Quadrature

  • Face à la mer

    Pierre Montbrand

    Un jeune étudiant amoureux de sa professeure d'anglais, un commandant de ferry voulant à tout prix retrouver une baigneuse aperçue de sa passerelle, un critique de cinéma à la recherche du passé d'Ingmar Bergman et de Harriet Andersson sur l'ile d'Orn, un professeur d'université désargenté jouant les reporters sur les routes du Mississippi... Tous ont en commun la quête de l'éternel féminin, mystérieux et insaisissable.

  • Quand on est huissier, on doit souvent forcer la porte pour entrer chez les gens.
    Le cinéma et la littérature nous montrent des huissiers de justice froids et calculateurs. Celui dont il est question ici s'éloigne de cette image en fonction des personnes qu'il a en face de lui, de leurs problèmes et aussi de son envie de vivre différemment sa profession. Des liens particuliers se nouent et des histoires étranges, drôles ou émouvantes commencent. Elles sont racontées dans les quinze nouvelles qui composent ce recueil.

  • Sanguines

    Pascale Pujol

    Douze tableaux, douze nouvelles, douze lunes devrait-on dire...

    Car on parle ici de lunes, de cycles, de sang. De menstruations. Un thème tabou, un bastion que la littérature a souvent refusé d'investir parce qu'il y a un je-ne-sais-quoi de tribal, de reculé, de primitif dans ces histoires qui doivent rester secrètes, refoulées ou proscrites : qu'elles soient accueillies avec déception, soulagement ou exaspération, les règles nous ramènent à notre condition animale.
    Balayant les préjugés, l'auteure parcourt ce delta maudit pour tenter d'accoster sur des rivages parfois
    glauques, mais pas seulement... En parler sans trivialité semblait définitivement exclu et pourtant Pascale
    Pujol vous laisse suspendu(e) au fil de son talent.
    Pascale Pujol est consultante en analyse économique et financière. Elle vit en région parisienne. Sanguines est son deuxième recueil de nouvelles, après Fragments d'un texto amoureux (Quadrature, 2014). Elle a également publié un roman, Petits plats de résistance, traduit en quatre langues (Le Dilettante, 2015).

  • Alors, c'est du jazz

    Marc Menu

    Poète maintes fois déprimé, Marc Menu arpente les méandres de son existence avec la curiosité tranquille du passant.

    De temps en temps, il s'arrête pour prendre note d'un paysage, d'une idée, d'une rencontre - le plus souvent, avec un sourire amusé. Parce qu'il serait assez peu convenable de prendre tout ça au sérieux.
    Voilà déjà quelques années qu'il laisse à son chien le soin d'écrire ses textes à sa place. Celui-ci manie l'ironie avec un certain bonheur et tout en remuant la queue - ce qui, reconnaissons-le, de la part d'un auteur, serait inapproprié.
    Maintenant qu'il y pense - voilà déjà quelques années qu'on lui dit qu'il écrit mieux.

  • Le bruit du rêve contre la vitre Nouv.

    « Sandra doit arriver d'une minute à l'autre. Il faut qu'elle
    se dépêche car derrière la vitre, il y a le soleil bleu, la
    mer jaune et les étoiles violettes qui s'impatientent, il y
    a cette vie bourdonnante qui attend qu'on la libère, il y a
    ces rêves qui frappent au carreau et craignent de mourir
    emprisonnés. Alors épuisé mais heureux, je désigne la
    fenêtre. L'infirmière comprend et me sourit. Lorsqu'elle
    tourne la poignée, le vent impatient s'engouffre dans
    cette chambre close et renverse les fleurs. Le vase
    explose sur le sol. Et dans les morceaux épars répandus
    aux quatre coins de la chambre, la lumière du soir se
    réfléchit et nous fait plisser les yeux. »
    Douze nouvelles sur le confinement, le Covid-19 et cette
    époque trop sure d'elle-même qu'un virus a balayée.

  • Grand-maman est entrée en maison de repos un 2 janvier. Elle y est décédée 5 ans plus tard. Il y eut donc 5 fois 52 semaines de lessives, de visites, de bisous, de sourires. Mais aussi une semaine et demie de dentier perdu, 17 jours de lunettes égarées, 14 jours d'hospitalisation, 5 anniversaires, 8,7 litres de liquides renversés, 4 Noëls et demi, 3650 tartines, principalement à la confiture. Ses angoisses. Mes réponses. Mes angoisses. Sans réponse. Et l'odeur de pisse, évidemment. Lorsque vous avez un proche en maison de repos, il est conseillé d'avoir le coeur bien accroché.
    Linda Vanden Bemden a donc accroché le sien et écrit des textes courts après chaque visite à sa grand-maman Angèle. Des instantanés postés par la suite sur les réseaux sociaux.

  • « Elle avait déjà décidé, c'est là qu'elle s'installerait. Elle avait retrouvé la vue, elle avait un horizon. Tout à coup, elle respirait mieux. L'air d'ici, elle le sentait, serait vivifiant. Elle serait bien dans cet appartement. De son cinquième étage, elle surplomberait les tracas, regarderait de haut ses chagrins. »

    Fenêtre ou couloir ? Contrairement à ce que proposent les compagnies ferroviaires, les choix sont nombreux, changeants et nuancés. Les personnages des dix-neuf nouvelles de ce recueil vivent tous des situations qui questionnent leur place, au sein du couple, de la famille, au travail, ou vis-à-vis d'eux-mêmes : place à trouver, à retrouver, à conquérir, à garder, à ajuster, à accepter ou à quitter.

  • Quelques heures. Quelques jours tout au plus. Intrusion dans l´histoire de treize adolescents. Morceaux de vies. Arrachées. Rêvées. Courses effrénées pour tenter d´exister.

    Les pas de Jessica se perdent dans les rues froides de Bruxelles, tandis que ceux d´Églantine se cherchent.

    Les yeux assassins de Nina. Les yeux gris de Marine. Du gris de la pluie au soleil des collines. Les rêves hauts de Maria. Le couteau de Julien. Par amour. Le couteau de Vlad. Pour les faire taire. Tous.

    Ne pas baisser la tête. Jamais.

  •   "D'autres candidats sont passés avant lui. Ils sont ressortis en souriant. Ou pas. Il a continué à transpirer. Et puis on l'a appelé. Il est entré. Il a vu le type derrière son bureau, qui lui a dit:
    - Asseyez-vous.
    Il a voulu dire bonjour. Il a dit:
    - Bbbbbbbbbbbbb.
    Et c'est tout. Il s'est levé. Il est sorti en courant. ça faisait des mois qu'il n'avait plus bégayé." Bref, ils ont besoin d'un orthophoniste! est le troisième recueil de Gaëlle Pingault. Etonnante aventure que celle de ces textes, improvisés au fil de la plume sur les réseaux sociaux fin 2011. Une tentative de faire connaître les multiples aspects de l'orthophonie, qui a déclenché un enthousiasme certain. Il semblait donc naturel de lui offrir un écrin littéraire digne de ce nom. C'est chose faite.
    Gaëlle Pingault vit en Bretagne et est...orthophoniste.

  • à voie basse

    Aliénor Debrocq

    « Un truc glauque, pensait-elle. Écrire un truc bien glauque entre deux tétées. Pour s'échapper. Retrouver un peu de consistance, suspendre la dilution. Celle des fluides - lait maternel, salive du nourrisson, pipis en série. Celle de l'amour absolu dont elle avait longtemps rêvé mais qu'elle n'imaginait pas rencontrer dans le regard bleu foncé et les gazouillis naissants d'un tout petit bout de fille. » Tout commence sans crier gare, par une attente longue de promesses. Neuf mois dans la pénombre d'un corps de femme. Puis vient la vive lumière du premier jour et, avec elle, les étincelles, les compromis, les portes qui claquent. Treize nouvelles pour dire l'éblouissement, la peur, la joie, l'intimité des chambres et la dureté du monde où s'amorcent ces vies, dans un grand silence ou un grand bruit. Aliénor Debrocq vit à Bruxelles, où elle est journaliste et professeure de littérature. Le reste du temps, entre écriture et broutilles quotidiennes, elle a choisi : elle s'assied face à son vieux secrétaire et tourne ledos à la poussière.

  • En love mineur

    Dominique Costermans

    « Le train poursuivait sa course dans la nuit tombante, en s'arrêtant toutes les cinq ou dix minutes. La narratrice se dit que ça pourrait donner un bon début d'histoire, un soir un train, une intersection entre deux trajectoires, une collision, et puis, le champ des possibles qui s'ouvre en délicatesse.

    C'était un bon début. Ça démarrait au quart de tour. Elle se sentait sure d'elle, maitresse de la situation et de la tournure que pourrait prendre cette rencontre. »

    Romancière, essayiste, nouvelliste maintes fois primée, Dominique Costermans revient à ses premières amours : la tension amoureuse, la célébration du quotidien. De Rome à Chamonix, du Portugal à la Crète, en autant de nouvelles et de textes courts, elle nous invite à dix-sept promenades En love mineur.

  • Sur les berges du canal de Briare, on croise toutes sortes de gens, qui marchent, courent ou le contemplent, immobiles. Tous partagent le même besoin de s'y confier, mais chacun a ses propres raisons de s'approcher si près de l'eau. Et les écluses de s'ouvrir sur des flots d'amertume et de joie, d'espoir et de résignation...

    Luc-Michel Fouassier vit en région parisienne. Petites foulées au bord d'un canal est le quatrième recueil qu'il publie chez Quadrature et le deuxième dans la collection Miniatures (après Histoires Jivaro). Il est également l'auteur de plusieurs romans.

  • « Nuit noire. Les phares éclairent ma caisse. Les portes claquent. Quatre types descendent, arme à la main.

    J'ai juste eu le temps de me libérer pour grimper dans l'arbre. J'observe la manoeuvre, perché au milieu du feuillage. J'ai la vessie qui tremble. Pourvu qu'ils ne lèvent pas la tête. Oublie les femmes, Maurice, et respire encore ces collants pour tromper ta peur. » Entre désillusions et espoirs ténus, l'amour est fragile chez Florent Jaga. Les souvenirs se ravivent pour mieux s'estomper. Les chemins paraissent s'éloigner, puis, contre toute attente, se rejoignent. Plein d'humanité et de tendresse envers ses personnages, Florent Jaga observe les points de bascule avec autant de lucidité que d'empathie. Oublie les femmes, Florent ? Non,surtout pas !
    Lauréat du prix Télérama du texte court et présent dans plusieurs revues et recueils collectifs, Florent Jaga écrit
    quand ça lui chante, dresse ses portraits, danse avec les mots et s'attache à leur donner une certaine musicalité.

  • Qu'elle croise un bellâtre qui admire son reflet dans une vitre, un gros caïd qui lit Babar à son bébé, une femme qui se prend pour un contrôleur de train ou un vieux chauve qui lui rappelle un chauve plus jeune, l'auteure met en lumière des anonymes croisés dans le métro.
    Drôles, tendres ou acides, ses portraits, qui nous dévoilent aussi un peu d'elle, nous donnent envie de relever la tête pour regarder les autres.
    Sandrine Senes est auteur et scénariste pour la télévision.
    Elle a écrit et joué également des « Seule en scène » à Paris et ailleurs.
    Recueil préfacé par Chantal Lauby

  • Vous savez comment ça se passe... Un mot en entraîne un autre, et encore un autre, et puis... on ne sait pas jusqu'où ça peut nous mener. C'est qu'ils sont pervers, les mots, ils ont leur petite vie propre. Ils n'ont l'air de rien, comme ça, mais vu la façon dont il les aligne... bonjour les dégâts ! Quand on pense que ce garçon avait l'air si convenable... Enfin ! Il faut espérer que tout ça n'aura pas de conséquences...

  • Il y a Alice qui n'aime ni Paris, ni le métro, ni les petits encarts de poésie qui y sont affichés. Qui n'a guère d'autre choix que de faire avec, cependant. Alors elle râle. Pas toujours. Il y a Nadya qui souvent marche sur un fil, et qui boit ces quelques vers arrachés au métro comme si sa vie en dépendait. Elle en dépend peut-être. Allez savoir... Et entre les chassés-croisés de Nadya et d'Alice, se glissent d'autres histoires avec un soupçon de poésie, et sans métro. Gaëlle Pingault est orthophoniste et vit en Bretagne, sa région de coeur. Après Bref, ils ont besoin d'un orthophoniste, Ce qui nous lie et On n'est jamais préparé à ça, elle publie son quatrième recueil chez Quadrature.

  • À première vue, les protagonistes de ce recueil sont peu ambitieux. Ils essaient de garder leur job et leur conjoint, de réussir leur divorce, d'éduquer les enfants, de soutenir un proche, de se pencher sur un mourant... Ils espèrent être appréciés et vivre en harmonie avec leur entourage. Rien d'extraordinaire. À première vue. Car les relations humaines sont rarement simples. Souvent honteux de leurs peurs et de leurs faiblesses, ces personnages nous touchent parce qu'ils nous ressemblent dans leur désir, si souvent contrarié, de « bien faire ».
    Jacqueline Daussain a publié en 2009 Et je fais quoi, moi, maintenant ? chez Quadrature. La journée mondiale de la gentillesse est son deuxième recueil. Elle a aussi écrit deux romans courts : Namur-Bruxelles aller-retour et Après ta mort. Née en 1955 à Namur, elle y habite encore : elle a besoin de la tranquillité de la Meuse, l'âge n'apportant pas la sérénité espérée. Ce doit être le prix à payer, dit-elle, pour donner à voir des personnages qu'on aimerait serrer dans les bras.

  • Des gens comme on en croise tous les jours. Des maisons devant lesquelles on passe. Que savons-nous des autres ? Ceux-ci voient leurs projets de vie incompris ou malmenés.

    Faire de son mieux ne suffit pas toujours... dit l'un d'eux.
    Et puis ils découvrent que parfois, au coeur d'un regret,
    s'ouvrent de nouvelles pistes. Et que leur revient
    le gout du voyage.
    Huit rencontres.
    Huit nouvelles. Qui nous parlent de nous.
    Imaginer quelqu'un. Le poser sur le papier. Le doter
    d'un entourage, d'un lieu de vie, de soucis, d'amours, de
    bonheurs, de souvenirs, de tout ce qu'il faut pour qu'il
    prenne âme et chair. Et puis, avec lui - ou elle - tracer
    un chemin...
    Lire, écrire, se glisser dans d'autres vies que la sienne,
    repousser les murs, Marie France Versailles, psychologue
    et journaliste dans une autre vie, espère ne jamais se
    lasser du pouvoir des mots. Trop de choses à se dire est
    le deuxième recueil qu'elle publie chez Quadrature.

    L'objectif des Éditions Quadrature est à la fois
    modeste et ambitieux : se dédier complètement à
    la nouvelle de langue française.
    Pour en savoir plus : www.editionsquadrature.be

  • Un avion qui décolle, c'est peut-être une semaine au soleil en perspective, ou qui sait un nouveau départ, une fuite, un adieu. Là-haut on échappe un peu à la pesanteur, on parle à des inconnus et on oublie ses problèmes de terrien. Le hall d'arrivée, c'est l'attente, la découverte, ou les retrouvailles. Dans un aéroport la vie prend des tournants inattendus : on y croise d'anciens amoureux et des existences antérieures, des pères qui attendent leur fils, des voyageurs impatients et des douaniers qui s'ennuient. Ces dix-huit récits parlent d'espoir et de nostalgie. Le plan de vol qui a changé, c'est celui de nos vies, qui ne suivent jamais le cours prévu, ou celui que l'on espère, ou que l'on redoute.

    Olivier Coutier-Delgosha est professeur des universités et chercheur en mécanique des fluides. Il vit aux États- Unis, en Virginie, avec sa femme Mitra et leurs enfants Aurélien, Arthur, Anoush et Anahita.

  • Écrire la quintessence de la nouvelle, celle dont parlait Hemingway et qui tiendrait sur le dos d'une boîte d'allumettes. C´est à cet exercice que s´est livré l´auteur de ce recueil en capturant ces histoires et en les limitant à cent mots, à la maniè

  • "Inès sourit. Elle est un kiwi. Sa présence au Lutetia est aussi incongrue que celle du fruit. Dans le cendrier. Qui n'est jamais qu'un autre lieu : même fonction, mêmes enjeux. Tout ira à la décharge, comme les humains laisseront tous leurs corps à la poussière, leurs cendres iront s'envoler dans les airs, leurs os pourrir dans la terre. Qu´ils nourriront pour multiplier. Mais le voyage... le réceptacle... la qualité du cercueil." Dans son premier recueil de nouvelles, truculent et lucide, Catherine Deschepper peint des portraits croisés de femmes au coeur desquels elle décortique l´amour, le corps, les enfantements, le voyage, le temps qui passe, l´émotion qui se noue autour des rencontres... La voix des hommes, absente, affleure en filigrane à travers ces existences de femmes. Le propos est tendre, amer, drôle, léger, cruel aussi.

  • Le signe du singe

    Bruno Gauscher

    D'habitude je ne parle pas aux canards. Mais à vrai dire ce n'est pas moi qui ai commencé. C'est le canard - enfin le canard de la bouée en forme de canard, celui qui était près de moi à la plage. Je vous explique. J'étais allongé sur ma serviette, en train de bronzer, j'ai fait un petit somme et quand je me suis réveillé des gens s'étaient installés juste sur ma droite. Il y avait un grand
    parasol, plusieurs serviettes, des sacs, des pelles et un seau, et là à quelques centimètres de moi la bouée-canard, vous voyez la bouée standard avec sa couleur bien jaune, le bec orange et les deux grands yeux ronds dessinés façon BD, noirs sur fond blanc...

    Bruno Gauscher a écrit de nombreuses chansons sous le nom de Bruno Morelli. Un jour, il a voulu écrire un roman qu'il a terminé au bout de deux pages. Son deuxième roman faisait quatre pages, et son troisième à nouveau deux pages. C'est donc tout naturellement que le genre de la nouvelle s'est imposé à lui. On ne contrarie pas facilement un Gauscher...

  • Soixante minutes

    Jean Chavot

    Je faisais la sieste sur l'herbe. Des poules picoraient non loin. Dans le demi-sommeil, mes voisines à plumes me sont soudain apparues pour les créatures étonnamment bizarres qu'elles étaient.

    Chacune avec son caractère bien trempé, elles m'ont fait découvrir que la vie quotidienne était un théâtre extraordinaire. J'ai pris un abonnement à ce spectacle enchanteur, toujours renouvelé. Voici le compte rendu de quelques séances ultérieures où j'ai pu ressentir le tremblement intime de l'existence.
    Jean Chavot est né à Paris en 1955. Longtemps musicien, il est devenu scénariste et il se consacre à l'écriture de nouvelles et d'essais.
    L'objectif des Éditions Quadrature est à la fois modeste et ambitieux : se dédier complètement à la nouvelle de langue française.
    Pour en savoir plus : www.editionsquadrature.be

  • Une nouvelle, c'est parfois un homme et une femme qui se regardent et se taisent pendant que s´échafaude l´histoire qui les lie. C´est parfois le frôlement d´un autre, le désir qu´on croit fugace et qui s´installe pourtant. C´est une erreur d´aiguillage qui vous conduit au tourisme forcé. C´est poser des mots délicats sur des désirs sourds et des souffrances muettes. C´est un mouchoir de soie noué au bon endroit. Ce sont des êtres vacillants entre reconnaissance et perdition.

    C´est l´érotisme infini d´un drap fin... Les nouvelles de Pascale Pujol sont ainsi. Elles se posent, discrètes, vous chuchotent à l´oreille ce qu´elles pourraient crier. Elles n´en ont que plus de force.
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