wagon éclairé sur une voie latérale. Immobile, improbable. Romancier, poète, essayiste, revuiste et naguère enseignant, Michel Joiret est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages dont plusieurs ont été laurés. Madame Cléo, également paru aux éditions M.E.O., a obtenu en 2012 le Prix du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

  • Entre 1985 et 1994, dans la Cité Villène, des enfants ont été abusés par un pédophile. Devenus adultes, pour se libérer du silence qui les étouffe, ils portent plainte. La narratrice, compagne de l'un d'eux, rapporte heure après heure les détails du procès. Elle démonte le mécanisme qui conduit les jeunes victimes à se sentir coupables et leurs proches à s'aveugler. Un témoignage d'autant plus éprouvant qu'il fait remonter une souffrance enfouie, elle-même ayant été, jeune fille, victime des agissements d'un professeur pervers narcissique. Elodie Wilbaux, jeune écrivaine belge vivant dans le Sud de la France, se lance en 2015 en tant que biographe privée. Elle écrit pour les autres, dans le but de briser les tabous, dépeindre la réalité, transcender un récit de vie pour éclairer d'autres vies. Le voisin de la Cité Villène est son premier roman.

  • Zam

    Martino Ebale

    • M.e.o.
    • 21 Janvier 2019

    Petit-fils de lépreux, issu d'une lignée de chanteuses-danseuses traditionnelles, danseur-chorégraphe-chanteur camerounais internationalement primé, pédagogue engagé dans l'insertion sociale par l'art de jeunes défavorisés, Zam Ebale, avant de choisir l'exil pour échapper à la loi homophobe dans son pays natal, a trouvé dans le bouddhisme, qui prône le respect et la dignité de chaque vie humaine, le moyen de transcender la souffrance, de « transformer le poison en élixir », les larmes en joie, le karma en mission.
    Après avoir été en séjour illégal rocambolesque durant sept ans (porteur d'un Ordre de Quitter le Territoire inexécutable, néanmoins reconnu et subventionné par le Ministère de la Culture et représentant la Belgique à des festivals de danse à l'étranger), il est devenu Belge et chargé de mission par son pays d'accueil dans des projets internationaux de collaboration artistique, tout en continuant de produire des chorégraphies, danser et chanter. L'ouvrage nous montre une prise de conscience qui se veut rassembleuse, tout en dénonçant les préjugés de toutes natures qui provoquent le rejet, que ses victimes en soient des homosexuels, des lépreux, des séropositifs HIV, des groupes ethniques ou sociaux, des adeptes d'une religion ou d'une philosophie, ou tout simplement des femmes.
    Prix du récit autobiographique - Prix du roman gay 2019

  • Ces trous dans ma vie

    Isabelle Fable

    • M.e.o.
    • 2 Septembre 2019

    Perdre des êtres essentiels, et continuer à vivre, sans eux. Jeter des ponts de mots par-dessus la douleur, pour les retrouver. La mort nous les arrache mais, paradoxalement, nous les fait intégrer au plus profond de nous, où ils vivent une suite de vie, à travers nous, absents pour toujours, présents pour toujours. Ce livre est une main tendue vers eux, une porte entrouverte sur l'ailleurs où ils sont désormais, sans matière, légers, à nous attendre... - « Isabelle Fable nous écrit du fond de la nuit en demandant à son écriture de jeter un pont vers celles et ceux qui acceptent de s'enfoncer avec elle dans ce récit bouleversant. Un pont de mots sur lequel on progresse en tremblant. Mais je vous invite à l'emprunter. Même si vous avez le vertige. Et vous l'aurez à certains moments... Avancez quand même, car l'auteure vous tient la main avec délicatesse, en vous offrant le soutien d'une parole poétique qui aide à traverser ». (Gabriel Ringlet, extrait de la préface)
    -- Poète, nouvelliste, romancière, Isabelle Fable est l'auteur d'une dizaine de livres et de nombreuses publications en recueils collectifs, dont plusieurs ont été primé(e)s. Pour elle, l'écriture est « une histoire de mots, d'émotions, de ressentis et d'idées [...] Un plaisir, un besoin, une autre façon d'être à la vie, de lui donner des ailes plus grandes, qui porteront plus loin. »

  • Fuites

    Annie Préaux

    • M.e.o.
    • 1 Septembre 2014

    Aline, professeur d´Histoire, vient de prendre sa retraite. Dans ce moment de vide s´impose à elle le souvenir de sa grand-mère, une autre Aline, qui a fui le Borinage en août 1914 pour aboutir dans la Drôme et y rester pendant toute la « grande » guerre. Sur l´ancienne route de la frontière, puis dans le Midi, la narratrice questionne ses fantômes en suivant le chemin des fuyards d´il y a cent ans.
    Cette quête du passé est pour elle aussi une fuite, celle de son couple à la dérive, de l´inaction et même du malaise de notre époque, auquel participe sa nièce, jeune fille de vingt ans qui se cherche, et Teresa, une clandestine kosovare.
    Mais toute fuite ne débouche-t-elle pas sur des interrogations fondamentales ?
    Prix RTL-TVI pour son premier roman, Coréenne, Annie Préaux, romaniste et enseignante, s´intéresse également aux arts plastiques, à la philosophie et au théâtre-forum qu´elle a pratiqué avec la Compagnie du P´tit Thomas. Elle anime des ateliers de lecture-écriture et rédige des articles de pédagogie et de réflexion humaniste. Elle a déjà publié aux éditions M.E.O. un roman remarqué : « J´ai immédiatement écouté les conseils de Dieu ».

  • Bird et le mage Chô

    Annie Preaux

    • M.e.o.
    • 1 Septembre 2017

    Que faire lorsqu'on subit un licenciement aussi brutal qu'arbitraire et que le mot « chômage » devient imprononçable ? La question, douloureuse, enfonce dans la sidération Sandrine, ex-cadre commercial d'une firme pharmaceutique. Avec, en filigrane dans la solitude et l'opacité des jours vides, la soif d'un père absent depuis l'enfance, qui vient de mourir et dont elle occupe la baraque déglinguée. Jean-Marc, lui, se demande si le stress post-traumatique lui permettra de reprendre son travail de professeur après avoir été agressé par un élève. Sa brève rencontre avec Sandrine, ivre morte le soir de son licenciement, ravive son vieux désir d'écrire. La jeune femme lui serait-elle tombée de nulle part, comme la Bird du Baiser cannibale, son roman fétiche, pour devenir LE personnage qu'il attendait ? Encore faudrait-il la retrouver...
    Prix RTL-TVI pour son premier roman, Coréenne, Annie Préaux, romaniste et enseignante, s'intéresse aux arts plastiques, à la philosophie et au théâtre-forum, qu'elle a pratiqué avec la Compagnie du P'tit Thomas. Elle anime aussi des ateliers de lecture-écriture et publie des articles de pédagogie et de réflexion humaniste. Deux de ses romans ont paru aux éditions M.E.O., J'ai immédiatement écouté les conseils de Dieu et Fuites.

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